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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 11:22
(Dépêches)



















LE GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (Reuters) - Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi soir le "front commun des haines" que cherchent, selon lui, à constituer la gauche et l'extrême-gauche contre sa personne, à l'approche du second tour de l'élection présidentielle.

"La vraie question, ce n'est pas à quoi ils veulent s'opposer mais à qui", a lancé le candidat de l'UMP devant plus de 8.000 personnes réunies au Zénith du Grand-Quevilly, fief de l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, près de Rouen.

"Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, non contre mes convictions, non contre mes propositions, mais uniquement contre ma personne", a-t-il poursuivi.

Le "seul projet" de la gauche et de sa candidate Ségolène Royal, "c'est la diabolisation", a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a accusé les socialistes d'éviter ainsi d'avoir à défendre leurs idées et leurs propositions.

"On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme", a lancé le candidat de l'UMP. "Ce front commun-là, la France n'en a pas besoin."

Il a mis au défi la gauche de continuer dans cette voie : "Qu'ils essayent, les socialistes, si c'est leur façon de concevoir la politique, qu'ils essayent s'ils n'ont pas l'impression d'avilir la démocratie, qu'ils essayent s'ils sont convaincus que la fin justifie les moyens, qu'ils continuent avec leurs appels du pied, leurs clins d'oeil et leurs mains tendues. Moi, je pense qu'un pays qui vote à 85% de participation mérite mieux que cela."

Le président de l'UMP a également raillé la stratégie d'une gauche qui "négocie des alliances" et des "ralliements".

"Elle négocie avec l'extrême-gauche, avec les trotskistes, et puis après elle négocie avec les communistes, et puis après il faut négocier avec les Verts, et puis elle rêve de négocier avec le centre", a-t-il déclaré. "En fait, elle rêve de quoi ? De l'époque des combinaisons partisanes (...), où les partis s'arrangeaient entre eux sans les électeurs."

LE RALLIEMENT DE PIERRE ALBERTINI

"Cette gauche voudrait contenter à la fois le trotskiste, le communiste, l'écologiste, le chevènementiste, le socialiste, le radical de gauche et le centriste", a-t-il ajouté. "A l'arrivée, elle mécontentera tout le monde parce qu'elle n'a voulu choisir aucune ligne stratégique claire."

Cette gauche "sectaire", a-t-il encore dit, "ne veut pas rassembler les Français parce qu'elle veut les diviser", "raisonne encore comme au temps de la lutte des classes et "croit davantage aux étiquettes qu'aux convictions".

Il a, en revanche, vanté sa stratégie de rassemblement : "Chacun de ceux qui nous rejoint le fait en toute liberté."

"Vous êtes des femmes et des hommes libres et moi je suis libre aussi. Et c'est pour cela que notre rassemblement sera le rassemblement de tout le peuple de France", a-t-il ajouté à la foule des participants, parmi lesquels des élus UDF.

A deux pas de Rouen, ville du fondateur de l'UDF Jean Lecanuet, il a continué à cajoler les centristes qui détiennent la clé du second tour, à la veille d'une conférence de presse du président de l'UDF, François Bayrou, arrivé en troisième position dimanche au premier tour de la présidentielle.

"Moi, je crois davantage aux convictions qu'aux étiquettes", a déclaré le candidat de l'UMP. "Je le dis d'ailleurs à mes amis de l'UDF qui sont les bienvenus, parce que nous avons besoin d'un grand rassemblement et que je ne demande à personne de renier son identité."

Nicolas Sarkozy, qui avait dit la veille à Dijon vouloir pratiquer l'"ouverture" sans "débauchage" ni "marchandage" et s'adresser aux électeurs et non aux appareils, a enregistré le soutien d'un nouvel élu UDF de poids.

Le député-maire de Rouen, Pierre Albertini, co-auteur du projet législatif de l'UDF, a annoncé à la tribune qu'il voterait le 6 mai pour le candidat de l'UMP, sans "renier" ses "valeurs" ni abandonner sa famille politique, mais au nom de "l'intérêt supérieur du pays".

Il était encore au côté de François Bayrou, vendredi à Rouen, à l'avant-veille du premier tour. Avant le meeting du Grand-Quevilly, il a reçu en sa mairie Nicolas Sarkozy, qui a assuré qu'il y aurait d'autres ralliements de centristes à sa candidature. "La nouvelle majorité présidentielle est en train de se mettre en place", a déclaré le candidat de l'UMP.

Outre Pierre Albertini, d'autres élus de l'UDF ont assisté au meeting, dont le sénateur Yves Pozzo di Borgo et le député du Calvados Rodolphe Thomas.
  
Mardi 24 avril 2007, 22h06




MONTPELLIER (Reuters) - Ségolène Royal n'a pas exclu mardi soir de faire entrer des ministres UDF au sein de son futur gouvernement.

Lors d'une rencontre informelle avec la presse à Montpellier où elle tenait un meeting, elle a réaffirmé qu'elle tirerait "toutes les conséquences" d'une éventuelle entente avec François Bayrou, à qui elle propose une "séance de travail restreinte".

A un journaliste qui lui demandait précisément si cela impliquait "y compris" de nommer des centristes au gouvernement, elle a répondu: "bien sûr".

"Une majorité présidentielle, elle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle déclaré.

Le président de l'UDF, arrivé troisième au soir du premier tour de la présidentielle, doit tenir une conférence de presse mercredi après-midi à Paris pour préciser sa stratégie.

Ségolène Royal a détaillé son offre de "main tendue" aux centristes formulée lundi soir, 24 heures après l'annonce des résultats du premier tour qui ont montré une gauche à son plus bas étiage électoral depuis les années 1970.

Elle a expliqué devant les journalistes que Jacques Delors, qu'elle a rencontré mardi matin à Paris, était prêt à participer à une "séance de travail restreinte" à laquelle pourraient également assister "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", PS et UDF.

Lundi soir, Ségolène Royal avait proposé cinq points de discussion sur la base de son "pacte présidentiel": rénovation politique, Etat impartial, "refus des tensions dans les villes et les quartiers", relance de l'Europe et priorités éducatives et écologiques.

Elle s'est dite prête à "rajouter des choses supplémentaires" mais pas à "enlever" des mesures de son programme, rejetant par avance toute "discussion pointilliste" et insistant sur "les convergences et les idées".

PREMIERS CONTACTS PS/UDF

La présidente de Poitou-Charentes a précisé ne pas avoir eu pour l'instant de réponse du candidat centriste, à qui elle a laissé un message téléphonique lundi soir.

Elle veut croire que le fait que François Bayrou n'ait pas encore répondu est un signe encourageant, "sinon il m'aurait dit non tout de suite". Des "contacts" ont d'ailleurs été pris "entre les proches", a-t-elle souligné.

"Je souhaite que la réponse soit positive (...) Cela mérite d'être tenté", a estimé la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée qui reconnaît avoir pris un "risque" en sortant des "schémas traditionnels" de la politique française.

"Il y a peu d'occasions dans l'histoire de la politique où on peut accomplir des dépassements, des refondations qui n'entraînent personne à en rabattre sur ses convictions", a déclaré Ségolène Royal.

Celle qui se dit régulièrement prête à "actualiser le logiciel socialiste" a affirmé qu'elle n'avait pas "senti de réticences" au sein du PS après son offre d'ouverture au centre, la première depuis la tentative de Michel Rocard, à la fin des années 1980.

Après avoir rencontré dans l'après-midi les parlementaires socialistes, elle a expliqué avoir ressenti tout au plus des "questionnements".

Pendant son discours de 45 minutes devant plus de 9.000 personnes réunies au Zénith de Montpellier, la candidate du PS, du MRC et du PRG n'a pas cité le nom de François Bayrou.

Elle ne voulait pas "lui mettre la pression par meeting interposé", a-t-elle expliqué aux journalistes, soulignant avoir été "très explicite" notamment quand elle en a appelé à "toutes les couleurs de l'arc-en-ciel".

La campagne présidentielle de l'UDF avait été placée sous le signe de l'orange.

Mardi 24 avril 2007, 22h08

    


MONTPELLIER (AFP) - Ségolène Royal a lancé mardi soir à Montpellier un nouvel appel à François Bayrou et ses électeurs, les invitant à la rejoindre pour construire une France "arc-en-ciel" où des ministres UDF auraient toute leur place dans une "majorité présidentielle".

Pour son deuxième meeting du second tour, la candidate PS avait choisi la capitale languedocienne, où elle a fait sept points de plus que son rival UMP Nicolas Sarkozy et où plus de 9.000 militants enthousiastes l'ont accueillie en scandant "Ségolène présidente" et "On va gagner".

A la veille de la conférence de presse du candidat UDF, Mme Royal a poursuivi ses appels du pied en direction de M. Bayrou, dont les 18,5% recueillis au premier tour constituent la clef du scrutin, alors qu'une victoire de Nicolas Sarkozy signifierait selon elle "le désordre et le malheur pour notre pays".

Elle s'est ainsi adressée "à toutes celles et tous ceux" qui veulent "élargir ce rassemblement et lui donner toutes les couleurs de l'arc-en-ciel", "à tous ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières", qui pensent "que, pour que la France avance, elle a besoin d'un Etat impartial", que le leader centriste appelle de ses voeux.

Devant la presse, elle s'est ensuite montrée plus explicite en déclarant qu'en cas de soutien de M. Bayrou, il y aurait "bien sûr" des ministres UDF au gouvernement -comme en 1988 après la réélection de François Mitterrand- car "c'est ça, une majorité présidentielle".

Mme Royal s'est même dit prête à tenir "une séance de travail" avec l'équipe Bayrou pour trouver un accord sur son pacte, quitte à l'enrichir de propositions centristes.

Tout au long de son intervention, elle a égrené les cinq points sur lesquels "des convergences" sont apparues avec les centristes: l'environnement, la conception de l'autorité de l'Etat, la démocratie et la lutte contre les "discriminations", l'éducation, l'Europe.

"C'est cette convergence qui fera la dynamique électorale et fera la victoire. C'est cette convergence qui va construire la nouvelle majorité présidentielle et la France présidente le 6 mai 2007", s'est-elle exclamée.

Auparavant, le leader Vert Daniel Cohn-Bendit avait lui aussi pressé M. Bayrou de soutenir Mme Royal.

"François, tu as soutenu Romano Prodi contre Berlusconi, qui soutient Nicolas Sarkozy. Donc tu dois soutenir Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy. Il faut être clair, dans la vie", a-t-il lancé, déclenchant une ovation de la salle, où avait pris place discrètement le président de la région Georges Frêche, exclu du PS en janvier dernier.

Mais, en terre de gauche, Mme Royal n'a pas manqué non plus de soigner son aile gauche en remerciant du "fond du coeur" tous les candidats éliminés, d'Olivier Besancenot à Marie-George Buffet en passant par Dominique Voynet, qui ont appelé à voter pour elle, avec "une pensée particulière" pour Arlette Laguiller, acclamée par la salle avec des "Arlette avec nous".

"Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle dit.

Mme Royal a appelé les Français à faire un "choix clair" le 6 mai en privilégiant "la voie de la réconciliation" qu'elle promeut contre celle de la "division" incarnée à ses yeux par Nicolas Sarkozy, dont la victoire signifierait "un pays fragmenté en ghettos de riches et en ghettos de pauvres".

Elle a dévoilé sa nouvelle affiche: une photo, en couleur cette fois, de la candidate, souriante et tout de blanc vêtue, barrée d'un "La France présidente".

A la fin du meeting, Mme Royal a été rejointe sur scène par le chanteur Cali et l'actrice Julie Gayet.

Par Thierry MASURE et Frédéric DUMOULIN, le mercredi 25 avril 2007, 0h26





MONTPELLIER (AFP) - Ségolène Royal a déclaré mardi à des journalistes que si François Bayrou rejoignait le "pacte présidentiel" proposé aux Français, "bien sûr" il y aurait des ministres UDF au gouvernement.

Interrogée pour savoir si elle tiendrait compte, pour la constitution du gouvernement et les élections législatives de juin, d'un éventuel accord de M. Bayrou pour la soutenir, Mme Royal a répondu qu'elle n'allait "pas rentrer tout de suite dans cette logique-là".

"Mais si nous nous rejoignons, j'en tirerai toutes les conséquences pour la majorité présidentielle", a ajouté la candidate lors d'une conversation informelle avec la presse.

"Y compris en prenant des ministres UDF?", lui a demandé un journaliste. "Bien sûr, c'est ça, une majorité présidentielle", a répondu Ségolène Royal.

A la veille d'une conférence de presse de M. Bayrou pour donner sa position sur le second tour, la candidate socialiste a indiqué avoir "proposé une séance de travail" qui réunirait ceux qui la soutiennent et des représentants UDF, "avec quatre ou cinq personnes de chaque côté". Cette séance serait suivie "d'un compte-rendu à la presse" de façon à assurer "la transparence" du rassemblement qu'elle entend promouvoir.

Le fait de tenir une séance de travail montre que l'ouverture proposée "ce n'est pas du tout ou rien", a-t-elle ajouté, en précisant qu'il était concevable "d'ajouter des choses" aux propositions de son pacte.

A propos du rôle que pourrait jouer Jacques Delors, qu'elle a reçu mardi matin, Ségolène Royal a indiqué qu'il était "prêt à participer à une séance de travail". "Je pense qu'il est tout à fait disponible" pour faciliter le rassemblement, a-t-elle dit.

Elle a estimé qu'il "reste possible" de trouver un accord sur le pacte présidentiel avec François Bayrou. "C'est mon intuition politique. Si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle affirmé, estimant qu'existaient "des compatibilités d'idées" et que François Bayrou avait "refusé le projet de l'UMP".

Ségolène Royal a, à nouveau, expliqué le sens de son ouverture vers le centre. "Je prends acte de la volonté des électeurs de sortir du bloc contre bloc". "C'est autour d'une présidentielle que peut se faire la rénovation politique. C'est un moment qu'on ne peut pas laisser échapper (...) Je le souhaite, il n'y a pas beaucoup de moments dans l'Histoire où on peut faire des dépassements", a-t-elle déclaré.

Mme Royal s'est défendu de tout "calcul arithmétique pour gagner les élections". "Ce n'est pas une initiative tactique", a-t-elle dit.

Mardi 24 avril 2007, 22h39




MONTPELLIER (AP) - Ce n'est pas de la "pression", mais ça y ressemble: déterminée à déjouer les "additions arithmétiques" qui la donnent perdante au second tour, Ségolène Royal a renouvelé pour la troisième fois mardi soir sa proposition de dialogue avec l'UDF, qui pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte", n'excluant pas de nommer des ministres UDF.

"J'appelle toutes celles et tous ceux qui partagent (m)es valeurs, quelle que soit la diversité de leur sensibilité, à converger pour les soutenir et pour se rassembler majoritairement autour du pacte présidentiel", a-t-elle de nouveau appelé devant 9.000 personnes chauffées à blanc au Zénith de Montpellier (Hérault). "C'est cette convergence qui fera la dynamique électorale et qui fera les conditions de la victoire, qui va construire la nouvelle majorité présidentielle".

Pour la première fois, elle n'a pas exclu de nommer des ministres UDF dans son gouvernement en cas de victoire le 6 mai. A des journalistes qui lui posaient la question peu après le meeting, elle a répondu: "bien sûr". "Une majorité présidentielle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle souligné. "Il ne faut pas rentrer tout de suite dans ces logiques-là. Moi, je fais les choses sur les convergences des idées et ensuite j'en tirerai toutes les conséquences".

Une ouverture au centre qu'elle a justifiée par le "devoir de victoire". "Ne vous laissez pas faire par les additions arithmétiques", a-t-elle lancé aux électeurs, alors que les voix cumulées de la gauche au premier tour plafonnent à 36,5%. "La politique, c'est une multiplication de mouvements, de talents, d'énergies, de démocratie vivante qui ne demandent qu'à s'exprimer et c'est à cela que je vais m'employer dans ces quelques jours, cette dernière ligne droite", a-t-elle dit.

"Je pense que ça reste possible. C'est mon intuition politique. Moi, si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle glissé, alors que le président de l'UDF François Bayrou s'apprête à laisser la liberté de vote à ses troupes. Précisant ses intentions, Ségolène Royal a estimé que ce dialogue pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte" avec "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", dont Jacques Delors côté PS. Elle a fait état de "contacts entre les proches" entourages.

La candidate socialiste a pris soin de faire applaudir cinq de ses anciens compétiteurs à gauche, sauf Gérard Schivardi qui n'a pas appelé à la soutenir au second tour. "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle promis. Elle a même eu une "pensée particulière" pour Arlette Laguiller (LO). "Arlette, avec nous!", scandait la salle, effervescente. Mais il faut "élargir ce rassemblement", "lui donner les couleurs de l'arc-en-ciel".

S'en prenant à Nicolas Sarkozy, copieusement hué, elle a moqué le "rêve" dont il a fait part dimanche soir. "Ce cauchemar n'est pas une fatalité", a-t-elle raillé, interrompue par la salle qui criait "on va gagner" ou "Ségolène présidente". "Ceux qui flattent toutes les peurs et toutes les inquiétudes récolteront le désordre et le malheur pour notre pays", a-t-elle prévenu.

Et d'évoquer dans un souffle: "la France présidente, que je présiderai peut-être..." Selon un sondage TNS-Sofres/Unilog paru mardi dans l'édition en ligne du "Figaro", l'écart se resserre au second tour, avec 51% pour M. Sarkozy et 49% pour Mme Royal.

La candidate de la gauche a reçu le soutien de Daniel Cohn-Bendit sur son ouverture à l'UDF. "Le problème aujourd'hui, ce n'est pas François Bayrou, ce sont ses électeurs", a-t-il dit. "Moi je comprends François Bayrou, il joue son avenir. Mais il ne doit pas sacrifier la France à son avenir et dire 'ça m'est complètement égal ce qui se passe pendant cinq ans en France'".

Féroce, le député européen écologiste s'en est pris à Nicolas Sarkozy, le comparant au leader conservateur italien Silvio Berlusconi et à l'ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar. "Il fait comme si la droite était génétiquement abonnée au pouvoir. Eh bien non!". "Moi je suis TPS: tout pour Ségolène". "Welcome dans le club de ceux qui veulent changer la France!"

En fin de meeting, la candidate a été rejointe sur scène par le chanteur Cali et la comédienne Julie Gayet. Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, exclu du PS le 27 janvier, était assis dans les gradins.

Mardi 24 avril 2007, 22h44


Prodi ''soutient'' Royal mais ne sera pas au meeting à Lyon

MONTPELLIER (AFP) - Le président du Conseil italien Romano Prodi "soutient" Ségolène Royal, mais ne pourra pas être présent à son meeting de campagne vendredi à Lyon, a-t-on appris mardi soir dans l'entourage de la candidate socialiste, à l'issue de sa réunion publique à Montpellier.

M. Prodi ne pourra pas être présent "en raison d'un problème d'agenda" mais "un message de soutien enregistré" sera diffusé à la réunion, a-t-on précisé de même source.

Mardi à Rome, le porte-parole de M. Prodi, Silvio Sircana, a déclaré à l'AFP que "l'agenda du président du Conseil ne prévoit pas un tel engagement" et qu'il "ne prévoit pas de se rendre à Lyon pour l'instant".

Mme Royal avait annoncé plus tôt dans la journée la présence de M. Prodi à son meeting de Lyon.
Romano Prodi a estimé lundi qu'une alliance entre la candidate PS et le centriste François Bayrou permettrait d'apporter "clarté et ordre" dans le paysage politique français.

Mercredi 25 avril 2007, 0h06





GRAND-QUEVILLY (AFP) - A douze jours du second tour de la présidentielle, pour lequel il devra rassembler une majorité de Français, Nicolas Sarkozy a appelé, mardi au Grand-Quevilly (Seine-maritime), ses "amis de l'UDF" à le rejoindre.

"Je dis à mes amis de l'UDF qu'ils sont les bienvenus. Chacun de ceux qui nous rejoignent le fait librement", a affirmé M. Sarkozy lors d'une réunion publique dans le fief du socialiste Laurent Fabius.

Environ 10.000 personnes (dont 3.000 restées dehors faute de place), assistaient à ce meeting.
A la veille de la conférence de presse de François Bayrou, au cours de laquelle le candidat UDF à la présidentielle ne devrait pas donner de consignes de vote à ses troupes et pourrait annoncer la création d'un parti "démocrate", M. Sarkozy a gagné un soutien UDF de poids: celui du député-maire de Rouen, Pierre Albertini, co-auteur du projet législatif de M. Bayrou.

"Je n'ai aucune intention d'abandonner l'UDF, mais le 6 mai", lors du second tour de la présidentielle, il faudra faire "le choix de la raison" pour "l'intérêt supérieur du pays", a affirmé M. Albertini, qui ne se représente pas aux législatives.

Il avait reçu préalablement M. Sarkozy à sa mairie, pendant une dizaine de minutes.

C'est également à Rouen que M. Bayrou avait tenu son dernier meeting de campagne, vendredi dernier, affirmant: "je suis à Rouen parce que c'est la plus grande ville UDF de France et parce que Pierre Albertini est mon ami".

M. Bayrou, qui a totalisé 18,6% des voix au premier tour de la présidentielle, est à présent l'objet de toutes les attentions aussi bien du Parti socialiste que de l'UMP, conscients qu'ils ne peuvent gagner le 6 mai sans l'apport indispensable des suffrages UDF.

Ségolène Royal a appelé lundi soir François Bayrou à un dialogue "ouvert et public" autour de son "pacte présidentiel", et a promis mardi qu'il y aurait des ministres UDF dans son gouvernement en cas d'accord.

De son côté, Nicolas Sarkozy a téléphoné à François Bayrou (sans l'obtenir), officiellement pour le "féliciter" de son score de dimanche, selon l'un de ses proches.

M. Sarkozy a rejeté tout "marchandages" ou "ouverture politicienne" mais a chargé son conseiller politique François Fillon de monter au créneau.

M. Fillon, qui a déclaré lundi être "prêt" à dialoguer avec M. Bayrou, a prévenu que si l'UDF restait en dehors de la "nouvelle majorité présidentielle" voulue par M. Sarkozy, ses élus feraient face dans toutes les circonscriptions à des candidats UMP.

Réponse du parti centriste: il pourrait être en mesure de maintenir ses candidats au second tour des législatives de juin dans plus de 400 circonscriptions, imposant ainsi des triangulaires aux candidats PS et UMP, selon les calculs d'élus centristes.

Cette perspective, si elle s'avérait exacte, pourrait mettre dans l'embarras une UMP qui se souvient qu'en 1997, l'ex-RPR dont elle est en grande partie issue, avait souffert de triangulaires avec le FN, avec une perte estimée à plus de 70 circonscriptions.

Pour tenter de faire barrage au danger que pourrait représenter une UDF tentée par la proposition de Mme Royal, M. Sarkozy est prêt, selon plusieurs de ses proches, à favoriser la création "d'un nouveau parti centriste".

Ce nouveau parti serait formé, à côté de l'UMP, à partir des UDF ayant rejoint l'UMP. "L'idée est de créer un parti de centre-droit, indépendant de l'UMP", a expliqué le sénateur UDF Yves Pozzo di Borgo, rallié à la candidature Sarkozy. Il a affirmé que Gilles de Robien, seul ministre UDF, était favorable à cette idée.

Par Nadège PULJAK, le mercredi 25 avril 2007, 0h30



MONTPELLIER (AFP) - Ségolène Royal a remercié mardi "du fond du coeur" les candidats de gauche et des Verts qui se sont exprimés au soir du 22 avril pour "se rassembler sur (son) nom", avec "une pensée particulière pour Arlette Laguiller, qui a été acclamée dans le Zénith de Montpellier.

"Je remercie du fond du coeur tous les candidats de la gauche et des écologistes qui, sans tarder, ont parlé pour se rassembler sur mon nom. Avec une pensée particulière, si vous le permettez, pour Arlette Laguiller", a déclaré Mme Royal, rappelant que c'était "la première fois" depuis 1974 que la candidate de LO appelait à voter pour le candidat PS au second tour d'une présidentielle.

Cette référence à Mme Laguiller a déclenché une très longue ovation de la salle, qui a scandé "Arlette, avec nous" en frappant dans les mains.

Mme Royal a aussi remercié "tous les autres: Marie-George Buffet, José Bové, Dominique Voynet, Olivier Besancenot". "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle affirmé.

Par ailleurs, la candidate socialiste a estimé que les Français auraient un "choix clair" à faire le 6 mai entre "deux voies", celle de la "division" incarnée à ses yeux par Nicolas Sarkozy et celle de la "réconciliation" qu'elle promeut.

"Le 6 mai, le choix est clair. Il y a désormais deux voies possibles. Il y a la voie de la division et celle de la réconciliation", a-t-elle lancé devant quelque 9.000 personnes scandant "Ségolène présidente" et "On va gagner".

"Il y a la voie du chacun pour soi, de la concurrence, et celle de la réforme dans le calme. Il y a le choix entre reconduire la majorité sortante, son candidat, ses méthodes, ses échecs répétés ou bien essayer autre chose et changer de politique", s'est exclamée Mme Royal.

"Il y a le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi et la candidate soutenue par Zapatero", a-t-elle ajouté.

"Moi, mon projet, c'est vous. Ce n'est pas pour moi que je veux grimper je ne sais quelle dernière marche, c'est la France que je veux relever.

Mardi 24 avril 2007, 21h08





LE GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (AP) - Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi soir le "front commun des haines" que la gauche essaie de constituer contre lui pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, lors d'une réunion publique au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), où il a enregistré de nouveaux ralliements de l'UDF.

"Ce front commun-là, la France n'en a pas besoin", a déclaré le candidat de l'UMP, fort de ses 31,18% du premier tour et de ses cinq points d'avance sur Ségolène Royal, lors de ce meeting dans le fief de Laurent Fabius. Le député-maire UDF de Rouen Pierre Albertini a annoncé à cette occasion son ralliement.

"Cette gauche croit davantage aux étiquettes qu'aux convictions. Moi, je crois plus aux convictions qu'aux étiquettes", a lancé devant 7.000 personnes -selon les organisateurs- le candidat face au "tout sauf Sarkozy" de la gauche.

Selon lui, le Parti socialiste "rêve d'un front constitué uniquement contre sa personne" où "la diabolisation tient lieu d'argument". "Qu'ils continuent avec leurs appels du pied, leurs clins d'oeil et leur main tendue" vers François Bayrou, a mis au défi M. Sarkozy. "Moi, je pense qu'un pays qui vote à 85% de participation mérite mieux que ça".

Devant le ministre de l'Education Gilles de Robien, André Santini et plusieurs élus UDF, mais aussi l'ancien judoka David Douillet, le candidat de l'UMP a opposé sa conception de l'ouverture à celle de Ségolène Royal, au lendemain de la main tendue par la candidate socialiste à François Bayrou et à ses 18,57% du premier tour. Le candidat UDF devrait annoncer mercredi après-midi qu'il laisse la liberté de vote à ses élus et à ses électeurs.

"Cette gauche négocie des alliances, des ralliements; elle négocie avec l'extrême gauche, les trotskistes, les communistes, les Verts. Elle rêve de négocier avec le centre. Elle rêve de l'époque des combinaisons partisanes, de l'époque de la troisième force, de la IVe République", a dénoncé M. Sarkozy.

Selon lui, cette gauche "voudrait n'avoir pas à choisir entre l'alliance à gauche et l'alliance au centre", "contenter à la fois le trotskiste, le communiste, l'écologiste, le chevènementiste, le socialiste, le radical de gauche et le centriste". "A l'arrivée, elle mécontentera tout le monde", a prédit le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy a exprimé son refus des "coalitions artificielles". "Je ne négocierai pas de compromis contraire à mes convictions, aux engagements que j'ai pris et pour lesquels plus de 11 millions de Français m'ont fait confiance au premier tour", a-t-il dit. "Je respecterai chacun, mais qu'on ne me demande pas de changer".

Il a estimé que le vote de dimanche dernier n'exprimait pas un "contentement", mais "une exigence forte" de la "France exaspérée", à laquelle il "veut répondre".

Comme la veille à Dijon, le candidat UMP n'a rien renié de son discours sur l'identité nationale et de ses propositions de premier tour.

Avant son discours, Pierre Albertini a pris la parole pour annoncer son ralliement. "Sans renier en aucune manière ni mon parcours, ni mes valeurs, je voterai pour Nicolas Sarkozy", a dit le successeur de Jean Lecanuet, maire de Rouen pendant un quart de siècle et fondateur de l'UDF. Ce dernier "m'a appris une chose: ne jamais se tromper d'adversaire", a expliqué le maire de la plus grande ville gérée par l'UDF, et rédacteur du projet législatif du parti centriste.

M. Albertini, qui accueillait encore vendredi François Bayrou dans sa ville, est le 11e parlementaire de l'UDF à rejoindre le "pôle centriste" que Nicolas Sarkozy veut constituer dans le cadre de son éventuelle majorité présidentielle. Le député UDF du Calvados Rodolphe Thomas a lui aussi manifesté son ralliement en assistant au meeting.

"Ils sont les bienvenus, parce que nous avons besoin d'un grand rassemblement et je ne demande à personne de renier son identité quand il nous rejoint", a commenté le candidat UMP.

Mardi 24 avril 2007, 21h15




PARIS (AP) - "Ségolène Royal est dans une démarche de rassemblement" et "pas dans la combinaison", a affirmé mercredi son directeur de campagne François Rebsamen, accusant Nicolas Sarkozy d'être dans "le débauchage individuel" de membres de l'UDF.

"Elle n'est pas dans la combinaison, elle est dans le dialogue public, la proposition de dialogue public sur un certain nombre de points qui nous semblent faire convergence" avec François Bayrou, a déclaré le maire de Dijon sur RTL. "Nous ne sommes pas, comme Nicolas Sarkozy, dans le débauchage individuel de candidat ou de députés UDF".

Selon le porte-parole de Ségolène Royal, "une rencontre n'est pas prévue" entre la candidate socialiste et François Bayrou, mais, si le président de l'UDF "répond favorablement au dialogue public, cette rencontre aura lieu".

Enfin, François Rebsamen a estimé qu'un rassemblement à gauche qui irait "d'Olivier Besancenot à François Bayrou" tiendrait "beaucoup plus facilement que de Le Pen à Bayrou".

Mercredi 25 avril 2007, 8h20



GRAND-QUEVILLY (AFP) - Nicolas Sarkozy a affirmé que ses "amis de l'UDF sont les bienvenus" pour lui apporter leur soutien au second tour de l'élection présidentielle, mardi lors d'une réunion publique au Grand-Quevilly (Seine-Maritime).

"Je dis à mes amis de l'UDF qu'ils sont les bienvenus. Chacun de ceux qui nous rejoignent le fait librement", a affirmé M. Sarkozy, devant plusieurs milliers de personnes.

Parmi celles-ci se trouvait Pierre Albertini, député-maire de Rouen et co-auteur du projet présidentiel de François Bayrou, qui a déclaré soutenir la candidature de M. Sarkozy au second tour, le 6 mai.

M. Albertini, qui avait reçu M. Sarkozy à sa mairie pendant une dizaine de minutes, a précisé qu'il n'en abandonnait pas pour autant l'UDF.
Le candidat UMP à l'élection présidentielle a fustigé la gauche, qui, selon lui, "négocie des alliances, des ralliements".

"Elle négocie avec l'extrême-gauche, avec les trotskistes, elle négocie avec les communistes, elle négocie avec les Verts. Elle rêve de négocier avec le centre. Elle rêve de l'époque des combinaisons partisanes, de l'époque de la Troisième Force, de la IVe République où les partis s'arrangeaient entre eux sans les électeurs, où les partis faisaient leur petite cuisine entre eux", a-t-il affirmé.

"Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, mes convictions (...) mon projet, mais contre ma personne", a dénoncé M. Sarkozy.

"Il rêve d'une diabolisation qui tiendrait lieu d'argument" et "remplacerait le débat (...) Qu'ils essayent, les socialistes, si c'est leur façon de concevoir la politique" et "s'ils n'ont pas l'impression en le faisant d'avilir la démocratie. Qu'ils essayent, s'ils sont convaincus que la fin justifie les moyens", a-t-il lancé.

Mardi 24 avril 2007, 21h00




(EuroNews)
L'ancien ministre de l'Intérieur favori de la présidentielle s'est affiché avec son ancien rival au sein de l'UMP, Dominique de Villepin

Le premier ministre français est resté discret depuis le début de la campagne. Sarkozy affiche l'unité : "C'est très important de pouvoir m'appuyer sur l'expérience et le talent de M. de Villepin. (...) C'est un beau signal pour l'ensemble de la famille. L'unité de la famille politique qui est la nôtre a rarement été aussi parfaite dans les années passées." Tandis que l'UMP use de la carotte et du bâton pour pousser le centriste François Bayrou à donner ses voix, Ségolène Royal s'affiche avec celui qui est une référence pour François Bayrou : le socialiste Jacques Delors et appelle à un débat ouvert et public sur ses propositions présidentielles. "Alors maintenant c'est à François Bayrou de prendre ses responsabilités et de dire comment il veut organiser ce débat". François Bayrou qui a presque triplé son score de 2002 se prononcera ce mercredi. Il est fort peu probable qu'il donnera des consignes explicites de vote en faveur de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal.

Mardi 24 avril 2007, 20h52



PARIS (AP) - Jean-Pierre Chevènement a indiqué mercredi qu'il pourrait y avoir "des accords de désistement mutuel" entre candidats socialistes et UDF aux prochaines élections législatives en cas d'accord entre Ségolène Royal et François Bayrou.

"On peut trouver des accords de désistement mutuel, ça peut être envisageable dans certains cas", a affirmé le conseiller de la candidate socialiste sur France-2, interrogé sur la proposition de Ségolène Royal d'intégrer des ministres UDF dans son futur gouvernement si elle est élue.

"Ce serait la logique s'ils répondent favorablement, bien entendu", a-t-il ajouté. "Je pense que cela n'aurait rien de radicalement nouveau puisque François Mitterrand l'avait fait en 1988".

Jean-Pierre Chevènement a également affirmé qu'il attendait de François Bayrou, qui doit s'exprimer ce mercredi après-midi "qu'il soit logique avec lui-même" après avoir affirmé que son projet était "à l'opposé" de celui de Nicolas Sarkozy.

Mercredi 25 avril 2007, 8h43



PARIS (AP) - La pression est montée mardi sur l'UDF François Bayrou, qui n'a pas encore officialisé sa position en vue du second tour: la main tendue de Ségolène Royal s'est faite pressante, tandis que l'UMP a accéléré les opérations de débauchage des élus centristes.

Le président de l'UDF devait s'exprimer mercredi mais il semblait que le parti s'apprêtait à laisser la liberté de vote à ses élus et à ses électeurs pour le second tour. "Dans l'esprit, c'est la liberté des gens", lâché le député Maurice Leroy après une réunion à huis-clos des parlementaires UDF.

La candidate socialiste, qui ne peut espérer l'emporter le 6 mai sans le renfort d'un bon nombre des électeurs de François Bayrou, a pressé le président de l'UDF de répondre "assez vite" à sa proposition de débat public. Dans le même temps, elle a poursuivi mardi son offensive de charme en direction du centre, s'affichant notamment aux côtés de l'ancien président social-démocrate de la Commission européenne Jacques Delors, qui a, a-t-elle affirmé, apporté "tout son soutien" à sa "démarche d'ouverture" vers les électeurs centristes.

Elle s'est ensuite prévalue du soutien d'un autre ancien président de la Commission européenne, celui de l'Italien Romano Prodi, une autre figure du centre-gauche qui, comme Delors, est souvent citée en exemple par François Bayrou. Le Premier ministre italien, l'un des artisans de l'union entre les ex-communistes et les catholiques de centre-gauche, pourrait assister vendredi soir au meeting de Mme Royal à Lyon. Une venue toutefois pas encore confirmée.

L'entourage de Ségolène Royal ne s'attend pas à ce que François Bayrou -qui n'a pas été épargné par les attaques socialistes avant le premier tour- se prononce en sa faveur lors de la conférence de presse qu'il doit tenir mercredi. A l'issue d'une réunion de trois heures mardi après-midi au siège de l'UDF, le parti centriste s'apprêtait d'ailleurs à laisser la liberté de vote à ses élus et à ses électeurs.

La main tendue de la candidate est un "mouvement historique", s'est en tout cas réjoui Bernard Kouchner, partisan comme Michel Rocard d'une alliance PS-UDF avant le premier tour. Le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit, qui prône une alliance PS-UDF-Verts, a participé dans la soirée au meeting de Ségolène Royal à Montpellier.

Mais les porte-parole de Nicolas Sarkozy ont vite répondu qu'ils y voyaient plutôt une tentative de "grand écart impossible" entre l'extrême gauche et le centre.

Le candidat de l'UMP a lui préféré insister sur l'unité de la majorité sortante autour de lui: il est allé déjeuner à Matignon avec son ancien rival Dominique de Villepin et a encouragé les candidats UMP aux législatives à se mobiliser massivement.

Il a également pris soin de laisser la porte ouverte aux députés de l'UDF qui voudraient le rallier et n'a pas attendu pour marquer des points sur ce terrain: il a enregistré dès mardi le soutien du député-maire UDF de Rouen Pierre Albertini, vice-président de l'UDF qui a coordonné la préparation du projet de François Bayrou. Il s'agit du 11e parlementaires centriste (sur 58 au total) à rallier l'UMP.

Les parlementaires centristes, réunis à huis-clos à Paris, semblaient assez partagés sur l'attitude à adopter. Si certains affichaient leur proximité avec l'UMP, d'autres insistaient sur la capacité du parti centriste à résister à la pression de l'UMP pour les législatives: en absence d'accord électoral, la présence de candidats UDF pourrait mener tout droit à des triangulaires incertaines dans plus de 460 circonscriptions.

L'appel de Ségolène Royal semblait trouver assez peu d'écho chez les parlementaires centristes, élus souvent avec des voix de droite grâce à un accord avec l'UMP. Reste à savoir ce qu'en penseront les nombreux électeurs de gauche qui ont fait le choix du bulletin Bayrou.

En attendant, les états-majors des deux finalistes se sont accordés sur la date du traditionnel débat télévisé de l'entre-deux tour: ce sera le 2 mai à 21h, sur TF1 et France-2 ainsi que sur les principales radios.

Mardi 24 avril 2007, 20h16



PARIS (AFP) - L'ancien ministre PS Dominique Strauss-Kahn a souhaité mercredi que Ségolène Royal et François Bayrou "puissent se parler" car il y a "une occasion historique de changer la donne" politique.

Le député du Val-d'Oise, invité d'Europe 1, a souhaité qu'ils puissent "se parler, vérifier s'il n'y a pas suffisamment de points sur lesquels ils peuvent avancer ensemble, qui paraissent essentiels à l'un et à l'autre".

"S'il y a des convergences, je ne voudrais pas que mon pays perde cette occasion historique de faire que la donne change. Elle est dans les mains de tous", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il ne faudrait pas que simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".

Dominique Strauss-Kahn, qui doit déjeuner mercredi midi avec la candidate socialiste, a estimé "possible de construire quelque chose de large dans lequel se retrouvent des gens assez différents". "Je note que François Bayrou, qui a soutenu Romano Prodi contre Berlusconi, doit très logiquement aujourd'hui avoir la même démarche vis-à-vis de Nicolas Sarkozy".

L'ancien ministre, qui appelle à bâtir "la maison du renouveau" et à sortir du "vieux clivage d'hier", a rappelé qu'avant le premier tour le candidat centriste avait déclaré que son projet était "compatible avec celui de Ségolène Royal, pas avec celui de Nicolas Sarkozy".

Après la main tendue par Ségolène Royal à François Bayrou, Dominique Strauss-Kahn, a observé que "des ministres d'ouverture, il y en a toujours eu dans les gouvernements de gauche", en faisant référence aux personnalités centristes qui avaient rejoint François Mitterrand en 1988.

"François Bayrou doit se poser la question de savoir si son ambition politique de changer la France, la vie politique française, il peut mieux l'accomplir en continuant comme avant, à côté de l'UMP et souvent derrière ou en renversant la table en faisant une nouvelle donne", a expliqué DSK, en récusant l'idée d'"un arrangement, d'une négociation".

Toutefois, selon lui, le candidat centriste "ne dira ni oui ni non".

Mercredi 25 avril 2007, 9h19



PARIS (AP) - Dominique Strauss-Kahn a estimé mercredi que la proposition de dialogue faite par Ségolène Royal à François Bayrou représentait "une occasion historique" de changer la donne politique en France.

"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change. Elle est entre les mains de tous, il n'y a pas de négociations", a affirmé le député socialiste du Val-d'Oise sur Europe-1. "Il ne faudrait pas que, simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".

"Nous avons la possibilité entre les mains de changer la donne en France, de faire que le changement existe vraiment dans les idées, dans les politiques, ou bien la continuité, c'est-à-dire ce qui s'est passé depuis cinq ans", a ajouté DSK, soulignant la nécessité de "sortir du vieux clivage" droite-gauche.

Et si François Bayrou, qui doit s'exprimer sur ses intentions lors d'une conférence de presse mercredi après-midi, "ne vient pas discuter, s'il ne se passe rien", alors "on reste dans la vieille tradition, c'est-à-dire que finalement, malgré toutes ces déclarations, le centre ne sera qu'un appendice de la droite".

Réaffirmant sa volonté de bâtir "la maison du renouveau" et "une nouvelle donne", Dominique Strauss-Kahn a dit en avoir "assez de voir la gauche s'enferrer petit à petit dans des dogmes du XXe siècle". "J'en ai assez de voir le Parti socialiste s'enfermer pour des décennies peut-être dans l'opposition parce qu'il ne voudra pas ouvrir les yeux sur le monde", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le désir de France "ar-en-ciel" avancé par Ségolène Royal, il a souligné que l'ouverture au centre était "la stratégie de sortir du gris et de voir toutes les couleurs".

"J'ai confiance dans la victoire, d'un côté, de Ségolène Royal, et, derrière, dans la possibilité de faire vivre dans notre pays une force de gauche et de centre-gauche qui sera totalement différente de ce qu'on a connu pendant le siècle qui vient de s'écouler", a-t-il encore affirmé.

Mercredi 25 avril 2007, 9h35


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