Bayrou promet de faire échec aux "puissances" liguées contre lui
PAU (AFP) - Sur ses terres du Béarn, François Bayrou a promis de faire échec aux "puissances" qui voudraient maintenir le PS ou l'UMP à la tête du pays, jeudi soir devant plusieurs milliers de personnes réunies au Zénith de Pau.
En terrain familier devant son épouse Elisabeth, plusieurs élus et "amis" de la région et, selon l'UDF, 7.000 sympathisants dans la salle et 3.000 à l'extérieur, le candidat UDF à la présidentielle a insisté sur son enracinement en Béarn, "un pays de fierté qui refuse de plier".Celui qui avait démarré à 6% dans les sondages en janvier avant de devenir le "troisième homme" de la campagne a cité la devise d'Henri IV: "le béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête".
Ce dernier grand meeting avant le premier tour a coïncidé avec la publication par le journal Le Monde d'un éditorial intitulé "Impératif démocratique", appelant à un second tour Ségolène Royal/Nicolas Sarkozy "pour assurer les chances d'un vrai choix".
"En face de cet immense mouvement de peuple" qui le soutient, il a décrit "le feu croisé, avec une violence jamais atteinte, de ceux qui ont un programme commun: surtout ne rien changer".
"Pour vous, on doit supprimer le premier tour de l'élection présidentielle et passer directement au second", en votant pour Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, a-t-il protesté, s'adressant à l'UMP et au PS, ainsi qu'aux "autres forces" qui les entourent, "des monopoles, médiatiques notamment".
Mais "c'est le peuple qui décide!", a-t-il lancé, assurant que son élection serait "la loi de l'emmerdement maximum" pour "tous les puissants" voulant défendre "leur privilège principal, le monopole du pouvoir".
"Je suis décidé à conduire cette révolution là", a-t-il affirmé.
Cette "bonne vieille connivence entre les pouvoirs financier, politique et médiatique, voilà ce que nous menaçons par notre existence même", a-t-il assuré.
Il a pris l'engagement d' "enlever le pouvoir" à l'UMP, au PS et à leurs "réseaux", réaffirmant être "le seul à pouvoir gagner le deuxième tour contre l'hyper favori qu'on nous présente dans tous les sondages".
Le député des Pyrénées-Atlantiques a assuré que pour les citoyens, son élection serait "sans risques, avec un président équilibré, modéré, qui aime la France plus qu'il n'aime le pouvoir, qui a des racines, qui a une vocation de rassembleur, qui peut parler et respecter ceux qui ne sont pas du même avis que lui".
Une image qu'il a opposée, sans le nommer, à celle qu'il attribue habituellement à Nicolas Sarkozy. "A force de faire monter les tensions, entre les communautés, entre les origines, entre les religions, entre les couleurs de peau, on rend la France dangereuse", a-t-il dit dans une critique implicite de son rival UMP. "Je veux la France en sécurité, apaisée", a-t-il ajouté.
La réunion s'est conclue par la Marseillaise, suivie de l'hymne pyrénéen chanté en béarnais, comme lors de la déclaration de candidature de M. Bayrou, le 2 décembre dernier dans le village voisin de Serres-Castet. Dimanche, il votera à Pau avant de rejoindre son QG de campagne à Paris pour la soirée électorale.
Par Pascale JUILLIARD, le jeudi 19 avril 2007, 22h38
Bayrou: "mon élection, la loi de l'emmerdement maximum" pour les "puissants"
PAU (AFP) - François Bayrou a affirmé jeudi que son élection à la présidentielle serait "la loi de l'emmerdement maximum" pour tous les "puissants" cherchant à défendre leurs "privilèges", lors d'une réunion publique à Pau.
Le candidat UDF a fustigé UMP et PS, "ces deux partis épuisés qui nous ont conduit au gouffre où nous sommes" mais qui veulent conserver le pouvoir, entourés "d'autres forces, des monopoles, médiatiques notamment", au Zénith de Pau où étaient rassemblées, selon l'UDF, 7.000 personnes dans la salle et 3.000 dehors devant un écran géant"Voilà ce que nous menaçons par notre existence même", a-t-il affirmé, à l'attention de "tous les puissants" qui veulent "défendre leurs privilèges".
"Mon élection, pour tous ceux-là, on voit bien maintenant, pour parler simplement, que c'est la loi de l'emmerdement maximum", a-t-il affirmé, se disant "décidé à conduire cette révolution-là".
Il a assuré que pour les citoyens, son élection serait "sans risques, avec un président équilibré, modéré, qui aime la France plus qu'il n'aime le pouvoir, qui a des racines, qui a une vocation de rassembleur, qui peut parler et respecter ceux qui ne sont pas du même avis que lui".
Pour ce retour sur ses terres, M. Bayrou était accompagné de son épouse Elisabeth, qui vit dans le petit village voisin de Bordères, de l'acteur Vincent Lindon, et d'élus de la région tels Didier Borotra, sénateur maire de Biarritz, et les députés Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques) et Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne).
Jeudi 19 avril 2007, 22h13
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