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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 16:08
(Dépêches)



Elu, Bayrou veut prendre un Premier ministre de centre gauche

PARIS (Reuters) - François Bayrou indique dans un entretien avec les lecteurs du Parisien qu'il prendra a priori un Premier ministre de centre gauche s'il est élu président de la République.

"Je suis un homme qui vient du centre droit. Par équilibre mon Premier ministre viendra plutôt du centre gauche", déclare le candidat UDF à la présidentielle dans l'édition datée de mercredi du Parisien Aujourd'hui en France.

"Dans ce nouvel équilibre que je vais créer, tout le monde aura sa place", ajoute le candidat centriste.

Il réaffirme son intention de faire "travailler ensemble des gens venant des deux camps".

"Je ne vois pas de différence majeure avec Dominique Strauss-Kahn d'un côté ou Jean-Louis Borloo de l'autre", déclare François Bayrou en faisant allusion à l'ancien ministre socialiste de l'Economie et à l'actuel ministre de la Cohésion sociale.

François Bayrou indique que s'il n'obtient pas aux législatives de juin une majorité conforme à celle qui l'aurait élu président de la République, il fera un "accord de gouvernement avec des formations politiques qui accepteront de participer à ce nouvel élan", ainsi que l'a fait le général "De Gaulle en 1958".

Mercredi 18 avril 2007, 7h25



Bayrou critique l'idée de CPC de Royal

PARIS (AP) - Le candidat de l'UDF François Bayrou a expliqué mardi qu'il n'imaginait "pas que la gauche en arriverait à" proposer le Contrat première chance (CPC).

"Le Contrat première chance, ça veut dire que vous offrez à l'entreprise, sans aucun engagement, l'embauche de quelqu'un, en payant intégralement le salaire et les charges", a dénoncé François Bayrou, invité de "Face à la Une" sur TF1. "Je n'imaginais pas que la gauche en arriverait à ce point-là."

"Il est normal que quand l'entreprise embauche quelqu'un ou emploie quelqu'un, elle paie un peu", a estimé le candidat centriste. "Pour moi, il faut faire de la formation par alternance, il faut aider à la formation par alternance."

Devant les critiques qui se sont multipliées sur son "contrat première chance", gratuit pendant un an pour les très petites entreprises qui recrutent des jeunes sans qualification, Ségolène Royal a rectifié le tir en laissant entendre que ce contrat aidé comprendrait une "phase transitoire" de "trois mois" qui déboucherait soit sur une embauche en contrat à durée indéterminée (CDI), soit sur un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.

Mardi 17 avril 2007, 21h22


Pour François Bayrou, les Français "préparent une de ces surprises dont ils ont le secret"

LILLE (AP) - Persuadé de pouvoir l'emporter au 'finish' le 22 avril malgré des sondages peu favorables, François Bayrou croit dur comme fer à un "second tour inattendu". Après s'être offert un long bain de foule à Lille, le candidat UDF s'est dit mardi "absolument sûr que le peuple français est en train de préparer une de ces surprises dont il a le secret".

Lors du premier tour de la présidentielle dimanche, "je suis à peu près certain qu'un grand changement va intervenir", a-t-il prédit. Car selon lui, "85% des Français de gauche ou de droite ont envie que ce monde politique en congélation bouge".

Le candidat UDF a serré les mains de Français plutôt chaleureux, mais sans débordements d'enthousiasme pour autant, pendant plus d'une heure dans les rues du centre de Lille, mettant 20 minutes rien que pour quitter la gare. Il s'est ensuite exprimé devant quelque 5.000 personnes au Zénith de Lille, alors que plusieurs centaines d'autres attendaient à l'extérieur, faute de place.

Evoquant le socialiste Dominique Strauss-Kahn ou le ministre Jean-Louis Borloo lors d'une conférence de presse, François Bayrou a réaffirmé son credo: "il n'y a que moi qui puisse les faire travailler ensemble". Il a insisté sur les appels à l'alliance PS-UDF lancés par les socialistes Michel Rocard, Bernard Kouchner ou Claude Allègre. Cela "valide aux yeux des Français l'idée que c'est maintenant qu'il faut sauter le pas".

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Michel Camdessus a également apporté mardi son soutien à François Bayrou, estimant qu'il était le seul à "s'attacher à effacer cette ligne de démarcation, ce mur, entre la droite et la gauche, dont les Français ne veulent plus".

S'en prenant à l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin qui a en revanche jugé qu'une telle alliance n'était "pas pertinente", François Bayrou l'a renvoyé à son échec de 2002: il "aurait dû depuis 2002 réfléchir à la question de savoir pourquoi ce qui lui est arrivé lui est arrivé". "C'est le Parti socialiste comme il était, le gouvernement comme il était, qui expliquent" son élimination dès le premier tour de la présidentielle, a-t-il asséné.

"Ils ne s'en sont pas aperçus naturellement, mais c'est fini", a lancé M. Bayrou au sujet de l'UMP et du Parti socialiste.

Il s'est aussi démarqué de ses adversaires, Ségolène Royal (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP) sur la méthode: "les promesses engagent ceux qui les formulent" et "nous refusons de croire que la fin justifie les moyens, que l'élection justifie les mensonges" de la campagne, a-t-il dit. "C'est parce que nous avons fait une campagne électorale honorable, sans faire de promesses mensongères, en tirant la conscience des citoyens vers le haut que nous pourrons diriger ce pays en ayant la confiance, l'estime et l'adhésion" des Français.

Les sondages? Ils le sous-estiment, a-t-il assuré. Parce qu'il est difficile selon lui d'évaluer "un vote de changement". Les indécis, "ce sont des citoyens qui vont voter pour nous au premier tour", a-t-il affirmé en meeting.

Pour l'emporter finalement, François Bayrou n'entend pas "économiser ses forces": "nous ne nous arrêterons pas avant samedi minuit. Nous continuerons jusqu'à samedi minuit à rencontrer, à convaincre", pour "que dimanche 22 avril (...) notre message soit entendu". "On va sortir du monde d'autrefois, et on va le faire (...) avec bonne humeur", a assuré un candidat visiblement détendu. Parce que "quand on renverse des Bastilles comme ça, il faut le faire avec gaieté".

Après avoir réuni quelque 9.000 personnes à Lyon lundi soir, François Bayrou sera en meeting mercredi soir à Paris-Bercy. "Le défi, c'est 15.000 personnes. J'y crois".

Mardi 17 avril 2007, 20h47


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