Bayrou s'en prend à Jospin et Fabius, "la gauche la plus archaïque"
PARIS (AP) - Le candidat UDF François Bayrou s'en est pris mardi aux socialistes Lionel Jospin et Laurent Fabius, qualifiés de représentants de "la gauche la plus archaïque".L'ancien Premier ministre et l'ancien ministre ont rejeté sa proposition de gouvernement réunissant des responsables de droite et de gauche. "Les électeurs de gauche savent que ce que je propose est nouveau pour la France", mais "il reste la gauche la plus fermée, la plus archaïque", a estimé M. Bayrou sur Europe-1.
Lionel Jospin et Laurent Fabius "disent 'jamais, jamais, jamais'", mais "cela ne leur appartient pas". "Ce n'est pas à eux de dire jamais. C'est au peuple français", a insisté M. Bayrou. "Il y a une rénovation de la politique qui est en cours et qui est nécessaire".
"Je suis le seul qui peut devancer Nicolas Sarkozy au deuxième tour et je suis le seul qui peut faire bouger les lignes", a-t-il martelé. Dès lors, "je pense que je peux être la surprise" du 22 avril.
"Il faudra un contrat de législature", a-t-il expliqué. "Sur les grands axes que les Français auront choisi en m'élisant je tendrai la main à droite et à gauche".
"On discute un contrat de législature au moment où on forme un gouvernement. On forme le gouvernement dans les 10 jours qui suivent l'élection présidentielle" et "c'est à ce moment-là qu'on discute de qui va accepter de participer au nouveau gouvernement", a-t-il précisé.
Lors des législatives en juin, "ceux qui diront 'oui' entreront pour les citoyens dans le cercle de ceux qui peuvent être élus. Ceux qui diront 'non', les citoyens les écarteront".
M. Bayrou a refusé d'évoquer son attitude en cas d'élimination au premier tour: "je suis là pour gagner le 22 avril et pour gagner le 6 mai. Et je me laisserai détourner en rien de cette exigence".
Il a renvoyé dos à dos le candidat UMP -"Nicolas Sarkozy, c'est une société très dure, très violente"- et la candidate socialiste : "Ségolène Royal, c'est une série de propositions sans beaucoup de suite, sans cohérence entre elles, d'ailleurs très souvent avancées puis retirées".
Evoquant ses références politiques, le candidat UDF s'est placé dans la "lignée de ceux qui ont été des résistants", citant "De Gaulle, Churchill, Gandhi. J'ai une particulière affection pour Gandhi".
Interrogé sur le premier déplacement à l'étranger qu'il ferait en cas de victoire le 6 mai, François Bayrou a expliqué qu'il "ferai(t) un tour des capitales européennes (...) pour que l'Europe sorte enfin de la léthargie dans laquelle elle se trouve".
Mardi 17 avril 2007, 9h12
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