Cela dit, il est vrai que tant en terme de participation (où 2007 a été meilleure que 1981) qu'en terme de résultats du scrutin, une certaine analogie pourrait se faire, avec notamment le reflux du l'effet Le Pen qui a mis plus de vingt ans à empoissonner la vie politique française (depuis 1983).
Dans les résultats du premier tour, Sarkozy aurait 29% alors que Giscard d'Estaing qui, comme lui, représentait le gouvernement sortant, avait 28,32% en 1981. L'opposante de gauche Royal obtiendrait 25% alors que Mitterrand avait obetenu 25,85% le 26 avril 1981.
Bayrou, issu de la majorité sortante mais qui s'était souvent opposé au gouvernement sortant, aurait 18% alors que Chirac, dans la même situation contre le gouvernement Barre, avait eu 17,99% en 1981.
Enfin, Le Pen aurait 11%, opposant à tout, à associer aux 15,34% que Georges Marchais (PCF) avait obtenus en 1981, à l'époque le vote protestataire était de couleur communiste et Le Pen n'avait pas réussi à obtenir ses 500 signatures.
À mon sens, les analogies s'arrêtent là car la grande différence entre Chirac version 1981 de Bayrou version 2007, c'est que le premier était de droite mais avait intérêt que Mitterrand gagnât pour reprendre le leadership de la droite, alors que Bayrou n'a plus beaucoup d'intérêt à défendre et avait proposé un nouveau type de majorité.
Et j'espère qu'il n'y aura pas de surenchères des deux candidats restants pour s'approprier des voix centristes.
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