Bayrou estime être le seul capable d'avoir une majorité stable
PARIS (Reuters) - François Bayrou s'est dit persuadé dimanche, à deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, d'être le seul capable de rassembler une majorité stable pour gouverner la France.
Le candidat de l'UDF à l'Elysée, qui fait campagne sur le besoin de mettre fin au clivage droite-gauche qui régit la vie politique française, a assuré que s'il n'était pas élu les "appareils" du Parti socialiste et de l'UMP continueraient de dominer, au pouvoir ou dans l'opposition, "alors que les problèmes du pays n'avancent pas".
"Je suis le seul à pouvoir réaliser une majorité stable pour la France", a estimé le dirigeant centriste sur Canal+.
François Bayrou a affirmé que cette majorité, que ses adversaires qualifient d'introuvable, se construira en tendant la main à des socialistes et à des gaullistes "qui ont envie de faire avancer les choses".
Le président de l'UDF a de nouveau cité l'Allemagne voisine, et la "grande coalition" conduite par la chancelière Angela Merkel, comme exemple à suivre.
"Les électeurs allemands ont obligé les deux états-majors à sortir de leur enfermement et à se mettre ensemble pour gouverner", a-t-il rappelé.
"En 18 mois, l'Allemagne se trouve avec la croissance la plus élevée d'Europe, un taux de chômage qui baisse (...) Si ça marche en Allemagne, ça peut marcher chez nous", a-t-il dit.
En France, "il faut choisir un président de la République qui obligera à se rassembler ceux qui aujourd'hui se divisent", a-t-il expliqué, parlant à nouveau de la nécessité de "donner un électrochoc à la vie politique française".
Dimanche 8 avril 2007, 17h16

Le Pen cible Sarkozy, Bayrou pointe PS et UMP
PARIS (AFP) - A deux semaines pile du premier tour de scrutin présidentiel, Jean-Marie Le Pen a centré ses attaques dimanche sur Nicolas Sarkozy, tandis que François Bayrou se présentait comme le seul candidat à pouvoir amorcer un changement en France.
Invité du Grand Rendez-vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien Aujourd'hui en France, le président du FN a prédit que son adversaire socialiste Ségolène Royal serait "crucifiée" par ses concurrents d'extrême gauche qui l'empêcheront d'accéder au second tour.
Convaincu que ses propres intentions de vote sont supérieures à ce qu'indiquent les sondeurs, le leader frontiste suppose que le duel final l'opposera à Nicolas Sarkozy. Faisant allusion aux racines hongroises du candidat UMP, il l'a présenté comme "venu de l'immigration", alors que lui-même se réclame du "terroir".
Jean-Marie Le Pen n'a pas ménagé François Bayrou, "pompier pyromane", "chevalier blanc qui poursuit les moulins".
Mais impavide, le candidat UDF trace son sillon, affirmant sur Canal+ qu'il est le seul à pouvoir faire bouger les lignes.
S'il n'accède pas à l'Elysée, "rien ne changera", clame le député béarnais, en vantant les résultats de l'Allemagne. Ce pays applique la recette qu'il préconise: faire travailler ensemble droite et gauche avec des performances qui "laissent l'Europe entière époustouflée".
Cependant, selon un sondage CSA/Cisco pour Le Parisien et i-Télé, seuls 8% des Français pronostiquent une victoire du candidat UDF, contre 59% misant sur Nicolas Sarkozy et 18% Ségolène Royal.
Optimiste contre vents et sondages, José Bové prédit une "surprise" en sa faveur.
Pour sa part, sur Canal + encore, Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des Travailleurs (extrême gauche) a d'ores et déjà annoncé que, dans l'entre-deux tours, il ne donnera aucune consigne de vote. Et le 6 mai, il glissera un bulletin blanc dans l'urne.
Dimanche 8 avril 2007, 23h58

Bayrou: "ma présence au 2e tour, un électrochoc tranquille"
PARIS (AFP) - Le candidat UDF à l'élection présidentielle François Bayrou se dit convaincu, dans une interview dans Le Journal du Dimanche, d'être présent au second tour de l'élection présidentielle, présence qui déclenchera un "électrochoc tranquille".
"Ma présence au deuxième tour, plus qu'une victoire, sera un électrochoc. Un électrochoc tranquille, mais un électrochoc déterminant", estime François Bayrou.
"Au lieu d'avoir perpétuellement à sursauter à peine la radio allumée à l'écoute de tel ou tel dérapage, ils auront un président de la République soucieux de préserver le lien social et attaché à préparer des décisions fédératrices", confie M. Bayrou au JDD.
Evoquant les propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie et le suicide des jeunes, samedi sur France 3, François Bayrou estime que le candidat de l'UMP "incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres". "Sarkozy remet en cause les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française", ajoute le candidat de l'UDF.
Quant à la candidate socialiste Ségolène Royal, "elle est beaucoup plus hésitante, elle avance une idée avant d'en changer. Mais elle annonce un Etat qui s'occupe de tout, qui prend tout en charge", estime M. Bayrou.
Dimanche 8 avril 2007, 7h23
François Bayrou fustige la "société violente" de Nicolas Sarkozy et le "Tout Etat" de Ségolène Royal
PARIS (AP) - Persuadé qu'il sera au second tour de l'élection présidentielle, le candidat UDF François Bayrou renvoie une nouvelle fois ses principaux rivaux dos à dos, estimant dans un entretien au "Journal du Dimanche" que Nicolas Sarkozy "propose une société violente" et que Ségolène Royal incarne "le Tout Etat" qui "infantilise" la société.
"Ces deux projets de société sont dangereux", accuse M. Bayrou. "L'un parce qu'il propose une société violente. L'autre parce que c'est une société du 'Tout Etat' alors qu'on devrait en être vacciné depuis longtemps".
Revenant une nouvelle fois sur les propos du candidat UMP sur la pédophilie, François Bayrou avertit contre une "société d'autant plus violente qu'il (M. Sarkozy) en vient à penser que c'est à la naissance que tout est joué, thèse totalement anti-scientifique et anti-humaniste" qui "remet en question les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française".
Le candidat UDF, toujours devancé dans les sondages par M. Sarkozy et Mme Royal, assure dans cet entretien qu'il n'envisage pas d'être exclu du second tour, dans lequel sa "candidature aurait plus de sens face à Sarkozy", même s'il "sera le même" quel que soit son adversaire.
"Il n'y a pas de si", déclare-t-il. "Mon attitude et ma volonté, c'est simple: être au second tour et gagner". En cas de victoire, M. Bayrou est certain que "se mettra en place une majorité nouvelle qui permettra de faire travailler ensemble des sociaux-démocrates -venus du PS et de la droite républicaine".
Réagissant au peu de ralliements que sa candidature a suscité jusqu'ici, M. Bayrou dit en attendre "d'autant moins" des "ténors de la politique qu'ils sont verrouillés par les appareils". Mais s'il est au second tour, il se dit persuadé "que des responsables politiques de premier plan, de gauche comme de droite, me rejoindront rapidement".
Même s'il a "une idée", le candidat UDF ne souhaite toujours pas révéler l'identité de son éventuel Premier ministre. Quant à sa majorité parlementaire, il déclare que "dans toutes les circonscriptions il y aura des candidats avec l'étiquette de la majorité présidentielle".
"Les Français étant d'une logique absolue, après avoir donné un mandat à un nouveau président, ils créeront une nouvelle majorité", assure François Bayrou.
Dimanche 8 avril, 2h49
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