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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 04:08

« Je suis vieux, je suis c@n ; qu'on me le dise, ça ne me choque pas ! » (Gérard Hernandez, le 27 janvier 2012 sur RTL).



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La retraite à 65 ans, il ne connaît pas ! S'invitant au salon de 8 millions de téléspectateurs chaque soir (sur M6), l'acteur Gérard Hernandez atteint ses 90 ans ce vendredi 20 janvier 2023. Si son patronyme confirme son origine espagnole, tout son être, sa voix, son français en font un "bon" Français, voire un franchouillard dans interprétations.

Car Gérard Hernandez qui a déjà plusieurs carrières derrière lui est redevenu un adolescent retardé, agacé acariâtre, et cette seconde ou troisième jeunesse, qu'il a acquise à l'aube de ses 80 ans avec un bond pour sa notoriété (qui n'a jamais entamé sa modestie originelle : « Cet homme est d'une gentillesse et d'une simplicité déconcertante. » décrivait un internaute enthousiaste qui l'avait croisé dans la vraie vie). En effet, depuis le 9 novembre 2009, il est le fameux Raymond, le vieux schnoque ronchonnant du plus ancien couple dans cette série assez particulière, "Scènes de ménages" (une adaptation d'une série télévisée espagnole par Alain Kappauf).

Il faut dire que le look de l'acteur est facile à repérer : moustaches fournies, un peu chauve, et surtout, yeux très malicieux. Chez Gérard Hernandez, il y a un peu de Jacques Dufilho (pour le regard) et de Roland Magdane (pour les moustaches).

Cela fait plus de treize ans que le téléspectateur averti voit sa tronche chaque soir après le journal télévisé et avant le programme de début de soirée, en train de trouver mille et une astuces pour taquiner son épouse (Huguette dite Guéguette jouée par Marion Game) ou, plus encore, pour empapaouter tous les personnages extérieurs (voisins, passants, commerçants, amis, même leur propre fille jouée par Catherine Jacob). S'il n'a pas fait sa petite vacherie du soir, c'est qu'il doit être malade.

Souvent, ce genre de mini-série, elles sont très nombreuses à la télévision depuis le début des années 2000, est l'occasion de mettre en selle de nouveaux comédiens, ce fut le cas de nombreux acteurs (je cite dans le désordre et de manière non exhaustive Marina Foïs, Pierre-François Martin-Laval, Jean-Paul Rouve, Yolande Moreau, François Morel, Omar Sy, Alexandra Lamy, Jean Dujardin, Bruno Solo, Éric Judor, Ramzy Bedia, etc.). Le risque, bien sûr, c'est d'avoir un personnage beaucoup trop collé à la peau et de ne plus pouvoir en sortir dans d'autres fictions (ce fut peut-être le désespoir de Peter Falk). Ainsi, Audrey Lamy et Loup-Denis Elion ont quitté voire fui "Scènes de ménages" pour diversifier leurs interprétations.

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Ou alors ces minis-séries sont l'occasion de repasser sous les projecteurs de vieux acteurs "sur le déclin" (façon de parler), ou de faire des clins d'œil en "guest stars". "Scènes de ménages" en a programmé plein comme amis du couple Raymond et Huguette, dont certains sont partis depuis longtemps dans d'autres cieux, en particulier : Michel Galabru, Bernadette Lafont, Claude Gensac (pour les disparus), et Eddy Mitchell, Francis Perrin, Eva Darlan, Popeck, etc.

Pour Gérard Hernandez, c'est différent car il n'a plus une carrière à mener ; au contraire, il pourrait rester tranquillement en retrait ou en retraite bien méritée. Donc, il ne risque pas d'en pâtir pour d'éventuels futurs rôles ce qui fait qu'il semble, dans cette mini-série, le comédien le plus authentique, le plus épanoui. En somme, il s'amuse. Il se fait plaisir.

Et pourtant, ce n'était pas gagné car au début, il était très réticent car il trouvait "horriblement vulgaire" la série espagnole d'origine : « Quand j'ai accepté le rôle, je pensais que ça ne durerait que trois mois. ». En 2019 (dix ans après le début de la série), il ne comprenait toujours pas le succès de cette série dont il imaginait l'audience bientôt s'écrouler. Il s'épanouit sur les plateaux : « Les gens sont tellement formidables avec nous. J'arrive là-bas, on m'enlève mon manteau, on me donne mon jus de fruit, c'est Byzance. Je suis même étonné qu'on me paie en plus ! ». D'autant plus qu'il fait ce qu'il veut : « Nous avons une telle liberté de langage que c'est un exutoire ! ».

Il pourrait effectivement se reposer après près de soixante-dix ans de carrière au cinéma, au théâtre et à la télévision, comme comédien ou comme doublure dans les versions françaises. Une voix très agréable qui l'a poussé à faire le Grand Schtroumpf et le Schtroumpf grognon, ou encore Iznogoud dans les dessins animés reprenant ces personnages de Peyo et de Tabary dans les années 1980. Et plus généralement, il a adoré doubler pour de nombreux dessins animés réalisés pour les enfants, jusqu'à ce que tous se transformèrent en mangas beaucoup trop violents à son goût (il a doublé des centaines de films et dessins animés).

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Au théâtre, Gérard Hernandez a été nommé deux fois pour le Molière du comédien dans un second rôle, en 1992 et en 1994, dont le dernier pour la pièce "Le Dîner de con" (mise en scène de Pierre Mondy au Théâtre des Variétés). Au cinéma, lorsqu'il était jeune (et arborait déjà de belles moustaches), un peu par hasard (il savait parler espagnol), il a fait des petits rôles dans de grands films aux côtés de grands acteurs comme Gérard Philipe, Louis de Funès, Jean-Pierre Marielle, Patrick Dewaere, Philippe Noiret, etc.

Julio Gerardo (ses vrais prénoms) joue parfois des rôles de flic (dans "Scènes de ménages", il est un ancien gendarme), et même à la télévision, il est le commissaire de police dans "Père et Maire", une série mettant en scène un duo entre un maire anciennement communiste et un prêtre ami d'enfance, dans un remake de Don Camillo et Peppone (la série, de Christian Rauth et Daniel Rialet, a été diffusée sur TF1 du 25 février 2002 au 30 novembre 2009).

Souhaitons-lui encore une longue vie de ménage pour continuer à balancer ses petites médisances à deux balles pour le plus grand bonheur des amateurs du second degré.


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Sylvain Rakotoarison (15 janvier 2023)
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Pour aller plus loin :
Gérard Hernandez.
Audrey Hepburn.
Mathilde Seigner.
Dieudonné.
Prémonitions (Solace).
Anthony Hopkins.
Jean Bertho.

Laurent Gerra.
Carla Bruni.
Vanessa Paradis.
Henri Salvador.
Gérard Philipe.
Mylène Demongeot.
Contagion.
Kirk Douglas.
Robert Clary.
Quai d'Orsay.
Thierry Lhermitte.
Dupont Lajoie.
Emmanuelle Bercot.
Jacques Tati.
Sandrine Bonnaire.
Shailene Woodley.
Gérard Jugnot.
Alain Delon.
Alfred Hitchcock.
Brigitte Bardot.
Charlie Chaplin.








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https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/gerard-hernandez-toujours-pas-246093

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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 04:56

« Quand je pense à Audrey, à sa noblesse de cœur et à sa fantaisie, je suis toujours émue. Elle avait des qualités très rares et j'enviais son style et son goût. Je me sentais gauche et mal fagotée quand j'étais en sa compagnie. Je lui en ai fait part. Elle m'a dit de ne pas me tracasser, qu'elle m'apprendrait à m'habiller si je lui apprenais à jurer. Nous n'y sommes jamais parvenues ! » (Shirley MacLaine).




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La célèbre actrice britannique Audrey Hepburn est morte il y a trente ans, le 20 janvier 1993, à l'âge de 63 ans (née à Bruxelles le 4 mai 1929), à Tolochenaz en Suisse où elle s'était installée, succombant à une (vraie) saleté de maladie. Elle a illuminé le cinéma hollywoodien de sa grâce pendant toutes les années 1950 et 1960.

Pour moi, Audrey Hepburn est probablement le symbole de la beauté au plus proche de la perfection. Cela peut paraître commun de l'écrire aujourd'hui, mais à l'époque où elle sévissait au cinéma, ce n'était pas ce genre de femmes qui était le mieux représenté pour évoquer la beauté, la silhouette demandant généralement plus de formes, plus pulpeuse, à l'instar d'une Marilyn Monroe.

Audrey Hepburn a été, à elle seule, le résultat d'une Europe diversifiée (elle parlait couramment l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien, le flamand) : née en Belgique d'une mère néerlandaise et d'un père britannique et irlandais, elle a vécu son enfance, en fonction de l'activité professionnelle de son père, entre Londres, la Belgique et les Pays-Bas. Ses parents ont divorcé en 1938 tandis que le père, engagé chez les fascistes britanniques dès 1934, allait être incarcéré pour cette raison entre 1940 et 1945.

Pendant ce temps, Audrey Hepburn a été placée pendant deux ans dans un internat anglais pour y recevoir une éducation très stricte avant de rejoindre sa mère aux Pays-Bas en 1939. Dès l'âge de 11 ans, elle faisait de la résistance en portant des messages (un oncle et un cousin ont été fusillés pour avoir été reconnus "ennemis du Reich"). À cause de la guerre et des pénuries alimentaires, elle a souffert de malnutrition au point de ne plus pouvoir faire de danse (cette période a marqué sa silhouette très fine).

Après la guerre, elle a suivi des cours de danse à Amsterdam puis à Londres, mais elle a dû abandonner la danse en 1948 à cause de son corps trop faible. Après quelques petits rôles au cinéma, elle fut remarquée par Colette qui l'a choisie pour le rôle principal de sa pièce "Gigi" créée en anglais le 24 novembre 1951 dans un théâtre de Broadway à New York. Cette représentation fut capitale pour sa carrière à Hollywood car, l'ayant découverte, le réalisateur William Wyler lui a proposé son premier grand rôle dans "Vacances romaines" : « Elle avait tout ce que je recherchais : charme, innocence et talent. Elle était aussi très drôle et absolument délicieuse. Nous nous sommes dit : "C'est celle qu'il nous faut !". ».

Elle s'est vite révélée au public et à la critique en obtenant un Oscar de la meilleure actrice le 25 mars 1954 pour "Vacances romaines" de William Wyler (sorti le 27 août 1953) avec Gregory Peck et Eddie Albert, où elle incarne une jeune princesse séduite par un journaliste. Elle a par la suite été nommée quatre autres fois pour le même Oscar de la meilleure actrice.

On peut retenir son rôle mémorable dans "Diamant sur canapé", une traduction que je dirais trompeuse de "Breakfast at Tiffany's" de Blake Edwards (sorti le 5 octobre 1961), une adaptation d'une nouvelle de Truman Capote, qui raconte les tribulations plus ou moins amoureuses d'une jeune femme faussement ingénue avec son nouveau voisin (jouée par George Peppard). La robe noire d'Audrey Hepburn dans la première séquence de ce film est devenue "historique", influençant la mode de l'époque ; elle était conçue par le Français Hubert de Givenchy, ami de l'actrice, qui n'en était pas à sa première création pour ses personnages (il avait déjà confectionné ses costumes pour "Sabrina", "Drôle de frimousse", "Ariane", et, plus tard, "Charade").

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Malgré le succès du film, Truman Capote a regretté le choix d'Audrey Hepburn car il avait écrit sa nouvelle en pensant à Marilyn Monroe. Quant à Audrey Hepburn, elle a eu beaucoup de mal à jouer son personnage de Holly Golightly : « Holly est tout le contraire de moi. Elle me fait peur. Ce rôle appelle un caractère extraverti. Or moi, je suis introvertie. (…) C'est ce que j'ai fait de mieux, parce que c'est ce qu'il y a eu de plus dur. » (confidences à son agent artistique Kurt Frings).

Parmi ses autres grand succès, on peut citer "Sabrina" de Billy Wilder (sorti le 22 septembre 1954) où elle joue la fille du chauffeur d'un industriel fortuné (Humphrey Bogart) dont elle s'éprend du fils (jouée par William Holden) ; "Guerre et Paix" de King Vidor (sorti le 21 août 1956), une adaptation du roman de Léon Tolstoï, avec Henry Fonda et Mel Ferrer (qui était son mari de 1954 à 1968) ; "Drôle de frimousse" de Stanley Donen (sorti le 13 février 1957) avec Fred Astaire (une comédie musicale qui parle de haute-couture et qui se passe à Paris) ; "Ariane" de Billy Wilder (sorti le 29 mai 1957) avec Gary Cooper et Maurice Chevalier (qui joue le père d'Audrey Hepburn) ; "La Rumeur" de William Wyler (sorti le 19 décembre 1961) avec Shirley MacLaine et James Garner ; "Charade" de Stanley Donen (sorti le 5 décembre 1963) avec Cary Grant qui avait été très réticent à l'idée de jouer avec Audrey Hepburn (il avait refusé plusieurs rôles avec elle auparavant, à cause de la différence d'âge) et qui n'a pas regretté du tout de s'être laissé convaincre ; "My Fair Lady" de George Cukor (sorti le 21 octobre 1964) avec Rex Harrison. Ce dernier film a eu huit Oscars en 1965 mais pas même une nomination pour Audrey Hepburn qui fut préférée à Julie Andrews qui avait pourtant créé cette comédie musicale à Broadway mais qui n'était pas encore reconnue au cinéma (elle le fut juste après ce choix du réalisateur en obtenant l'Oscar de la meilleure actrice en 1965 pour le rôle principal dans "Mary Poppins" de Robert Stevenson, sorti le 27 septembre 1964). Pour son rôle dans "My Fair Lady", Audrey Hepburn, n'étant pas chanteuse, a été doublée par Marni Nixon pour les chansons (elle a néanmoins chanté certaines chansons qui sont accessibles dans le bonus du DVD du film).

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En 1968, Audrey Hepburn a décidé de mettre fin à sa carrière au cinéma (elle avait 39 ans). Un divorce puis un nouveau mariage, des enfants, une famille dont se préoccuper. Elle recevait régulièrement des propositions de rôle (dont une pour "Out of Africa") qu'elle refusait généralement. En vingt ans, elle a toutefois tourné encore dans cinq films dont le dernier, "Always", un film fantastique de Steven Spielberg (sorti le 22 décembre 1989), fut un échec commercial.

Audrey Hepburn s'est installée pendant trente ans dans une petite ville du canton de Vaud, en Suisse, loin du monde artistique. Marie-Claude Martin, de la Radio Télévision Suisse (RTS), qui célébrait le 90e anniversaire de sa naissance le 13 mai 2019, évoquant un documentaire télévisé sur l'actrice, racontait : « Audrey Hepbrun est restée célèbre grâce à sa passion de la discrétion, conjuguée à son goût de l'anonymat. En cela, elle a trouvé en Suisse, et plus particulièrement à Tolochenaz, le cadre idéal pour vivre comme elle l'entendait, affranchie des regards intrusifs, toujours prête à distribuer à ses voisins les légumes de son potager et heureuse d'aller au marché avec son panier en osier car "elle détestait les sacs en plastique" comme le rappelle le marchand de spiritueux où l'actrice achetait local. (…) Impliquée dans la vie de sa commune, elle avait souvent mis en garde les autorités de la dangerosité, pour les enfants sortant de l'école, d'un trottoir situé au bord d'une route au trafic très intense. (…) Sa tombe, visitée chaque jour par des admirateurs respectueux, est à son image : sobre, modeste et élégante. ».

Entre 1988 et 1992, Audrey Hepburn s'est beaucoup impliquée dans son nouveau rôle d'ambassadrice spéciale du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), ce qui l'a amenée à faire de très nombreux voyages en Afrique, Asie et Amérique latine. Elle a aussi enregistré un CD de lecture de contes pour enfants. L'une de ses motivations pour venir en aide auprès des enfants partout dans le monde, ce fut son enfance très difficile pendant la guerre où elle a souffert elle-même de malnutrition. Elle avait confié à Roger Moore : « J'étais une enfant sous-alimentée pendant les années de l'après-guerre. J'ai bénéficié des services de l'Unicef, j'ai connu l'UNICEF toute ma vie. ».





Ainsi, Audrey Hepburn a prononcé le 20 novembre 1989 à New York le discours de clôture de la Convention internationale des droits de l'enfant, dans le cadre de l'ONU, qui a servi de base au texte de cette convention adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies le même jour (et mise en application le 2 septembre 1990). Cela explique d'ailleurs pourquoi le 20 novembre est la Journée internationale des droits de l'enfant.

L'actrice a notamment énuméré les droits de l'enfant dont le premier : « Tout enfant doit jouir d'une protection sociales et de la possibilité, des infrastructures et des moyens de s'épanouir physiquement, mentalement, moralement et spirituellement, dans des conditions garantissant sa liberté et sa dignité. ». Sans doute est-ce son action en faveur des enfants qui lui a donné le plus de fierté, loin des paillettes et de ses anciens succès à Hollywood. La beauté ne l'avait jamais quittée.


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16 janvier 2023 1 16 /01 /janvier /2023 04:17

« On a tendance à ne retenir de moi que le côté grande gueule, mais avec tous les films que j’ai faits, j’espère que les gens ont compris que j’étais aussi quelqu’un de très fragile et sincère. Nous vivons dans une époque d’encéphalogramme plat, totalement consensuelle, où personne ne dit rien. Du coup, dès qu’on l’ouvre, ça surprend. Avec tout ce que j’ai dit comme conneries dans ma vie, c’est un miracle que je sois encore là. » (Mathilde Seigner, le 1er juin 2019 dans "Paris Match").




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L'actrice Mathilde Seigner fête son 55e anniversaire ce mardi 17 janvier 2023. Elle est au sommet de son art, le cinéma, avec près d'une centaine de films dans lesquels elle a joué. À l'instar d'autres grandes familles d'artistes (Vasseur, Casadesus, etc.), elle est issue d'une grande lignée d'artistes : Louis Seigner est son grand-père, Françoise Seigner sa tante, tous les deux sociétaires de la Comédie-Française, Emmanuelle Seigner est sa sœur aînée, également actrice (et l'épouse de Roman Polanski), et leur petite sœur Marie-Amélie Seigner est chanteuse.

Elle a été rapidement appréciée (et reconnue) par la profession et les critiques, dès "Rosine" de Christine Carrière (sorti le 18 janvier 1995), où elle joue à l'âge de 27 ans le rôle d'une adolescente de 14 ans ! Elle a été nommée trois fois pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour "Nettoyage à sec" d'Anne Fontaine (sorti le 27 septembre 1997), "Vénus Beauté (Institut)" de Tonie Marshall (sorti le 3 février 1999), où elle est l'une des esthéticienne avec Nathalie Baye et Audrey Tautou, et "Harry, un ami qui vous veut du bien" de Dominik Moll (sorti le 15 août 2000). Elle n'a pour l'instant pas eu cette belle récompense (un César), sans doute lui manque encore un rôle phare.

La notoriété de Mathilde Seigner a bondi quelques années plus tard avec des comédies très populaires comme "Palais royal !" de Valérie Lemercier (sorti le 23 novembre 2005) et les incontournables de Fabien Onteniente "Camping" (sorti le 26 avril 2006) et "Camping 2" (sorti le 21 avril 2010), où elle joue Sophie Gatineau, la femme de Paulo, joué par Antoine Duléry qui fut son compagnon de route pendant quelques années, aux côtés notamment de Claude Brasseur, Mylène Demongeot et Franck Dubosc.

Pendant les vingts dernières années, Mathilde Seigner a su diversifier ses interprétations, dans des comédies populaires et dans des films d'auteur, à la télévision aussi bien qu'au cinéma et même au théâtre, avec une idée forte, elle ne veut pas d'étiquette, elle ne veut pas qu'on lui colle à la peau un rôle en particulier.

C'est sans doute cette raison qui lui a fait refuser de poursuivre dans "Camping 3", puis "Camping 4", elle n'en pouvait plus d'être "la" Sophie Gatineau. Son trop grand besoin de liberté la fait fuir les rôles trop cadrés. Ce qui ne lui interdit rien, pas même les navets, comme remplacer Marine Foïs comme épouse de Franck Dubosc (Manu Payet dans le rôle du chien) dans (le mauvais) "Boule et Bill 2" de Pascal Bourdiaux (sorti le 12 avril 2017). Ni de rejouer sous la direction de Fabien Onteniente, comme avec son dernier film "Les Enfants des justes" pour la télévision (diffusé sur France 2 le 23 mars 2022) où elle est la femme de Gérard Lanvin (qui jouait aussi dans "Camping 2").

J’apprécie beaucoup Mathilde Seigner. C’est une femme de caractère. D’ailleurs, lorsqu'elle présente ses derniers films (elle est obligée de faire le service avant-vente), elle ne cesse pas, habituellement, d’afficher la moue. Pas pour la posture, juste par absence de sourire niais de mise à la télévision. Une femme attachiante selon l'expression de Laurent Gerra qui la connaît bien.

Mathilde Seigner est du genre tranchant. Elle dit ce qu’elle pense, ne veut pas forcément déplaire ni choquer mais elle ne cherche pas à séduire. Elle est brut de décoffrage dans son message mais la forme est beaucoup plus fine, plus enjouée, plus séduisante évidemment.

Elle a aimé le premier confinement parce qu'elle avait découverte qu'elle aimait se retrouver seule. Elle n'avait pas besoin de se montrer pour exister comme beaucoup d'autres artistes et d'ailleurs, elle est toujours gênée de sa notoriété : « Ce qui est insupportable quand on fait ce métier, c’est d’être tout le temps dans le regard de l’autre, d’être constamment jugée. Je ne m’y habituerai jamais. Je n’ai pas fait ma carrière sur ma beauté. Comme je joue des Mme Tout-le-Monde, des esthéticiennes, des paysannes ou des coiffeuses, que j’aie des cernes sous les yeux ou pas, ça ne change pas grand-chose. La caméra vous donne des rides et des défauts invisibles à l’œil nu. (…) Je dis aujourd’hui que je ne ferai jamais de lifting, mais je changerai peut-être d’avis dans dix ans. Quant à la notoriété, même modeste, elle est souvent très lourde à porter. Je n’étais pas armée pour ça. Quand on est connu, on doute toujours de la sincérité de celui qui est en face. On ignore pourquoi les gens vous aiment vraiment. » (1er juin 2019).

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Je me souviens d'une émission télévisée il y a onze ans où elle dissertait gaiement avec d'autres invités, notamment deux confrères comédiens Élie Semoun et François Berléand. C'était l'émission culturelle "Avant-premières" diffusée sur France 2 le 12 janvier 2012.

Les trois acteurs, sous l’œil attentif de Natalie Dessay, ont disserté sur la liberté d’expression, sur le fait qu’aujourd’hui (donc il y a onze ans), il n’est plus possible de plaisanter sur les Juifs, sur les musulmans, sur les homosexuels, sur les personnes en situation de handicap etc. et que la réactivité sur Internet rend très nerveux ceux qui pourraient se sentir visés.

Mathilde Seigner disait qu'elle avait horreur d’Internet qu’elle considérait comme un déversoir nauséabond d’insultes, d’injures, de vomi verbal. Elle n’était pas connectée. Elle n’avait pas d’email. Elle ne surfait pas sur Internet. Et ce n’était que très récemment (à l'époque) qu’elle avait compris que Facebook n’était pas un site de cu* comme elle le croyait au départ.

De son côté, François Berléand a expliqué qu’il avait lâché quelques mots désagréables à propos d’Eva Joly (candidate des écologistes à l'élection présidentielle de 2012) et qu’on lui en a voulu, parce qu’il se moquait de son accent norvégien. Les trois invités ont logiquement admis qu’ils étaient cyniques, que rien ne les choquaient ni ne les étonnaient et que le monde actuel était assez minable.

Puis, parlant de son "actualité" (dans ce genre d’émission, les invités ont toujours quelque chose à vendre), Élie Semoun a annoncé qu’il était en train d’écrire le scénario d’une comédie où il jouerait un militant du Front national, estimant que le Juif qu’il était pouvait se permettre ce genre de rôle sans amalgame, un militant qui, a-t-il précisé, va évoluer au cours de l’histoire (à ma connaissance, ce projet ne semble pas avoir vu le jour).

Embrayant sur ce sujet, la présentatrice (Élizabeth Tchoungi) interrogea les deux autres invités sur le mode "Et vous, pourriez-vous jouer un militant du Front national ?". François Berléand a tout de suite désamorcé la question en disant qu’il a déjà joué le rôle de Himmler, donc, un militant du FN, ce ne serait pas un problème pour lui.

Et puis Mathilde Seigner a parlé pour elle, en disant que sur le principe pourquoi pas, mais qu’elle n’a pas vraiment envie d’être étiquetée comme cela, puis elle est partie sur les étiquetages, qu’on étiquetait beaucoup les acteurs, qu’elle n’avait pas envie de faire toute sa vie des films comme "Camping" très populaires et qu’elle aimerait aller plus dans des rôles moins populaires (en 2012, elle aurait été l’actrice la mieux rémunérée de France, plus de 2 millions d’euros par an). Donc, évidemment, elle a su esquiver la question, mais après ces mots, en l’écoutant, en la regardant, je me disais qu’elle avait très bien le profil pour jouer le rôle de …Marine Le Pen.

Elle a le même âge, un peu la même architecture, la voix de stentor, les yeux qui impressionnent, la mâchoire capable de tout mâcher franchement, bref, il faudrait juste lui couper un peu les cheveux qui sont un peu trop longs et elle pourrait jouer à merveille ce rôle.

Elle pourrait jouer le rôle. Évidemment, cela risquerait de lui coller à la peau, et puis, ce n’est peut-être pas la peine de lui faire trop de pub, à ce personnage qui, depuis janvier 2012, s'est présenté déjà trois fois à l'élection présidentielle, atteignant même, pour les deux dernières, le second tour…


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12 janvier 2023 4 12 /01 /janvier /2023 04:25

« Je tiens (…) à demander pardon à toutes celles et ceux que j’ai pu heurter, choquer, blesser au travers de certaines de mes gesticulations artistiques. Je pense notamment à mes compatriotes de la communauté juive, avec lesquels je reconnais humblement m’être laissé aller au jeu de la surenchère. C’est vrai, j’ai parfois été trop loin et fais preuves d’outrances, de provocations déplacées. Pour toutes ces fautes et excès, je demande pardon. Mon ambition était de faire rire tout le monde, et la communauté juive fait partie de mon monde. Je n’ai pas réussi à la faire rire, et je le regrette. » (Dieudonné, le 10 janvier 2023 dans "Israël Magazine").




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Non, vous ne rêvez pas ! Non, ce n'est pas le premier avril ! Pour le coup, voilà une confession on ne peut plus surprenante de l'humoriste sulfureux Dieudonné (de son vrai nom Dieudonné Mbala Mbala). Il a contacté André Darmon, le directeur de la publication de "Israël Magazine", par un ami commun (Francis Lalanne), pour publier cette tribune de repentance et de demande de pardon (texte intégral ici).

André Darmon n'est pas n'importe qui, cela fait une vingtaine d'années qu'il a fustigé les déclarations et l'humour douteux de Dieudonné qui lui vaut d'être mis hors de tous les médias importants, souvent interdit de salle dans les mairies, soupçonné régulièrement d'antisémitisme et d'appel à la haine. On ne peut donc pas le considérer comme un complice de l'humoriste.

Dieudonné, je n'ai jamais su quoi en penser sinon que je sens qu'il y a eu un énorme gâchis. C'est un humoriste qui a du talent, sa voix est extraordinaire, son ton aussi. Il a un réel sens de la dérision. Mais ses provocations qui, comme il vient de l'écrire, l'ont amené lui-même à surenchérir, multipliant polémiques sur polémiques, croyant au départ que ce serait une poule aux œufs d'or pour alimenter son petit cercle de fans, qui se sont recrutés de plus en plus du côté de ce qu'on appelle improprement la fachosphère, jusqu'à intégrer Jean-Marie Le Pen dans sa propre famille, ne pouvait plus amuser ceux qui aiment le talent, mais seulement utilisé à bon escient. Pourtant, on partait de loin ; en 2000, Dieudonné recevait de l'ONU ce titre honorifique : "homme de bonne volonté dans sa lutte contre le racisme". Comment a-t-il pu changer autant ?

Ce que je pouvais comprendre, hélas, c'est qu'il était sincère. Oui, l'humour est toujours au second, voire troisième degré. C'est justement le décalage entre la réalité et ce qui est dit qui est drôle. Comment imaginer Pierre Desproges antisémite ? Et pourtant, reprenez certains de ses sketchs, c'est horrible. Il commençait l'un en demandant au public : y a-t-il un Juif dans la salle ? Puis continuait en disant quelque chose comme : remarquez, je n'ai rien contre eux... Pourquoi on ne pouvait pas imaginer Desproges antisémite ? Parce que c'était un humoriste tendre, qu'on ne pouvait pas l'imaginer haïr des personnes, surtout pour ce qu'elles ne sont pas. Qu'il ne détestait probablement pas les coiffeurs ni les garagistes... Pareil pour Coluche qui a surfé d'ailleurs sur cette ambiguïté du public quand il houspillait "les Arabes". Un vrai humoriste se fout de la gueule de tout le monde, pas seulement d'une certaine "communauté" comme écrit dans sa repentance.

Avec Dieudonné, rien de tout cela, aucune tendresse, aucun second degré. Pour preuve, c'est qu'il se prenait au sérieux. Il a eu des ambitions politiques, il s'est présenté très sérieusement à des élections (et heureusement, il s'est toujours fait très largement battre). Il s'est présenté quatre fois aux élections législatives (1997, 2002, 2012, 2017, cette dernière dans la circonscription de Manuel Valls), et à chaque fois, il n'avait qu'à peine 1 000 voix et jamais au-dessus de 4% (sauf à la première où il représentait 7,7% des électeurs, mais c'était du temps d'avant les polémiques). Il s'est présenté aussi aux élections régionales en 1998 et n'a pas atteint de justesse le seuil de 5%. Il avait des velléités de se présenter à la mairie de Toulouse en 2001 et à l'élection présidentielle en 2002.

Mais le plus parlant ont été ses deux candidatures aux élections européennes de 2004 et de 2009 où il menait, en Île-de-France, une liste. Celle de 2004 s'appelait EuroPalestine ; celle de 2009 venait du parti antisioniste (dissous en 2019) qui était assez transparent dans ses buts (l'antisionisme étant la forme légalisée d'une expression de l'antisémitisme). C'est facile à déceler : pourquoi parler du conflit isréalo-palestinien dans une campagne européenne qui parlait surtout de social, d'économie, d'Europe ? Pourquoi vouloir systématiquement importer un conflit extérieur, et toujours le même ? Cette obsession révèle trop bien les arrière-pensées idéologiques. Dieudonné n'était plus un humoriste, dans ces circonstances, mais un piteux et pitoyable homme politique (je le répète, heureusement, les électeurs sont d'un bon sens incroyable !).

Pendant une vingtaine d'années, il a fatigué les plus tolérants et dopé, exacerbé les plus militants de ses soutiens, au point que certains n'hésitent pas à affirmer qu'il était intellectuellement responsable de certains actes antisémites, de leur passage à l'acte par des petites frappes, parfois devenues meurtriers, qui l'écoutaient et allaient plus loin dans ces idées nauséeuses.

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Ce retournement exceptionnel est très courageux de sa part : qu'il soit sincère ou pas (j'y viens plus loin), il faut du cran pour dire en quelque sorte qu'on a eu tout faux pendant vingt ans. Par la même occasion, il donne raison à ceux qui, pendant ce temps, le contestaient parce qu'ils contestaient les idées puantes qu'il véhiculait. Cette repentance montre qu'ils n'avaient pas tort et les conforte a posteriori dans leur combat idéologique, car il s'agit/s'agissait bien d'un combat idéologique (je ne sais pas s'il faut mettre encore au présent ou enfin au passé).

Il conclut sa tribune ainsi : « Je suis un être imparfait mais sincère qui cherche à réparer ses erreurs et ses fautes. (…) Entendons nous bien, je ne me cherche aucune excuse, aucune circonstance atténuante car nul n’en a lorsqu’il peut constater qu’il a nui à son prochain, je demande tout simplement pardon pour le mal que j’ai pu faire même sans le vouloir. ».

Quelle est la motivation d'une telle demande de pardon ? De celle-ci, on pourra juger si elle est sincère ou pas. Est-ce pour retrouver un public, des salles de spectacle et de l'argent ? Est-ce un flash dans la nuit, une illumination qui lui a demandé de se racheter (la rédemption) ?

Dieudonné a précisé ses motivations : « Bref, mon âge, ma santé m’invitent aujourd’hui à préparer ma retraite au Cameroun, sur la terre de mes ancêtres. Aussi, j’aspire à quitter la scène en paix : en paix avec moi-même, en paix avec les autres, dans un respect réciproque et sincère. Je veux apporter ma pierre à l’édifice de la réconciliation dans un contexte de tensions générales exacerbées. ». En somme, le pyromane transmuté en pompier.

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Serait-il mourant ? Pas étonnant que de nombreux internautes viennent alors quérir des informations sur sa santé et une possible maladie ? Cela ressemble à ces combattants cruels, au Moyen-Âge, qui renonçaient aux armes et s'esquivaient dans un monastère jusqu'à la fin de leur vie pour préparer leur passage dans l'Au-delà.

Face aux nombreuses réactions qu'a suscitées la publication de cette repentance dans son journal, André Darmon a voulu apporter son commentaire et accorder à Dieudonné le bénéfice du doute : « La meilleure façon d’expier et de matérialiser sa volonté, était de faire passer dare-dare un message opposé, contraire à celui démentiel, qu’il avait toujours véhiculé et à travers le même canal qu’il avait utilisé : ses sketches. Je lui ai rappelé que l’autre forme parallèle d’expiation était de se tourner vers les autres et de consacrer cette fondation qu’il dit vouloir monter, avec Élie Semoun, à ceux qu’il a fait souffrir, mais aussi à ses frères noirs, auxquels il n’a finalement pas fait de bien. J’ai insisté et lui dit qu’il lui fallait très vite porter la bonne parole dans les écoles françaises, des écoles qui ont été infestées par son discours. J’ai appris de mes 35 ans en Israël qu’on ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis. J’ai aussi appris de ma jeunesse parisienne un proverbe : il faut suivre le menteur jusqu’à la porte. Aussi, nous saurons très vite ce que Dieudonné a dans la tête, mais aussi dans le ventre. ».

Peut-être sera-t-il vite déçu par Dieudonné.

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Car d'un rapide coup d'œil au site officiel de Dieudonné, j'ai appris que justement, Dieudonné reprenait ses spectacles à partir de ce vendredi 13 janvier 2023 dans de nombreuses villes de France, et cela jusqu'au 3 mars 2023, et le spectacle est intitulé : "Foutu pour foutu". Mais après tout, rien ne dit qu'il en sortira des messages pas très différents de ses précédents spectacles. Il y a cependant un doute persistant : une nouvelle excitation médiatique avec Dieudonné juste avant une série de représentations, quelle coïncidence ! (Sur la page, on y lit aussi : "Accueillez Dieudonné sur votre propriété, proposez votre lieu" !).

Et toujours à la première page du site officiel, que lit-on également ? Que l'internaute est invité à donner son opinion sur une question. Pourquoi pas ? Beaucoup de sites le font, ça ne sert à rien mais ça permet de fidéliser. Mais ici, la question reste quand même problématique : « Êtes-vous pour la dissolution du CRIF et de l'UEJF ? ».

Décidément, Dieudonné ne changera jamais...


Aussi sur le blog.


Sylvain Rakotoarison (11 janvier 2023)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La tribune de Dieudonné publiée le 10 janvier 2023 dans "Israël Magazine".
Dieudonné.
Patrick Bouchitey.
Laurent Gerra.
Jacques Tati.
Charlie Chaplin.
Jean Roucas.
Jean Bertho.
Thierry Le Luron.
Jean Amadou.
Frédéric Fromet.
Daniel Prévost.
Coluche.
Sim.
Élie Kakou.
Pierre Desproges.
Pierre Dac.

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20230110-dieudonne.html

https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/dieudonne-le-salut-par-la-245995

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2023/01/12/39777724.html








 

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 20:29

(verbatim)


Ci-joint le texte intégral de la demande de pardon de Dieudonné Mbala Mbala publiée le 10 janvier 2023 dans "Israël Magazine".
 

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Source : Israël Magazine


Pour en savoir plus :
https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20230110-dieudonne.html

SR
https://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20230110-tribune-dieudonne.html


 

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 18:41

(audio)


L'émission ancienne "À votre écoute, coûte que coûte" a été rediffusée à l'occasion de la fin d'année le 31 décembre 2022 sur France Inter avec quelques éléments inédits.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'émission (fichier .mp3) :
https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12253-31.12.2022-ITEMA_23214354-2022F19050S0365-21.mp3

Pour en savoir plus :
https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20221231-a-votre-ecoute-coute-que-coute.html

SR
https://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20221231-podcast-a-votre-ecoute-coute-que-coute.html


Bonus : les remplaçants !
 

 

 


 

 

 

 

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 04:14

« Gamin, il nous amusait avec sa voix grave. À 20 ans, il possédait déjà un timbre extraordinaire, un débit incroyable et un vrai don pour l'imitation. (…) Dans ses spectacles, il atteint la perfection. C'est un gars sérieux qui ne se prend jamais au sérieux. » (le chef cuisinier Georges Blanc, le 14 novembre 2013).




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Le saltimbanque Laurent Gerra est né le 29 décembre 1967, il y a exactement 55 ans, quelque part dans l'Ain (à Bourg-en-Bresse). S'il est très connu, ce n'est pas pour sa personnalité mais pour les centaines de personnalités qu'il adore imiter. Il y a cinq ans, pour sa cuvée du cinquantenaire, il a fait un spectacle qui a réuni plus de 300 000 spectateurs dans plus de 180 représentations. Mais déjà auparavant, en 2014, il avait déjà rassemblé un total de près de 4 millions de spectateurs au cours de ses prestations sur scène depuis ses débuts.

Car Laurent Gerra, avant tout, et depuis la fin des années 1980, est un imitateur de grand talent dans la voix. Je ne sais pas si c'est inné ou s'il faut travailler inlassablement sa voix pour réussir à exploiter un tel talent (certainement les deux à la fois), mais il fait partie des très rares imitateurs qui ont su égayer les électeurs, les contribuables, les spectateurs, etc. de nombreuses personnalités publiques qui, évidemment, sont capables de dire n'importe quoi. Il est même régulièrement le comique préféré des Français, devant Gad Elmaleh et Nicolas Canteloup (sondage Harris Interactive publié dans "Télé Star" le 8 novembre 2010), figurant également au Top 50 des personnalités préférées des Français (dans le Top 10 en décembre 2012, largement devant certaines des victimes de ses imitations).

Au choix les stars du spectacle et les stars de la politique. Pour le spectacle, des personnalités des médias, de la chanson, des comédiens, des écrivains, etc. et une nette préférence pour Johnny Hallyday et pour Jeanne Moreau, régulièrement chambrés devant des millions de téléspectateurs français, au point que le chanteur téléphonait régulièrement à Michel Drucker (lui aussi régulièrement chambré) pour l'avertir qu'il allait faire la peau de Laurent Gerra (en fait, le chanteur et l'imitateur sont devenus de grands copains). Pour la politique, François Hollande, François Mitterrand, Jack Lang, Jacques Chirac, Alain Juppé, Édouard Balladur, François Fillon, François Bayrou, Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Éric Ciotti, Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, etc. La liste exhaustive du répertoire de Laurent Gerra est difficile à tenir tant il est large et s'élargit au cours du temps. Évidemment, il a besoin de changer au fur et à mesure que le personnel politique ou les stars changent, sous peine d'être ringardisé voire incompris par les plus jeunes générations (ses imitations de Valéry Giscard d'Estaing et d'Henri Krasucki étaient très appréciées à ses débuts, mais qui aujourd'hui se souvient encore vraiment d'eux ?).

Laurent Gerra pourrait être comparé à un Thierry Le Luron (il en a le look), mais il y a une grande différence entre eux deux, en plus de l'existence de météorite qu'a eue (hélas) Thierry Le Luron, parti dès ses 34 ans au sommet de son fou rire. Thierry Le Luron était un politique, c'est-à-dire qu'il comprenait bien la vie politique, les différents protagonistes et aussi, il savait ses manques et sa collaboration avec Bernard Mabille, qui lui a écrit ses fameuses fausses conférences de presse, a été cruciale dans la permanence de son succès, même s'il avait connu le succès déjà bien avant cette collaboration. Autre collaboration de Thierry Le Luron, celle avec Pierre Desproges, jeune interviewer du grand Président chuintant.

La différence, c'est le niveau des blagues, et pour cela, Laurent Gerra est assez décevant malgré ses nombreuses publications comme scénariste de bandes dessinées (Lucky Luke, avec Achdé au dessin) ou comme auteur humoristique. En effet, ses plaisanteries s'élèvent rarement au-dessus de la ceinture, blagues de potache quasi-exclusivement scatologiques qui peuvent faire rire parfois mais qui, à la longue, sont assez lassantes alors qu'il y a tant de jeux de mots à faire ou autres plaisanteries sur l'actualité politique (et pas seulement politique), tant la période est imprévisible. Si Anne Roumanoff a su durer, c'est souvent parce qu'elle s'est fait aider pour ses textes (notamment par Bernard Mabille).

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Quelques exemples repris du livre de Laurent Gerra sur les lettres cachées de François Mitterrand à sa "maîtresse" (un véritable livre était paru ainsi) sorti en 2017 : « J’ai l’impression que notre fille cachée ne les aime pas beaucoup. L’année dernière, ils lui ont offert un Code civil. Pour se venger, elle fait un croche-pied à Robert Badinter qui est tombé dans le Grand Canal. Il était couvert d’algues et de vase, mais il n’a rien osé dire. On s’est gondolés, c’est le cas de le dire. ». Ou encore : « C’est que vois-tu, j’ai bien du souci avec ma fille aînée, la Ségolène. Je t’ai déjà dit qu’elle fréquente un grand nigaud à lunettes, encore un de ces incapables qu’elle a rencontré à l’ENA, un certain Francis Gouda, ou François Mimolette, ou peut-être Pays-Bas, je ne sais plus. Je t’en ai déjà parlé, je crois. Il a un sourire niais, la cravate toujours de travers, le derrière en arrière et il croit me plaire en racontant tout le temps des blagues idiotes. Quel lourdaud celui-là. Élisabeth Tessier, la voyante qui lit dans mes boules, m’a prédit qu’un jour il serait Président. Elle avait dû encore boire. ». Ou encore, rapportée en juillet 2014 par le "Canard enchaîné" dans un article sur l'imitateur ("Le comique tripier"), parlant du président du MoDem, François Bayrou : « Un jour à droite, un jour à gauche. C'est pour ça que les chiottes sont toujours dégueulasses. Il n'arrive jamais à viser le centre ! ». Comme on le voit, c'est très relevé...

Reconnaissant avoir eu la chance, dans ses rencontres précoces, de croiser des personnes qui l'ont tout de suite apprécié et qui lui ont mis le pied à l'étrier, Laurent Gerra a pu commencer à la télévision en décembre 1991 chez Pascal Sevran ("La chance aux chansons"), et il a acquis une forte notoriété avec son duo avec Virginie Lemoine dans l'émission de Michel Drucker, "Studio Gabriel" entre 1994 et 1997. Ce duo avait expérimenté les premières audiences à la télévision avec Jacques Martin ("Ainsi font font font") entre 1992 et 1994, tout en officiant aussi à la radio, l'émission dominicale "Rien à cirer" sur France Inter, animée par Laurent Ruquier (rencontré chez Martin), entre 1992 et 1996. Les chroniques sur RTL et une petite dizaine de spectacles (dont certains à l'Olympia) ont accaparé son emploi du temps depuis une trentaine d'années. Son spectacle au Casino de Paris avec Virginie Lemoine leur a valu le Molière du meilleur spectacle à sketchs en 1997.

Le politiquement correct se niche même dans le manque d'humour des plus nobles institutions, comme le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, qui a pointé dans son rapport sur le sexisme publié le 19 janvier 2019, une critique d'un texte de Laurent Gerra, comme celui d'autres humoristes, faisant « reposer leur humour sur la sexualisation des femmes imitées ».

C'est un véritable débat qui, me semble-t-il, est très inquiétant d'initier car l'humour a justement pour rôle de caricaturer la réalité, c'est-à-dire de souligner avec insistance les reproches qu'on peut faire à la société, et parmi ceux-ci, ceux de sexisme, machisme, etc. Donc, évidemment qu'un humoriste, s'il est pris au premier degré, va devenir raciste, sexiste, pervers, sadique, et tout ce qu'on veut, puisque justement, le rôle de l'humoriste, c'est ce décalage entre la bienséance et la transgression (je recommande à cet égard d'écouter attentivement l'excellente Laura Laune qui est parfaite dans la transgression, et il serait difficile de la taxer de sexiste). Quand on écoute Coluche ou Pierre Desproges, évidemment qu'il faut les prendre au second degré (voire plus) pour ne pas être choqué de leurs tirades particulièrement caustiques. À côté de ces trois derniers cités, Laurent Gerra fait même figure d'enfant de chœur avec son humour potache. Les fous du roi n'ont jamais fait la révolution.


Aussi sur le blog.


Sylvain Rakotoarison (17 décembre 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Patrick Bouchitey.
Laurent Gerra.
Jacques Tati.
Charlie Chaplin.
Jean Roucas.
Jean Bertho.
Thierry Le Luron.
Jean Amadou.
Frédéric Fromet.
Daniel Prévost.
Coluche.
Sim.
Élie Kakou.
Pierre Desproges.
Pierre Dac.

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20221229-laurent-gerra.html

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/laurent-gerra-l-homme-qui-imite-245616

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/12/12/39743903.html










 

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27 décembre 2022 2 27 /12 /décembre /2022 04:48

« Comme je suis très investi sur le présent, à force d'en avoir fait un métier, sans doute encouragé par mon histoire personnelle, ma mémoire a toujours beaucoup de mal à utiliser le passé composé. Elle a flanché à de nombreuses reprises, il y a déjà très longtemps. » (Serge July, 2015).




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Et l'auteur de ces lignes poursuit, dans cette introduction de son "Dictionnaire amoureux du journalisme", chez Plon, par cette confidence : « Cette indisposition à raconter ma vie me rend inapte à écrire des mémoires sauf à les inventer à 90% : cette proportion invalide toute ambition de ce type. Il faut au moins atteindre le seuil des 50% pour se rendre intéressant, et à ce niveau, il devient possible de faire la courte échelle à son imagination pour combler ses propres défaillances. Mon cas, à cet égard, est assez désespéré. ».

C'est peu banal une telle reconnaissance d'imperfection dans le journalisme souvent représenté par des fortes têtes imbues d'elles-mêmes. Serge July, qui fête son 80e anniversaire ce mardi 27 décembre 2022, a pourtant cette discrète mais très décelable caractéristique de l'autosatisfaction dans les rares occasions où il est encore invité sur les plateaux de télévision malgré son grand âge (c'est bien connu, il n'y a jamais d'âge de la retraite pour les éditorialistes). Ces dernières années, je n'ai jamais entendu beaucoup de valeur ajoutée dans ses analyses récentes. Ainsi écrit, cela peut avoir l'air d'être méchant, c'est plutôt par étonnement que je le constate. Mais je veux bien croire qu'il n'en a pas été comme cela pendant sa très longue carrière qui est parallèle à toute la Cinquième République.

On a reproché à Patrice Duhamel d'avoir été un peu trop giscardien sur les bords et s'il n'est pas difficile de dire qu'il ne semble pas avoir beaucoup changé (même si le giscardisme, de nos jours, qu'est-ce que c'est ?). Pour Serge July, tout feu tout flamme, jeune journaliste de l'extrême gauche la plus militante, mais on ne peut même pas l'associer aux soixante-huitards car il est un peu trop âgé pour cela, on lui a beaucoup reproché de s'être assagi, de s'être confortablement installé dans son fauteuil de patron de presse, un cigare dans la bouche, oubliant ses quelques rêves marxistes voire maoïstes de préadolescents en mal de révolution culturelle. Il fait même figure de caricature, je pourrais écrire caricature du traître mais je ne suis pas gauchiste, donc je ne le sens pas traître, je le sens juste assagi.

Serge July a commencé à militer pour l'indépendance de l'Algérie, contre le retour au pouvoir de De Gaulle (il était lycéen), puis, dans les organisations syndicales étudiantes, il a milité à l'extrême gauche, chez les maoïstes, à la Gauche prolétarienne, etc. Il est d'ailleurs très étonnant qu'il n'ait pas eu une bifurcation politique, comme Henri Weber, ou même Alain Krivine, car il semblait du même bois. Peut-être trop "culturel" pour se restreindre à la seule politique politicienne ? Il a préféré au contraire prendre l'aventure très périlleuse de créer un quotidien, de le créer et de le diriger pendant plus d'une trentaine d'années.

Et ce quotidien, bien entendu, car son nom est intimement lié à ce quotidien, c'est "Libération" qu'il a cofondé le 3 février 1973 sous le haut patronage moral et intellectuel de Jean-Paul Sartre et Maurice Clavel. Le premier numéro régulier est sorti le 22 mai 1973 après deux numéros spéciaux le 5 février 1973 et le 18 avril 1973, et Serge July en fut le directeur du 24 mai 1974 au 30 juin 2006, avec des différents titres comme, à la fin, président du directoire et directeur général de la société qui gérait le quotidien.

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Parmi les revirements de Serge July qui lui ont été très reprochés, l'introduction de la publicité dans le journal le 16 février 1982. Il faut dire que le journal a toujours eu du mal à atteindre un équilibre financier durable (comme la plupart des journaux), et la capacité d'avoir une nouvelle source d'argent de la part de certains annonceurs venait mettre "du beurre dans les épinards", malgré l'emballage qui a été mis en vitrine de la manière d'un communiqué de la Pravda : « Non, "Libération" ne change pas ; c’est la publicité qui a changé. Elle est un art. On ne sait plus très bien où commence la culture et où finit la publicité. Sans elle, "Libération" eût été incomplet. » (cité par Wikipédia).

Si sa première relance en 1981 (le journal avait cessé de paraître pour des raisons financières entre février et mai 1981) a surfé sur la victoire de la gauche en 1981 (Serge July plus tard allait publier plusieurs livres à la gloire de François Mitterrand), "Libé" a été avant tout créé comme un journal libertaire et progressiste, aujourd'hui un journal "bobo", qui n'hésitait pas à susciter des polémiques, comme l'apologie de la pédophilie en publiant cette tribune de Jacques Dugué le 21 janvier 1979, alors que ce dernier était en détention provisoire et allait être condamné le 30 novembre 1981 à six ans de prison ferme pour abus sexuel sur mineur et implication dans un réseau de proxénétisme pédophile.

Cet homme écrivait en effet : « Qu'on arrête de persécuter ceux qui aiment les enfants, même s'ils les aiment aussi avec leur corps. À force de toujours les humilier, de les pousser dans leurs derniers retranchements, de toujours les obliger à renoncer, on finit par les enfermer dans un ghetto sexuel, qu'ils ne veulent plus. Et pour les enfants c'est pareil. (…) Et si vous pensez que mon comportement les a influencés, sachez qu'ils auront bien d'autres influences dans la vie, et que c'est seulement avec cette somme d'influences, qu'ils se feront homme et feront leurs propres choix. Les aimer, c'est au moins leur laisser cette liberté. Moi, je les ai aimés, et c'est pour cela que j'ai eu des relations sexuelles avec eux. Ce n'était pas de l'homosexualité. Ce n'était pas de l'hétérosexualité. Tout cela, après tout, ce ne sont que des mots. Ce n'était que de l'amour. L'amour d'un homme pour des jeunes. (…) Mais pourquoi un homme n'aurait-il pas le droit d'aimer un enfant si c'est aussi le désir et le bien de l'enfant. Quelle est la loi naturelle qui l'interdit ? (…) L'enfant a besoin et aura toujours besoin de compréhension et d'affection, et s'il le désire, la relation sexuelle est une partie de la concrétisation de cette affection, soudée dans le plaisir et la complicité. Il ira toujours vers la personne qui lui apporte cet épanouissement et cet affranchissement. ». La relecture de ce texte près de quarante-quatre années plus tard donne la mesure de la polémique, j'oserais écrire de la provocation (à l'époque déjà, ce type de tribune était bien sûr très contestée). Il faut se rappeler aussi que "Libération" subissait une rude concurrence avec "Le Matin de Paris" créé le 1
er mars 1977 par Claude Perdriel (96 ans aujourd'hui), le propriétaire du "Nouvel Observateur" (jusqu'à son dépôt de bilan le 6 mai 1987), et la gauche des années 1970 s'est rapidement déplacée sur le terrain sociétal au lieu du terrain social. Le journal de Serge July a toutefois condamné les positions pro-pédophilie à la fin des années 1970.

"Libération" première version (entre 1973 et 1981) a suscité d'autres polémiques, comme sur le négationnisme, mais sa renaissance en 1981 en a fait un journal moins d'extrême gauche et plus de gauche progressiste (soutenant François Mitterrand). Après des ventes systématiquement en baisse pendant des années, "Libération" a réussi à tripler son audience le 22 avril 2002 en publiant une une avec seulement "Non" pour signifier le refus de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle.

Serge July a dû quitter le journal en 2006 à la demande de l'actionnaire principal, Édouard de Rothschild, pour une recapitalisation du journal. Laurent Joffrin lui a succédé, à l'époque directeur du "Nouvel Observateur" (après la parenthèse Nicolas Demorand, entre le 1er mars 2011 et le 2 juillet 2014, Laurent Joffrin allait faire son retour jusqu'au 16 juillet 2020, date du début de son engagement politique en faveur d'un mouvement social-démocrate qui n'a pas trouvé son public).

Parallèlement à son métier principal qui a été de diriger "Libération", Serge July a régulièrement fait des éditoriaux dans l'audiovisuel, en particulier sur Europe 1, sur RTL, sur LCI, etc. Il a été également l'un des deux protagonistes des débats hebdomadaires avec Philippe Alexandre pour commenter l'actualité de la semaine, d'abord sur TF1 sous la houlette de Michèle Cotta, puis sur France 3 (le dimanche soir) animé par Christine Ockrent, affrontements popularisés par les Guignols de l'Infos, ce qui a valu au journaliste une marionnette (ce qui était assez rare chez les journalistes).

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Si, lorsque je l'entends à la télévision, je suis donc un peu agacé par son cabotinage assez vain, je ne le suis pas du tout pour son parti-pris. Au contraire, je n'ai pas ses idées (pas du tout, je pense même) mais j'aime ceux qui ont des convictions et qui sont capables de les défendre, même s'ils sont minoritaires. Le tout est d'en être averti : soit un éditorialiste tente l'impartialité, la neutralité et dans ce cas, il faut qu'il s'exprime de façon suffisamment neutre pour que le public ne puisse pas imaginer la nature de ses votes ; soit le parti-pris est total, et ce point de vue est également intéressant, sachant d'où cela part.

C'est ce que tentait d'exprimer Serge July dans cette même introduction de son Dictionnaire amoureux : « Quand on fait des choix, on s'engage. Je ne me suis pas dérobé. Mon parti-pris est celui d'un journaliste, qui connaît les faces noires et grises de cette profession, mais qui n'oublie ni son utilité ni les réussites collectives et individuelles. Ma devise, je l'ai empruntée à Bernard Voyenne, qui enseignait cette vérité essentielle : "Aucun journal n'est objectif, la presse l'est". C'est une discipline assez particulière. À cet égard, mon expérience m'a servi de guide. Et j'ai beaucoup pratiqué. J'ai fait bien sûr des erreurs, je n'ai pas cherché à les dissimuler : elles ont aussi leur place. J'ai cherché enfin à ne pas être toujours de mon avis. ».

Cette dernière phrase permet de mieux cerner Serge July, personnalité certainement plus complexe que la caricature qu'on pourrait en avoir par distraction. Avec cette dose d'autodérision qui lui permet de commencer son dictionnaire par le florilège de tous ceux qui ont fustigé les journalistes, à commencer par Voltaire lui-même qui a lâché sans aucune empathie : « La presse, il faut l'avouer, est devenue l'un des fléaux de la société et un brigandage intolérable. ». Certains, aujourd'hui, seraient d'avis de reprendre à leur compte cette rancœur acide du grand philosophe des Lumières. Et Serge July, en la mettant en vitrine parmi d'autres, est évidemment encore prêt à en découdre. Tout octogénaire qu'il soit devenu.


Aussi sur le blog.


Sylvain Rakotoarison (17 décembre 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Catherine Nay.
Serge July.
La BBC fête son centenaire.
Philippe Alexandre.
Alain Duhamel.

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20221227-serge-july.html

https://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/serge-july-libere-245612

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/12/12/39743901.html










 

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25 décembre 2022 7 25 /12 /décembre /2022 04:35

Joyeux Noël 2022 !




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Mon titre provient de l'Évangile selon saint Jean pour expliquer que Marie et Joseph n'avaient nul endroit pour faire naître Jésus-Christ, d'où une étable, aux côtés d'un âne et d'un bœuf. Saint Luc a fait dire à Jésus plus tard : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. ». Ces deux phrases ont été citées par le pape François lors de son audience générale peu avant Noël de l'an dernier, le 22 décembre 2021 à la Salle Paul-VI et il insistait sur l'un des messages de l'Église et en particulier un message de Noël : « Le message des évangiles est clair : la naissance de Jésus est un événement universel qui concerne tous les hommes. ». Il faut bien sûr comprendre : qui concerne tous les hommes et les femmes !

Pour mieux comprendre le message du pape, il faut remonter cinq années en arrière, dans sa déclaration urbi et orbi du 25 décembre 2017, au balcon central de la Basilique Saint-Pierre de Rome. Le pape François avait voulu alors parler des migrants. Des réfugiés.

Pour lui, fêter la naissance du Christ est évidemment essentielle : « Cet événement se renouvelle aujourd’hui dans l’Église, en pèlerinage dans le temps : la foi du peuple chrétien revit dans la liturgie de Noël le mystère de Dieu qui vient, qui prend notre chair mortelle, qui se fait petit et pauvre pour nous sauver. Et cela nous nous remplit d’émotion, parce que la tendresse de notre Père est très grande. ».

Il a dit en particulier, de manière très forte : « Aujourd’hui, alors que soufflent sur le monde des vents de guerre et qu’un modèle de développement déjà dépassé continue à engendrer de la dégradation humaine, sociale et environnementale, Noël nous renvoie au signe de l’Enfant, et nous appelle à le reconnaître sur les visages des enfants, spécialement de ceux pour qui, comme pour Jésus, "il n’y a plus de place dans la salle commune". ».

Pour parler plus clairement, le pape François a cité les réfugiés de tout lieu : « Nous voyons Jésus dans les nombreux enfants contraints de quitter leurs propres pays, de voyager seuls dans des conditions inhumaines, proies faciles des trafiquants d’êtres humains. Dans leurs yeux, voyons le drame de tant de migrants forcés qui mettent en danger même leur vie pour affronter des voyages exténuants qui tant de fois finissent en tragédie. Je revois Jésus dans les enfants que j’ai rencontré durant mon dernier voyage au Myanmar et au Bangladesh, et je souhaite que la communauté internationale ne cesse pas d’agir pour que la dignité des minorités présentes dans la région soit adéquatement protégée. Jésus connaît bien la souffrance de ne pas être accueilli et la fatigue de ne pas avoir un lieu où pouvoir reposer la tête. Que notre cœur ne soit pas fermé comme le furent les maisons de Bethléem. ».

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On pouvait imaginer, en évoquant les voyages à Noël que l'idée était de permettre au Père Noël de prendre ses quartiers d'été, sur une plage de sable fin, près de la mer bleue et à l'ombre des cocotiers dans une île paradisiaque lointaine. Non, le pape est très conscient des réalités du monde pour rêver. Il rappelle que la plupart des voyages sont contraints et pénibles, et même périlleux, que beaucoup y laissent leur vie et ceux qui arrivent n'ont aucune terre où s'installer, aucune maison où s'abriter. Heureusement qu'une autorité morale telle que le pape, plus universelle que pour les seuls catholiques, puissent rappeler cette vérité pourtant élémentaire. Avec les bouleversements climatiques qui se profilent, nul n'est à l'abri de l'exil.

Mais Noël, c'est aussi un retour en enfance, les nombreux téléfilms américains qui, depuis une dizaine d'années, envahissent nos écrans de télévision montrent une chose également évidente : on croit préparer Noël pour ses enfants et en fait, on le prépare pour les enfants qu'on était soi-même, comme un voyage dans le temps. Un voyage vers son enfance, à l'époque où on évoluait sans pollution du monde ambiant.

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Née un jour de Noël, la chanteuse Claudie Fritsch-Mentrop, plus connue sous son nom de scène Desireless, fête son 70e anniversaire ce dimanche 25 décembre 2022. Elle continue toujours à chanter avec son air faussement androgyne, malgré les rides et le temps qui passe et en abandonnant son étonnante chevelure en brosse. Elle avait chanté un tube mondialement très connu dans les années 1980.

En effet, la chanson "Voyage, voyage", écrite et composée par Jean-Michel Rivat et Dominique Dubois initialement prévue pour Michel Delpech qui l'a refusée, a été proposée à Claudie dont Jean-Michel Rivat a trouvé le pseudonyme, Desireless pour évoquer une observation du monde avec détachement, sans désir. "Voyage, voyage" est sorti en 1986 et a été un disque d'or (plus de 500 000 exemplaires vendus). Conçu comme un rite initiatique, un voyage intérieur, ce voyage est aussi, pour "nous", adultes déjà bien "mûrs", comme un véritable voyage dans les temps anciens où nous étions jeunes et beaux ! Comme une liturgie nostalgique.

Alors, sans oublier que l'humanité est d'abord une solidarité, joyeux Noël et joyeux voyage ! Dans une émotion autant universelle, introspective que solidaire.


Aussi sur le blog.


Sylvain Rakotoarison (24 décembre 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Desireless.
Joyeux Noël !
Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Dis seulement une parole et je serai guéri.
Noël à la télévision : surenchère de nunucheries américaines.






https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20221225-desireless.html

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/12/17/39749558.html





 

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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 04:07

« Mes parents ont eux aussi toujours voté à gauche. C'est une tradition. Je ne voterai jamais à droite. » (Carla Bruni, entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007 dans "The Sunday Herald", en justifiant qu'elle voterait Ségolène Royal si elle était électrice française).




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La chanteuse Carla Bruni a 55 ans ce vendredi 23 décembre 2022. Issue d'une riche famille industrielle de Turin qui a fait fortune dans les pneumatiques, Carla Bruni vit en France depuis l'âge de 7 ans en raison de la peur des enlèvements par les Brigades rouges de membres de la famille d'industriels. Son mariage le 2 février 2008 avec le Président de la République en exercice, Nicolas Sarkozy, a étonné et a suscité bien des sarcasmes. Quinze ans sont passés et ils sont toujours mariés, alors qu'elle était réputée pour ses nombreuses relations dans le monde de la culture et des médias.

Très étonnante que cette union de deux personnalités très fortes et très différentes, mais qui sont fascinés l'un par l'autre. Carla Bruni est plutôt d'un milieu de gauche, des milieux de la culture, sa mère, pianiste et actrice, a beaucoup aidé la trajectoire politique de François Mitterrand. Sa grande sœur (demi-sœur) Valeria Bruni Tadeschi est une actrice et réalisatrice très réputée. Elle a appris avant la mort de son père, l'industriel mais aussi le compositeur d'opéra dont elle était fière, que celui-ci n'était pas son père biologique, son père biologique était un amant de passage qu'elle a rencontré, mais cela n'a changé en rien, le père, qui avait plus de cinquante d'ans de différence, l'a toujours considérée comme sa fille.

Dans ce couple de l'ancienne première dame, à l'évidence, la partie la plus aisée n'est certainement pas le mari. Mannequin à l'âge de 20 ans, photographiée par les plus grands photographes, parfois dénudée (photographiées entre autres par Helmut Newton), à l'occasion actrice dans de rares films, puis se redéployant dans la chanson française, d'abord par l'écriture de textes pour Julien Clerc en 1999, puis, à partir de 2002, par leur composition et leur interprétation elles-mêmes (Vanessa Paradis, qui avait reçu d'elle des textes lui a conseillé de les interpréter elle-même car ils étaient très personnels). Bonne pioche : après la sortie de son premier album "Quelqu'un m'a dit", qui a été vendu à plus de 2 millions d'exemplaires, Carla Bruni a reçu la Victoire de la musique de l'interprète féminine de l'année en 2004.

Par la suite, elle a sorti six autres albums, dont un concert à l'Olympia. Elle a toujours été très discrète (elle n'est pas retournée sur scène pendant le quinquennat de son mari). Elle a été aussi très discrète comme première dame de France, refusant de se mêler de la vie politique même si elle a apporté une précieuse aide à son mari à plusieurs moments. Si elle avait participé au grand meeting électoral de Ségolène Royal le 1er mai 2007 pour la soutenir et milité très activement (au Zénith) contre la proposition inquiétante de Thierry Mariani (à l'époque député UMP et maintenant élu RN !) sur l'utilisation de tests ADN pour le regroupement familial, elle a par la suite été plus distante de la gauche et a soutenu par amour son époux, notamment lors de l'élection présidentielle de 2012.

Leur rencontre était presque arrangée. Après son divorce annoncé le 18 octobre 2007 (sans précédent à l'Élysée), Nicolas Sarkozy a rencontré Carla Bruni au cours d'un dîner initié le 13 novembre 2007 par Jacques Séguéla où se trouvaient aussi Luc Ferry et son épouse. Cela aurait été tout de suite le coup de foudre, et chacun ayant un enfant, l'idylle fut dévoilée au grand public le 15 décembre 2007 lors d'une visite du Parc Eurodisney puis le 5 janvier 2008 lors d'un voyage touristique en Jordanie, aux ruines de la cité de Pétra. Lors de sa première conférence de presse pour adresser ses vœux, le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy a abordé le sujet de sa vie affective (c'était sans précédent) : « Avec Carla, nous avons décidé de ne pas mentir. Nous ne voulons rien instrumentaliser, mais nous ne voulions pas nous cacher. Je ne voulais pas qu'on prenne une photo de moi au petit matin. Glauque. Et puis vous l'avez compris, c'est du sérieux. Mais ce n'est pas le JDD qui fixera la date. ». Son successeur François Hollande, quant à lui, n'a pas été pris en photo au petit matin, mais la nuit sur un ridicule scooter pour aller rejoindre sa nouvelle compagne, tandis qu'il n'avait pas encore "congédié" la précédente.


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Le mariage fut conclu le 2 février 2008 très discrètement dans les salons de l'Élysée par le maire du 8e arrondissement (où se trouve le Palais de l'Élysée). Les liens du mariage étaient nécessaires par exemple lors d'une visite d'État en Grande-Bretagne, où ils étaient reçus par la reine Élisabeth II, également lors d'un voyage officiel en Inde. Après ce mariage, le bonheur était de courte durée : la situation internationale s'est aggravée, et Nicolas Sarkozy allait gérer la crise financière de 2008, les printemps arabes et les événements en Syrie et en Libye, etc. Événement sans précédent, le Président de la République en exercice est devenue une nouvelle fois père, avec Carla Bruni, le 19 octobre 2011 et cette information a fait tellement fureur que la candidate d'extrême droite Marine Le Pen a critiqué jusqu'au choix du prénom, anticipant les délires intellectuello-xénophobes du polémiste Éric Zemmour.

Épaulée par Pierre Charon, qui connaît bien la maison élyséenne et futur sénateur, Carla Bruni-Sarkozy a créé une fondation le 23 avril 2009 contre l'illettrisme et les inégalités sociales pour l'accès à la culture. Elle a mis beaucoup de liant dans les relations autour de Nicolas Sarkozy jusqu'à être considérée comme « incontournable ».

Choquée par la haine déversée sur la personne de son mari, Carla Bruni a soutenu très activement Nicolas Sarkozy pour sa réélection en 2012. Dans un entretien accordé à Bruno Duquesne et enregistré le 17 octobre 2011 pour son émission "Complément d'enquête" diffusée trois jours plus tard sur France 2, Carla Bruni a déclaré : « En tant qu'être humain, parfois, je suis un peu effrayée par la cruauté et l'acharnement médiatiques. Mais, en tant que citoyenne, oui, je suis pour qu'il soit candidat pour mon pays. (…) Nous en parlons quelquefois ensemble. La décision lui appartient. Vous savez, moi, je l'observe de très très près. Alors on peut dire que je ne suis pas objective (...), mais j'observe la quantité de travail qu'il accomplit et, effectivement, pour mon pays, je souhaite qu'il soit candidat. (…) Il a vieilli, il a mûri, il est plus calme. ». Il n'est toutefois pas parvenu à se faire réélire.

C'est ce qu'écrivent Patrice Duhamel et Jacques Santamaria, auteurs d'un livre sur le Palais de l'Élysée (chez Plon) qui évoquent ainsi une certaine soif de revanche : « Carla a, elle aussi, une revanche à prendre. En quittant le Palais, elle en veut aux médias, à tous ces journalistes qu'elle déteste pour s'être montrés injustes envers Nicolas Sarkozy. En réalité, et malgré nombre de mauvais souvenirs, ses proches le confirment, elle n'a longtemps qu'une idée en tête : revenir à l'Élysée. Et tout faire pour aider son mari à y parvenir. Très présente pendant la campagne des primaires en 2016, elle ne pourra éviter l'échec de Nicolas. Pour elle aussi, la page est définitivement tournée. ».


Aussi sur le blog.


Sylvain Rakotoarison (17 décembre 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Nicolas Sarkozy.
Jane Birkin.
Patrick Bouchitey.

Carla Bruni.
Vanessa Paradis.
Laurent Gerra.
Desireless.
Robert Clary.
Olivia Newton-John.
Michel Berger.
France Gall.
Marilyn Monroe.
Guy Marchand.
Vangelis.
Renaud.
Michel Sardou.
Michel Jonasz.
Patricia Kaas.
Kim Wilde.

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20221223-carla-bruni.html

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/carla-bruni-sarkozy-une-femme-de-245606

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/12/12/39743894.html






 

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