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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 03:27

« On a cherché à faire de moi un bouc émissaire. J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant, et ce n’est pas le cas. » (Jean-Michel Lambert, le 17 juin 2017 sur France 2).



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Malédiction ? Le tintamarre infernal des médias s'est remis en marche. L’ancien premier juge d’instruction dans la triste affaire Grégory, Jean-Michel Lambert, a été retrouvé sans vie à l’âge de 65 ans dans sa résidence du Mans le mardi 11 juillet 2017 au soir. Son enterrement est prévu pour ce jeudi 20 juillet 2017. L’autopsie du 13 juillet 2017 a permis d'établir avec plus de certitude qu’il s’est agi d’un suicide. Avant d’être un nouveau "rebondissement" dans l’affaire Grégory, c’est d’abord un drame humain et familial d’une profonde horreur. Jean-Michel Lambert avait terminé de rédiger le manuscrit de son onzième roman qui devrait être publié en octobre prochain ("Témoins à charge", éd. De Borée) et dont le héros lui ressemble étrangement, qui se suicide dans des conditons similaires à sa propre fin tragique. Le journal "L'Est Républicain" a rendu publique, le 19 juillet 2017, une lettre du juge expliquant son geste tragique et fustigeant la "machine à broyer".

Le juge Lambert (né à Jarnac le 19 mai 1952) avait pris sa retraite le 8 septembre 2014 après avoir été vice-président du tribunal de grande instance du Mans. Il avait démarré sa carrière notamment avec l’affaire Grégory, de manière très maladroite et critiquable, mais au-delà de ses propres erreurs, les dysfonctionnements avaient également montré des problèmes du système judiciaire lui-même : l’affaire en question était sa 181e sur les 237 dont il avait la charge, parce qu’il était l’unique juge d’instruction dans le département des Vosges. L’instruction de l’affaire a pris fin le 23 avril 1986.

Après en avoir été dessaisi en 1987 par la Cour de cassation qui l’a confiée au juge Maurice Simon, président de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dijon, Jean-Michel Lambert avait pris une année sabbatique pour rédiger un livre témoignage (où il livra certaines informations professionnelles concernant l’affaire) puis fut affecté comme juge d’instance d’abord à Bourg-en-Bresse de 1988 à 2003 puis au Mans de 2003 à 2014.

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À sa retraite, le juge avait publié un nouveau livre : "De combien d’injustices suis-je coupable" (éd. du Cherche Midi) où il fustigeait le système judiciaire français et le principe de la détention provisoire : « Est-il normal qu’aujourd’hui, quelques centaines de personnes soient détenues en moyenne trois cents jours avant d’être innocentées ? (…) Est-il normal que les préjudices subis par les victimes d’erreurs judiciaires soient réparés chichement ? (…) Mon imperfection a remis à sa place ma prétention à vouloir rendre la justice. ». Effectivement, il a lui-même mis en prison des innocents.

La journaliste Laurence Lacour qui a suivi l’affaire dès le début a noté, à propos du juge Lambert : « Ce n’était pas un mauvais bougre. Mais son insouciance et sa mauvaise maîtrise de la procédure ont entraîné l’annulation de nombreuses pièces du dossier. Il n’a pris aucune disposition pour protéger Bernard Laroche. ».

C’est le 14 juin 2017 que l’affaire Grégory est revenue dans l’actualité médiatique, trente-deux ans après l’assassinat du petit Grégory, par l’action d’un magistrat qui a mis en garde-à-vue puis en examen et en détention provisoire certains membres de la famille de Grégory. Le vrai déclencheur de ce "rebondissement" semblerait être un texte manuscrit sur le livre d’or de l’église de Lépanges-sur-Vologne daté du 13 mai 2008 (mais la page précédente est datée de 2016) qui dénonce la culpabilité de Bernard Laroche (qui avait été assassiné en 1985 par le père de Grégory après sa libération).

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Les erreurs de la justice mais aussi les excès des médias avaient provoqué au moins deux drames, l’assassinat d’un membre de la famille accusé de l’assassinat de l’enfant et, le 5 juillet 1985, l’inculpation pour assassinat (à tort) de la mère de Grégory (qui fut "blanchie" plusieurs années plus tard : le non-lieu n’a été prononcé que le 3 février 1993 pour "absence totale de charges" !).

Mais les juges d’aujourd’hui sont-ils vraiment plus responsables que ceux d’il y a trente-deux ans ? Et l’autre question vient également : les médias d’aujourd’hui sont-ils plus responsables que ceux d’il y a trente-deux ans ?

La conséquence de cette relance, c’est qu’on a mis en détention provisoire deux septuagénaires (les époux Jacob) pendant cinq jours (du 16 au 20 juin 2017) pour "enlèvement et séquestration suivie de mort", ainsi qu’une adolescente à l’époque des faits, Murielle Bolle, depuis le 28 juin 2017, pour "enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort", incarcération qu’elle a trouvée tellement injuste qu’elle a fait une grève de la faim du 6 au 11 juillet 2017. Enfin, la mort du juge Lambert pourrait être, elle aussi, la conséquence de la relance de l’affaire Grégory qui s’est faite tant judiciairement que médiatiquement.

Le suicide est toujours un acte particulier, singulier, qui peut avoir plusieurs causes, qui est le résultat d’une fragilité ancienne peut-être. Il n’est donc pas pertinent de trouver des raisons rapidement et simplement, d’autant plus que l’ancien juge n’a laissé aucun écrit d’explication. C’est, en outre, un drame privé qui devrait le rester dans le respect des proches.

Néanmoins, un fait est troublant : le matin même de la découverte macabre, la chaîne BFM-TV avait révélé une partie des carnets secrets qu’avait rédigés le juge Maurice Simon (qui avait repris l’affaire en 1987), décédé depuis longtemps (et dessaisi lui-même de l’affaire le 28 janvier 1990 lorsqu’il est tombé dans le coma à la suite d’un infarctus et devenu amnésique à son réveil). Dans ces carnets, le juge Simon avait été particulièrement sévère à l’égard du juge Lambert : « On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur. ».

Le 12 juillet 2017, le journaliste Daniel Schneidermann est allé brutalement dans ses accusations contre BFM-TV : « À quoi ça ressemble, un journaliste sur qui s’abat une accusation implicite de meurtre involontaire ? (…) Et ce plateau irréel funambulise entre ces deux informations, le scoop du matin [la révélation des carnets secrets du juge Simon] et la mort du soir, sans jamais poser la question sacrilège : par hasard, pourrait-il y avoir un lien entre les deux ? Par hasard, ne se trouverait-on pas au cœur d’un nouveau dérapage journalistique d’anthologie, après les dérapages canoniques du siècle dernier ? (…) À cette question (…), il n’est évidemment pas de réponse évidente. ».

Il n’a peut-être pas tort dans sa chronique. Déjà le 9 janvier 2015, BFM-TV avait diffusé une information qui avait mis en danger la vie d’un otage dans la course-poursuite des assassins des journalistes de "Charlie-Hebdo".

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Il semblerait que l’on n’ait pas appris grand-chose en trois décennies pour éviter les débordements anciens. Les médias, à l’évidence, du moins, certains, n’ont rien appris si ce n’est qu’il faut toujours du sensationnel pour l’audience, pour le prix de la minute de publicité.

Les juges, je n’ai aucune connaissance de leurs motivations à relancer l’affaire : selon les avocats des personnes mises en examen depuis juin 2017, il n’y aurait aucun élément nouveau depuis plusieurs années, et ces mises en examen seraient comme le "test" de la dernière chance, dernière chance car les survivants, acteurs, témoins, certains sont déjà âgés et vont mourir, et "test" car la justice ne ferait qu’une partie de poker, espérant qu’un des protagonistes ne craque, espérant des aveux, des témoignages, faute de mieux, faute d’éléments factuels établis. La seule chose de vraiment nouvelle, ce serait que l’assassinat serait le résultat d’un complot familial : plusieurs personnes seraient impliquées dans cette abomination.


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La vraie question est, à mon humble avis, la suivante : fallait-il encore remuer la boue, au risque des éclaboussures, ou pas ? C’est sûr, sans rebondissement judiciaire, pas de grève de la faim, peut-être pas de mort prématurée de l’ancien juge (mais cela, on ne le saura jamais, il est parti avec ce secret), et sûrement pas le retour à une sorte de folie médiatique que les réseaux sociaux, l’immédiateté des chaînes d’information continue compensent largement les règles de réserves médiatiques adoptées par la justice depuis l’analyse de la communication judiciaire au cours de cette affaire.

Pourtant, il y a une nécessité. Une nécessité pour la mémoire de Grégoire, garçon innocent assassiné à 4 ans, pour ses parents, pour la justice et aussi pour la société elle-même, moi, nous. C’est celle de la vérité. Celle de connaître enfin la vérité. Il ne s’agit pas de vengeance, et je pense que la pire des vengeances, c’est de vivre avec ces remords, mais de vérité, et aussi de faire le deuil pour les proches. Sans vérité, pas de deuil réel. C’est aussi la mission de la justice, l’une des missions régaliennes essentielles de l’État. Ne pas connaître la vérité, c’est montrer un grave dysfonctionnement de l’État.

Certes, l’affaire Grégory n’est pas la seule, ni la première ni la dernière, affaire "non élucidée", il y en a eu dans l’histoire même ancienne, mais la possibilité d’élucider une affaire qui a suscité autant de passion, autant d’emballement, autant d’émotion aussi, doit pouvoir être exploitée, la piste explorée, avec les risques d’erreurs, avec les risques d’errements, avec les risques d’emballement. La technologie a évolué, les méthodes scientifiques au service de la criminologie sont maintenant très perfectionnées, très efficaces.

Il faut refuser cette sorte de chantage : ne cherchons pas la vérité car cela remuerait trop la boue. Il faudrait certainement remuer la boue avec subtilité, avec prudence, avec délicatesse, mais dans une affaire pareille, où toutes les langues se sont tues pendant plus d’une génération, la vérité ne se trouverait forcément que dans la boue, et à aucun prix il ne faut la perdre de vue…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 juillet 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le juge Jean-Michel Lambert.
La relance judiciaire de l’affaire Grégory.
Histoire encore à suivre.
Documents sur l’affaire Grégory.
Traçabilité de la vite privée.
Les drones.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170711-juge-lambert.html

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/affaire-gregory-la-verite-sans-la-195034

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/07/20/35472384.html


 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:18

« Il semble que l’on soit moins jaloux par amour que par haine. » (Louis Scutenaire, dans "Mes Inscriptions").


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Il y a eu une grande surprise médiatique le mercredi 14 juin 2017 avec l’annonce d’une triple garde-à-vue dans l’affaire Grégory, suivie d’une double mise en examen le 16 juin 2017 pour enlèvement et séquestration suivie de mort (accompagnée de détention provisoire jusqu'au 20 juin 2017). Nouveau rebondissement d’un fait-divers particulièrement sordide, l’assassinat d’un enfant que 4 ans retrouvé ligoté et sans vie au fond d’une rivière vosgienne le 16 octobre 1984.

En trente-deux ans, la science a énormément progressé. Pour s’en rendre compte, comme les enquêtes policières sont un genre très fréquent dans les séries télévisées, il suffit de regarder les deux séries américaines "Columbo" et "Les Experts".

Dans la première, le pauvre lieutenant est incapable de connaître les interlocuteurs des appels téléphoniques de ses suspects, analyse les empreintes digitales mais ne ramasse les résidus sanguins que pour connaître le groupe sanguin.

Dans la seconde, tout peut être connu des criminologues, impossible de ne pas laisser une petite molécule de sang malgré un nettoyage intensive de la scène du crime, et ce n’est pas le groupe sanguin mais carrément l’ADN qui est analysée, ce qui permet d’avoir beaucoup plus de renseignements.

Inutile d’ajouter que la société d’aujourd’hui peut mieux tracer la vie des personnes grâce aux nombreuses caméras de surveillance, à l’utilisation de cartes bancaires, des smartphones, de l’Internet, et même à des moyens très intrusifs dont se dotent les pouvoirs publics, etc.

Il y a donc le rêve de vieux juge d’instruction qui voudrait qu’on reprenne les anciennes affaires non élucidées avec les moyens technologiques d’aujourd’hui. Ce qui signifie que les pièces à conviction fussent conservées sans détérioration par le temps et que les témoins majeurs aient survécu à toute cette période.

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Pour l’affaire Grégory, en 2008 puis 2010, des analyses ADN avaient été réalisées sur un résidu de salive retrouvé sous le timbre d’une des lettres de menace du "corbeau". Malheureusement, elles n’ont pas abouti à des éléments concluants.

Ce retour en surface de cette affaire serait la conséquence de l’utilisation d’un logiciel particulièrement efficace d’analyse de toutes les données factuelles, des témoignages, etc. donnant une vue d’ensemble sur les incohérences du dossier.

Cette affaire a eu une malheureuse victime, innocente, Grégory, devenu simple objet, devenu l’instrument d’une vengeance incroyablement bête et méchante contre ses parents. Au lieu de crever les pneus de la voiture, l’assassin a tué l’enfant pour nuire, simplement nuire. La lettre de revendication postée le jour même, avant la fermeture de la poste, est très significative. La plupart des meurtres sont motivés par l’argent ou par l’amour. Certains le sont aussi par la jalousie, c’est le cas pour l’enfant souriant au destin tragique.

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Elle a eu une autre victime, Bernard Laroche, accusé dans un premier temps d’être l’auteur de l’assassinat (dénoncé puis innocenté par une belle-sœur adolescente), puis relâché, sans avoir de protection, et finalement assassiné par le père de Grégory après plusieurs menaces très claires. La mort de Bernard Laroche, s’il était l’assassin, empêcherait de le juger aujourd’hui, et même s’il était le coupable, il n’aurait plus mérité la peine de mort, abolie trois ans auparavant.

Dans le traitement de cette affaire, tous les protagonistes ont failli. La police et la gendarmerie, en concurrence pour l’enquête, avec des conclusions différentes. La justice particulièrement incohérente, avec une instruction menée par un juge débutant visiblement dépassé dès le départ par les événements (reconnaissons humblement qu’à sa place, je ne sais vraiment pas comment j’aurais agi et si je me serais mieux comporté de lui), on a d’ailleurs vu cette carence du juge dépassé se renouveler avec l’affaire d’Outreau. L’absence de protection d’un accusé relâché qui pouvait devenir la cible de la vengeance des parents meurtris. L’accusation vraiment abominable portée contre la mère de l’enfant. Les médias, aussi, qui ont joué un rôle odieux dans le but de vendre du papier ou de l’audience : certains journalistes étaient très partiaux, et même l’assassinat de Bernard Laroche devait faire l’objet d’un scoop journalistique (le père de l’enfant avait pris sur lui un magnétophone qu’il a finalement oublié sur les lieux du nouveau drame).

La médiatisation a été bien au-delà des frontières nationales voire européennes. Dans les villages reculés de Sibérie, on s’intéressait aussi à l’affaire ! Des paysans russes pouvaient demander à un visiteur français de passage : vous croyez vraiment que la maman du petit Grégory l’a tué ? (C’est ce qu’a raconté Philippe Vandel qui s’était intéressé à l’affaire au début des années 1990).

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Car oui, l’un des drames dans le drame a été en effet l’accusation portée par la justice contre la mère de Grégory, celle d’avoir tué son propre fils, basée sur aucun fait et qui a rajouté de la souffrance à la souffrance. Une histoire d’infanticide devenait encore plus scandaleuse et donc plus sensationnelle pour les médias. Il n’y avait pas besoin de chaîne d’information continue, ni de réseaux sociaux sur Internet, ni de smartphone à caméra intégrée pour pouvoir voir, lire, écouter n’importe quoi sur le sujet.

Mais dans les failles, il faut aussi rajouter toute la famille qui a été particulièrement confuse et hostile, incohérente, divisée dans cette histoire. La mise en examen de deux des membres de la famille n’aboutira peut-être pas à connaître enfin la vérité et selon leur avocat, cette nouvelle mise en accusation ne repose sur pas grand-chose de factuel. C’est pourquoi il faut de l’extrême prudence et ne pas jeter de nouveau en pâture de nouveaux noms dans le cirque médiatique. La reconnaissance des erreurs anciennes de la justice n’empêche pas de nouvelles erreurs de celle-ci…

Néanmoins, le procureur général de Dijon a pu établir avec certitude que l’assassinat de Grégory n’était pas un acte individuel mais l’aboutissement d’un "complot" probablement familial (motivé par la jalousie et le désir de vengeance) car plusieurs personnes seraient nécessairement impliquées dans cet assassinat (ne serait-ce que pour exprimer les menaces écrites ou orales) : « À ce stade, les investigations corroborées par l’analyse criminelle de la gendarmerie montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime. » (15 juin 2017). Le motif des garde-à-vue est d’ailleurs très clair : « complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime ».

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C’est certainement cette caractéristique qui distingue cet assassinat d’autres assassinats d’enfant : l’implication de plusieurs personnes d’une famille qui a nourri, à un niveau très élevé, la haine et la jalousie, provenant peut-être de générations antérieures… Cette affaire si longue et encore si mystérieuse est une sorte de miroir de la société pour illustrer la fameuse formule du romancier sublime André Gide : « Familles, je vous hais ! ».

Mais plutôt que finir par la littérature, je finirais par la science : celle-ci est en train de permettre la résolution de certaines affaires anciennes. Il serait donc à espérer qu’on puisse à terme résoudre non seulement l’affaire Grégory mais aussi, par exemple, l’affaire Boulin, la thèse du suicide de l’ancien ministre étant peu compatible avec les faits, même si les pièces à conviction ont peu de chance d’être aujourd’hui exploitables. Pas sûr d’ailleurs que cet espoir soit partagé par tout le monde…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 juin 2017)
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Pour aller plus loin :
"Rebondissement" dans l’affaire Grégory.
Histoire encore à suivre.
Documents sur l’affaire Grégory.
Traçabilité de la vite privée.
Les drones.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 06:13

« Le football est un jeu avant un produit, un spectacle avant un busines et un sport avant un marché. » (Michel Platini, le 26 janvier 2007).



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Eh oui, cela se passe depuis trois semaines ! Du vendredi 10 juin au dimanche 10 juillet 2016, la Gaule vit à l’heure du football. Toute la Gaule ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à…

Parallèlement à toute la mousse médiatique mais aussi sociale que provoque la compétition sportive, il y a une partie de la population pour qui le football ne représente rien.

J’ose le dire au risque d’être "stigmatisé" (une stigmatisation que j’assumerais volontiers) : peu me chaut du football. Donc, impossible de le détester, car pour le détester, il faudrait que je le connaisse, que je m’en passionne. Moi, cela me rend indifférent, peut-être juste une pointe d’agacement contre ce matraquage audiovisuel mais je ne suis pas non plus obligé d’écouter la radio, de lire les journaux, de regarder la télévision.

J’ose dire d’ailleurs que le seul nom de footballeur que je connaisse vraiment, c’est Platini, pour des raisons familiales et personnelles, pour des raisons géographiques, pour des raisons aussi d’époque. Les autres noms, je ne dis pas que je n’en ai jamais entendu parler (le matraquage a cela de bien que le cerveau se remplit d’informations inutiles), mais je ne sais pas si ce sont des sportifs ou d’autres génies dont l’importance m’aurait échappé.

C’est vrai que tous ces messieurs (je crois qu’il n’y a pas beaucoup de femmes dans ce milieu, à part peut-être les joueuses) au costume bien épinglé, à l’air très important, à qui on tend un micro à chaque pet de joueur mal léché, tout cela pour un ballon qu’on tape dessus du pied, cela fait un peu sourire.

Ah oui, j’oubliais, ce milieu brasse des sommes folles d’argent. Le football est une économie avant tout, et l’argent, c’est quelque chose de sérieux, d’où la cravate de l’endimanchement. Et si cela produit autant d’argent, c’est parce qu’il y a un public, parce que beaucoup de monde achète des billets pour assister au match, ou regarde les matchs à la télévision, ce qui rend la minute de publicité télévisée hors de prix.

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Pour autant, dès que tout se passe dans la légalité (ce n’est pas forcément le cas), dès lors que le sport est vécu comme une fête, tout cela m’est égal et indifférent.

Donc, pas question de jouer à l’intello de service qui irait crever un ballon sur la place centrale en plein soleil au risque de se faire lyncher par des armées de supporteurs en tuniques bleu blanc rouge.

Parce qu’après tout, tout le monde a bien le droit de se détendre, a bien le droit de s’amuser, d’apprécier des choses futiles, d’être léger. Et même, la starisation des sportifs peut avoir quelques conséquences heureuses, comme encourager à faire soi-même du sport (ma meilleure résolution à chaque nouvel an !), ou même préférer le sport à d’autres activités de loisir peut-être contraires au code pénal. Certaines mauvaises langues seraient même prêtes à dire malicieusement que ce sont toujours des voitures qui ne seront pas brûlées pendant ce temps.

Le fait d’ailleurs de ne pas suivre le mouvement m’encourage. L’anticonformisme est finalement un conformisme comme un autre. D’ailleurs, suis-je si seul que cela à ne pas m’intéresser au football ? Eh bien non, je suis même majoritaire si j’en crois le sondage de YouGov pour "20 Minutes" publié le 10 juin 2016 : 62% des sondés (1 117 personnes représentatives interrogées du 2 au 6 juin 2016) se déclareraient "pas intéressés" par la compétition de football. C’est même rassurant : le chômage, le logement, les examens de fin d’année, la maladie, les attentats (comme l'attentat à l'aéroport international d'Istanbul qui a fait au moins 43 morts ce 28 juin 2016), les misères d’un monde qui ne s’arrête pas de tourner pour un ballon rond, tout cela semble préoccuper un peu plus de monde, c’est sain.

Pourtant, tout le monde s’y met, au football, et même moi qui y consacre cette réflexion. Il faut dire que le sport a toujours été intriqué dans la politique et réciproquement. J'ai même vu par hasard Rama Yade jouer à la commentatrice sur LCI le 19 juin 2016 ("À fond les ballons") au lieu d'expliquer ce que pourrait apporter sa candidature à l'élection présidentielle (déclarée le 21 avril 2016).

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Sans aller jusqu’à Hitler et les jeux olympiques de Munich en 1936, les jeux olympiques de Moscou avaient été boycottés par de nombreux pays en raison de l'invasion soviétique en AfghanistanJacques Chirac et Lionel Jospin avaient bénéficié d’un regain de popularité lors de la victoire de l’équipe de France en 1998 (ils n’en étaient pourtant pas responsables !!), le gouvernement chinois a bénéficié aussi de l’organisation des jeux olympiques à Pékin en 2008, et même Vladimir Poutine à Sotchi en 2014.

L'ex-député UMP Christian Vanneste a même écrit le 10 juin 2016 : « La religion du football entretenue par les politiciens n’a rien de rassurant. La victoire éventuelle d’une équipe de joueurs professionnels surpayés par des clubs souvent étrangers n’a aucune signification pour notre pays. Entretenir cette illusion, c’est vouloir tromper le peuple et c’est révéler du même coup le cynisme des dirigeants. (...) Il est quand même plus important d’attirer les investissements et les touristes réguliers que les supporters surexcités qui ont déjà montré à Marseille ce dont ils sont capables. ».

François Hollande, qui a préféré parler de football à s’expliquer sur le chômage sur France Inter le 5 juin 2016, a voulu instrumentaliser la compétition sportive en mettant la CGT face à ses responsabilités… sans assumer les siennes ! Le mardi 14 juin 2016, une manifestation était prévue pour exprimer la colère des gens… mais est-ce compatible d’être à la fois gréviste et supporteur, par exemple ? Les manifestations qui ont suivi, en particulier celle du 28 juin 2016, ont beaucoup moins mobilisé.

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Le 9 juin 2016, Joseph Macé-Scaron rappelait sur i-Télé que François Hollande n’a jamais misé que sur sa chance personnelle : la disqualification de Dominique Strauss-Kahn avant 2012, et depuis qu’il est élu, il a toujours misé sur un retour à une conjoncture plus clémente, et croit toujours à un événement national heureux qui redresserait son image personnelle avant Noël 2016. "L’Obs" a évoqué le 7 juin 2016 le fait que dans l’esprit de François Hollande, ce mois de football serve …de « séance de psychothérapie à un pays au bord de la crise de nerf ». Le Brexit, à défaut du football, pourrait donner l'opportunité de rebondir à François Hollande.

Il est utile de rappeler cette réflexion d’Hannah Arendt : « Accomplir de grandes actions et dire de grandes paroles ne laisse point de trace, nul produit qui puisse durer après que le moment aura passé de l’acte et du verbe. (…) Les hommes de parole et d’action (…) ont besoin de l’artiste, du poète et de l’historiographe, du bâtisseur de monuments ou de l‘écrivain, car sans eux le seul produit de leur activité, l’histoire qu’ils jouent et qu’ils racontent ne survivrait pas un instant. » ("Condition d’un homme moderne", 1958).

On pourrait rajouter les sportifs dans la liste des artistes, architectes, historiographes… mais le sport n’est pas seulement une faire-valoir politicien pour dirigeants en mal de popularité, c’est aussi de véritables ouvertures pour l’amitié entre les peuples. Rappelons par exemple que c’est le sport qui a été le premier sas d’ouverture entre l’Iran et les États-Unis, comme la musique l’a été (très brièvement) entre la Corée du Nord et l’Europe (le 14 mars 2012).

Car la compétition entre deux équipes nationales, il ne faut pas la voir comme une guerre, mais comme un dialogue, comme un échange, avec un consensus sur les règles et une acceptation de la défaite chez les vaincus. C’est plus une élection qu’une guerre.

Je ne m’aventurerais cependant pas plus dans l’esprit sportif, surtout quand on voit le nombre d’affaires et de scandales de toutes sortes, qu’ils soient pécuniaires, sexuels, racistes, etc. car cela ne m’intéresse pas.

Lorsqu’ils ont à faire à des personnalités qui sont devenues très connues (sauf de moi !) ou très riches (mais l’un engendre l’autre souvent), les médias tombent souvent dans la confusion et ne comprennent pas que cela ne suffit pas pour parler correctement, pour ne pas être vulgaire, pour développer une pensée subtile et cohérente voire pour disserter des choses complexes du monde de manière plus intéressante que devant la machine à café à son travail.

En 2016, le principal enjeu de cette compétition de football, c’est bien sûr la sécurité et le prolongement, depuis le 14 novembre 2015, de l’état d’urgence. Un attentat durant ce mois serait catastrophique pour la classe politique. Et le risque d’attentat est grand puisque les services secrets ukrainiens ont même arrêté le 6 juin 2016 un citoyen français qui préparait une quinzaine d’attentats, contre une mosquée, contre des supporteurs, etc. apparemment plus issu de l’extrême droite que de l’islamisme. Le danger n’est donc pas forcément de là où l’on le supputerait.

Pour autant, fallait-il renoncer à organiser cette compétition sportive ? Non, bien sûr. Il faut continuer à vivre. Il faut continuer à regarder des caricatures peut-être pas du meilleur goût, il faut continuer à assister à des concerts peut-être pas du meilleur goût, il faut continuer à se prélasser sur des terrasses de café quand la semaine est terminée et que c’est l’heure de la détente, il faut continuer à prendre l’avion en cas de déplacement utile, il faut continuer à s’allonger sur les plages et à faire bronzette (sous réserve de bien se protéger des UV quand même !) pour se régénérer avant une rentrée difficile, bref, il faut continuer à vivre même si l’idée qu’en faisant cela, on peut se faire massacrer à la kalachnikov peut désormais traverser l’esprit.

Car si l’on s’arrêtait de vivre, ce serait une véritable victoire (posthume) des terroristes : ils auraient réussi à révolutionner le mode de vie, ils auraient eu raison car ils auraient été efficaces. C’est, je pense, le pire des hommages à rendre à leurs malheureuses victimes. Il ne s’agit pas d’être imprudent mais de laisser vivre les 67 millions de Français et ceux qui seraient de passage en France et de ne pas laisser quelques dizaines voire centaines d’individus fanatisés voire drogués prendre en otage tout une nation voire tout un continent.

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Sur la sécurité dans le sport, le problème n’est d’ailleurs pas nouveau et ne s’arrête pas au terrorisme. Il y a toujours eu des problèmes d’ordre public aux abords des stades. La vulgarité de quelques-uns, aidée de l’alcool, a souvent eu raison de l’esprit léger et festif d’une rencontre sportive. On le voit d'ailleurs avec les violences à Marseille le 11 juin 2016 entre hooligans anglais et hooligans russes qui ont fait cinq blessés graves dont un entre la vie et la mort.

Il y a quelques temps, j’habitais près de la Porte de Saint-Cloud et je me souviens d’un retour depuis l’autoroute du nord. Gros bouchons sur le périphérique extérieur à l’ouest, assez ordinaire un dimanche soir, mais là, c’était vraiment bloquant. Une fois que je suis arrivé près du Parc des Princes, j’ai vu une cinquantaine de camionnettes de CRS, autant de camions de pompiers, les rues bouchées par des stationnements à trois ou quatre niveaux (du triple ou quadruple file de stationnement !), tout le monde bloqué, et la seule place qu’il me restait d’ailleurs pour me garer sans gêner personne était sur un trottoir… devant un commissariat de police ! Renseignement pris, il s’agissait d’un match PSG vs OM !

Il y a aujourd’hui 100 000 personnes chargées d’assurer la sécurité des spectateurs durant ce mois de compétition qui tombe aussi au même moment que le mois du ramadan. Faut-il alors dépenser des sommes aussi vertigineuses pour assurer la sécurité de ces matchs de football ? La réponse est oui puisque ce sport est la passion de très nombreuses personnes, y compris de personnes qui sont pourtant parmi ce qu’on appelle des intellectuels (comme lui).

Le contexte actuel est mauvais, certes, pour l’image de la France : au-delà des risques d’attentat, la crue de la Seine et les grèves des transports (RATP, SNCF, Air France), les poubelles pas ramassées à Paris, l’électricité sauvagement coupée, les raffineries bloquées, etc. n’aideront pas beaucoup le tourisme cet été, assurément. Et réduisent les chances de Paris pour les jeux olympiques de 2024. Le 9 juin 2016, si le RER-C ne roulait pas, ce n’était plus à cause des inondations comme la veille, mais à cause des grèves !

Ceux qui se désintéressent du football pourraient toutefois trouver matière à se réjouir pendant cette période de surconsommation footballistique.

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Par exemple, j’étais allé, lors d’un match où l’équipe de France était en demi-finale il y a une dizaine d’années, au Louvre en nocturnes. À part un très petit groupe de Japonais, j’étais seul devant la Joconde. Cela méritait bien le foot, non ?! Profitez-en, les musées sont un peu plus vides, en ce moment !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (30 juin 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Football 2016 en France.
Jeux olympiques de Londres en 2012.
François Hollande.
Le patriotisme.
Nuit Debout.
La France archaïque.
Les attentats de 2015.
Daech.
La crue de la Seine.
Grèves illimitées.
Secteur de l’énergie.

_yartiFootball201605


http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20160610-football.html

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/faut-il-hair-le-football-en-2016-181806

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2016/07/01/33941964.html


 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:29

Né le 18 janvier 1995 à Montreuil-sur-Mer, Bastien Damiens a été un champion du canoë-kayak de 2010 à 2015. Il fut une fois champion du monde (en 2013 à Liptovsky Mikulas), deux fois champion d'Europe (en 2012 à Augsbourg et en 2015 à Cracovie) et trois fois champion de France (en 2010 à Bourg-Saint-Maurice, en 2011 à Metz et en 2013 à L'Argentière-la-Bessée). Il préparait les jeux olympiques de Rio pour l'été 2016. Il a fait une chute du cinquième étage d'un immeuble du centre ville de Lille par accident.

SR

 

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:43

Né le 12 juillet 1930 à Vichy, orphelin à l'âge de 7 ans, il fut apprenti boucher, champion d'aviron, rugbyman et militaire. En 1959, il fut champion de France de moto. Il créa une entreprise de travaux publics pour construire des infrastructures routières. Ce n'est qu'au milieu des années 1960 qu'il participa à des grands prix de Formule 1 (de 1964 à 1973). Il créa sa propre écurie de course de Formule 1 (1976 à 1992) qui fut rachetée par Alain Prost en 1997 (en faillite en 2002). Il fut également un constructeur automobile.

SR

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 08:31

Née en 1977, Blandine Perroud s'est engagée dans l'armée française comme parachutiste (avec le grade d'adjudante de l'Ecole des troupe aéroportées, ETAP). Elle fut championne du monde de sky-surf en 2004 et vice-championne d'Europe de voltige et de précision d'atterrissage en 2013. Elle a sauté le 14 juillet 2013 place de la Concorde pendant le défilé devant le Président François Hollande. Elle a totalisé 5 500 sauts et elle est morte le 3 octobre 2013 à Gap à la suite d'un accident d'entraînement pour un nautre championnat.

SR


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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 10:00

Le Président russe Vladimir Poutine vient de signer ce jeudi 3 janvier 2013 un décret accordant la nationalité russe à l'acteur français Gérard Depardieu qui avait créé la polémique en déménageant de son hôtel particulier à Paris pour une maison dans un village en Belgique.

Sur la polémique à propos de Gérard Depardieu, lire ceci :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-113538803.html


Sur Vladimir Poutine, lire ceci :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-105044237.html



SR



(dépêche parmi d'autres)

ALERTE INFO LE FIGARO >03/01/2013 à 09H48    

Vladimir Poutine accorde la citoyenneté russe à Gérard Depardieu

Le président Vladimir Poutine a accordé ce jeudi la citoyenneté russe à l'acteur français Gérard Depardieu, qui a menacé récemment de renoncer à son passeport français pour protester contre les augmentations d'impôts visant les plus riches.

"Vladimir Poutine a signé un décret accordant la citoyenneté russe au Français Gérard Depardieu", a précisé le Kremlin dans un communiqué.


 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 13:42

Née le 4 avril 1897 à Pevepelago, en Italie, Dina Guerri s'est mariée avec Riccardo Manfredini (mort en 1965). Le couple s'est installé en 1920 dans l'Iowa aux États-Unis. Doyenne de l'humanité à partir du 4 décembre 2012 (à la mort de Besse Cooper, née le 26 août 1896, à 116 ans, elle-même doyenne de l'humanité à partir du 21 jun 2011, à la mort de Maria Gomes Valentim, née le 9 juillet 1896), Dina Manfredini est morte le 17 décembre 2012 à l'âge de 115 ans et 8 mois. Elle a eu quatre enfants, sept petits-enfants, sept arrière-petits-enfants et quatorze arrière-arrière-petits-enfants.

Le nouveau doyen de l'humanité est le Japonais Jiroemon Kimura, né le 19 avril 1897 à Kyotango, doyen masculin depuis le 14 avril 2011 et dernier homme encore vivant né avant 1900. Il a sept enfants, quinze petits-enfants, vingt-cinq arrière-petits-enfants et onze arrière-arrière-petits-enfants.

SR

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 14:08

L'acteur Gérard Depardieu a publié une lettre le dimanche 16 décembre 2012 pour répondre aux propos des ministres qui le fustigeaient en raison de son installation en Belgique.

Cliquer sur le lien pour télécharger cette lettre (fichier .pdf) :
http://ddata.over-blog.com/0/56/25/34/rakotoarison/_docDepardieuGerardLettre20121216.pdf


SR

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:32

(photo)




Gérard Depardieu dans "Les Valseuses" en 1974, un film qui a marqué sa carrière.


yartiDepardieuG05

 

 

 

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