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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 07:29
(Dépêches)



PARIS (Reuters) - A quatre jours du second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'efforcent de dédramatiser l'enjeu de leur débat télévisé là où certains de leurs alliés respectifs veulent voir une confrontation "décisive" ou un moment "important".

Le candidat de l'UMP, en position de force après avoir recueilli 31,18% des voix au premier tour, aborde ce rituel cathodique avec "sérieux" et "humilité". Sa rivale socialiste, qui accuse un retard de cinq points, n'est pas "inquiète".

Il s'agira d'une première pour les deux candidats, qui s'affronteront durant deux heures à partir de 21h00 sous la houlette d'Arlette Chabot (France 2) et Patrick Poivre d'Arvor (TF1).

Ce duel "est décisif", a déclaré sur RTL l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, qui inaugura avec François Mitterrand en 1974 la formule des débats télévisés de l'entre-deux tours.

Sa réplique, "Vous n'avez pas, M. Mitterrand, le monopole du coeur", ne fut pas étrangère à sa victoire. Quant à la "revanche" de 1981 : "Si j'avais été meilleur dans le débat, j'aurais gagné", a estimé Valéry Giscard d'Estaing.

Pour l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, cité par Ségolène Royal comme l'un de ses favoris pour Matignon, le débat va "avoir de l'importance, probablement plus que ça n'a été le cas pour les débats analogues dans le passé".

Le dernier duel télévisé présidentiel remonte à 1995, Jacques Chirac ayant refusé de débattre avec Jean-Marie Le Pen en 2002.

Ce sont "deux candidats dont les caractères sont à ce point opposés que l'émission justement peut les mettre en lumière. Je pense que ça éclairera les électeurs", a estimé Dominique Strauss-Kahn sur RTL.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, juge même que le débat, point d'orgue de la campagne, peut faire basculer le scrutin du 6 mai, pour lequel Nicolas Sarkozy reste favori avec 51% à 53% des intentions de vote.

"Je pense que si ce débat est regardé - il le sera - par 20 millions de téléspectateurs (...), beaucoup hésitent et décideront de ce qu'ils ont à faire peut-être à la suite de ce débat", a-t-il dit sur LCI.

L'INCONNUE DE L'ELECTORAT DU FN

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin relativise.

"Les Français sont à maturité politique aujourd'hui. Les orientations d'un leader ne sont pas déterminantes pour les citoyens. C'est pas les indications de vote qui font le vote de l'électeur", a-t-il dit sur France 2.

"Le débat peut agir à la marge, je ne pense pas que cela soit forcément déterminant", a-t-il ajouté.

Les deux candidats auront mercredi soir à l'esprit les plus de 6,8 millions d'électeurs qui ont voté François Bayrou au premier tour. Les instituts de sondage s'accordent à dire que leurs voix se porteront plus sur Ségolène Royal que sur Nicolas Sarkozy, mais pas nécessairement dans une proportion décisive pour la candidate socialiste, qui dispose d'un "réservoir" de suffrages historiquement faible (moins de 37%).

Quant aux quelque 3,8 millions d'électeurs de Jean-Marie Le Pen, qui a prôné mardi l'abstention, Nicolas Sarkozy est convaincu qu'ils se rendront dimanche aux urnes.

"J'ai été l'un des premiers, peut-être l'un des seuls, à parler à ces électeurs", a affirmé le président de l'UMP sur France Inter.

"Pour quelqu'un qui aime la France, qui appelle au civisme, au sursaut national, c'est curieux de demander aux citoyens de ne pas voter", a-t-il dit. "Je suis sûr que les citoyens voteront".

Selon Marine Le Pen, "jusqu'à 50%" de l'électorat du Front national pourrait s'abstenir.

Environ 20% des électeurs de Jean-Marie Le Pen voteront pour Ségolène Royal, car c'est un électorat "qui est issu de la gauche et qui naturellement a tendance à repartir à son camp d'origine", a dit la vice-présidente du Front national sur RMC Info et BFM TV. "Peut-être que le reste votera pour Nicolas Sarkozy".

"Chaque moment est décisif mais je ne suis pas de ceux qui dramatisent les enjeux d'un débat à ce point-là. Je ne pense pas que les Français choisissent pour cinq ans un président de la République sur la seule impression qu'ils auront d'un débat de deux heures", a souligné Nicolas Sarkozy.

Mercredi 2 mai 2007, 12h51




PARIS (Reuters) - Le débat de mercredi soir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy a rassemblé en moyenne plus de 20 millions de téléspectateurs, annoncent TF1 et France 2, les deux coproducteurs de l'émission.

La confrontation télévisée a été regardée en moyenne par 20.064.720 personnes, avec un pic d'audience global à 21h45 de 23,1 millions de téléspectateurs pour les deux chaînes réunies.

Le débat était également retransmis par une dizaine de chaînes gratuites ou payantes, sur le câble, le satellite ou sur la TNT, ainsi que par de nombreuses radios.

Au total l'audience télévision - TF1, France 2, France 24, NRJ12, MTV, La Chaîne Parlementaire (LCP), i-Télé, BFM TV, LCI et TV5 - a été de 20.461.000 personnes.

Le chiffre d'audience pour TF1 et France 2 est supérieur au dernier débat de ce type, qui avait opposé en 1995 Jacques Chirac et Lionel Jospin, et qui avait réuni pour les deux chaînes 16,78 millions de téléspectateurs.

Avec près de 20 millions et demi de téléspectateurs, l'audience du duel entre les deux candidats est la première pour une émission politique dans l'histoire de la télévision.

Elle vient toutefois en cinquième position derrière quatre matches de football, avec en tête la demi-finale de Coupe du monde 2006 France-Portugal, qui avait attiré, uniquement sur TF1, 22.200.000 personnes.

Jeudi 3 mai 2007, 13h02




PARIS (AFP) - Les deux camps criaient victoire mercredi soir, à l'issue du face à face télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, à J-4 du second tour.

Nicolas Sarkozy est salué par les représentants de la majorité comme "très clair, très précis" et "calme", alors que Ségolène Royale restait, selon eux, dans "le flou" et "l'imprécision". A l'inverse, les responsables de gauche ont vu Ségolène Royal "étonnante" de "dynamisme et de modernité", face à un candidat UMP "sur la défensive", "mal à l'aise", "maîtrisant mal ses dossiers".

Seul le député UDF Gilles Artigues a jugé que les deux candidats avaient "fait jeu égal", soulignant que ce débat a "renforcé (son) choix de vote blanc". François Bayrou, dont les électeurs sont en position clé, n'a fait aucune déclaration.

- François Hollande, premier secrétaire du PS : "Le débat a été fructueux. Ségolène a conduit et même dominé l'échange (...). Elle a montré (...) de la crédibilité. Elle a montré aussi de la cohérence, de la capacité à exercer les fonctions"

- Arnaud Montebourg, porte-parole de Mme Royal : Ségolène Royal "a dominé le débat de A à Z. Il n'y a pas eu de moment où Nicolas Sarkozy a réussi à imposer un tant soit peu ses idées. Elle a gagné ce débat". "Il y avait ce mélange extraordinaire dans une femme exceptionnelle".

- Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP : "Ce débat, c'est Nicolas Sarkozy qui l'a gagné. Parce que tout le monde pensait qu'il allait s'énerver. Parce que toute la campagne du PS a été fondée uniquement sur son caractère, et sur le fait qu'il devait faire peur".

- Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy : "Il a été très clair et très précis, ce qui n'a pas été le cas de Ségolène Royal qui tout au long de ce débat a été très floue, voire dans la confusion (...) Elle a ajouté de la confusion à la confusion, du flou au flou".

- Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy : "on a eu un débat entre candidats à la présidence de la République (...) Le débat a montré que Nicolas Sarkozy était préparé à l'exercice du pouvoir, qu'il a une parfaite maîtrise de lui, qu'il connait parfaitement ses dossiers".

- Julien Dray, porte-parole de Mme Royal : "ceux qui ne connaissaient pas Ségolène Royal ont découvert une présidente, une femme d'autorité, de convictions. A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été sur la défensive. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à une telle confrontation et à une telle intensité. Ceux qui ont voté pour elle au premier tour, comme tous ceux qui doutent, se disent: +c'est une sacrée bonne femme+."

- Patrick Ollier (UMP), président de l'Assemblée nationale : "Nicolas Sarkozy fait preuve d'une fantastique connaissance des dossiers". Il "a ainsi démontré sa capacité à diriger la France face à une candidate socialiste affichant des bonnes intentions sans être capable d'apporter les clarifications nécessaires à la compréhension de son projet".

- Jack Lang, conseiller spécial de Mme Royal : "Ségolène Royal a été époustouflante de bout en bout. Avec une pêche d'enfer elle a donné le la en permanence. Elle est apparue avec évidence comme la présidente de la France. Sa stature, son autorité, sa compétence se sont imposées avec éclat."

- Jean-Christophe Lagarde, député UDF : "Un débat pénible. Je déplore le manque de crédibilité de Mme Royal pour occuper la fonction présidentielle. Son projet économique semble généreux, il n'est que flou et dangereux. J'ai compris pourquoi les soutiens de la candidate socialiste s'acharnaient à fasciser de façon irresponsable M. Sarkozy, au risque de faire naître des incidents graves au soir du deuxième tour de l'élection".

- Yann Wehrling, porte-parole des Verts : "Nicolas Sarkozy fait preuve d'une totale incompétence sur les questions de l'écologie. Il se contente de micro-mesures, comme les agrocarburants, totalement à côté des enjeux. Ségolène Royal fait vraiment la différence par exemple en développant les capacités de création d'emplois en matière d'écologie et la politique fiscale écologique".

Jeudi 3 mai 2007, 9h22




PARIS (AP) - C'est à un débat tendu, ponctué d'échanges musclés, auquel se sont livrés mercredi soir Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, à l'occasion d'un affrontement télévisé de plus de deux heures trente, le plus long de l'histoire.

Arrivés séparément au studio SFP de Boulogne-Billancourt, les deux candidats ont été salués par quelques sympathisants qui avaient fait le déplacement. Ils se sont retrouvés face à face autour d'une table blanche d'environ deux mètres de large, dans un décor noir et blanc, sans aucun public. Nicolas Sarkozy portait un costume bleu et une cravate rayée, tandis que Mme Royal était vêtue d'un tailleur sombre sur un chemisier blanc.

Le débat était arbitré par les journalistes Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot, qui sont intervenus relativement rarement, les deux candidats se répondant souvent directement. Ils se sont même fréquemment coupé la parole. Parti d'emblée sur un ton polémique, le débat a été tendu de bout en bout sans aucun moment de détente ni d'humour, malgré les efforts de "PPDA" pour faire retomber la pression.

Consultant fréquemment ses notes, Ségolène Royal a cité de nombreux chiffres, notamment sur le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, ou s'est référé à des déclaration récentes de son adversaire. Lui a souvent pris des notes pendant qu'elle parlait, jouant parfois avec son feutre bleu.

Malgré les attaques de son adversaire, Nicolas Sarkozy est resté très calme. A plusieurs reprises, il a répondu par l'ironie aux accusations de sa rivale, qui a elle franchement haussé le ton. C'est au sujet de l'intégration des enfants handicapés à l'école qu'elle est entrée brusquement, et pendant plusieurs minutes, "en colère".

Le chronomètre du candidat de l'UMP a affiché presque toute la soirée un retard de plusieurs minutes sur celui de Ségolène Royal. Posant en gentleman, il les lui a offertes à l'issue de la rencontre : Mme Royal aura parlé pendant 74 minutes et 20 secondes et lui 72 minutes seulement.

Jeudi 3 mai 2007, 0h51




PARIS (AFP) - Le débat télévisé qui a opposé mercredi soir Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, a été "extraordinairement hexagonal" et a pu contenter les électeurs de chacun des camps, selon des politologues consultés par l'AFP.

"Cela n'a pas de sens de dire qui a gagné: Si on est sarkozyste, on va considérer que Nicolas Sarkozy est largement vainqueur et vice-versa", a jugé Thierry Vedel, politologue, spécialiste de communication politique.

"Des deux côtés, ils ont parlé à leurs électeurs et très peu de l'ouverture et le nom de François Bayrou n'a été évoqué qu'à la fin alors que l'on pensait que l'un et l'autre feraient en sorte de s'adresser aux électeurs centristes", a renchéri le constitutionnaliste Didier Maus.
Pour lui, comparé aux précédents (1974, 1981, 1988, 1995) le débat a été "extraordinaire hexagonal", centré sur "les préoccupations au jour le jour des Français". "Cela ressemblait davantage à un débat de super chef de gouvernement que de chef de l'Etat avec une vision sociétale ou spatiale".

D'où, selon M. Vedel, "un débat assez technique très centré sur les positions, assez peu sur les valeurs, parfois très terre à terre avec quelques batailles de chiffres".

Le politologue Philippe Braud a noté que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy n'avaient pas cité le PS et l'UMP. "Il y avait beaucoup de +moi je+", a-t-il dit.

"Les critères d'appréciation du succès ou de l'échec étaient différents pour chacun des deux candidats. La campagne électorale a formaté les critères d'appréciation à partir desquels, à tort ou à raison, ils seront jugés. Ségolène Royal Royal ne devait pas apparaître incompétente, Nicolas Sarkozy ne devait pas donner l'impression d'être porté à déraper. Sur ce terrain crucial, chacun a réussi à surmonter le défi et à s'en tenir très honorablement", a-t-il jugé.

Pour le politologue Pascal Perrineau, alors que "tout le monde s'attendait, parce qu'il y avait des stéréotypes sur chacun des deux candidats, à ce que le dérapage vienne de Nicolas Sarkozy, il n'est pas venu de lui, il est venu de Ségolène Royal et d'une certaine manière, c'était assez inattendu avec des mots forts, une accusation de mensonge, une accusation d'immoralisme et avec peut-être derrière la colère comme vue pour faire vaciller le candidat de la droite".

Même sentiment chez M. Braud, pour qui "chacun a essayé de déstabiliser l'autre par des remarques acerbes (Mme Royal) ou sarcastiques (M. Sarkozy), sans résultat tangible".

"Ségolène Royal s'est révélée pugnace et a dû combler ses partisans", a-t-il poursuivi, soulignant que M. Sarkozy était "resté courtois". Pour lui, dans l'incident entre les deux candidats sur les handicapés, "la + colère + assumée de Ségolène Royal (a donné) l'impression d'une sorte de renversement des situations. C'est elle et non M. Sarkozy qui (a semblé) perdre le contrôle de soi".

Didier Maus a relevé que Nicolas Sarkozy avait "joué à fond: + il y a des problèmes et j'ai des solutions+," tandis que Ségolène Royal "a prolongé les débats participatifs". Il a jugé Mme Royal "moins précise" se plaçant sur le registre du "je veux", et M. Sarkozy "plus précis" sur le registre du "je souhaite".

Pour lui, elle a eu "un discours plus autoritaire dans le vocabulaire" que son compétiteur.
M. Maus a estimé en outre que Mme Royal avait "moins concédé de qualités à son adversaire que celui-ci ne lui en avait accordées".

Il a également jugé que le débat traduisait la "droitisation de la campagne que l'on avait pu sentir, avec un Nicolas Sarkozy plus à droite que Jacques Chirac et Ségolène Royal plus à droite que Lionel Jospin".

Par Sylvie MALIGORNE, le jeudi 3 mai 2007, 1h58



PARIS (AP) - C'est à un débat tendu, ponctué d'échanges musclés, auquel se sont livrés mercredi soir Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, à l'occasion d'un affrontement télévisé de plus de deux heures trente, le plus long de l'histoire.

Arrivés séparément au studio SFP de Boulogne-Billancourt, les deux candidats ont été salués par quelques sympathisants qui avaient fait le déplacement. Ils se sont retrouvés face à face autour d'une table blanche d'environ deux mètres de large, dans un décor noir et blanc, sans aucun public. Nicolas Sarkozy portait un costume bleu et une cravate rayée, tandis que Mme Royal était vêtue d'un tailleur sombre sur un chemisier blanc.

Le débat était arbitré par les journalistes Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot, qui sont intervenus relativement rarement, les deux candidats se répondant souvent directement. Ils se sont même fréquemment coupé la parole. Parti d'emblée sur un ton polémique, le débat a été tendu de bout en bout sans aucun moment de détente ni d'humour, malgré les efforts de "PPDA" pour faire retomber la pression.

Consultant fréquemment ses notes, Ségolène Royal a cité de nombreux chiffres, notamment sur le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, ou s'est référé à des déclaration récentes de son adversaire. Lui a souvent pris des notes pendant qu'elle parlait, jouant parfois avec son feutre bleu.

Malgré les attaques de son adversaire, Nicolas Sarkozy est resté très calme. A plusieurs reprises, il a répondu par l'ironie aux accusations de sa rivale, qui a elle franchement haussé le ton. C'est au sujet de l'intégration des enfants handicapés à l'école qu'elle est entrée brusquement, et pendant plusieurs minutes, "en colère".

Le chronomètre du candidat de l'UMP a affiché presque toute la soirée un retard de plusieurs minutes sur celui de Ségolène Royal. Posant en gentleman, il les lui a offertes à l'issue de la rencontre: Mme Royal aura parlé pendant 74 minutes et 20 secondes et lui 72 minutes seulement.

Jeudi 3 mai 2007, 0h51




PARIS (Reuters) - Au lendemain du face-à-face télévisé d'entre-deux tours, Ségolène Royal a comparé jeudi Nicolas Sarkozy a un enfant qui joue la victime alors qu'il a porté les coups les plus rudes.

"Monsieur Sarkozy s'est sans arrêt situé en posture de victime alors qu'il a porté les coups les plus rudes", a expliqué la candidate socialiste sur France Inter.

Elle a souligné notamment qu'"après les événements de la gare du Nord, pendant huit jours, sur toutes les télévisions et sur toutes les radios, il a répété que j'étais du côté des voleurs et des fraudeurs".

"Cela, il n'a pas osé me le redire bien évidemment en face", a-t-elle ajouté.

"Dans une échéance comme celle ci, en effet on prend des coups mais il ne faut pas lorsque l'on donne les coups les plus rudes se poser en victime", a jugé la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Ca fait penser à ces enfants qui donnent des coups de pied et qui se mettent à crier les premiers pour faire croire que c'est le petit voisin qui a porté le coup", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a au contraire assuré que "pour ma part, je n'ai porté aucune attaque personnelle contre le candidat, je me suis toujours concentrée sur la bataille des idées, des valeurs, des projets".

Jeudi 3 mai 2007, 10h30



PARIS (AP) - Le candidat de l'UMP a "gagné le débat" en "offrant une démonstration de calme et de courtoisie" au cours du débat l'ayant opposé à Ségolène Royal, qui s'est montrée "agressive et emportée", a estimé jeudi Brice Hortefeux.

"Elle a été elle-même et Nicolas Sarkozy a été lui-même. Il a offert à juste titre l'image de quelqu'un de calme, de modeste, de constructif, de déterminé. Et paradoxalement, Mme Royal a été agressive, elle a été très imprécise, souvent litanique et même parfois emportée", a analysé ce proche du candidat UMP sur Europe 1.

Le ministre délégué aux Collectivités territoriales a jugé que "le débat était intéressant, utile", avec "une réalité qui s'est imposée: d'un côté, il y avait un candidat qui, par sa connaissance des dossiers et par son calme, a rassuré". "Et puis, de l'autre, une candidate qui, par ses emportements et puis il faut le dire par la répétition d'un certain nombre de banalités, inquiète", a-t-il dit.

C'était "une inversion des rôles" avec Nicolas Sarkozy qui "a offert une démonstration de calme et de courtoisie, il n'y a jamais eu ni mépris ni arrogance, au contraire beaucoup de modestie de calme dans l'expression" du candidat UMP, a souligné Brice Hortefeux.

Nicolas Sarkozy "a gagné ce débat avec une double démonstration: sa capacité à apporter des solutions concrètes et sa maîtrise de lui-même", a-t-il conclu. "De l'autre côté, on ne peut pas dire la même chose".

Jeudi 3 mai 2007, 12h19



PARIS (AFP) - Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a regretté jeudi que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy aient eu la veille un débat de "candidats au poste de chef de gouvernement", et non "un débat présidentiel".

"Il a fallu attendre les dernières minutes pour que les deux candidats bredouillent quelques mots de politique européenne et internationale", a-t-il déclaré dans un communiqué.

La politique étrangère est traditionnellement le domaine réservé du chef de l'Etat sous la Vème République.

M. Le Pen estime "qu'en réalité" les deux candidats "se condamnent donc l'un et l'autre à l'impuissance sur le plan européen et international", en étant "favorables à ce que soit liquidée la souveraineté française" à travers l'Union européenne (UE).

Outre ce commentaire général, M. Le Pen ajoute un commentaire ciblé sur M. Sarkozy, lui reprochant d'avoir "joué du pipeau" sur la Turquie, "comme sur tous les autres sujets".

M. Sarkozy a de nouveau promis mercredi soir de "s'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne" s'il est élu président.

"Il a déclaré qu'il fallait abandonner la règle de l'unanimité dans l'UE" et dans le même temps "il a eu recours à la règle de l'unanimité pour dire que si la France disait non, la Turquie n'entrerait pas dans l'Europe", commente M. Le Pen.

Sur une vidéo postée sur le site internet du FN, M. Le Pen estime que le débat l'a "conforté" dans son choix de l'abstention.

Il juge toutefois que Nicolas Sarkozy "l'a emporté d'une courte tête" face à sa rivale socialiste, le jugeant "visiblement plus à l'aise dans son rôle".

Le candidat FN souligne une fois de plus les emprunts faits par M. Sarkozy à son propre "discours" et son propre "programme".

"Je pense que Nicolas Sarkozy devrait l'emporter" in fine dimanche, "c'est mon pronostic personnel" ajoute M. Le Pen.

Jeudi 3 mai 2007, 15h04



  
PARIS (AP) - Le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a estimé jeudi que le candidat UMP avait été "très bon" lors du débat télévisé face à Ségolène Royal, tandis que la candidate socialiste était selon lui "dans l'excès d'agressivité".

"Le regret que j'ai, c'est l'excès d'agressivité et l'absence de réponses aux questions posées qui n'ont pas permis d'aller suffisamment au fond", a-t-il commenté sur France Info. En revanche, Claude Guéant n'a "pas de regret" pour Nicolas Sarkozy "parce qu'il était très bon".

Ségolène Royal a voulu "diriger le débat à partir de choses inexactes" avec un programme "non seulement flou mais contradictoire et inopérationnel", a-t-il jugé. Il est "curieux d'avoir ce niveau d'agressivité qui remplace les arguments".

"Tout le monde disait qu'elle allait être pugnace et agressive, on n'a pas été surpris (...) parce que ce niveau d'agressivité ne permet pas une sérénité du débat à la hauteur des enjeux", a ajouté le directeur de campagne du candidat UMP.

Face au bilan des gouvernements auxquels il a participé, "Nicolas Sarkozy a inscrit sa démarche sous le signe de la rupture, l'intention de changer les choses" car s'"il a été ministre des Finances et de l'Intérieur, il n'a été ni Premier ministre, ni ministre de tous les ministères", a conclu Claude Guéant.

Jeudi 3 mai 2007, 11h38



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a été jugé plus convaincant que Ségolène Royal lors du débat qui a opposé mercredi soir les deux finalistes de l'élection présidentielle, selon un sondage Opinion Way pour LCI et Le Figaro publié jeudi.

Cinquante-trois pour cent des personnes interrogées ont jugé le candidat de l'UMP le plus convaincant contre 31% pour la candidate socialiste.

L'électorat de Jean-Marie Le Pen a estimé à 74% Nicolas Sarkozy le plus convaincant, contre 10% Ségolène Royal. Les Français ayant voté pour François Bayrou ont préféré à 51% Nicolas Sarkozy, à 25% Ségolène Royal et estimé à 24% qu'aucun ne se détachait.

En fonction des enjeux, Nicolas Sarkozy a été estimé le plus convaincant en matière d'immigration - pour 65% des téléspectateurs - et Ségolène Royal sur l'environnement (53%).

Après le débat, 52% des téléspectateurs interrogés disent souhaiter voir la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche et 37% celle de Ségolène Royal. Avant le débat, ils étaient 48% à souhaiter le candidat de l'UMP gagnant et 36% à souhaiter voir la candidate socialiste l'emporter.

L'enquête a été réalisée en ligne les 2 et 3 mai après le débat auprès d'un échantillon de 978 personnes ayant suivi le débat télévisé, issu d'un échantillon de 1.415 personnes recrutées du 30 avril au 2 mai.

Jeudi 3 mai 2007, 13h08




PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a été jugé plus convaincant que Ségolène Royal lors du débat qui a opposé mercredi soir les deux finalistes de l'élection présidentielle, selon un sondage OpinionWay pour LCI et Le Figaro.

D'après cette enquête, 53% des personnes interrogées ont jugé le candidat de l'UMP le plus convaincant et 31% la candidate socialiste.

Après ce débat télévisé, traditionnel point d'orgue de l'entre-deux tours, 52% des téléspectateurs interrogés disent souhaiter voir la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche et 37% celle de Ségolène Royal. Avant le débat, ils étaient 48% à souhaiter le candidat de l'UMP gagnant et 36% à souhaiter voir la candidate socialiste l'emporter.

Les deux directeurs de campagne de Ségolène Royal ont contesté les résultats de cette enquête.

"L'institut OpinionWay a déjà à plusieurs reprises démontré son manque de fiabilité", déclarent Jean-Louis Bianco et François Rebsamen en parlant de "manoeuvres de commande".

"Sans aucune précision sur les marges d'erreur, cet organisme proclame que Nicolas Sarkozy serait le vainqueur du débat d'hier soir sur tous les sujets économiques et sociaux, abandonnant les restes d'empathie à Ségolène Royal pour les thèmes dits compassionnels", ajoutent-ils dans un communiqué.

D'après ce sondage, en fonction des enjeux, Nicolas Sarkozy a été estimé particulièrement convaincant en matière d'immigration - pour 65% des téléspectateurs - et Ségolène Royal sur l'environnement (53%). Sur l'augmentation du pouvoir d'achat, il a convaincu 47% des sondés et Ségolène Royal 27%.

En fonction de l'électorat, celui de Jean-Marie Le Pen a estimé à 74% Nicolas Sarkozy le plus convaincant et à 10% Ségolène Royal.

Les Français ayant voté pour François Bayrou ont préféré à 51% Nicolas Sarkozy, à 25% Ségolène Royal et estimé à 24% qu'aucun ne se détachait.

L'enquête a été réalisée en ligne les 2 et 3 mai après le débat auprès d'un échantillon de 978 personnes l'ayant suivi à la télévision, issu d'un échantillon de 1.415 personnes recrutées du 30 avril au 2 mai.

Jeudi 3 mai 2007, 14h10




PARIS (AP) - François Fillon a jugé jeudi "le discours de Ségolène Royal inconsistant sur le fond", et épinglé "une espèce de violence et d'agressivité qui est un des traits de son caractère".

"Je n'ai entendu aucune réponse précise sur aucun sujet, j'ai entendu des approximations, des erreurs, des analyses qui ne reposent sur aucun fondement", a constaté sur LCI le conseiller politique de Nicolas Sarkozy. "Cette espèce d'agressivité permanente qu'elle a mise pour, peut-être, effacer l'absence de projet".

Revenant sur sa colère au sujet de la scolarisation enfants handicapés, François Fillon a estimé qu'"on est au coeur d'une opération préméditée qui montre assez bien son caractère". "On nous avait prévenus qu'il y aurait une colère basée sur un énorme mensonge".

"Cette femme fait une colère, accuse son adversaire d'immoralité sur un chiffre qui est faux et elle fait ça très souvent", a dénoncé l'ancien ministre des Affaires sociales, précisant que "quand Ségolène Royal était aux affaires, il y avait 89.000 enfants handicapés dans les écoles, aujourd'hui il y en a 160.000". "Les gouvernements de Chirac ont doublé le nombre d'enfants handicapés dans les écoles".

Sur la question du nucléaire, Ségolène Royal annonce qu'"elle va tout remettre à plat, on risque d'être à plat complètement. Elle handicape l'avenir de notre pays qui a un atout avec l'énergie nucléaire considérable", a-t-il plaidé.

Globalement, ce débat "va profiter à Nicolas Sarkozy, qui a montré sa stature, sa capacité à rester calme, serein, à encaisser les coups d'une femme qui considérait que sa seule arme était cette espèce de violence et d'agressivité, qui est un des traits de son caractère", a ajouté François Fillon.

Jeudi 3 mai 2007, 10h04




PARIS (AP) - Le débat tendu qui a opposé mercredi soir Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ne devrait pas changer radicalement la donne, les deux finalistes de la présidentielle semblant s'être neutralisés à l'occasion des différentes passes d'armes violentes qui ont marqué la soirée.

Le débat télévisé, qui a réuni plus de 20 millions de téléspectateurs, a été "digne", a commenté jeudi Nicolas Sarkozy, qui fait course en tête selon les sondages. "J'espère qu'il a intéressé les Français". Pour Ségolène Royal, la confrontation "était claire". "C'est un moment fort, un moment démocratique, crucial qui, je pense, a permis aux Français de se faire une idée plus précise à la fois du tempérament des candidats et aussi du fond des sujets", a-t-elle dit.

Pour autant, "je ne suis pas persuadé que le débat change radicalement la donne", notamment parce qu'on "n'a rien appris de plus sur l'un et sur l'autre", a observé François Miquet-Marty, directeur des études politiques de l'institut LH2, joint par l'Associated Press. "Ca a dû conforter les choix des deux camps", a confirmé Jean-François Doridot, le directeur d'IPSOS Public Affairs. "Je n'attends pas de bouleversement du rapport de forces."

Cependant, selon un premier sondage, réalisé en ligne par Opinion Way pour "Le Figaro" et LCI auprès d'un échantillon de 978 téléspectateurs ayant suivi le débat, 53% des sondés ont trouvé que le candidat UMP avait été "le plus convaincant". Ils étaient 31% à penser que c'était la candidate socialiste et 15% à juger qu'aucun des deux n'avait convaincu. "A qui profite un tel sondage?", se sont demandé les codirecteurs de campagne de Ségolène Royal, dans un communiqué, en contestant l'étude.

Pour M. Miquet-Marty, "aucun des deux (candidats) n'a commis de faute majeure". Ce n'était évidemment pas l'avis des intéressés. "J'ai été un peu étonné, parfois, par une certaine agressivité de Mme Royal", a glissé Nicolas Sarkozy sur RTL. "C'était peut-être volontaire, une stratégie de sa part", a-t-il estimé. Quant à l'échange très violent qui les a opposés au sujet de la scolarisation des enfants handicapés, il a parlé d'"une forme d'intolérance".

"On n'est jamais trop offensif lorsqu'il s'agit de défendre des convictions, des valeurs", a rétorqué sa rivale sur France-Inter. "Etre offensif et garder intacte au coeur la capacité d'une révolte, d'une insoumission, d'une colère saine face à des injustices ou face à une forme d'immoralité politique qui consiste à dire le contraire de ce que l'on fait, je pense que c'est le signe au contraire d'une structuration extrêmement solide", a-t-elle avancé.

Au lendemain de la confrontation, observateurs et militants tentaient aussi de faire le compte des erreurs et des imprécisions. Plusieurs ministres sont intervenus pour dénoncer les "contrevérités" de Ségolène Royal et "rétablir la vérité" sur plusieurs sujets.

Ainsi, le ministre de la Santé Philippe Bas et son collègue de l'Education Gilles de Robien ont assuré qu'"en 2002, il y avait moins de 90.000 enfants (handicapés) scolarisés dans l'école de leur quartier ou de leur village", contre 160.000 "à la rentrée 2006". Le ministre de l'Agriculture a lui accusé la candidate socialiste d'avoir avancé des "contrevérités" au sujet d'une usine de production de biocarburants. Le député socialiste européen Gilles Savary a dénoncé "une promesse pernicieuse" de Nicolas Sarkozy, qui entend "taxer les camions étrangers sur le sol français", ce qui serait contraire au droit européen.

Quant à la querelle sur l'énergie nucléaire, elle a donné lieu à des erreurs de part et d'autre, aucun des deux candidats n'évoquant la part véritable du nucléaire dans la production d'électricité (78%, source : Observatoire de l'énergie). En revanche, Nicolas Sarkozy s'est attiré des critiques en "incompétence" du réseau Sortir du nucléaire pour avoir "confondu la 3e génération et la 4e génération de réacteurs nucléaires".

Jeudi 3 mai 2007, 15h24




PARIS (AFP) - Au lendemain de leur débat rugueux, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont repartis en campagne dès jeudi matin tandis que leurs camps respectifs ont salué la performance de leur champion.

Les deux finalistes de la présidentielle, qui ont croisé le fer pendant deux heures et demie mercredi soir devant plus de 20 millions de téléspectateurs, ne se sont pas accordés beaucoup de répit. Dès jeudi matin, Nicolas Sarkozy s'exprimait sur RTL, tandis que Ségolène Royal était l'invitée de France Inter.

Pour cette avant-dernière journée de campagne, ils tiendront dans la soirée leur ultime meeting : le candidat UMP à Montpellier, la candidate socialiste à Lille.

Alors que le vote des 6,8 millions d'électeurs de François Bayrou est l'une des clés du second tour, le leader centriste a levé un coin du voile sur son vote du 6 mai, en confiant au quotidien Le Monde qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy. Il n'a pas pour autant indiqué s'il voterait blanc ou Ségolène Royal. La semaine dernière, M. Bayrou n'avait pas donné de consigne de vote à ses partisans. Les parlementaires UDF ont majoritairement annoncé qu'ils voteraient pour le candidat UMP.

En attendant les sondages pour mesurer l'impact du débat, les deux protagonistes ont eux-mêmes commenté leur joute. "Débat digne" pour M. Sarkozy, qui a toutefois été "étonné d'une certaine agressivité" de la part de son adversaire. "Bonne impression" gardée par Mme Royal qui a parlé de "moment fort". Les partisans du candidat UMP, favori dans tous les sondages, ont dénoncé à l'envi "l'agressivité" de Ségolène Royal et mis en doute la spontanéité de sa colère lors de l'échange sur l'accueil des enfants handicapés à l'école.

Les plus proches de Nicolas Sarkozy - Claude Guéant, François Fillon, Xavier Bertrand - ont parlé de "coup monté", "d'opération préméditée". A l'inverse, la gauche s'est félicitée de "la pugnacité" de sa candidate.

François Hollande a justifié "la saine colère" de sa compagne face à un candidat qui "promet" pour demain ce qu'il "a défait" depuis 2002. Aux yeux de Julien Dray, Ségolène Royal a "l'étoffe pour faire une bonne présidente". Et même en cas de défaite dimanche, "elle a conquis un sacré statut", a-t-il dit. A l'extrême gauche, la LCR a renouvelé son appel à "barrer la route à Nicolas Sarkozy" le 6 mai, même si le projet de Mme Royal "n’est pas à la hauteur des attentes et des espoirs de changement des classes populaires".

Interrogé jeudi matin, François Miquet-Marty, de l'institut LH2, a conclu à "un jeu quasiment à somme nulle". "Il n'y a pas eu de faute majeure (...) Ce débat a contribué à mobiliser les deux camps mais il n'a pas bouleversé le rapport de force", a-t-il analysé.

Les éditorialistes de la presse française ont souligné à la fois l'âpreté et l'équilibre du débat. "Nicolas Sarkozy n’a pas perdu. Mais Ségolène Royal a gagné", écrit ainsi Libération. Le Figaro a observé que "Sarkozy ne s'est pas laissé aller à l'excès de satisfaction qui aurait pu tout faire basculer" et que "Royal n'a pas commis l'erreur grave qui l'aurait fait décrocher". "Aucun des deux candidats n'a dévoré l'autre. Mais il y a eu de sérieux coups de griffe", a écrit La République du Centre. Le face-à-face de mercredi sur TF1 et France 2 a réuni plus de 20 millions de téléspectateurs, selon Médiamétrie. Le nombre total de téléspectateurs devrait être encore plus fort, l'audience des autres chaînes ayant retransmis le débat, n'étant pas encore connue à la mi-journée.

Par Dominique BRULE, le jeudi 3 mai 2007, 12h42


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