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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 15:18
(Dépêches)



Dutreil opposé au projet Raffarin sur l'UMP qu'il qualifie d'"usine à gaz"

PARIS (AFP) - Renaud Dutreil, président de la commission de réforme des statuts de l'UMP, estime que la proposition de Jean-Pierre Raffarin de créer "un pouvoir bicéphale" à la tête du parti est "une usine à gaz" reflétant une "ambition personnelle" de l'ancien Premier ministre.

"Jean-Pierre Raffarin propose une usine à gaz, avec un pouvoir bicéphale", déclare M. Dutreil dans un entretien au Figaro publié mardi. Il s'agit d'une "réforme ad hominem, qui lui permettrait d'exercer le leadership de l'UMP (...) Je ne peux pas considérer qu'une réforme est légitime parce qu'elle obéit à une ambition personnelle", ajoute-t-il.

Selon M. Dutreil, l'UMP a besoin d'avoir à sa tête "un responsable clairement identifié". "Nous pourrions prévoir la création d'un poste de numéro un, que nous nommerions secrétaire général et qui serait entouré de deux vice-présidents délégués", explique-t-il, en faisant valoir que cette formule resterait "fidèle au principe du triumvirat qui a fort bien réussi à l'UMP jusqu'ici".

Il ajoute que Patrick Devedjian "serait effectivement un très bon candidat" pour être ce numéro un car "il a la légitimité pour exercer la fonction et il présente toutes les garanties de loyauté vis-à-vis du président de la République".

L'ancien Premier ministre, qui a été chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la future gouvernance de l'UMP, défend l'idée d'une "direction collégiale" de l'UMP avec "un secrétariat général" et un "parlement du parti". Il s'est porté candidat pour la présidence de ce parlement du parti.

Patrick Devedjian est actuellement secrétaire général délégué de l'UMP.

Mardi 5 juin 2007, 10h27




Devedjian et Raffarin s'opposent sur les statuts de l'UMP

PARIS (Reuters) - Jean-Pierre Raffarin estime que la "rupture" est nécessaire pour réformer les statuts de l'UMP, défendant à nouveau son idée d'une direction collégiale, à laquelle s'oppose Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP.

"Notre problème est de créer une équipe. Il y a aujourd'hui l'exigence de faire une rupture à l'UMP (...) Personne ne souhaite aujourd'hui qu'il y ait dans l'UMP, quelqu'un qui puisse avoir la même légitimité à l'intérieur de l'UMP que Nicolas Sarkozy, parce que Nicolas Sarkozy doit rester le leader naturel de l'UMP", a déclaré l'ancien Premier ministre lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.

A la demande de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin a travaillé sur les futurs statuts de l'UMP. Il propose que l'UMP passe d'un "régime présidentiel à un régime parlementaire", suggérant la création d'un parlement du parti, d'un conseil national, d'un bureau politique et d'une présidence du parlement - un poste qu'il a déclaré briguer jeudi soir sur France 2.

Interrogé sur Radio J à la mi-journée, Patrick Devedjian a estimé qu'il n'était "pas souhaitable" de créer un poste de président de l'UMP.

"Nicolas Sarkozy n'aura pas de successeur et c'est pour cela qu'il ne faut pas entretenir la confusion (...) Je pense que la dénomination de président n'est peut-être pas la plus souhaitable dans le fonctionnement de nos institutions pour ne pas créer de conflits de légitimité", a déclaré l'ancien conseiller du président de l'UMP élu chef de l'Etat.

"Si on veut faire une réforme des statuts il ne faut pas la faire au regard de ses propres ambitions", a lancé Patrick Devedjian à l'adresse de Jean-Pierre Raffarin avant de présenter sa vision du futur parti.

"Je pense (...) qu'à l'inverse du passé l'UMP n'a pas vocation à être l'ambulance qui vient derrière la majorité gouvernementale et le gouvernement pour ramasser les blessés", a-t-il expliqué.

"Ce n'est pas une arrière-garde, c'est une avant-garde. Sa vocation est au contraire de nourrir le débat politique préalablement au débat parlementaire" et de jouer le "rôle de déminage des aspérités de la société", a souligné le nouveau président du conseil général des Hauts-de-Seine qui fera "tout" pour que l'UMP conserve sa "fibre populaire" et ne devienne "pas une formation qui s'embourgeoise".

De son côté, Jean-Pierre Raffarin a prôné une "vie intense" à l 'UMP. "Il faut que l'UMP aille aussi vite que le président de la République", a-t-il expliqué.

La formation est capable de "faire des discours, des motions mais est-ce qu'elle peut faire des projets de loi?", s'est-il interrogé. Il faudrait une sorte de "conseil d'Etat intégré qui nous permettrait de finaliser nos projets de loi".

Le but de l'UMP est de former "une famille très forte" dont le rôle ne sera "pas de dire tous les jours du bien du gouvernement".

Dimanche 3 juin 2007, 21h46




Devedjian : "il ne faut pas de président" à l'UMP

PARIS (AFP) - Patrick Devedjian, nouveau secrétaire général délégué de l'UMP, a estimé mercredi qu'il ne fallait pas de nouveau président du parti majoritaire, car celui-ci pourrait "entrer en conflit" avec Nicolas Sarkozy.

"Un leader de l'UMP, un président de l'UMP, pourrait être tenté d'entrer dans une logique d'affrontement avec le président de la République. Ca, nous ne le souhaitons pas", a déclaré M. Devedjian lors de l'émission "Questions d'info" de LCP-Le Monde-France Info.

"Ce que nous craignons, à terme, avec la logique de la vie politique, c'est qu'un président de l'UMP ne soit un jour conduit, peut-être par une ambition personnelle légitime dans le fond (...), à utiliser l'UMP pour entrer en conflit avec le président de la République", a-t-il expliqué.

"Mon opinion sur cette affaire, c'est qu'il ne faut pas de président. Ni de président du mouvement, ni de président d'autre chose", a ajouté le député UMP des Hauts-de-Seine.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a été chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la future gouvernance de l'UMP, défend de son côté l'idée d'une "direction collégiale" de l'UMP avec "un secrétariat général" et un "parlement du parti". Il s'est porté candidat pour la présidence de ce parlement du parti.

"Nous pourrions avoir un secrétaire général élu par le bureau politique, et révocable par le même bureau politique", a proposé M. Devedjian, précisant que ce secrétaire général serait "ratifié par les adhérents".

"Par exemple, ce secrétaire général décide d'entrer en guerre contre le président de la République, le bureau politique peut le désavouer, il est démis de ses fonctions, le problème est réglé", a-t-il dit.

Alors que "si vous avez un président qui fait cela, il ne peut pas être démis, et donc vous avez un conflit qui dure et qui empoisonne la vie politique", a souligné l'ex-conseiller politique de Nicolas Sarkozy à l'UMP.

Mercredi 6 juin 2007, 13h56



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