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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 06:00

Issue très incertaine d’une campagne qui n’a plus de favori.


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Le premier débat télévisé entre les deux candidats à l’élection présidentielle américaine dans six semaines a eu lieu pendant quatre-vingt-seize minutes près de New York le soir de ce lundi 26 septembre 2016, ce qui faisait, avec le décalage horaire, en pleine nuit en Europe.

La situation avant ce débat était la suivante : la candidature du milliardaire Donald Trump au politiquement incorrect, aussi invraisemblable qu’elle soit, est de plus en plus populaire. Tout le monde disait qu’il n’aurait aucune chance pendant les primaires républicaines, et finalement, très rapidement, il a pris l’ascendant sur la dizaine d’autres candidats, au grand dam de la direction du Parti républicain.

En juillet 2016 encore, peu aurait misé sur la victoire de Donald Trump à l’élection générale. Et pourtant, malgré quelques évolutions contrastées dans les sondages, l’écart se resserre de plus en plus et la dynamique est en faveur de Donald Trump qui, par son comportement un peu rustre, peut épouser la colère des gens de la classe moyenne par un discours anti-système qui fait le bonheur de tous les populistes.

Hillary Clinton, dont la culture politique et la perspective historique ont toujours été reconnues, qui s’est préparée à occuper la Maison-Blanche, qui a une expérience formidable en ayant pris la responsabilité de la diplomatie américaine pendant quatre ans (le premier mandat de Barack Obama), qui est intelligente, qui a le soutien de toutes les têtes pensantes, et même du camp d’en face puisque la famille Bush votera pour elle, avait tous les atouts pour gagner haut la main cette élection.

Et pourtant, c’est de moins en moins probable. Déjà en 2008, on disait qu’elle remporterait à la fois les primaires démocrates et l’élection générale, et finalement, elle a été battue par Barack Obama. Même à ces primaires de 2016, cela a été laborieux pour elle avec la dynamique de Bernie Sanders.

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Il manque à Hillary Clinton cet élément un peu magique, qui permet de donner une dynamique électorale en sa faveur. Tout le monde se dit qu’elle va être élue et certains ne vont pas l’aider, ne vont pas se mobiliser, par manque de motivation, manque d’enthousiasme.

Tandis qu’en face, Donald Trump a une sorte de baguette magique. Il est plus vieux que sa concurrente mais c’est lui qui l’attaque sur la santé, l’endurance, la forme physique (avec raison peut-être). C’est lui l’incompétent, l’inexpérimenté et il réussit à retourner ses handicaps en atouts en mettant Hillary Clinton dans le même sac que tous les gouvernements américains depuis vingt ans avec cette question que Marine Le Pen ne manquera pas de poser au futur candidat LR : pourquoi ne l’aviez-vous pas fait avant ?!

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Si ce premier débat a été réussi pour chacun des deux candidats, c’est parce que chacun a été bon. Donald Trump a évité de dire des bêtises ou des grossièretés. Mieux, il a insisté sur son côté "gentil", rappelant qu’il a très peu dépensé (pour l’instant) pour sa campagne tandis que son adversaire a payé des dizaines de millions de dollars de spots publicitaires pour le critiquer. Quant à Hillary Clinton, elle s’est montrée joviale, dynamique, elle a montré qu’elle était en forme et qu’elle savait même faire de l’humour (on lui reproche généralement d’être trop glaciale).


Les boules puantes

Cela n’a pas empêché les deux protagonistes d’envoyer des flèches empoisonnées, sur tous les sujets qui fâchaient l’autre, mais de manière courtoise et presque "gentille" ! D’ailleurs, chacun parlait à l’autre par son prénom (ce qui est très courant aux États-Unis), mais parfois, Donald Trump insistait sur la "Secrétaire Clinton" pour mettre en évidence qu’elle a été Secrétaire d’État et qu’elle était donc du pouvoir sortant. Hillary Clinton préférait regarder la caméra alors que Donald Trump lui regardait droit dans les yeux.

Passons rapidement sur les "boules puantes". Donald Trump a parlé du manque d’endurance de son adversaire (référence à son malaise du 11 septembre 2016), aux emails diplomatiques envoyés depuis sa messagerie personnelle (33 000).

Tandis que Hillary Clinton a parlé du prêt de 14 millions de dollars que le père de Donald Trump lui avait consenti pour démarrer sa carrière d’homme d’affaires, argument que le candidat républicain a retourné à son avantage en disant qu’il avait bâti sur cela un empire qui faisait plus d’un milliard de dollars.

Hillary Clinton a réclamé aussi la publication de son avis d’imposition. Donald Trump a estimé qu’il ne pouvait pas le faire car il est en cours de contrôle fiscal et a évalué à 650 millions de dollars ses revenus annuels (ce qui est peu, dit-il). Hillary Clinton a beaucoup insisté sur le manque de transparence des revenus de son compétiteur, l’accusant de ne pas payer d’impôt fédéral, de ne pas être aussi riche qu’il ne le prétend, car il a beaucoup de dettes (3,5 milliards de dollars ?), et évoquant de possibles conflits d’intérêts avec la fonction présidentielle. Donald Trump s’est vu aussi reprocher d’avoir encouragé Vladimir Poutine à pirater les systèmes de renseignements américains et d’avoir refusé de reconnaître que Barack Obama était un vrai citoyen américain.


Un vrai clivage entre deux Amérique

Ce que je viens d’écrire est sur la forme, mais sur le fond, j’ose le dire ici, ce débat était de bonne tenue, presque tous les sujets brûlants ont été abordés, de manière plutôt constructive et il y a ainsi la révélation qu’il y a bien deux modes de pensée, deux perspectives qui s’affrontent. Donc, de façon inattendue, j’ai trouvé ce débat enrichissant.

Sur le fond, les arguments populistes utilisés par Donald Trump sont les mêmes que ceux utilisés par exemple en France par le FN : bouh l’immigration (là, ce sont les Mexicains) ! bouh les délocalisations ! bouh l’insécurité ! bouh les terroristes ! bouh Daech ! bouh les impôts ! bouh la dette publique ! etc.

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Dans les propos de Donald Trump, il y a toujours "eux" et "nous". Le "eux", ce ne sont pas les "Arabes" mais les Mexicains. Il s’est opposé à l’immigration (voudrait construire un mur à la frontière et voudrait même qu’il soit financé par le Mexique !). Tout va mal aux États-Unis (il n’a pas vu la France !). Il a dénoncé les délocalisations des entreprises vers le Mexique, vers la Chine, etc.

Il a proposé un programme économique résolument protectionniste. Instituer des taxes pour entrer sur le marché américain, et il a fait aux Américains le coup de François Hollande de 2012 : renégocier les traités commerciaux avec les partenaires américains. Là encore, la ficelle est la même que les populistes en France qui, eux, dénoncent l’existence même des négociations pour le Traité transatlantique (la peur et l’ignorance commandent toujours un réflexe identitaire de repli sur soi).

Pour doper la vie économique, il a proposé de baisser considérablement les impôts des sociétés de 35% à 15%, et de déréglementer, réduire les réglementations. Il a dit un discours mille fois entendu en France (qui ne serait pas crédible pour des oreilles françaises concernant les États-Unis) qu’il y avait trop de barrages bureaucratiques pour créer des entreprises !

Donald Trump a dénoncé l’immense dette publique évaluée à 20 000 milliards de dollars. A rappelé son opposition à la guerre en Irak qui a déstabilisé tout le Moyen-Orient et qui a déjà coûté 6 000 milliards de dollars selon lui, qui auraient été mieux utilisés en les injectant dans l’économie américaine.

Un argument qui peut être convaincant aux États-Unis, c’est quand Donald Trump a clamé : « Il est temps que ce pays ait un leader qui connaisse l’argent ! ». On peut imaginer les réactions que cela produirait si un candidat à l’élection présidentielle disait cela en France mais aux États-Unis, il rappelle l’importance de la réussite mais surtout, de la prise de risque. En ce sens, en fustigeant que certaines entreprises de Donald Trump ont fait faillite, Hillary Clinton a une approche plus latine qu’américaine, en ce sens que pour les Américains, généralement, l’erreur est pédagogique et fait beaucoup apprendre (donc, la faillite d’une entreprise n’a rien de honte, c’est juste une expérience de plus).

Le programme d’Hillary Clinton est diamétralement opposé : elle veut relancer l’économie par des énergies nouvelles (Donald Trump a rétorqué qu’il avait investi dans les plaques photovoltaïques et qu’il y a perdu beaucoup d’argent !). Elle veut augmenter les impôts pour les plus riches.

Donald Trump a aussi accusé le gouvernement Obama de ne rien faire contre l’insécurité et a martelé plusieurs fois qu’à Chicago (ville de Barack Obama), il y a eu 4 000 personnes tuées par le grand banditisme depuis le début de la Présidence de Barack Obama et 3 000 fusillades depuis le début de l’année.

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En politique étrangère, Hillary Clinton a pris un avantage. Elle a attaqué son adversaire qui ne voudrait pas limiter la prolifération nucléaire, l’accusant de vouloir que le Japon ou l’Arabie Saoudite se dotent de l’arme nucléaire.

Donald Trump a développé une doctrine profondément isolationniste en expliquant que les États-Unis protégeaient (entre autres) des pays comme le Japon, l’Arabie Saoudite et l’Allemagne, et qu’ils le faisaient gratuitement ! Ces pays ne contribuent pas à l’effort de défense américain pour les protéger alors que cela coûte cher ! En quelques sortes, il a réclamé le droit de demander une rétribution en compensation de la couverture nucléaire.

Donald Trump a protesté contre l’accord avec l’Iran et s’est dit persuadé que l’Iran aurait bientôt la bombe nucléaire, crainte exprimée déjà par le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou. Quant aux risques nucléaires de la Corée du Nord, il a affirmé que c’était le job de la Chine de contenir ce pays.

Au contraire, Hillary Clinton a voulu rassurer tous les partenaires des États-Unis en disant que le pays respecterait toujours tous ses engagements internationaux. Répliquant à Donald Trump qui doutait de sa capacité à négocier avec les autres pays, elle a pu rappeler son expérience, et son endurance, avec parfois des négociations qui duraient onze heures en continu, etc.


Match nul ?

Hillary Clinton a fait preuve d’humour et de compétences et Donald Trump a su se brider dans son expression. Il n’a dit aucune énormité, aucune grossièreté, il est resté posé et mesuré. Certes, Hillary est restée hautaine et sûre de sa supériorité intellectuelle. Et Donald, égal à lui-même, n’a cessé de se vanter, de vanter son entreprise (l’une des plus belles du monde !), un peu comme le faisait Silvio Berlusconi. C’est dire que ce premier débat ne départagera pas les candidats au poste de commandeur en chef du pays.

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Or, je considère que si Hillary Clinton n’initiait pas rapidement un événement favorable pour booster sa campagne, elle laisserait à Donald Trump le champ libre qui pourrait l’amener à sa victoire électorale. Pourtant, l’élection de Donald Trump n’a jamais été vraiment imaginée sérieusement. Pourtant, aujourd’hui, elle paraît quasi-probable.


Ne pas sous-estimer le peuple libre-arbitre

On a l’impression, à écouter les commentateurs, que l’histoire se répète sans arrêt. C’était le cas pour la première campagne de Silvio Berlusconi, supposé incapable de gagner et finalement, Président du Conseil italien deux mois et demi seulement après s’être lancé en politique (les similitudes entre Trump et Berlusconi sont nombreuses),

On a dit la même chose pour le référendum du 23 juin 2016, que le Brexit était hors des hypothèses sérieuses. Tout comme un rejet du TCE le 29 mai 2005. Et après avoir couronné avant l’heure Édouard Balladur pour 1995 et Dominique Strauss-Khan pour 2012, les commentateurs français seraient-ils si aveugles pour ne citer qu’Alain Juppé, voire Emmanuel Macron en oubliant que le vent le plus dynamique fait d’abord avancer Marine Le Pen dans la course présidentielle de 2017 ?

L’avantage des surprises dans les consultations électorales, c’est qu’elles démontrent l’intérêt des campagnes électorales et que les électeurs ne sont pas bloqués par les schémas proposés et largement alimentés par des sondages s’auto-alimentant. L’inconvénient, c’est qu’elles permettent aussi des aventures politiques qui peuvent se révéler catastrophiques.

Deux autres débats auront lieu en octobre 2016 et également un débat entre les candidats à la Vice-Présidence des États-Unis.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (27 septembre 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Match Hillary vs Donald : 1 partout.
Hillary Clinton en 2016.
Hillary Clinton en 2008.
Donald Trump.
La trumpisation de la vie politique américaine.
Mode d’emploi des élections présidentielles américaines.
Idées reçues sur les élections américaines.
Barack Obama.
Ronald Reagan.
Gerald Ford.
Jimmy Carter.
John Kennedy.
Al Gore.
Sarah Palin.
John MacCain.
Mario Cuomo.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20160927-duel1-US2016AC.html

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/match-hillary-clinton-vs-donald-185031

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2016/09/27/34375565.html


 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:46

Féroce bras de fer entre républicains et démocrates sur le budget fédéral des États-Unis. Des enjeux pas forcément très évidents à décrypter.


yartiShutdown01Depuis le 1er octobre 2013, les États-Unis vivent dans une sorte de grève de l’État fédéral. Une grève pas décidée par les "travailleurs", à savoir les fonctionnaires fédéraux, mais par la classe politique sous le nom de shutdown. En gros, on peut lire un écriteau de ce type : « Le gouvernement fédéral américain est fermé ! ».

Le 8 octobre 2013, le Président Obama a donc mis en garde une nouvelle fois les représentants républicains contre le blocage des services de l’État :

« If you're in negotiations around buying somebody's house, you don't get to say, "Well, let's talk about the price I'm going to pay, and if you don't give the price then I'm going to burn down your house". That's not how negotiations work… In the same way, members of Congress, and the House Republicans in particular, don't get to demand ransom in exchange for doing their jobs. And two of their very basic jobs are passing a budget and making sure that America is paying its bills. »

Ce qui, traduit, donne (à peu près) ceci (je ne suis pas un expert de la traduction) :

« Si vous êtes en discussion avec quelqu’un pour l’achat de sa maison, vous n’avez pas intérêt à dire : "Eh bien, parlons du prix que je veux payer, et si vous n’acceptez pas ce prix, alors je mettrai le feu à votre maison". Ce n’est pas comme cela que fonctionnent les négociations… De la même manière, les membres du Congrès, et en particulier les républicains de la Chambre [des représentants], ne doivent pas faire du chantage pour remplir leurs missions. Et deux de leurs missions fondamentales, c’est de voter le budget et d’être sûrs que les États-Unis honoreront leurs dettes. »

La situation est assez extraordinaire.
Presque surréaliste.

Elle ne s’était pas produite depuis 1995 avec trois semaines de "shutdown". Mais en fait, ce n’est pas si rare que cela puisqu’il y en a eu dix-sept entre 1974 et 1995, soit une fréquence de trois budgets sur quatre !

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Elle est surréaliste car c’est assez impressionnant d’entendre un Président américain laisser penser que son pays ne payerait pas ses dettes. Il est même allé le dire le 2 octobre 2013 à Wall Street : « Cette fois-ci, il est peut-être temps de paniquer ! ».

Et concrètement, la Maison Blanche ne cesse d’envoyer des messages alarmistes depuis ces dix derniers jours : parler du petit garçon qui ne peut plus visiter le Grand Canyon, des anciens combattants venus de tous les États-Unis pour rendre hommage à leurs camarades morts au combat interdits d’accéder au monument aux morts de la Seconde guerre mondiale (le 2 octobre). Ces exemples sont très nombreux.

Pourtant, la situation du pays est très loin d’être catastrophique.

Si effectivement huit cent mille fonctionnaires fédéraux sont au chômage technique, il y en reste encore plus de trois millions et demi qui bossent malgré l’absence de budget. La plupart des administrations fonctionnent toujours : le fisc, les tribunaux, l’armée, la sécurité sociale sont toujours actifs.

De plus, près de 85% des dépenses fédérales continuent à être payées comme s’il ne s’était rien passé (ou plutôt, c’est le contraire, comme si le vote du budget avait été acquis). Et c’est normal car c’est le droit budgétaire américain qui veut cela. Celui-ci fait la différence entre les dépenses obligatoires et les autres dépenses. Les dépenses obligatoires sont assurées dans tous les cas, sauf si le Congrès décide d’en supprimer (c’est ce que veulent les républicains en repoussant le financement de la réforme de l’assurance santé).

Dans les dépenses obligatoires, toutes celles qui ont été acquises précédemment, à savoir notamment toutes les indemnités (chômage, santé etc.). Cela représente 2 500 milliards de dollars. Il faut rajouter 200 milliards pour les intérêts de la dette et 600 milliards pour le budget militaire. Il faut donc diviser le total par les 3 800 milliards de dépenses totales, et cela fait seulement un cinquième de "fermeture". Et encore, le Président peut réquisitionner certaines personnes de ces dépenses non obligatoires et dans les faits, un quart d’entre elles viennent justement d’être déclarées "essentielles" et travaillent donc toujours.

Donc, le pays continue de tourner pour plus des quatre cinquièmes de sa capacité.

L
e bras de fer entre Barack Obama et le Congrès porterait sur la réforme de l’assurance santé (Obamacare) que les démocrates avaient réussi (laborieusement) à faire adopter l’an dernier. Les républicains voudraient reporter à l’année prochaine son financement. Or, c’est le seul fait d’arme que Barack Obama peut espérer pour ses deux mandats. La réforme sur l’emploi a été déjà abandonnée après la victoire des républicains à la Chambre des représentants.

Oui mais non.

Car les démocrates refuseront tout compromis qui n’intégrera pas le financement de cette réforme dès 2013. Et si le budget n’est pas voté, ce financement fait de toute façon partie des dépenses obligatoires, donc, d’office, cette réforme sera financée.

La raison est peut-être ailleurs.

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Le Président Obama charge énormément les républicains en ce moment. Il explique que c’est à cause de la Chambre des représentants (à majorité républicaine) que le budget n’est pas voté. Mais en fait, ce n’est pas vrai. Le projet de budget a été voté par les représentants, et ce sont les démocrates du Sénat qui l’ont refusé. C’est la Chambre qui a l’initiative du budget, comme l’indique l’article 1.7 de la Constitution des États-Unis. Donc, dans la procédure parlementaire, ceux qui font obstruction, ce ne sont pas les républicains mais les démocrates.

Obama charge aussi les républicains en dramatisant la situation de la dette. Le 17 octobre 2013 (dans très peu de jours, donc), les États-Unis atteindront le plafond de la dette autorisé par le Congrès, à savoir16 669 milliards de dollars (pas de quoi s’offusquer : la France va bientôt atteindre les 2 000 milliards d’euros). Sans accord des républicains, ce plafond ne pourra pas être réhaussé. Obama fait croire que les républicains vont refuser cette modification (pour garder un bon rapport de forces) et qu’ils vont précipiter le pays dans le défaut de paiement de sa dette.

Pourtant, les démocrates avaient refusé plusieurs fois, il y a peu, la proposition des républicains de garantir le paiement des dettes fédérales dans toutes les circonstances. Ce qui éviterait aujourd’hui cette tension sur la dette.

Donc, il y a une grande part de communication dans cette situation qui est loin d’être inquiétante pour les partenaires financiers du pays, qu’ils soient les assujettis sociaux qui reçoivent des indemnités ou les prêteurs qui reçoivent les intérêts des emprunts.

Dans tous les cas, la réforme d’Obama sur l’assurance santé sera financée dès maintenant, et le service de la dette sera assuré (car les républicains ont toujours été responsables dans ce domaine, leur crédibilité économique en dépend).

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Alors, pourquoi un tel bras de fer ?
Sans doute en prévision de l’après-Obama.

En novembre 2014, il y aura des "élections intermédiaires" que l’opposition présidentielle gagne généralement. Ce sera alors la préparation pour mettre en piste un candidat pour les élections de novembre 2016.

En refusant de cautionner la réforme de l’assurance santé, les républicains montrent leur inflexibilité contre tout ce qui relève de l’assistanat et de l’augmentation de la dépense publique, et confirment leur foi en l’initiative privée.

L’inflexibilité des démocrates montre au contraire leur résolution à maintenir cette réforme que Bill Clinton avait échoué de mettre en place il y a une quinzaine d’années.

Certains républicains modérés ne voient d’ailleurs pas d’un mauvais œil que le Président Obama tiennent tête aux plus fougueux des républicains. Ils savent que si le Tea-Party gagne la primaire des républicains, les démocrates auront un avantage électoral décisif pour les prochaines élections présidentielles.

Ce rapport de forces parlementaires sera sans doute arbitré par… l’opinion publique, et donc, par les sondages. C’est la raison de la campagne de communication issue de la Maison Blanche, faire porter la responsabilité du shutdown aux seuls parlementaires républicains et les rendre impopulaires.

Jamais les États-Unis n’ont été autant clivés entre deux conceptions très différentes du rôle de l’État (faut-il plus ou moins de dépenses publiques ?). Peut-être bien plus clivés que l’artificiel clivage gauche/droite en France…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 octobre 2013)
http://www.rakotoarison.eu


(Lire à ce sujet l’analyse de Sébastien Castellion,
journaliste de Metula News Agency, parue le 7 octobre 2013).


Pour aller plus loin :
Obama réélu (7 novembre 2012).
Obama vs Romney (6 novembre 2012).
Prix Nobel de la Paix (9 octobre 2009).
Obama est-il un bon manager ? (21 avril 2009).
Obama et la peine de mort (23 janvier 2009).
Obama Day (20 janvier 2009).
La vraie élection d’Obama (17 novembre 2008).
Sarah Palin (3 octobre 2008).

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  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-trompe-l-oeil-americain-obama-142041

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 13:42

Né le 22 août 1934 dans le New Jersey, aux États-Unis, Norman Schwarzkopf fut le général américain qui commanda les forces de la coaliton durant la guerre du Golfe en 1991 sous la Présidence de George Bush Sr. Il fut en particulier responsable de l'opération "Bouclier du désert" du 6 août 1990 au 17 janvier 1991 puis de l'opération "Tempête du désert" du 17 janvier 1991 au 28 février 1991. Colin Powell (futur Secrétaire d'État de George W. Bush Jr) fut également général commandant à cette époque. Schwarzkopf s'opposa en revanche à la guerre en Irak de 2003. Il s'est éteint le 27 décembre 2012 à Tampa, en Floride, après avoir pris sa retraite en août 1991 (il refusa sa nomination comme chef d'état-major de l'armée américaine).

SR

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 20:54

Né le 19 juillet 1922 à Avon (Dakota du Sud), George Stanley MacGovern fut un parlementaire américain chevronné. Docteur en histoire et professeur d'université, après avoir soutenu la candidature de Henry Wallace en 1948, il choisit de soutenir en 1952 la candidature du démocrate Adlai Stevenson en 1952 contre Eisenhower. En novembre 1962, il fut élu sénateur jusqu'en novembre 1980. Il demanda à Kennedy de reconnaître la révolution cubaine puis auprès du Président Lyndon Johnson, demanda la fin de la guerre du Vietnam. En 1962, il a apporté son soutien à Bob Kennedy puis au sénateur Eugene MacCarthy, et en 1972, ce fut lui qui fut désigné par les primaires démocrates pour combattre le Président Richard Nixon. Après sa sérieuse défaite électorale, George MacGovern fut ambassadeur à l'ONU.

SR

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 10:42

Né le 4 juin 1919 à Chicago, Dorothy Emma Howell (Rodham) fut la fille d'un pompier violent dans ses relations conjugales et familiales et travailla comme femme de ménage, cuisinière et baby-sitter en 1933 (en pleine crise économique) pour trois dollars par semaine. Elle se maria en 1937 avec un homme d'affaires, Hugh Ellsworth Rodham (1911-1993) avec qui elle a eu trois enfants : Hillary (née le 26 octobre 1947), Hugh (né en 1950) et Tony (né en 1954). En 1987, Doriothy et son mari s'installèrent à Little Rock (Arkansas) pour être proche de sa fille Hillary et de sa petite-fille Chelsea (née le 27 février 1980). Dorothy Howell Rodham fut la belle-mère de Bill Clinton (né le 19 août 1946), Président des États-Unis du 20 janvier 1993 au 20 janvier 2001, et gouverneur de l'Arkansas du 9 janvier 1979 au 19 janvier 1981 et du 11 janvier 1983 au 12 décembre 1992, et la mère de Hillary, actuelle Secrétaire d'État des États-Unis depuis le 21 janvier 2009, ancienne sénatrice de New York (du 3 janvier 2001 a 21 janvier 2009) et candidate malheureuse à l'élection présidentielle aux primaires démocrates de 2008. Elle s'est éteinte le jour de la Toussaint à Washington en compagnie de sa fille qui avait annulé un voyage officiel pour rester auprès d'elle.

SR

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 07:37

Quand l’organisation terroriste s’en prend aux casseurs de la cause antiaméricaine !...


yartiWTC201101Les attentats terroristes n’ont de sens que lorsqu’ils sont revendiqués. Or, les attentats du 11 septembre 2001 sont l’objet d’entreprises de désinformation massive (essentiellement sur Internet) visant à accréditer la thèse du complot, à savoir que les États-Unis et même les services secrets d’Israël auraient commis ces attentats pour donner un prétexte pour combattre les islamistes et engager la guerre en Afghanistan et en Irak.

Outre la motivation assez peu crédible (les États-Unis n’ont pas besoin de prétexte pour intervenir militairement) et les conséquences peu réalistes d’un massacre volontaire de citoyens américains qui cadre mal avec le patriotisme américain, les invraisemblances les plus loufoques nagent avec l’intox la plus délirante (ne serait-ce que par le nombre de personnes susceptibles d’avoir été mises au courant du supposé complot et ne se livrant à aucune confidence ni ne succombant à aucun remord même dix ans après).

Il y a quelques jours, un nouveau coup de massue a été donnée aux protagonistes enflammés de la thèse du complot provenant d’une personne qui est loin d’être a priori leur ennemi puisqu’elle devrait en principe défendre les mêmes intérêts antiaméricains que les complotistes. Il s’agit d’un article publié dans une revue islamiste de langue anglaise par Abu Suhail, un représentant d’Al-Qaida.

yartiWTC201103Ce dernier ne mâche pas ses mots pour critiquer les conspirationnistes. En parlant des théories vaseuses qui remettent en cause la réalité des attentats, notamment celui du Pentagone, il assène : « They site claims such as the Pentagon was not hit by a plane but by a rocket, and that the World Trade center building number seven was brought down by a controlled demolition. The prescribers to these theories have been some scattered individuals here and there who do not posses the research capabilities and capacities that are only available to governments. However, there has been one exception : the government of Iran. » [Ils affirment que le Pentagone n’a pas été détruit par un avion mais par un missile, et que la tour sept du World Trade Center a été détruite sous contrôle volontaire. Les prosélytes de ces théories ne sont que des individus qui ne disposent pas des moyens ni des capacités que seuls ont les gouvernements. Cependant, il y a eu une exception, le gouvernement iranien].

La cible d’Abu Suhail est donc clairement identifiée dans cet article : le Président iranien Ahmadinejad, qui a remis également en cause l’origine revendiquée des attentats lors de sa tribune polémique à l’ONU en 2010. Le représentant d’Al-Qaida est très clair : « Why would Iran ascribe to such a ridiculous belief that stands in the face of all logic and evidence ? » [Pourquoi l’Iran soutient-il une croyance aussi ridicule qui tombe face à toute logique et à toute preuve].

Concrètement, il critique surtout le double langage du Président iranien qui regrettait, il y a une dizaine de jours à l’ONU, l’absence de dialogue avec les Américains tout en s’en prenant à eux dans les tribunes officielles.

Pour Al-Qaida, Ahmadinejad a cherché avant tout à récupérer l’antiaméricanisme pour rassembler les musulmans : « Since the start of the Iranian revolution, Iran wanted to project an image of anti-Americanism. This would serve as a rallying call for the millions of Muslims around the world who despise America for its aggression against them. Iran played this card very well and garnered a lot of support among the Muslims as being the country that is willing to stand up to America. » [Depuis le début de la Révolution iranienne, l’Iran a voulu se montrer comme le symbole de image de l’antiaméricanisme. Ils s’en sont servi comme d’un cri de ralliement de millions de musulmans dans les pays qui méprisent l’Amérique en raison de son agressivité contre eux. L’Iran a joué très bien cette carte et a su mobiliser un large soutien des musulmans comme pays voulant s’opposer à l’Amérique].

En clair, Abu Suhail considère que Ahmadinejad voudrait que l’Iran soit la seule entité antiaméricaine et discréditerait ainsi toute autre organisation comme Al-Qaida. Notamment en soutenant les thèses conspirationnistes sur le 11 septembre : « For Iran, anti-Americanism is merely a game of politics. » [Pour l’Iran, l’antiaméricanisme n’est rien qu’un jeu politique].

Après la mort de Ben Laden, cet article éclaire donc une véritable guerre de légitimité dans le monde musulman, une sorte de surenchère dans l’antiaméricanisme meurtrier. Al-Qaida anéantit ainsi des années de bavardages incessants initiés par les partisans sans fondement d’un hypothétique complot américain voire israélien dans l’origine des quatre attentats du 11 septembre 2001.

Une mise au point qu’il faut sans doute rapprocher de la rivalité très ancienne entre sunnites (Al-Qaida) et chiites (Iran), qu’il faut à peu près comparer avec les terribles querelles entre catholiques et protestants à l’époque des guerres de religions.

J’espère que ces propos du représentant d’Al-Qaida, qui ont été relayés en langue française, entre autres, par  "L'Express", "Libération", "Le Point" et France 2, vont convaincre les complotistes de renoncer enfin à leur désinformation chronique et de passer à autre chose d’un peu plus constructif.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (3 octobre 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Deux remarques.

J'explique mon expression "casseurs de la cause antiaméricaine" : pour ce représentant de l’organisation terroriste, le Président iranien est justement en train de casser la cause antiaméricaine par son double langage. Al-Qaida est une organisation antiaméricaine et les propos d’Abu Suhail sont à destination des autorités iraniennes, pas europénnes ni américaines.

L’autre remarque, c’est que la plupart des arguments de ceux qui croient à une conspiration américaine (c’est une croyance, cela n’a donc rien de rationnel), c’est de dire que c’est incroyable, impossible, que de tels attentats, de telles effondrements aient pu avoir lieu sans se rendre compte que ce serait encore plus incroyable qu’un Président américain puisse sacrifier de sang-froid trois mille vies de citoyens américain et que personne n’ait vendu la mèche depuis tout ce temps.

C’était exactement ce qu’on disait aux rescapés des déportations après la guerre. Ce qu’ils ont vécu dans les camps d’extermination était tellement incroyable qu’ils n’osaient pas même en parler à leurs proches pour ne pas affronter leur incrédulité. Lire par exemple l’oeuvre de Primo Levi.



Pour aller plus loin :
L’article d’Al-Qaida à télécharger.
Le Nouveau monde…
Le conspirationnisme, une nouvelle religion ?
Les Américains, l’Iran et le 11 septembre.
Le terrorisme n’est pas l’islamisme.
Faut-il se réjouir de la mort de Ben Laden ?
Le 11 septembre, un complot ?
Que faisiez-vous le 11 septembre 2001 ?


 yartiWTC201102

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/al-qaida-s-en-prend-aux-101774

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 12:40

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WTC1B


Iran and the Conspiracy Theories


ABU SUHAIL, OPINION
4 Inspire | Al-Malahem Media | Fall 2011 Al Qaeda in the Arabian Peninsula | Issue 7 | 9/11 SPECIAL 5

There have been plenty of conspiracy theories surrounding the events of 9/11. These conspiracy theorists believe that the U.S. government manufactured the attacks while others believe that it was the Israeli Mossad who was behind them. They site claims such as the Pentagon was not hit by a plane but by a rocket, and that the World Trade center building number seven was brought down by a controlled demolition. The prescribers to these theories have been some scattered individuals here and there who do not posses the research capabilities and capacities that are only available to governments. However, there has been one exception: the government of Iran.

The Iranian government has professed on the tongue of its president Ahmadinejad that it does not believe that al Qaeda was behind 9/11 but rather, the U.S. government.

So we may ask the question: why would Iran ascribe to such a ridiculous belief that stands in the face of all logic and evidence?

Since the start of the Iranian revolution, Iran wanted to project an image of anti-Americanism. This would serve as a rallying call for the millions of Muslims around the world who despise America for its aggression against them. Iran played this card very well and garnered a lot of support among the Muslims as being the country that is willing to stand up to America.

If Iran was genuine in its animosity towards the U.S., it would be pleased to see another entity striking a blow at the Great Satan but that’s not the case. For Iran, anti-Americanism is merely a game of politics. It is anti-America when it suits it and it is a collaborator with the U.S. when it suits it, as we have seen in the shameful assistance Iran gave to the U.S. in its invasion of Afghanistan and in the Shi`a of Iraq, backed by Iran, bringing the American forces into the country and welcoming them with open arms.

Therefore with 9/11, the Iranians saw a great operation that had brought damage to the U.S. like nothing they had ever dreamed of causing during their two decades in power. For them, al Qaeda was a competitor for the hearts and minds of the disenfranchised Muslims around the world. Al Qaeda, an organization under fire, with no state, succeeded in what Iran couldn’t. Therefore it was necessary for the Iranians to discredit 9/11 and what better way to do so? Conspiracy theories.


Iran and the Shi`a in general do not want to give al Qaeda credit for the greatest and biggest operation ever committed against America because this would expose their lip-service jihad against the Great Satan.

 

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 19:23

Né le 22 mars 1963 à Rome, Francesco Quin était le troisième fils de l'acteur Anthony Quinn (1915-2001). Il fut lui-même acteur et joua dans une quarantaine de film de cinéma et dans beaucoup de séries télévisées, en particulier : Alias, Les Feux de l'amour, 24 heures chrono, Les Experts, Miami, NCIS, Enquêtes spéciales, Urgences, JAG, etc. Il trouva brutalement la mort le 5 août 2011 dans sa villa à Malibu, en Californie, des suites d'une crise cardiaque.

SR

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:53

Né le 18 juillet 1921, John Glenn fut la cinquième personne au monde à aller dans l'Espace le 20 février 1962, le troisième Américain et le premier Américain à faire le tour de la Terre. Son dernier vol durant huit jour le fut dans la navette spatiale Discovery le 22 octobre 1998 à l'âge de 77 ans. Il est donc la personne qui est allée dans l'Espace la plus âgée du monde. Converti dans la politique, John Glenn fut élu sénateur de l'Ohio de 1974 à 1999, du Parti démocrate, et fut également candidat aux primaires démocrates à l'élection présidentielle.

Atlantis est en train d'achever dans l'Espace le dernier vol d'une navette spatiale.

Lire cet article.



SR

 

 

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 17:25

Née le 8 avril 1918 à Chicago, Elizabeth Ann Bloomer, ex-danseuse, s'est mariée le 15 octobre 1948 en secondes noces avec Gerald Ford, devenu Président des Etats-Unis de 1974 à 1977 après la démission de Richard Nixon. Gerald Ford est mort le 26 décembre 2006 à 93 ans.

Breaking News Alert
The New York Times
Friday, July 8, 2011 -- 9:12 PM EDT

Betty Ford Dies at 93

Betty Ford, the outspoken wife of President Gerald R. Ford who overcame alcoholism and an addiction to pills and helped found one of the most famous rehabilitation centers in the nation, has died at 93, according to a statement from Nancy Reagan.


SR

 

 

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