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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:25

(dépêche)

 

FaceBook à la pêche aux informations personnelles...

 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/06/97001-20100506FILWWW00422-vie-privee-facebook-epingle.php
Vie privée: Facebook épinglé
AFP
06/05/2010 | Mise à jour : 10:01 Réagir
Fort de plus de 400 millions d'utilisateurs dans le monde après six ans d'existence, le site gratuit de socialisation sur internet Facebook se voit accusé de divulguer la vie privée de ses utilisateurs pour gagner de l'argent. Ces accusations ont été renforcées il y a quelques semaines, lorsque le groupe californien a permis à ses utilisateurs de signaler les pages internet qu'ils ont visitées et de faire savoir ce qu'ils en pensent.

Pour le patron et co-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, cette évolution est une avancée dans la personnalisation du web mais beaucoup dénoncent une nouvelle trahison de la vie privée. "Internet est vraiment à un tournant important en ce moment", a dit M. Zuckerberg en présentant cette innovation lors d'une conférence à San Francisco (Californie, ouest) le 21 avril. "Nous progressons vers un internet où le réglage par défaut sera +social+", c'est-à-dire permettra de faire connaître ses goûts et ses activités à un réseau d'amis et de connaissances, assure-t-il.

Mais pour Kurt Opsahl, un juriste de l'organisation de défense des droits des internautes Electronic Frontier Foundation, "on passe d'une situation où on avait un assez bon contrôle, à une autre où Facebook rend publiques des catégories entières d'informations, dans une logique d'affaires". "On dirait que (Zuckerberg et son équipe) veulent aller voir des sites et leur dire: +nous avons tout ce trésor d'informations sur nos utilisateurs, qu'est-ce que vous avez (en échange)?+", ajoute M. Opsahl.
Dans un premier temps, Facebook avait proposé de rendre publics tous les achats en ligne de ses utilisateurs mais avait dû battre en retraite sous les hauts cris d'internautes furieux.

Pour Ginger McCall, juriste à l'association Electronic Privacy Information Center, le nouveau dispositif sur les pages internet visitées n'est qu'une version "rénovée et améliorée" de cette première tentative, visant à rentabiliser le répertoire des millions d'utilisateurs de Facebook. Les dirigeants de Facebook assurent qu'il ne s'agit pas de gagner de l'argent car cette innovation ne leur rapporte rien.

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:56

(dépêche)

 

Un million d'Ipad déjà vendus par Apple

 


http://hightech.challenges.fr/actualites/20100503.CHA3644/plus_de_1_million_dipad_ont_ete_vendus.html
Actualités Challenges <  High Tech <  actualites 03.05.2010 15:23
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Plus de 1 million d'iPad ont été vendus
Apple a annoncé avoir franchi vendredi le seuil d'un million d'exemplaires vendus de l'iPad. Soit deux fois plus que lors du lancement de l'iPhone en 2007.
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(c) Sipa Articles liés
"Challenges" a testé l'iPad
Apple a annoncé, lundi 3 mai, avoir franchi vendredi le seuil d'un million d'exemplaires vendus de l'iPad. Soit deux fois plus que lors du lancement de l'iPhone en 2007.
"Un million d'iPad en 28 jours - c'est moins de la moitié des 74 jours qu'il avait fallu pour franchir ce seuil avec l'iPhone", a commenté le P-DG Steve Jobs. "La demande continue à excéder l'offre", a-t-il ajouté, sans toutefois annoncer de nouveau retard de livraison.
Apple a précisé que les utilisateurs de l'iPad avaient déjà téléchargé plus de 12 millions d'applications, et plus de 1 million de livres électroniques sur sa librairie virtuelle iBookstore.
La tablette est vendue exclusivement aux Etats-Unis depuis le 3 avril. Depuis vendredi, les Américains peuvent en trouver la deuxième version, connectable à internet non seulement via les réseaux wifi, mais aussi via les réseaux téléphoniques 3G.
Le mois dernier, le fabricant informatique avait annoncé qu'en raison de la très forte demande aux Etats-Unis, qui avait dépassé ses attentes, il devait retarder d'un mois la commercialisation de l'iPad à l'international.
D'ici la fin du mois, l'appareil, qui combine sur un écran tactile les fonctionnalités d'un mini-ordinateur, d'un baladeur et d'un lecteur multimédia, sera mis en vente en France, mais aussi en Australie, au Canada, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. Il sera disponible dans toutes ses versions simultanément.

Ligatus - Performance-Marketing

 

 

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 16:17

(verbatim)


Dans le bilan 2005-2009 d'Agoravox, 2 articles sur les 6 cités


http://mobile.agoravox.fr/actualites/medias/article/bilan-de-l-annee-2009-pour-67117

mardi 22 décembre - par Iannis Pledel

Bilan de l’année 2009 pour AgoraVox : audience, campagne de dons, nouveautés
La fin de l’année 2009 approche à grands pas. Il est donc temps de vous dresser un petit bilan d’AgoraVox et de la campagne de don que nous avons lancée le 2 novembre dernier.
 
Tout d’abord, nous tenons à vous remercier chaleureusement pour votre soutien financier. La campagne de dons est encourageante et nous espérons qu’elle ne va pas s’essouffler ! Dans le premier mois, elle nous a permis d’obtenir 10.000 Euros.
 
 Vos dons vont aider à compenser la baisse des revenus publicitaires liée à la crise économique actuelle.
 
Ce mouvement d’aide va nous permettre de continuer à publier des articles d’actualité ainsi que de renforcer le site et le développer. AgoraVox est une voix alternative aux médias traditionnels, elle est importante pour que chacun puisse trouver une information différente et un terrain d’expression. Cela concerne chacun d’entre nous.
 
 
A quoi servent concrètement les fonds récoltés ?
 
AgoraVox repose sur un modèle économique mixte : la publicité d’un côté et le don, le mécénat d’un autre côté. Quelles sont les proportions observées ?
 
Jusqu’à présent la publicité était dominante et représentait 90% des recettes. Nous espérons inverser la tendance grâce à cette campagne de dons en instaurant une véritable dynamique. Le jour où AgoraVox pourra vivre des dons, nous arrêterons la publicité.
 
Les dons jusqu’ici serviront à financer, entre autres, les besoins techniques. Le coût des serveurs qui hébergent AgoraVox s’élève à 7000 Euros par an. A cela s’ajoute le coût des noms de domaine, des backups et des assurances : 1000 Euros. Il faut aussi prendre en compte le coût des sites AgoraVox TV, NaturaVox et des plateformes italienne et anglo-saxonne  : 3000 Euros.
 
En revanche, les dons aujourd’hui ne suffisent pas encore à couvrir les besoins en ressources humaines. AgoraVox.fr et AgoraVox.tv fonctionnent actuellement avec une petite équipe : trois personnes coordonnent la modération et travaillent sur le contenu éditorial (brèves, RDV de l’Agora) plus un correcteur qui fait aussi le suivi des forums. Deux personnes s’occupent de la version italienne et une personne à mi-temps pour la version anglo-saxonne et une personne à mi-temps pour NaturaVox. La maintenance technique et le développement informatique de ces sites sont réalisés par un développeur et quelques prestations externes ponctuelles.
 
Grâce à vos dons, si ce mouvement de solidarité continue, nous espérons également allouer une somme à la mise en place d’une nouvelle enquête participative. Le sujet serait à déterminer étroitement avec vous et en collaboration avec un journaliste professionnel qui synthétiserait toutes les données. Nous pourrions envisager une publication papier pour diffuser cette enquête.
Bien évidemment, dans toute campagne, le don ponctuel est pratiqué lors du lancement et puis s’épuise progressivement. Or, nous avons besoin d’une aide durable.
 
Notre partenaire Izi-collecte vient de mettre en place la fonction de Dons Réguliers sur le formulaire. Elle donne la possibilité aux personnes qui le souhaitent de réaliser un versement mensuel à la Fondation AgoraVox. Il s’agit toujours d’un don défiscalisé à hauteur de 66% pour les particuliers (60% pour les entreprises). Par exemple, pour un don mensuel d’un particulier de 10 €, le coût réel après réduction fiscale de 66% sera de 3€40.
 
Certaines personnes hésitent peut-être même à donner. Nous estimons que la liberté d’information et d’expression est une « cause » majeure dans notre société aujourd’hui. Nous savons que rien n’est jamais acquis, que la démocratie est une construction culturelle et non un état naturel. Elle peut être déconstruite…progressivement, sans qu’on s’en aperçoive. Le soutien à la liberté d’information et d’expression est sans doute moins « concret » que l’aide à certaines causes, et pourtant il s’agit d’une prévention indispensable qui peut avoir des répercussions très concrètes. Nous sommes convaincus qu’il vaut mieux « prévenir que guérir ».
 
Soutenir la liberté d’information et d’expression peut sembler abstrait, impalpable voire irréalisable. Il ne s’agit pas de lutter pour un idéal jamais atteint, une cause invisible. Il s’agit de lutter à notre niveau, sans prétention et sans démesure. Il s’agit de garantir un espace public sur le Web, où chacun peut prendre place dans le circuit informationnel dans une optique de production et de diffusion de l’information. Un site sans politique éditoriale préétablie afin de garantir un esprit d’ouverture démocratique.
 
Ce travail pour la liberté d’expression est-il visible ?
 
Concrètement de nombreux articles d’AgoraVox ont eu des répercussions dans la sphère publique, médiatique ou politique depuis son lancement en 2005.
Voici divers exemples qui me viennent à l’esprit :
 
 
Il y aurait bien d’autres exemples à citer, de nombreux articles lucides sur notre société, sur la désinformation ambiante ou sur le marketing de la peur qui sévit un peu partout…. D’ailleurs AgoraVox dénombre avec la version TV plus de 48.000 articles et ce sont eux qui constituent la véritable richesse et originalité du site.
 
Quid de l’audience ? AgoraVox progresse à un bon rythme
 
Il y a aujourd’hui 50 000 rédacteurs inscrits, 1500 sont déjà modérateurs parce qu’ils ont publié plus de 4 articles. Et nous comptabilisons 1,3 millions de commentaires ! De quoi saturer la base… nous naviguons en terre inconnue ! Soyez indulgents lors des ralentissements, certains recalculs sont démentiels !
 
Pour répondre à de nombreuses demandes concernant l’évolution de l’audience AgoraVox sur longue période, voici le nombre de visiteurs mensuels d’AgoraVox France et d’AgoraVox.TV. En novembre, nous avons réalisé 1,2 millions de visiteurs uniques mensuels selon les outils Awstat et Google Analytics. Continuons !
 
 
Les dernières nouveautés de l’année 2009
 
Cette fin d’année offre deux grandes nouveautés sur AgoraVox.
 
D’une part nous avons inauguré une nouvelle rubrique : « Politique & Citoyen ». Cette rubrique est ouverte aux hommes politiques, élus de la nation (députés, maires, sénateurs...etc.). Elle a pour ambition d’offrir un espace de dialogue et d’échange entre les politiques et les citoyens. Nous souhaitons créer un forum de discussions constructives et raisonnées, nous comptons sur votre civilité. Ont déjà contribué : Nathalie Kosciusko-Morizet, Hubert Védrine, Michel Rocard, Benoit Hamon, Alain Lipietz, Corinne Lepage, Alain Lambert, Christian Vanneste, Nicolas Dupont-Aignan et bien d’autres.
 
D’autre part, une nouvelle version d’AgoraVox.TV a été lancée avec une nouvelle maquette et un back-office simplifié pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de proposer rapidement des vidéos. Le graphisme adopté repose notamment sur des blocs vidéos bien distincts, préférez-vous la maquette d’AgoraVox.FR ou d’AgoraVox.TV  ? Vos réponses nous aideront à déterminer l’évolution graphique que nous pourrons donner à AgoraVox.FR.
 
Par ailleurs, prochainement, nous allons fusionner les bases de données afin de vous permettre d’avoir un compte unique pour vous connecter à l’ensemble de nos sites (agoravox.fr, .tv, .it., com et naturavox.fr).
 
Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution du site ainsi que des réalisations qui seront faites.
 
Merci encore de votre soutien et très bonnes fêtes de fin d’année !




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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 19:22
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 19:35

(dépêche)

Votre email bientôt réexpédié ?


Bientôt une réexpédition du courrier électronique

17 novembre 2009

Une adresse e-mail qui vit au-delà du fournisseur d'accès (FAI) ? C'est ce qui se profile avec la proposition de loi relative à la "lutte contre la fracture numérique", adoptée au Sénat et récemment complété par deux amendements des députés Laure de La Raudière (UMP) et Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre).
Concrètement, les internautes qui changent de FAI pourront conserver leur adresse e-mail liée (@sfr.fr, @orange.fr, etc.), le tout "gratuitement pour une période transitoire de six mois", explique au Nouvelobs.com Laure de La Raudière, rapporteuse de la proposition de loi. En somme, les députés souhaitent instaurer une portabilité des adresses e-mails, à l'image des numéros de téléphone. "On préfère parler de réacheminement des e-mails", précise Laure de La Raudière.

Les FAI "préfèreraient conserver l'ancien système"
"La conservation de l'adresse e-mail est aussi importante pour le consommateur que la conservation du numéro fixe ou du numéro mobile. De même que La Poste propose pour le courrier traditionnel un service de réexpédition du courrier [...] le courrier électronique doit pouvoir bénéficier des mêmes facilités", explique Jean Dionis du Séjour.
Reste que les premiers concernés, les FAI, font grise mine. "Ils préfèreraient conserver l'ancien système", note Laure de La Raudière. Contacté par le Nouvelobs.com, Orange se dit "pas opposé à ce projet de loi" puisque l'opérateur propose déjà, aux clients qui le demandent, de conserver gratuitement un accès à leur adresse e-mail même une fois désabonné. "L'ancien abonné doit alors passer par le portail Orange ou via une réception Pop", explique une porte-parole d'Orange.

Les spams réacheminés ?
Enfin, quelle position adopter vis-à-vis des spams ? ZDNet s'interroge s'il faut "réacheminer tout le courrier, y compris celui considéré comme spam" ou "le FAI est dispensé de réacheminer le courrier détecté" comme tel. Laure de La Raudière répond que ce service de réacheminement des e-mails sera gratuit mais aussi libre. "Si une adresse est beaucoup spammée, l'internaute pourra choisir de ne pas de réacheminer ses e-mails", explique la rapporteuse du texte en appelant ainsi à la responsabilité de chacun.
L'Assemblée nationale étudiera cette proposition de loi en séance publique le 1er décembre prochain. Adopté à l'unanimité au Sénat, le texte devrait être vraisemblablement adopté par les députés.

Boris Manenti

21:35 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : e-mail, mail, email, conserver, portabilité, réacheminer, loi



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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 19:07

(dépêches-blog)

Les wiki-prédateurs : le pillage généralisé réalisé par wikipedia

Wikipedia : un pillage généralisé qui nuit à la culture.

Comme souvent dit déjà, [par ex. pour wikipedia et les wikipédiens : précision sur le plagiat] wikipedia est une vaste entreprise de pillage et ne peut être autre chose compte-tenu de ses règles et de son fonctionnement. En effet, non seulement elle est composée par des anonymes incompétents (aucune compétence n'est demandée, tout le monde peut écrire sur tous les sujets, donc elle attire les incompétents, qui se chargent de faire fuir qui est plus compétent qu'eux, chose qu'ils ne supportent pas) mais il est interdit d'écrire soi-même les pages de wikipedia, en rédigeant une synthèse de ses lectures comme le veut un article d'une encyclopédie : ceci, wikipedia le qualifie d'"essai personnel". Il est interdit d'être un auteur et de réaliser soi-même un article par synthèse des connaissances actuelles, en proposant une rédaction originale. Tout travail de création, analyse, reflexion, est interdit.

Les anonymes n'ayant ni les connaissances, ni l'habitude du travail intellectuel, ni la méthode, ni la compétence rédactionnelle et de synthèse nécessaires pour fabriquer des articles supposés encyclopédiques, -comme ils se vantent de le faire-, sont donc obligés par les règles de wikipedia elle-même et l'impunité qu'elle leur accorde grâce à l'anonymat à piller les travaux existant et les plagier, tout en les déformant pour que la plagiat ne soit pas trop évident. Ils plagient et déforment par paraphrases inexactes jusqu'au contre-sens, souvent, au non-sens, parfois. La déformation est généralement assurée par le wikipédien de base qui n'y a aucun mal étant donné qu'il ne comprend pas ce qu'il copie et par l'écriture collective qui se charge de parachever le maquillage.

Des memebres de l'Université du Québec se plaignent du pillage réalisé par wikipedia. Des bénévoles de cette université travaillent à numériser des livres tombés dans le domaine public. Wikipedia les pique ensuite pour les mettre sous label wikipedia sous wikisource. Tout simplement. Et sans demande d'autorisation bien sûr.

En effet le travail est fait par les uns, bénévolement, puis pillé par les autres, soit wikipedia, procédé qui n'a pas besoin d'être qualifié mais qui, à terme est nuisible, car susceptible de décourager les bénévoles qui se font voler leur travail.

Je reproduis l'alerte de cette université du Québec qui fait savoir que le pillage, en sciences sociales en particulier, est l'unique méthode de wikipedia sur wikisource, confirmant ce que j'ai toujours dit : wikipedia pille le travail des autres pour le mettre sous son label qu'elle exige de citer ensuite comme source. Voilà ce qu'il faut entendre par "wikipedia encyclopédie libre", qui n'est ni libre, ni une encyclopédie.

alithia

0 Voir le commentaire Voir les 0 commentaires - Par alithia Lundi 3 août 2009
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Les Classiques des sciences sociales

Les Wiki-prédateurs et le pillage des sites internet,

notamment Les Classiques des sciences sociales.

Au lieu de piller le travail d'autrui, ce qui représente des milliers d'heures de travail bénévole, pourquoi les wiki-prédateurs, tels Yann Forget et Consorts, n'offrent-ils pas une contribution originale à la diffusion des connaissances ? En numérisant, par exemple, Les principes de sociologie d'Herbert Spencer ? Et tant d'autres à faire ? Bien non, ils préfèrent, sans respect pour le travail de bénévole, voler ce travail et le mettre en ligne (SANS PERMISSION) dans Wiki-Source. Conséquence: une fois qu'ils auront siphoné tout ce qu'ils peuvent sur tous les sites où il y a des oeuvres du domaine public, ils auront découragé tous les bénévoles d'oeuvrer et il n'y aura plus personne, sauf ces prédateurs qui nous auront laissé croire qu'ils ont fait un travail énorme alors que c'est tout le contraire!

Dénonçons les Wiki-prédateurs!

Liste des ouvrages pillés dans Les Classiques des sciences sociales par des Wiki-prédateurs, notamment Yann Forget et consorts, qui ne font que siphoner le travail d'autrui au lieu de contribuer à l'édition numérique de nouveaux ouvrages:

Liste des textes déjà copiés

Charlot - Élie Faure

Cinq leçons sur la psychanalyse (aussi ELG)

Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence

Cours de philosophie

De la démocratie en Amérique

De l’interprétation géographique des paysages

Des caractères distinctifs de la géographie

Entretiens sur la pluralité des mondes (aussi ABU)

Histoire de France (Jacques Bainville)

Histoire de l’art - L’art antique

Histoire des oracles

Husserl. Sa critique du psychologisme et sa conception d’une Logique pure

Introduction à l'étude de la médecine expérimentale

Introduction aux Mémoires historiques de Se-ma Ts’ien

La Valeur morale de la joie d’après Spinoza

La Bhagavad-Gîtâ, ou le Chant du Bienheureux

La Question juive

La Religion des habitants des détroits de Torrès

La Sociologie et son domaine scientifique

Le Citoyen

Le Déséquilibre du monde

Le Savant et le politique

Les Conditions géographiques des faits sociaux

Les Eskimo

Les Lois sociales. Esquisse d’une sociologie

Les Malthusiens

Les Mille et Une Nuits (aussi Gallica)

Les Prolégomènes

Lettres juives

L’Ancien Régime et la Révolution

L’Esprit de la Révolution et de la Constitution de France

L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme

L’Idée d’objet

L’Opposition universelle

L’Origine des espèces

L’Unique et sa propriété (traduction Leclaire)

Mémoires historiques

Œuvre de Tchoang-tzeu

Psychopathologie de la vie quotidienne (aussi ELG)

Qu’est ce que la propriété ?

Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (aussi Gallica)

Réflexions sur la violence

Routes et chemins de l’ancienne France

Sur la mémoire

Système des Beaux-Arts

Théorie de la propriété

Traité de la liberté


Sans compter Durkheim, Marcel Mauss, Freud, Gustave LeBon que j’ai découvert.


Voir la liste des ouvrages pillés à venir:


Dernière mise à jour de cette page: le samedi 16 février 2008 14:54
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

source Université du Québec
http://classiques.uqac.ca/inter/info_politique_predateurs.html


Pour wikipedia et les wikipédiens : précision sur le plagiat

Les wikipédiens n'admettent pas que wikipedia soit accusée d'être un gigantesque plagiat.

Ils se bornent à considérer qu'il n'y a plagiat que s'il y copié-collé ou copie mot à mot, interdite explicitement par wikipedia. Mais sans vouloir admettre que le plagiat consiste à s'approprier les textes des autres, repris et réécrits sans citer l'auteur ni la source, ils nient tout simplement la notion de plagiat.

Et ainsi ils dénient le fait qu'ils ne cessent de commettre des plagiats : wikipedia n'est constituée que de textes repris et réécrits qu'elle s'est appropriée.

Wikipedia ne fait que du plagiat. Compte-tenu des règles de wikipedia qui interdit les rédactions personnelles et les empêche par le système de rédaction collective, ses participants ne peuvent que plagier.

Wikipedia un plagiat gigantesque, un pillage du travail fait par d'autres

Que pourrait-elle être d'autre, puisque toute rédaction personnelle est interdite, au nom de l'écriture collective obligatoire ? Si les articles de wikipedia ne sont pas ceux d'auteurs choisissant et assumant le choix de leurs perspectives, de leurs thèses et s'obligeant à les justifier, il ne reste à l'écriture collective d'anonymes agglutinés que l'accumulation de faits et l'empilement d'opinions : c'est ainsi que sont écrits tous les articles d'histoire et c'est pourquoi ils sont si mauvais, et forcément dépourvus de toute analyse.

C'est pourquoi les articles sont hétérogènes et contradictoires, et c'est pourquoi ils sont mauvais.

Si les wikipédiens ne produisent pas leurs propres analyses dans leurs articles, c'est que soit ils reprennent celles des autres qu'ils plagient, soit ils recopient des faits et opinions hétéroclites.

Il n'y a pas d'autres possibilités.

D'où proviennent leurs sources ? De travaux faits par d'autres, que wikipedia pille et plagie. Comme l'écriture est collective, les articles composés de morceaux divers récoltés dans divers documents ne sont pas de la stricte copie mot à mot, mais sont du plagiat par le recours à une technique de patchwork.

Wikipedia interdit la copie mais ne précise pas en quoi consiste le plagiat, entretenant ainsi un flou artistique, qui ne permet pas d'être certain que les deux sont synonymes. Elle est du reste clémente avec le plagiat puisqu'elle considère que "en matière intellectuelle tout le monde copie tout le monde." Ce qui est évidemment faux.

Définitions :

plagiat / copie / citations

copie : mot usuel dont tout le monde comprend le sens : transfert ou reprise d'un texte sans mentionner le fait de la copie, càd sans rendre à l'auteur ce qui lui est dû

plagiat : consiste à s'approprier les idées d'un autre, reprendre un texte et le réécrire sans mentionner l'auteur ni la source ; c'est du vol

Autrement dit copie ou plagiat, c'est du vol dans tous les cas, car copie et plagiat sont synonymes même si l'on peut distinguer dans les faits, la copie du type pure reproduction (copié-collé) du plagiat imitation du même sans sans citer la source originale. Autant les termes de vol, pillage et copie sont facilement compris, autant celui de plagiat , l'est moins, c'est pourquoi à wikipedia on peut jouer sur les mots , en masquant le fait que le plagiat est l'appropriation de l'oeuvre ou du travail d'un autre sans le nommer. Ce qui rend le plagiat répréhensible et en fait un vol.

citer : publier un texte en mentionnant auteur et source ; il n'y a donc pas de vol, car pas d'appropriation. La citation cite l'auteur , elle lui reconnaît son oeuvre.


Toute la différence est entre la citation d'un auteur et le plagiat qui s'approprie le travail d'un autre sans le citer.

Mais wikipedia ne reconnaissant pas la valeur et le bien-fondé de la notion d'auteur, confond, volontairement, citation et copie. De l'interdit de copie, qui est parfaitement justifié, on passe à l'interdit de citation (indûment entendue comme copie) et on aboutit au plagiat.

Car si sont confondues copie, soit reproduction simple dont l'auteur n'est pas cité, et citation d'un auteur à qui est attribué son oeuvre, et qu'il est interdit et rendu impossible d'écrire un texte personnel à propos d'une oeuvre, il ne reste que le plagiat, soit reprendre sans le dire ce dont on s'inspire, plutôt que citer ni écrire sur l'oeuvre originale. Telle est la ligne imposée par wikipedia à ses participants par le fait de l'écriture collective et de la neutralité.

C'est la rédaction même de wikipedia qui est impossible, car elle est un paradoxe vivant.

Wikipedia interdit la copie : c'est à dire la reproduction mot à mot, visible et détectable facilement par les ordinateurs. Ce faisant elle se met à l'abri, grossièrement; de l'acusation de violation de copyrights. Mais elle ne précise pas que le plagiat sous forme de réécriture d'un texte existant est tout autant interdit car il revient au même c'est à dire à s'approprier le travail créatif de quelqu'un d'autre et de le présenter comme sien ou de résumer l'idée originale d'un auteur en l'exprimant dans ses propres mots, mais en omettant d'en mentionner la source.

(toutes choses qui définissent le plagiat)

= Définition vue chez InfoSphere, Service des bibliothèques de l'UQAM. www.bibliotheques.uqam.ca/Infosphere/viewlett/plagiat/plagiat.swf

En jouant sur les mots, ou en ignorant le sens des mots, les wikipédiens s'abstiennent du vol de textes sous forme de copie mot à mot, mais plagient en reprenant le travail des autres et en le réécrivant. Et ceci par définition puisque tout travail original est interdit. D'autant qu'ils considèrent le plagiat comme la chose la plus naturelle qui soit puisque wikipedia considère que "En matière intellectuelle tout le monde copie tout le monde."

Enfin dans leur ignorance, entretenue par wikipedia qui laisse cette confusion perdurer, les wikipédiens plongent dans le sophisme et finissent par être de mauvaise foi. Lorsqu'ils veulent attaquer le blog, ils m'accusent de plagiat, alors que je cite les textes avec auteur et sources évidemment. Une nuance encore, qui semble leur échapper. En particulier un certain wikipédien chroniqueur qui a été prendre des leçons de sophistique de la plus parfaite mauvaise foi wikipédienne chez son maître D. Monniaux.

Pour préciser les définitions et les moyens de prévention du plagiat, et pour un bon usage d'internet voir : copié-collé quand commence le plagiat ?, copie et plagiat, un cours d'initiation ,

vol des idées, le plagiat, un cours encore : plagiat.ec-lille.fr/Amphi_Plagiat.pdf

et définitions de dictionnaires :

tout sur le plagiat , texte de l'université du Québec

Comme par hasard, l'article plagiat de wikipedia n'est pas clair sur la question puisque s'y trouve glissée une phrase qui confond héritage intellectuel et transmission, dont personne n'est excepté par le fait d'avoir des ancêtres qui l'ont précédé et instruit, et plagiat, puisqu'elle écrit : « En matière intellectuelle tout le monde copie tout le monde. »

Et bien que Diderot estime le plagiat « le délit le plus grave qui puisse se trouver dans la République des Lettres » wikipedia, qui ose se réclamer de ce grand ancêtre et modèle, est un plagiat gigantesque. Par définition.

Alithia

3 Voir le commentaire Voir les 3 commentaires - Par alithia Lundi 30 juin 2008
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 06:21

(verbatim et dépêches)



Communiqué de presse : Ordre du jour de l’Assemblée nationale proposé par la Conférence des présidents du 15 avril 2009

La Conférence des présidents, réunie le mercredi 15 avril 2009, a arrêté, pour les séances du mardi 28 avril au jeudi 14 mai 2009, les propositions suivantes qui seront soumises à l’Assemblée le 28 avril 2009 :

MARDI 28 AVRIL
après-midi (15 heures) et soir (21 h 30) :
- Questions au Gouvernement ;
- Discussion de la proposition de loi tendant à modifier l'ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires (nos 1545-1602) ;
- Discussion de la proposition de loi visant à identifier, prévenir, détecter et lutter contre l'inceste sur les mineurs et à améliorer l'accompagnement médical et social des victimes (nos 1538-1601) ;
- Deuxième lecture de la proposition de loi, modifiée par le Sénat, de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures (nos 1554-1578).

MERCREDI 29 AVRIL
après-midi (15 heures) et soir (21 h 30) :
- Questions au Gouvernement ;
- Nouvelle lecture du projet de loi, modifié par l’Assemblée nationale, favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet (n° 1618).



Hadopi repassera le 29 avril, après l'inceste

Publiée par Alex le Mercredi 15 Avril 2009 
Brève Business Internet

Finalement, l'inceste passera avant le droit d'auteur. Vraisemblablement conscient qu'un nouveau bouleversement du calendrier parlementaire ne servirait pas les intérêts du gouvernement, le président du groupe UMP Jean-François Copé a annoncé mercredi, en fin d'après-midi, que l'examen de la loi « Création et Internet » - ou Hadopi - reprendrait à l'Assemblée nationale le 29 avril prochain, au lendemain de la rentrée parlementaire.

Précédemment, Jean-François Copé avait « proposé de renoncer au texte sur l'inceste prévu dans la semaine d'initiative parlementaire, à partir du 28 avril », afin que l'examen de la loi Hadopi soit avancé à cette date. Il a finalement été décidé que les députés consacreraient à l'inceste la journée du 28 avril - deux jours étaient initialement prévus - pour reprendre le 29 les débats sur la défense de l'industrie culturelle à l'heure d'Internet. Ce calendrier sera soumis au vote des députés le 28.

A moins d'un refus, peu plausible, l'Assemblée reprendra donc l'examen du texte qu'elle avait elle-même approuvé début avril, avant que ce dernier ne parte entre les mains de la Commission mixte paritaire. La loi est ensuite revenue entre les mains des députés qui, à la surprise générale, ont rejeté le texte le 9 avril dernier, par seulement 21 voix contre 15.

Christine Albanel et l'Elysée avaient alors regretté les « manœuvres dérisoires » de députés socialistes entrés dans l'hémicycle pour faire basculer le vote à main levée. Vendredi, la ministre de la Culture était même allée jusqu'à mettre sa démission dans la balance, affirmant qu'elle quitterait son poste si le texte n'était pas représenté.

La voici rassurée... pour l'instant : passé relativement inaperçu lors des premiers débats au Sénat, le texte cristallise aujourd'hui certaines tensions au sein de la majorité. Dernier épisode en date : le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, vient de proposer que soit sanctionné l'absentéisme parlementaire.



Assemblée : Hadopi pourrait passer avant l'inceste

Publiée par Alex le Mardi 14 Avril 2009 
Brève Business Internet

Rejetée jeudi par l'Assemblée nationale, la loi « Création et Internet » pourrait faire son retour au Parlement dès la fin du mois d'avril. Jean-François Copé aurait proposé que l'examen de la proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre l'inceste sur les mineurs, prévu pour le 28 avril prochain, soit repoussé, ce qui laisserait un créneau permettant de statuer sur le texte. Le sort de la loi Hadopi sera prononcé mercredi, à l'occasion de la conférence des présidents de l'Assemblée, lors de laquelle est déterminé le programme de travail des députés.

« Jean-François Copé a proposé de renoncer au texte sur l'inceste qui était prévu dans la semaine d'initiative parlementaire, à partir du 28 avril. On pourrait donc y inscrire le texte Internet pour une nouvelle lecture. », indique R. Karoutchi, dans une interview au quotidien Le Monde parue lundi.

Pour la députée UMP Arlette Grosskost, cosignataire de la proposition de loi sur l'inceste - qui vise à ce que ce terme soit explicitement inscrit dans le Code pénal - les instructions viennent d'en haut. « C'est quand même étonnant parce que Jean-François Copé a encore parlé du texte sur l'inceste mardi en réunion de groupe, en disant qu'il était intéressant. Je suppose qu'il a dû avoir des instructions du chef... », explique-t-elle à Rue89.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, souligne quant à lui dans un communiqué la confusion qui règne autour du texte et de son nouvel examen par le Parlement. Jeudi, suite à son rejet par l'Assemblée nationale, R. Karoutchi et J-F. Copé suggéraient tous deux que l'étude du texte pourrait reprendre dès la rentrée parlementaire, le 28 avril prochain.

Pour clarifier la situation, B. Accoyer annonce donc la tenue, le 15 avril, de la conférence des présidents. « Si celle-ci devait programmer une modification de l'ordre du jour, cette modification serait soumise à la décision de l'Assemblée nationale le mardi 28 avril », prévient-il.



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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 09:33

(dépêches-blog)


 
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par Alain Michel Robert
mardi 21 avril 2009
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Seulement 10000 artistes sur les 140 000 inscrits à la SACEM ont signé la pétition !
 
Bon ! je ne vais pas tirer sur l’ambulance en dénonçant une fois de plus la fumisterie de cette liste. On a tous compris qu’environ 8000 « Gilles GABRIEL » (ce serait d’ailleurs le pompon qu’il soit vraiment dans la liste !) se sont fait enfumés en répondant au mailing que la SACEM a envoyé à tous ses sociétaires. Pour une fois qu’elle s’occupe de ses petits « sans-grade » qui ne touchent plus un rond d’elle depuis des années, ils ont dû sentir passer sur eux le frisson d’une reconnaissance qui, le temps fulgurant d’un éternuement, les a propulsés artificiellement en haut de l’affiche. Peut-on leur en vouloir !?

Reste les 2000 autres «  Maxime Leforestier » qui, l’âge aidant, laissent au vestiaire leurs idées soixante-huitardes et repeignent leur maison bleue couleur or massif.

Pour ne pas trop enfoncer cette « vieille dame » de 140 ans qui a bien du mal à s’adapter au paradigme de la nouvelle économie numérique, nous fermerons les yeux, par respect pour elle, sur les DJ Mosey (Pierre Sarkozy) et autres Carla Bruni (elle chante ?... excusez-moi, je croyais que c’était la femme du Président de la République Française), ainsi que sur tous les « gens maison » presque contraints (positivement et sans aucune pression bien sûr !) de signer sous peine de se retrouver dans d’obscurs placards "sacemesques".

Mais, cessons là ces sarcasmes faciles et penchons-nous plutôt sur l’avenir. Que va-t-il se passer si la loi Hadopi est adoptée ?

Dans un premier temps il est inévitable que le nombre de téléchargements illégaux vont baisser… peut-être même de 50 % ! « Cocorico » fera notre hyper-président !... en même temps que nous verrons s’écrouler, par représailles de la part des consommateurs, la vente de CD. De toute façon, dans le milieu artistique, tout le monde le sait déjà : le CD c’est fini. Aux États-Unis, l’affaire est classée : les artistes ne comptent plus sur la vente de CD pour vivre ou même se faire connaître, ils misent tout sur la création de sites Internet pour proposer gratuitement ou vendre leur musique et ils investissent à fond dans le référencement de leur site sur Google.

Passé ce temps d’adaptation (entre deux et trois mois) une nouvelle mode va voir le jour : l’échange massif de clé USB. Aujourd’hui, pour 15 € on trouve des clés USB de 8,10,20… voir 32 gigas (si si, j’en ai trouvé une toute neuve sur E.bay pour 14 euros !) Nous allons donc voir fleurir autour des machines à café, dans les cours du Lycée, dans les bistros, pendant les week-ends entre amis ou en famille, non plus l’échange d’une ou deux chansons par téléchargement, mais, pourquoi s’en priver, de la totalité de « Dossiers musique » ou « Dossiers films » dans lesquels chacun fera le tri de ce qui lui convient.

La lutte contre le tabagisme aidant, une nouvelle phrase de convivialité va voir le jour qui va remplacer la rituelle « T’aurais par une clope ? » par celle, beaucoup plus chic et rebelle : « T’aurais pas une clé ? » Dans l’avenir proche, pour vous faire des amis, ne sortez plus sans elle !

Mais, l’échange massif de clé USB, n’est que la partie émergée et « gentillette » de l’iceberg de ce que va générer, comme effets pervers, la loi Hadopi si elle est votée. Ce boomerang législatif risque d’être d’une violence financière énorme… pour les contribuables, bien sûr, mais aussi pour les artistes eux-mêmes. Nous allons entrer dans un cercle vicieux où il faudra de plus en plus d’argent pour pouvoir lutter contre des pirates de plus en plus ingénieux et motivés. Pour s’en convaincre, il suffit de lire l’excellent article de Paul Guermonprez du 23 février 2009. Ici, à télécharger en PDF.

Maintenant, loin du « panier de crabes où chacun veut jouer les homards  » prenons la calculette de Max… qui lui, comme chacun sait, est tellement libre qu’on se demande s’il n’est pas plus raisonnable dans son délire de vouloir voler que nos députés et autres ministres à s’acharner à vouloir faire passer, par orgueil ou incompétence, une loi complètement déconnectée du réel et qui est le pire de ce qu’on peut pondre dans le genre « usine à gaz  » ? Une fois branchée, tout explose !

Pour la Sacem, zip-zap : je sors ma calculette. C’est con, une calculette… mais il semblerait que dans cette affaire, la connerie « d’en bas » soit plus intelligente que les cogitations « d’en haut ».

24 millions d’abonnés à Internet. Une Licence globale à 25 euros par mois tout compris : chansons, films, docus… illimités. La moitié des abonnés à Internet prennent cette Licence globale. 300 millions d’euros par mois x 12 mois = 3 milliards 600 millions d’euros pas an.

Pour ma part, entre regarder un film en Streaming au format carte postale, tout pourri, qui coupe au milieu parce que le Buffering se bloque, avec les carrés des pixels à la place de la tronche des acteurs, sous-titrés en russe ou en chinois avec un son en mono à peine audible… et un film en DivX haute définition, « Y-a pas photo !  » je préfère payer. Faut-il encore que celui qui me vend son film où sa chanson ne me prenne pas pour une vache à lait !

Ici, la question que doit se poser la Sacem, au lieu d’user son énergie dans une lutte d’arrière-garde, est celle-ci : Comment répartir la manne de la Licence globale de manière à ce qu’elle favorise la naissance de nouveaux talents et redonne à la chanson française la diversité qui lui fait aujourd’hui tant défaut ? La Sacem est née aussi pour ça : aider les talents naissants avant qu’ils ne génèrent des droits.

Mais, si, effectivement, comme le pensent certains, la loi Hadopi, n’est que la première étape d’une prise de contrôle à la chinoise de notre Internet français, alors, Mmes et Messieurs les artistes qui ont signé la pétition, c’est pour vous le début de la fin. Votre talent ne vaut plus un clou… vous n’êtes plus que les fonctionnaires d’un art d’état… ou d’un art vendu. C’est-à-dire, plus rien. Et chez ces gens-là, monsieur, on ne se roule plus de l’herbe dans une maison bleue  : on compte en faisant des grands « shrulpppp »…



Hadopi : le scénario catastrophe mais plausible de l'Isoc France - Actualité

TomsGuide.com : 800 000 inscrits répondent à toutes vos questions high-tech et informatique. 

kleuck   26-02-2009 à 19:33:15

Il n’y a pas que les « anarchistes du Net » et les « hacktivistes libristes » qui sont contre le projet de loi Internet et Création. Il y a aussi des « gens très sérieux » qui réfléchissent depuis longtemps à toutes ces questions.

Fondée en mars 1996 par une poignée de pionniers, l’Isoc France est le Chapitre Français de l’Isoc. Association internationale. Sa mission prioritaire est d’être l’un des « interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics et des entreprises sur l’ensemble des questions de gouvernance d’Internet, tant sur le plan technique que sociétal ».

Or l’Isoc France vient de nous pondre, sous la plume de Paul Guermonprez, un « article de prospective » de poids à verser au dossier : Loi Création et Internet « Le boomerang législatif » Janvier 2009 – Avril 2010, article qui tente d’anticiper les conséquences du projet de loi.

De la pure science-fiction ? Rien n’est moins sûr malheureusement !

http://isoc.fr/lci_boomerang.pdf


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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:58

(dépêche)



Facebook demande à ses membres de légitimer la cession de leurs contenus

20 avr 2009 - il y a 1 heure 18 min
Hélène Puel,01net.

Marck Zuckerberg, le fondateur de Facebook, appelle les 200 millions de membres du réseau social à voter pour les nouvelles conditions d'utilisation du site. Moyennant le téléchargement d'une application, ses adeptes ont le choix entre deux options. Accepter les nouvelles conditions d'utilisation du site telles qu'elles ont été décidées à l'automne 2008. Ou valider une version révisée appelée « déclaration de droits et responsabilités des membres ». Mais sous une apparence démocratique, le vote qui se déroule du 16 au 23 avril à 12 heures (2 heures du matin en France) ne donne guère le choix à ses membres.

Des obligations qui ont provoqué un tollé

En effet, quelle que soit l'issue du scrutin, les deux solutions proposées par le réseau social entérinent le principe d'exploitation des contenus postés par les usagers. Dans les conditions d'utilisateurs du 23 septembre 2008, le site a fixé de nouvelles obligations à ses membres.  Ainsi l'utilisateur s'engage à céder «expressément à la société une licence irrévocable, perpétuelle » sur ses contenus personnels : photographies, vidéos, textes etc. En outre, ces nouvelles CGU conféraient à l'américain le droit de commercialiser cette production à des tiers « sans rétribution financière ».

Par ailleurs, les CGU donnent des devoirs en termes d'informations personnelles. « En échange de l'utilisation de ce site, vous acceptez de fournir des informations justes, complètes et précises vous concernant. De mettre à jour, au besoin, les données d'inscription et toutes les informations que vous fournissez à la société pour qu'elles restent appropriées, actuelles et complètes ». Pas étonnant quand on sait que le modèle économique de Facebook repose en partie sur l'exploitation des données des utilisateurs. Il va sans dire que ces nouvelles règles ont provoqué un tollé dans la communauté, obligeant Facebook à amender sa copie. En février dernier, le réseau social proposait de déposer pendant une trentaine de jours leurs remarques afin d'établir de concert les futurs grands principes du site.

La version des droits et des responsabilités des membres, le second choix que met aux voix la société de Zuckerberg aujourd'hui est le fruit de ce travail. Si la clause concernant la cession des droits à perpétuité a disparu, Facebook prévoit toujours d'exploiter sans contrepartie le contenu des utilisateurs. Le nouvel article prévoit que les internautes restent « propriétaires de tout le contenu et des informations postées sur Facebook [...] » Toutefois, le site pourra l'exploiter sous forme d'une licence qui prendra fin à la suppression du contenu en question ou du compte par l'internaute. Une amélioration certaine par rapport aux CGU en vigueur. Néanmoins, les photos, vidéos ou textes supprimés ne le seront pas tout de suite des serveurs de Facebook. Ils pourront persister, sans être accessibles aux autres membres, « une période de temps raisonnable » annonce le réseau social, sans donner plus de détails sur le délai.

Le scrutin ne sera pris en compte que si le taux de participation dépasse la barre des 30 % d'utilisateurs actifs (connectés au cours des 30 derniers jours). Si le quorum n'était pas atteint, la dernière version des conditions générales de vente serait maintenue. « Si ces nouveaux documents sont approuvés, tout amendement apporté à la déclaration des droits et responsabilités passera par le même processus d'émission de commentaires et de remarques, et pourra même être soumis à un vote, si beaucoup d'utilisateurs postent des commentaires, explique sur sa page personnelle, Mark Zuckerberg. Si ces nouveaux documents venaient à être rejetés, nous trouverons d'autres méthodes pour vous faire intervenir dans le processus de gouvernance ». Quand on fait appel aux internautes pour fournir du contenu, mieux vaut en effet les impliquer pour ne point trop les fâcher.


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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 20:54

(verbatim)



Séance publique du 9 avril 2009 (1)
http://rakotoarison.over-blog.com/article-doc-41261245.html

Séance publique du 9 avril 2009 (2)
http://rakotoarison.over-blog.com/article-doc-41261319.html



(suite)

M. le président. La parole est à M. Jean Dionis du Séjour, pour cinq minutes.

M. Jean Dionis du Séjour. Je souhaite revenir sur votre réaction, madame la ministre, sur le maintien du paiement de l’abonnement en cas de coupure de l’accès à Internet. Vous ne pouvez pas le justifier au motif qu’un emprunt pour l’achat d’une voiture est dû même en cas de suspension de permis. La situation n’est pas comparable. Vous avez voulu une législation d’exception, c’est une décision grave mais il faut l’assumer sans se réfugier dans les amalgames ! Bien qu’appartenant à la majorité, je trouve cela choquant.

Je partage certaines analyses de Martine Billard, même si nous avions un désaccord de fond qui s’est exprimé au cours du débat. Nous étions prêts, nous centristes, à soutenir le concept de riposte graduée, car il n’y a pas de meilleur choix en l’état actuel pour gérer le court terme.

Mais, progressivement, le débat s’est durci. Vous n’avez pas voulu nous entendre sur notre proposition d’amende. Puis il y a eu cette CMP catastrophique qui a réinstauré la double peine.

Néanmoins, contrairement au groupe GDR, nous considérons que le débat législatif a eu lieu – même s’il laisse un goût d’amertume, notamment s’agissant des conclusions de la CMP – et qu’il faut savoir arrêter un débat. Nous attendons cependant avec intérêt l’analyse du Conseil constitutionnel. Et, en tout état de cause, la réalité tranchera et conduira les uns et les autres à faire évoluer leurs convictions. Étant donné que le groupe Nouveau Centre partage certaines analyses de Mme Billard, il s’abstiendra sur le vote de la question préalable.

(La question préalable, mise aux voix, n'est pas adoptée.)


Discussion générale
M. le président. Dans la discussion générale, la parole est à M. Christian Paul, pour quinze minutes.

Je vous invite, chers collègues, à respecter le temps de parole qui vous est imparti pour que nous soyons en mesure d’achever notre débat à la fin de la matinée.

M. Christian Paul. Monsieur le président, nous allons faire le maximum pour exaucer votre vœu, mais pas au détriment de nos échanges !

Méprisant nos débats, ignorant les suppliques de ses propres amis, la majorité votera, sans nul doute, par ignorance ou par conviction – les deux postures cohabitant dans vos rangs – cette loi injustement baptisée Internet et création. En faisant croire que l’on peut durablement acheter les consciences des artistes avec un sachet de caramels, vous faites preuve aussi d’un certain cynisme.

Madame la ministre, je ne doute pas un instant du verdict de nos concitoyens, qui honnissent cette loi avant même qu’elle ne soit adoptée. Je ne doute pas non plus du jugement de l’Histoire. Cette loi sera contournée, rejetée et, finalement, abolie. Et si jamais elle venait à être évaluée, je ne doute pas qu’elle sera jugée dangereuse et terriblement inefficace.

Madame la ministre, malgré ce vote probable, vous avez, une fois encore, perdu la bataille des idées et ce plus encore que votre prédécesseur en 2006. Des millions de citoyens, y compris quand ils ne téléchargent pas – deux Français sur trois – sont hostiles à votre loi. Pas seulement hostiles à une approche répressive et régressive de la culture, que tous vos propos ont, pendant des semaines, illustrée. Nos citoyens détectent que cette loi va à contresens et que vous protégez des modèles archaïques de diffusion de la culture qui font l’impasse sur la nature même de l’Internet : le partage, l’abondance et la gratuité. Oui, la gratuité, madame la ministre, qui n’est pas le vol, la gratuité relative bien sûr, mais la gratuité qui impose de trouver de nouveaux modes de financement de la culture et de rémunération des créateurs.

Nos concitoyens savent bien que cette loi est à contretemps parce que les usages massifs sont là et que vous ne pouvez et ne devez pas les endiguer. Les Français savent également que cette loi est à contre-emploi, car elle ne réglera en rien les difficultés chroniques constatées dans le financement de la création.

La bataille des idées a énormément progressé au sein du Parlement européen. Rappelez-vous : il y a encore quelques mois, on disait que la France était isolée en Europe parce qu’une poignée de mousquetaires à l’Assemblée nationale et « cinq gus dans un garage » – c’est ainsi que l’on nomme la société civile rue de Valois ! – s’opposaient au rouleau compresseur d’une propagande aujourd’hui en panne.

La très grande majorité du Parlement européen, et vous avez tort de ne pas l’entendre, a donné, à plusieurs reprises, un signal éclatant, s’étonnant du peu de respect que marquent vos représailles graduées pour les principes du droit : le droit à un procès équitable, le droit de se défendre ou le droit de comparaître – Patrick Bloche l’a rappelé avec beaucoup de vigueur – devant un juge impartial.

Le débat d’idées a eu lieu aussi au sein de notre propre formation politique. À chaque étape, nous nous sommes interrogés sur la meilleure manière de trouver le juste équilibre, à l’âge numérique, entre les droits des auteurs et les droits du public. Nous avons tranché cette controverse. Les sénateurs socialistes n’ont d’ailleurs pas voté cette loi en commission mixte paritaire.

La bataille d’idées se poursuit – et se poursuivra durant les prochaines semaines – dans la communauté des artistes. Je veux, ce matin, porter la parole de ces artistes qui se sont exprimés ces dernières semaines et qui ont, en quelque sorte, brisé l’omerta avec beaucoup de courage. Permettez-moi de citer la conclusion du très beau texte issu du collectif « Internet, mon amour » : « L’auteur, le créateur, le spectateur a muté » – il n’y a que la ministre de la culture qui ne s’en rende pas compte. « L’œuvre est regardée, écoutée, partagée comme jamais auparavant. Et c’est pourquoi créateurs et regardeurs ne peuvent être filtrés par une loi obsolète et crétine. Une loi qui asphyxie la création et Internet. »

Je veux également porter la voix des auteurs de la superbe « Lettre ouverte aux spectateurs citoyens » émanant du monde du cinéma.

M. Patrick Bloche. Très bien !

M. Christian Paul. Je tiens à citer leurs noms : Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel : réalisateurs. Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni : acteurs. Agathe Berman et Paulo Branco, producteurs. Et de nouvelles signatures affluent par dizaines.

Il ne s’agit pas, madame la ministre, d’une poignée d’artistes égarés…

M. Franck Riester, rapporteur. Si !

M. Christian Paul. …comme vous avez osé le déclarer.

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Je n’ai jamais dit cela.

M. Christian Paul. Eh bien, vous le démentirez, car c’est ce que nous avons entendu dire.

Il n’y a pas, et c’est heureux et vital, un front des artistes en faveur de la loi HADOPI. L’omerta, c’est terminé.

M. Patrick Bloche. Très bien.

M. Christian Paul. S’il en est encore qui succombent pour quelque temps – pas pour longtemps – à votre illusion sécuritaire, beaucoup, en France et ailleurs, – je pense à ces 700 musiciens en Grande-Bretagne – disent combien cette loi se révèle contre nature. La création, éprise de liberté, et la répression organisée sur Internet ne feront jamais bon ménage.

De même, les intimidations ne feront pas taire ces hardis dissidents, de plus en plus nombreux, qui, par vagues successives, bravent des pouvoirs économiques ou corporatifs bien mal inspirés.

Les critiques qui grondent dans le pays – mais que vous n’écoutez pas – auraient pu être d’utiles remontrances. Le droit ne s’écrit pas contre la société et contre les usages de masse. Parfois, il précède la société : ce fut le cas avec l’abolition de la peine de mort. Parfois, il court derrière la vie réelle des peuples. Mais vous, vous décrétez avec cette loi le progrès à l’envers. En légiférant à rebours des usages des Français et des Européens, vous vous êtes enfermée, madame la ministre, dans un compromis impossible, car inéquitable.

M. Franck Riester, rapporteur. Contrevérité !

M. Bernard Gérard, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire. Il n’est pas bon !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Excessif !

M. Christian Paul. Vous êtes dans l’impasse nommée HADOPI.

HADOPI ne sera jamais, madame la ministre, l’outil de l’exception culturelle. L’exception culturelle, c’est considérer que la culture n’est pas une marchandise. Or tout dans votre discours donne à penser – peut-être démentirez-vous – que le mouvement de marchandisation de la culture sur Internet est irréversible et qu’il ne doit tolérer aucune exception. Avec HADOPI, il n’y a plus d’exception culturelle. L’exception culturelle n’est pas seulement un regard différent sur la culture et son statut dans la société, c’est également la recherche de financements exceptionnels, de financements mutualisés et de financements publics, même si ces derniers sont en régression aujourd’hui. HADOPI a balayé la volonté de mettre en avant l’exception culturelle.

HADOPI est dans l’impasse, et vous avec elle. Il faudra des mois, voire des années pour mettre en œuvre ce texte, forger les boucliers, inventer des parades. Il y faudra des dizaines de millions d’euros, prélevés sur le budget de votre ministère qui est exsangue, au mépris du spectacle vivant aujourd’hui paupérisé, des dizaines de millions d’euros demandés aux opérateurs, alors que ces sommes auraient pu servir à soutenir la musique et le cinéma.

HADOPI est dans l’impasse. HADOPI, peut-être – souhaitons-le –, ne passera pas pour cause de guérilla juridique permanente, de guérilla technologique de tous les instants, et elle a d’ores et déjà commencé, pour contourner, crypter. Si telle est la mission d’un ministre de la culture, vous serez emportée par cette guérilla !

Enfin, n’oublions pas le Conseil constitutionnel, dont le rôle, dans notre République, est de contrôler l’activité normative des pouvoirs publics, y compris lorsque ceux-ci s’affranchissent des principes constitutionnels et des principes fondamentaux de notre droit. Patrick Bloche vous a tout à l’heure adressé à cet égard une éclatante démonstration, que sa voix, j’en suis sûr, portera jusqu’au Palais Royal.

L’après-HADOPI a déjà commencé. Oubliant le détestable climat dans lequel cette loi a été débattue et votée, nous prendrons des initiatives pour soutenir les éditeurs qui veulent véritablement valoriser les œuvres et pour défendre l’idée qu’Internet doit financer la culture, comme, en 1984 et 1985, un gouvernement mieux inspiré que le vôtre avait permis que la télévision finance le cinéma. Tel est le chemin qu’il faudrait emprunter. La proposition de contribution créative que nous avons défendue à maintes reprises dans cet hémicycle est maintenant soumise au débat public.

Madame la ministre, mes chers collègues, ce texte fait à notre société une violence insupportable. Il ne fait honneur ni à Beaumarchais, qui n’entendait pas opposer les artistes au public lorsqu’il défendait la conception française du droit d’auteur, ni au pays de grande tradition culturelle et humaniste qu’est la France. Je veux le dire ce matin à cette tribune : le mouvement pour l’abolition d’HADOPI commence aujourd’hui ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. Patrick Bloche. Très bien !

M. le président. La parole est à M. Jean-Pierre Brard, que j’invite à imiter M. Paul en respectant son temps de parole.

M. Jean-Pierre Brard. Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous voici à nouveau réunis pour mettre la touche finale à cette usine à gaz, à cette absurdité législative dictée par les lobbies, qu’est la loi relative à la diffusion et à la création sur Internet.

Tout au long des débats, nous avons été cernés en quelque sorte par les sentinelles muettes, monsieur le rapporteur, et dédaignés par les intermittents de la séance, qui furent nombreux à droite… (Exclamations et rires sur les bancs du groupe UMP.)

M. Georges Mothron. Combien êtes-vous à gauche ?

M. Jean-Pierre Brard. Je ne parle pas de vous, mon cher collègue : vous êtes plutôt un « permittent », puisque vous êtes là ! Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Nous voulons donc saluer tous les internautes, sentinelles particulièrement actives qui se sont adressées à nous tous. Vous avez reçu un certain nombre d’e-mails, monsieur le rapporteur, si je ne me trompe. (M. le rapporteur approuve.) Vous les avez lus, mais vous n’en avez malheureusement pas tenu compte : c’est dommage ! Le jeune parlementaire que vous êtes ne sait sans doute pas encore qu’il faut mieux écouter nos concitoyens. (Rires et exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Georges Mothron. Oui, papa !

M. Arnaud Robinet. Ou plutôt papy !

M. Jean-Pierre Brard. Il pourrait être mon fils, c’est vrai…

M. Yves Albarello. Le pauvre !

M. Jean-Pierre Brard. …mais ce n’est pas du tout dans cet esprit que je m’adresse à lui : je lui dis simplement qu’il devrait profiter de l’expérience des parlementaires plus chevronnés !

M. Franck Riester, rapporteur. Je suis tout ouïe, monsieur Brard !

M. Jean-Pierre Brard. Monsieur Mothron, même dans les plaines de la Brie, dont le rapporteur est député, je vous assure que le vent apporte parfois le son de la voix, y compris de celle qui s’exprime par les urnes ! (Rires sur les bancs du groupe SRC.)

Mais revenons à notre sujet. Nous avons souligné encore et toujours l’absence de volonté gouvernementale de favoriser la création : rien dans ce texte ne concerne la rémunération des artistes, problème essentiel. Malgré nos propositions, l’histoire se répète, car vous légiférez toujours de la même manière : de même que la loi DADVSI n’a pas apporté un centime supplémentaire aux artistes et a échoué à endiguer le phénomène du téléchargement, le texte que vous allez voter – puisque son sort, au moins au moment où nous sommes, semble scellé – ne comporte aucune disposition novatrice permettant de diversifier les modes de financement de la création. Après la loi DADVSI, jugée inopportune par la plupart des professionnels, vous vous apprêtez à mettre en place une nouvelle loi d’exception qui subordonne les libertés publiques et la présomption d’innocence aux impératifs des industries du cinéma et du disque.

Je veux rappeler que nous avons été quelques-uns à ferrailler dans cet hémicycle contre les déclarations du Gouvernement. Nous nous sommes battus contre les constats de départ faussés qui ont motivé l’écriture de cette loi ; en effet, l’hypothèse du lien entre baisse des ventes et téléchargement ne repose sur aucun fondement sérieux ; mieux, des études ont montré que ceux qui téléchargent le plus sont aussi les plus grands consommateurs de biens culturels.

Nous nous sommes battus contre votre conception d’Internet, qu’il faut bien qualifier de réactionnaire et d’obsolète : les internautes qui partagent des fichiers ne sont pas des pirates, encore moins des criminels. Nous avons combattu l’arsenal répressif et inégalitaire du dispositif de la HADOPI : vous inversez la charge de la preuve, vous vous passez du juge, vous instituez une double peine, sinon pire.

Nous nous sommes élevés contre les absurdités techniques qu’impliquent la sécurisation des lignes et le dédain pour le logiciel libre : comment un simple citoyen réussirait-il là ou les professionnels ont échoué ?

Nous avons protesté contre le coût des moyens de contrôle que vous voulez instaurer – plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements compensés par l’État, donc par le contribuable, pour surmonter les obstacles techniques qui empêchent aujourd’hui d’appliquer votre texte sans rupture d’égalité entre citoyens devant la loi.

Enfin, nous nous sommes élevés contre les inexactitudes, les tâtonnements et les approximations qui font de ce projet de loi un texte inutile, inapplicable, coercitif à outrance et contraire au sens de l’histoire.

À l’origine, le droit d’auteur à la française, que vous prétendez défendre ici, a été conçu pour protéger les artistes contre les appétits des marchands.

M. Patrick Bloche. Absolument !

M. Jean-Pierre Brard. Or ce texte, sous couvert de défense des droits des auteurs et des droits voisins, accorde en réalité un blanc-seing aux appétits mercantiles des intermédiaires de l’industrie culturelle, au premier rang desquels se trouvent les majors de l’industrie du disque et les gros producteurs de cinéma – dont Pascal Nègre et Marin Karmitz.

M. Patrick Bloche. Un ami ! (Rires.)

M. Jean-Pierre Brard. Pas vraiment : nous ne nous parlons que dans les prétoires des tribunaux, mais, comme il a bien plus d’argent que moi, cela ne lui coûte pas grand-chose – par rapport à sa fortune, à peine l’épaisseur d’un trait ! Mais ce n’est pas l’objet de notre discussion.

Contrairement à ce que vous martelez pour justifier votre texte, ces industries se portent bien, mais restent arc-boutées sur des modèles économiques surannés et inadaptables, faute de volonté, aux nouveaux modes de diffusion de la culture. Vous faites donc peser sur tous les citoyens la menace d’une mort électronique par coupure de leur accès à Internet, qui peut pourtant constituer un outil de travail indispensable et un moyen d’accès à l’information, à la communication et à l’éducation – droit fondamental, je vous le rappelle, et réaffirmé à trois reprises par le Parlement européen.

Les autres pays qui se sont engagés dans cette voie ont fait machine arrière depuis. Permettez-moi de citer Brigitte Zypries, ministre allemande de la justice : « Je ne pense pas que [la riposte graduée] soit un schéma applicable à l’Allemagne ou même à l’Europe. Empêcher quelqu’un d’accéder à Internet me semble être une sanction complètement déraisonnable. Ce serait hautement problématique d’un point de vue à la fois constitutionnel et politique. Je suis sûre qu’une fois que les premières déconnexions se produiront en France, nous entendrons le tollé jusqu’à Berlin. » Selon les ministres suédoises Lena Adelsohn Liljeroth et Beatrice Ask, chargées respectivement de la culture et de la justice, « la proposition, contenue dans le rapport Renfors, d’autoriser et d’obliger les FAI à couper les abonnements à Internet des internautes dont la connexion a été utilisée de façon répétée pour violer le copyright a été fortement critiquée. Beaucoup ont noté que la coupure d’un abonnement à Internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l’accès à Internet est un droit impératif pour l’intégration sociale. Le gouvernement [suédois] a donc décidé de ne pas suivre cette proposition. Les lois sur le copyright ne doivent pas être utilisées pour défendre de vieux modèles commerciaux ».

Mais vous, vous persistez dans une politique qui isolera la France du reste de l’Union européenne, qui ne fera que diviser les citoyens, qui opposera les artistes à leurs publics et la jeunesse au Gouvernement. Dans un contexte de fracture entre une partie de la population et le pouvoir politique, de crise, de baisse du pouvoir d’achat et de montée du chômage, vous soutenez des majors qui n’ont fait aucun effort pour baisser leurs prix ou pour diversifier leur offre et vous punissez des citoyens qui, à bon droit, partagent de la culture. Ce partage remonte pourtant à la nuit des temps : c’est ainsi que la culture se diffuse et s’enrichit !

Vous entendez punir des citoyens pour n’avoir pas su sécuriser leur ligne. Vous discréditez une fois de plus l’autorité de la justice indépendante en lui substituant une haute autorité. Vous renforcez encore et toujours les pouvoirs du Président, qui, après s’être arrogé le droit de nommer et de révoquer les présidents des chaînes publiques, pourra nommer, par l’intermédiaire du Gouvernement, celui de la HADOPI.

M. le président. Veuillez vous acheminer vers votre conclusion, monsieur Brard.

M. Jean-Pierre Brard. Madame la ministre, s’il me fallait résumer cette loi, je dirais qu’elle se borne à sanctionner plus pour obliger à consommer plus. Pour cette raison, nous nous y opposons farouchement et nous voterons contre, une fois de plus.

Permettez-moi d’exprimer enfin un regret, madame la ministre. Il est des domaines où vous avez su nous entendre : ainsi, vous défendez le cinéma d’art et d’essai, ce qui est tout à votre honneur. J’aurais donc aimé que, s’agissant d’Internet et du téléchargement, vous soyez sensible aux capacités d’innovation des nouvelles technologies, portées par la jeunesse, et qui nous permettent d’avoir une confiance absolue en l’avenir. Il est vrai, chers collègues de la majorité, que ce n’est pas d’avenir que vous êtes porteurs, mais d’un passé dont vous êtes les vestiges ! (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et SRC. – Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Philippe Gosselin. Le vôtre est assez chargé politiquement, monsieur Brard !

M. le président. La parole est à M. Jean Dionis du Séjour.

M. Jean Dionis du Séjour. Monsieur le président, madame la ministre, messieurs les rapporteurs, mes chers collègues, je tiens d’abord, et malgré nos désaccords, à remercier madame la ministre pour sa disponibilité et celle de son équipe. Les centristes saluent et remercient également les trois rapporteurs, avec une mention spéciale à Franck Riester, qui a toujours défendu les points de vue de notre Assemblée, notamment au sein d’une CMP qui restera de triste mémoire.

Comment permettre aux professionnels de la culture de vivre de leur création dans une société où Internet est devenu le canal de diffusion majeur ? Nous avions déjà essayé de répondre à cette question il y a trois ans, lors de l’examen de la loi DADVSI. Déjà, en 2006, nous cherchions à lutter contre l’ampleur du téléchargement illégal dans notre pays, qui semblait expliquer l’effondrement de certains marchés culturels – notamment celui du CD.

Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est bien que la loi DADVSI n’a pas été à la hauteur – pour le dire plus crûment, qu’elle a été d’une inefficacité flagrante.

C'est donc cette même question de la rémunération de la création à l’heure d’Internet qui a conduit à la signature, le 23 novembre 2007, des accords de l'Élysée. Fondés sur les conclusions du rapport de Denis Olivennes, ceux-ci constituent la colonne vertébrale du projet de loi.

Mais soyons clairs. Les centristes considèrent que la méthode privilégiée pour l'élaboration de ce texte était bonne. Ils se retrouvent également dans les principes fondateurs de la loi : une forte promotion de l'offre légale alliée à l'existence d'un volet dissuasif pour lutter contre le téléchargement illégal.

Notre ligne politique est restée la même depuis 2005 : nous considérons qu’il est indispensable d’élaborer une vision à long terme des modes de consommation des œuvres culturelles sur Internet tout en reconnaissant la nécessité de prendre des mesures pragmatiques de court terme pour diminuer le téléchargement illégal.

Nos critiques se concentrent donc sur l'insuffisance des dispositions destinées à favoriser l'offre légale des œuvres sur Internet. Nous sommes profondément convaincus que c'est le streaming, la diffusion de la musique en mode continu, qui fera reculer durablement le téléchargement illégal, et non la riposte graduée, tout utile qu’elle soit à court terme. Nous n'avons d’ailleurs cessé de dénoncer depuis 2005 la cherté de l'offre légale. Aucun effort majeur n'a été fait depuis trois ans pour faire baisser significativement les prix. Un jour, il faudra pourtant bien prendre en compte la spécificité des échanges numériques, caractérisés par un coût de reproduction quasi nul et la persistance d’une qualité intacte, copie après copie.

Les marchés d'avenir que sont le cinéma et la musique numériques ne pourront trouver leur modèle économique qu'en s'élargissant considérablement grâce à des baisses significatives de prix et en s'ouvrant enfin à de nouveaux modèles de consommation des œuvres comme l’abonnement ou le forfait.

Le groupe Nouveau Centre vous avait soumis un certain nombre d'amendements qui visaient non seulement à rendre l'offre légale plus attractive mais aussi à faire émerger ces nouveaux modèles de consommation des œuvres culturelles en ligne. On voit d’ailleurs déjà poindre les modèles économiques gagnants. Le spectacle vivant ne s'est jamais aussi bien porté et les systèmes de forfait et d'abonnement permettent aujourd'hui d'avoir accès à des catalogues en streaming toujours plus vastes, tout en permettant la rémunération des ayants droit.

Malheureusement, le texte final reste pauvre pour ce qui est de ce renouvellement du modèle économique de nos industries culturelles. Notre amendement permettant à la HADOPI de saisir l'Autorité de la concurrence a ouvert la possibilité de s'intéresser enfin au fonctionnement effectif de la concurrence dans l'industrie musicale et aux relations contractuelles entre les ayants droit et les diffuseurs, qui sont souvent déséquilibrées. Saisissez-vous donc de cet outil, madame la ministre et mesdames et messieurs les futurs membres de la HADOPI !

Le vent de la révolution numérique se lève mais, comme dit le poète, « il faut tenter de vivre ». À court terme, nous soutenons donc l'existence d'un volet répressif dans la loi.

La riposte graduée est, pour paraphraser bien humblement Churchill, la pire des solutions à l'exception de toutes les autres pour lutter contre un phénomène devenu comportement social de masse. Certes, ce dispositif a des limites : la détection et l'identification des contrevenants seront particulièrement difficiles, elles donneront lieu à de nombreux contentieux et les internautes les mieux renseignés trouveront des voies de contournement. Mais nous considérons, pour utiliser une expression triviale, que nous n’avons actuellement rien de mieux en magasin.

Je le dis à nos collègues de l'opposition : nous pouvons vous rejoindre sur des propositions à long terme, mais il nous semble trop facile de faire l'impasse sur le court terme.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu’une majorité de députés du Nouveau Centre, à commencer par notre président François Sauvadet, soutient en majorité votre projet de loi, madame la ministre, tout en étant solidaire des nombreuses propositions d'amélioration que nous vous avons faites tout au long des débats.

M. Didier Mathus. Beau sophisme !

M. Jean Dionis du Séjour. Monsieur Mathus, chaque famille politique a ses tensions et ses contradictions. Mieux vaut rester discret sur ces questions : à chacun ses problèmes.

Mes collègues m'ont donc chargé de vous faire part, en l’absence de vote solennel, de leur soutien à cette version définitive de ce projet de loi.

Cela dit, à mesure que nos travaux avançaient, un nombre croissant de députés centristes se sont sentis mal à l'aise.

M. Jean-Pierre Brard. Vous n’êtes plus au centre, vous prenez la tangente !

M. Jean Dionis du Séjour. Plusieurs de mes collègues et moi-même continuons de penser que le choix de la coupure de l'accès à Internet comme sanction est entaché de sept péchés capitaux : premièrement, cette coupure sera vécue par une grande partie de nos concitoyens comme une agression symbolique contre l'art de vivre ensemble de notre époque ; deuxièmement, comme l’ont souligné nos collègues socialistes, elle sera longue à mettre en œuvre – elle ne sera sans doute pas effective avant 2011 – et sera source de contentieux ; troisièmement, elle sera coûteuse – 70 millions d'euros au bas mot ; quatrièmement, elle ne rapportera rien aux créateurs et aux artistes ; cinquièmement, elle sera une source de graves problèmes de sécurité du fait de la coupure de l’accès à la messagerie ; sixièmement, elle isole juridiquement la France ; septièmement, elle impose la constitution d'une liste noire d'internautes contrevenants, accessible à tous les opérateurs, condamnée par la CNIL et l'ARCEP.

Cela fait beaucoup !

M. Jean-Pierre Brard. Ce sont autant de péchés mortels !

M. Philippe Gosselin. J’aime beaucoup les références religieuses répétées de M. Brard !

M. Jean Dionis du Séjour. Nous qui sommes les héritiers de la démocratie chrétienne, nous les assumons !

Au risque de me répéter, je persiste à penser que l'amende avait une chance de s'enraciner comme une sanction proportionnée. La coupure, quant à elle, sera violemment rejetée par notre jeunesse et par les internautes dans leur ensemble : je prends date avec vous.

Je ne m'abstiendrai pas comme je l'avais prévu, madame la ministre : je voterai contre, après l'incroyable CMP à laquelle j'ai assisté avant-hier.

Qu’elle soit revenue sur un vote unanime de notre assemblée en rétablissant la double peine, alliant coupure et paiement de l’abonnement, heurte mes convictions démocrates. Car l'esprit de nos institutions est bien de laisser le dernier mot à l'Assemblée nationale.

Mme Martine Billard. Très bien !

M. Jean Dionis du Séjour. Que ce rétablissement ait été obtenu au prix d'une coalition improbable, composée de députés et de sénateurs UMP, soutenus par les sénateurs socialistes, …

M. Franck Riester, rapporteur. Et Nouveau Centre !

M. Jean Dionis du Séjour. …ne fait que renforcer notre opposition à cette mesure.

Enfin, que cette disposition, dérogatoire à l’article L.121-84 du code de la consommation, transforme votre texte en une loi d'exception, fragile constitutionnellement, suffit à la rendre inacceptable pour beaucoup d'entre nous.

Si jamais cette disposition échappait à la censure des sages du Palais-Royal – ce qui me paraît peu probable –, elle sera l'objet de contentieux incessants avec les internautes : jamais ils n'accepteront de payer pour un service suspendu !

Nous vous avons proposé la solution de l'amende, vous avez préféré vous en tenir à un produit d’un genre particulier et qui va devenir célèbre : le « pack luxe HADOPI », suspension plus amende !

Trop c'est trop, madame la ministre !

Malgré nos réserves sur la détection des contrevenants et sur l’article 5, nous étions prêts à voter en faveur de la riposte graduée.

Fort de mon expérience de rapporteur de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, je vous avais mise en garde contre l'article 5 qui crée une insécurité juridique évidente et constitue une mesure d’exception. Vous avez préféré maintenir ces dispositions qui permettent au juge de déroger au principe de subsidiarité inscrit dans l'article 8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique. Ainsi possibilité lui est donnée d'ordonner directement des mesures de filtrage pour les contrevenants au code de la propriété intellectuelle alors que cette faculté avait été refusée pour les crimes identifiés comme odieux dans notre code pénal, lors de nos débats sur la LCEN.

Nous n’avions donc pas été entendus et, pourtant, j’étais prêt à m’abstenir. Mais la double peine a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. J'assume donc mon opposition finale à ce texte et déplore ce qui restera pour moi une occasion gâchée.

Madame la ministre, nous sommes un certain nombre à avoir assisté au naufrage législatif de la loi DADVSI. Au fur et à mesure que se durcissaient les débats sur la HADOPI, l'image d’un Titanic législatif s'est à nouveau imposée à nos esprits. Je finirai donc en vous souhaitant bonne chance et bonne route dans la direction de l'Atlantique Nord où vous aurez à éviter de nombreux icebergs dans la mise en œuvre de la HADOPI. Aujourd'hui, comme sur le Titanic, l'orchestre continue à jouer pour fêter l’adoption de la loi. Pour ma part, je choisis de rester à quai. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à M. Philippe Gosselin.

M. Philippe Gosselin. Monsieur le président, mes chers collègues, nous voici arrivés au terme de nos débats et je voudrais pour commencer saluer la constance de la ministre, …

M. Jean-Pierre Brard. Sur ce point, il y a consensus !

M. Philippe Gosselin. …qui, après une loi déjà difficile sur l’audiovisuel, a eu à défendre ce projet de loi. J’aimerais également saluer le travail des rapporteurs, en particulier l’apport remarquable de Franck Riester, qui, de surcroît, nous a permis de mieux découvrir Coulommiers. N’est-ce pas, monsieur Brard ?

M. Jean-Pierre Brard. Nous attendons la dégustation !

M. Philippe Gosselin. Certains ont un peu trop facilement opposé la droite à la gauche, les amoureux des artistes à ceux qui chercheraient à miner leurs intérêts, les jeunes aux moins jeunes. C’est oublier que nous aussi, nous aimons les artistes, que, nous aussi, nous sommes attachés au développement d’Internet, que, nous aussi, nous souhaitons le développement de l’économie numérique.

S’agissant des artistes, nous pourrons toujours nous renvoyer quelques listes à la figure. Je pense à la lettre ouverte récemment publiée dans Libération qui mêlait les signatures de Catherine Deneuve et de Victoria Abril…

M. Christian Paul. Quel mépris !

M. Philippe Gosselin. …à laquelle je pourrais opposer la liste des 10 000, regroupant de nombreuses personnalités parmi lesquelles Hubert-Félix Thiéfaine ou Bernard Lavilliers, qui ne passent pas pour être de fervents partisans de l’UMP.

Mais arrêtons plutôt d’instrumentaliser les artistes, le débat mérite mieux.

Selon certains, l’UMP ne ferait que soutenir les majors. Mais cet argument de la défense des faibles contre les gros, bien des fois avancé, me paraît facile. Il faut rappeler à cet égard que 99 % des entreprises du secteur de la musique et 95 % de celles du secteur du cinéma sont en fait des PME. Les majors, faute d’influencer nos débats par leur poids, sont sans doute l’arbre qui cache la forêt, ce qui explique qu’on les attaque si facilement.

En matière économique, certains avancent que les modèles en vigueur sont désuets et qu’ils doivent s’adapter. Sans doute, une adaptation est-elle nécessaire du fait du développement d’Internet et de l’économie numérique.

Reste que nul ne peut nier les difficultés des industries du disque qui ont subi une chute de 50 % de leur chiffre d’affaires depuis cinq ans et connu une baisse de 30 % de leurs effectifs. Les faits sont têtus.

Et que n’a-t-on entendu sur l’aspect liberticide de la HADOPI ! À cet égard, il me paraît bon de rappeler que de nombreuses garanties procédurales ont été apportées à son fonctionnement : les sanctions qu’elle peut prononcer, à l’instar d’autres autorités administratives indépendantes, sont soumises au contrôle du juge. De surcroît, la CNIL sera particulièrement vigilante s’agissant des fichiers qui pourraient être constitués et elle sera consultée pour les décrets d’application.

Il m’apparaît également important de revenir sur le caractère progressif du dispositif pédagogique mis en place. Il existe beaucoup d’étapes avant la coupure, à commencer par l’envoi d’un mail et l’envoi d’un recommandé en cas de récidive dans un délai de six mois.

Si je fais cette mise au point, c’est que de nombreuses dispositions de la loi ont été travesties jusqu’à la caricature.

M. Dionis du Séjour est allé jusqu’à évoquer un naufrage digne du Titanic à propos de la loi DADVSI. Il faut bien voir que ses dispositions continueront de s’appliquer pour ce qui est de la contrefaçon, avec des plafonds de 300 000 euros et de trois ans d’emprisonnement. Pour des faits que nous ne considérons en rien comme criminels, comme vous tentez de le laisser croire, c’est la loi HADOPI qui s’appliquera.

Il est faux de dire que nous chercherions à stigmatiser une partie de la population. Nous savons que certains se plaisent à colporter l’image d’une droite ringarde, ne comprenant rien à la jeunesse. Mais ils oublient d’abord que les internautes se trouvent aussi parmi les moins jeunes. Je connais nombre de quadragénaires, de quinquagénaires, voire d’octogénaires, qui pianotent allégrement et qui téléchargent en toute légalité. Cessons d’opposer une catégorie de la population à une autre.

Rappelons cependant que le téléchargement illégal constitue une forme de spoliation et donc de vol. C’est un peu la même chose que d’aller à la FNAC ou ailleurs voler un livre.

M. Patrick Bloche. Certains magasins FNAC ferment !

M. Philippe Gosselin. Il faut donc prendre conscience que le piratage constitue une forme de spoliation. Le téléchargement, quand il est illégal, doit être sanctionné, ce qui ne remet pas en cause la possibilité de gratuité – et un certain nombre de sites sont là pour en témoigner.

Ce processus pédagogique et progressif n’est pas attentatoire aux libertés fondamentales.

On nous a dit que l’Europe allait nous sanctionner et qu’elle nous regardait déjà d’un œil un peu curieux. Certains ont évoqué le rapport d’un député grec, mais ce n’est qu’un rapport. Quant à l’amendement n° 138, je rappelle qu’il n’a pas été retenu par le Parlement européen. Et quand bien même l’accès à Internet serait considéré dans quelques années comme un droit fondamental – comme d’ailleurs aurait dû l’être l’accès à l’eau à Istanbul –, il devrait toujours être concilié avec d’autres droits, d’autres libertés et nul ne pourrait l’invoquer pour violer ces autres droits et libertés. La liberté d’aller et de venir n’a jamais fait obstacle à des règles nécessaires à la sécurité des frontières. Et, vous le savez, la Cour de justice des communautés européennes, comme nos juridictions nationales, souligne que les droits doivent être conciliés. Du reste, le Conseil constitutionnel ne fait pas autre chose.

Tels sont les quelques éléments de réponse que je voulais vous donner pour essayer d’apaiser les craintes des uns et des autres.

En conclusion, je rappellerai que nous n’avons pas la prétention de régler de manière définitive la question du téléchargement. Les technologies évoluent, elles s’adaptent, parfois beaucoup plus vite que nous le faisons nous-mêmes. Le principe d’inadaptabilité ne me paraît pas sain. Et si l’on parle de continuité des services publics, on parle aussi de leur mutabilité. La loi doit aussi savoir s’adapter.

Sans doute le modèle économique va-t-il évoluer. À cet égard, je crois que le streaming, que l’on a beaucoup évoqué et qui est en plein essor, se développera encore fortement dans les années à venir.

J’attends aussi le développement substantiel des catalogues, de l’offre légale, qui doit être accessible, ce qui suppose que les prix baissent de façon importante.

Avec ce texte, nous avons un ensemble cohérent, à la fois pédagogique et progressif, respectueux des libertés quoi qu’on en dise, et qui a évité toute caricature. Parallèlement, nous attendons le développement de l’offre et la diminution des prix. Par ailleurs, j’espère, comme l’ensemble de mes collègues du groupe UMP, que la France gardera une longueur d’avance dans le développement d’Internet – notre pays compte plus de 18 millions d’internautes. Nous faisons partie des champions du monde, toutes proportions gardées. Le plan numérique 2012 est en train de se mettre en place. De nombreux départements, et je pense à celui de la Manche, ont pris une longueur d’avance. Mais il n’est pas question d’opposer les uns aux autres.

Le groupe UMP votera ce projet de loi qui nous paraît empreint de sagesse et de réalisme, tout en reconnaissant sa modestie. C’est le texte qu’il nous faut pour la situation présente. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. Frédéric Lefebvre.

Il n’est pas là...

M. Christian Paul. Où est l’intermittent de la séance ?

M. Jean-Pierre Brard. À l’Élysée !

M. le président. La discussion générale est close.

La parole est à Mme Christine Albanel, ministre de la culture.

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Au terme de ce débat, je tiens à remercier à nouveau les rapporteurs...

M. Jean Dionis du Séjour. Ils le méritent !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. ...M. Franck Riester, M. Bernard Gérard et Mme Muriel Marland-Militello, qui ont fait un travail considérable et très fécond.

Je remercie également le président de la commission des lois, M. Warsmann, les membres du groupe UMP pour leur soutien ainsi que tous ceux qui ont animé ces débats de leur passion.

Cette loi très attendue a suscité une très grande mobilisation.

M. Christian Paul. C’est sûr !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Bien sûr, on pourrait citer les personnalités qui ont pu exprimer leur désaccord avec ce projet il y a quelques jours, mais on peut aussi parler des 10 000 signataires qui soutiennent cette loi,...

M. Patrick Bloche. Ils retirent leurs signatures !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Pas du tout !

...des vingt-sept cinéastes de premier plan qui se sont fortement engagés, notamment Bertrand Tavernier, ou encore des indépendants européens, réunis dans le groupe Impala – ils sont 4 000.

M. Christian Paul. C’est de la fumée !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Je le répète, cette loi est faite non seulement pour les majors mais aussi pour les indépendants, pour toutes ces PME de moins de vingt salariés qui sont touchées par le téléchargement illégal.

Nous sommes actuellement submergés de soutiens...

M. Christian Paul. Nous aussi !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. ...d’associations professionnelles de créateurs de tous les pays européens – on pourra les consulter en ligne.

Je rappellerai aussi que le très célèbre cinéaste Steven Soderbergh a évoqué notre loi devant le Congrès américain pas plus tard qu’hier. C'est la première fois, je crois, qu’un grand cinéaste américain mentionne notre projet de loi favorisant la protection de la création sur Internet, décrivant cette approche comme des plus prometteuses et soulignant que les cinéastes français avaient été aux avant-postes dans la défense de cette loi, ce qui me semble plutôt significatif.

Je veux aussi remercier le Parlement. Je pense que ce projet de loi a été enrichi par tous les débats. Il arrivait au terme d’un processus très particulier, puisqu’il s’agissait d’accords interprofessionnels, y compris avec les fournisseurs d’accès à Internet, ce qui a constitué une force. Finalement, toute une économie en deux parties avait été proposée : d’un côté le développement de l’offre légale, de l’autre un processus pédagogique, ce qui permettait d’aboutir à une loi équilibrée faisant la juste part à ces deux aspects.

Le Sénat et l’Assemblée nationale ont permis d’enrichir l’offre légale, avec la suppression des DRM et une chronologie des médias plus précise et plus attractive. C’est en luttant contre le piratage que l’on créera les conditions du développement de l’offre légale, et c’est ce qui se passe actuellement. Nous aimons tous Internet, mais nous souhaitons qu’il soit légal et civilisé.

Le Parlement a permis aussi de renforcer les garanties d’indépendance de la Haute Autorité et les garanties des abonnés avec la possibilité de dialoguer au stade de l’avertissement.

S’agissant du statut d’éditeur de presse en ligne et des droits d’auteur des journalistes, les états généraux de la presse ont eu lieu au début de l’année 2009. Grâce à votre assemblée, les éditeurs de presse en ligne peuvent désormais bénéficier des mêmes droits que les éditeurs de presse papier.

Je crois que la position retenue sur le droit d’auteur est bonne. J’avais cependant émis des réserves sur un amendement qui a été voté et qui dispose que la collaboration entre les journalistes et les éditeurs est réputée porter sur l’ensemble des supports. C’est en raison de ce seul point que les sénateurs socialistes se sont abstenus.

M. Patrick Bloche. Laissez-nous gérer nos affaires !

M. Christian Paul. Chacun chez soi !

Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Ils ont indiqué clairement ce matin qu’ils approuvaient la loi dans toutes ses intentions, à l’exception de ce point. J’ajoute que les sénateurs du groupe communiste et Verts se sont abstenus.

Nous sommes parvenus à une loi pédagogique et équilibrée que j’ai portée avec modestie parce que nous savons bien que ce secteur évolue beaucoup et qu’il faudra constamment adapter les choses. J’ai le sentiment que l’on crée, grâce à cette loi, un cadre juridique intéressant, mais aussi un cadre psychologique porteur du message selon lequel les créateurs, les artistes, les cinéastes, les musiciens ont le droit d’être rémunérés pour ce qu’il font. Il est important de dire à tous nos concitoyens, et notamment à tous les jeunes, que, s’il ne leur semble pas très grave de télécharger illégalement tel ou tel morceau de musique, cet acte n’est pas anodin puisqu’il produit des catastrophes en amont dans la profession.

En conclusion, ce texte équilibré représente un beau signal pour la culture et la création. Chaque jour, nous pouvons remarquer que ce texte est observé par nos partenaires européens et même outre-Atlantique, ce qui est très encourageant. Merci à tous d’avoir contribué à son élaboration. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Vote sur l'ensemble
M. le président. Je mets aux voix l'ensemble du projet de loi, compte tenu du texte de la commission mixte paritaire.

(L'ensemble du projet de loi est rejeté.)

(Mmes et MM. les députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine se lèvent et applaudissent.)

M. Nicolas Dupont-Aignan. Bravo !

18

Ordre du jour de la prochaine séance
M. le président. Prochaine séance, cet après-midi, à quinze heures :

Suite du projet de loi pour le développement économique des outre-mer.

La séance est levée.

(La séance est levée à treize heures quinze.)


Le Directeur du service du compte rendu de la séance
de l'Assemblée nationale,

Claude Azéma




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