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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:32

(verbatim)

Discours de François Fillon à Saint-Pierre (La Réunion)
Dimanche 12 février 2017



Mes chers amis,
Et, parce qu’ici ce mot a un retentissement tout particulier, mes chers compatriotes, Merci !
Merci d’être venus si nombreux !

Je retrouve toujours la Réunion et les Réunionnais avec un immense bonheur.
J’aime cette île qui est fière de son histoire, de sa culture, de ses valeurs, fière de sa diversité, qui est fière d’être elle-même et qui est fière d’être la France.
Nous sommes 66 millions de Français dans un monde de sept milliards d’habitants. Personne ne nous fera de cadeaux.
Notre seule marge de manœuvre réside dans notre capacité à nous rassembler, à travailler plus, à travailler tous.
Notre avenir est dans notre inflexible volonté d’être souverain, écouté et respecté de par le monde.
Etre debout ou à genoux : voilà la question. Ma réponse est claire : debout toujours, à genoux, jamais !
Je veux, avec vous, avec la Réunion, faire de la France une puissance gagnante.

La Réunion peut être fière. Elle a donné tellement de grandes figures à notre nation. Des héros et des combattants, comme Juliette Dodu, comme Roland Garros, comme Jean Joly, qui se battirent pour l’honneur de la France.
Des poètes et des intellectuels, de Lacaussade à Leconte de Lisle.

Des hommes politiques comme Raymond Barre à qui je pense parce qu’il disait la vérité.

Des sportifs qui font gagner la France, de Jackson Richardson et Daniel Narcisse à Dimitri Payet.
A la Réunion on sait ce que signifie résister, créer, gagner !

Oui je suis heureux de vous revoir, de revoir tous vos visages.
Didier Robert, Michel Fontaine, Nassimah Dindar, Jean-Paul Virapoullé et tant d’autres visages familiers.

J’ai toujours dans mon cœur ce voyage de 2009, lorsque j’étais Premier ministre et que nous avons ensemble inauguré la route des Tamarins, ce chantier ambitieux et spectaculaire, qui fait notre fierté.

Si j’avais l’honneur de présider notre pays, je serais très heureux de venir inaugurer la nouvelle route du littoral, cher Didier Robert, cet ouvrage d’art novateur et indispensable à la vie des Réunionnais, que nous avons lancé ensemble.

Didier, je garde aussi dans mon cœur ce meeting que nous avions organisé pour les élections Régionales. C’était déjà ici, à Saint-Pierre, grâce à Michel Fontaine. On s’était battu ensemble, pour la victoire !

Mes amis, c’était il n’y a pas si longtemps, et pourtant comme cela paraît loin !
Long et insipide fut le quinquennat de François Hollande, qui est aussi, il faut le rappeler, celui de son conseiller, Emmanuel Macron.
Cinq ans de perdus pour la France.
Cinq ans de perdus pour les Outre-mer !

Pourtant, de belles promesses vous avaient été faites.

Lui président, tout devait aller mieux. Le chômage allait reculer. Les prix allaient baisser. La sécurité serait assurée. Les enfants auraient un avenir radieux. Et tout le monde pourrait se loger décemment.

Que reste-t-il de ces promesses, après cinq années d’exercice du pouvoir par Hollande?

Le chômage, la pauvreté sont toujours beaucoup trop élevés. Rien de fort n’a été fait pour les faire reculer.
L’insécurité atteint des niveaux jamais connus partout Outre-mer, et notamment ici, à la Réunion.

L’Etat et la justice sont en difficulté. En grande difficulté. Il y a trop de délinquance et pas assez de sanctions.
L’échec scolaire est un fléau.
La construction de logements a pris un retard dramatique.

Et puis il y a l’immigration clandestine.
Il est temps de serrer les vis et de rappeler que la France est une nation, pas une passoire.
Sur l’île voisine de Mayotte, l’immigration clandestine est une menace pour la cohésion sociale.
Je veux le dire à nos amis mahorais qui sont parmi nous ou qui nous écoutent : ce que vous vivez au quotidien n’est plus acceptable.
La pression migratoire à Mayotte est insupportable.
Il faut réagir.
Je veux qu’à Mayotte et en Guyane, l’acquisition de la nationalité française soit subordonnée à la régularité du séjour des parents.
Un enfant né à Mayotte ou en Guyane de parents en situation irrégulière ne pourra plus devenir automatiquement Français à sa majorité.

Mes chers amis, le temps est venu d’agir pour l’ensemble des Outre-mer, d’agir maintenant, d’agir pour vous.

Et il faut le faire immédiatement, pas dans dix ou vingt ans comme le proposent les socialistes avec leur loi pour l’égalité réelle.
Avec eux, l’égalité, c’est toujours pour demain !

Vous voulez des actes rapides, et vous avez raison !
La première mesure que je prendrai pour les Outre-mer, si les Français me font confiance en mai prochain, c’est le retour de l’Etat dans le financement de la continuité territoriale.
Je considère en effet que le retrait de l’Etat de ce dispositif, voulu et organisé par le gouvernement socialiste, est une faute politique lourde. Didier Robert a eu raison de maintenir coûte que coûte ce dispositif pour tous les réunionnais

Où est l’égalité lorsque les Français d’Outre-mer sont empêchés de se rendre dans l’hexagone à cause du renchérissement du prix des billets d’avion provoqué par cette décision injuste ?

Où est l’égalité lorsque l’on prive des familles d’ici du bonheur simple de retrouver une fille ou un fils parti faire ses études en métropole ?
Avec le retour de l’Etat dans le financement de la continuité territoriale, je plaiderai aussi pour que l’Europe accompagne cette politique.

Mes chers compatriotes, vous êtes trop nombreux à connaître, dans votre famille, parmi vos amis, le drame du chômage.
25% de la population active au chômage, parfois plus de 50% des jeunes, c’est inacceptable.

Je refuse d’y voir une sorte de fatalité contre laquelle on aurait déjà tout essayé.
Je veux faire ce que nous n’osons pas faire depuis trop longtemps : faire confiance à l’énergie française.
Nous allons nous détacher de cette chape de plomb idéologique qui a piétiné le goût du travail, piétiné la récompense du mérite, piétiné ce qu’il y a de plus lumineux en nous : la liberté.
La liberté, c’est le carburant des sociétés vivantes.
Avec tous les Français qui veulent réussir, je fonce pour une France du plein emploi, une France productive.
C‘est ma priorité absolue !

Vous vous êtes engagés à La Réunion dans un nouveau modèle de développement qui doit conduire les Outre-mer à mieux s’affirmer dans leur bassin géographique, ici l’Océan Indien, là-bas l’Océan Atlantique ou Pacifique.
Je soutiens cette orientation.

Je baisserai massivement les charges qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille de paye des Français afin que chacun voit son pouvoir d’achat augmenter.

Je sortirai des 35 h, sans démagogie, sans diktat, puisque je donnerai aux entreprises la liberté de négocier avec leurs salariés.
Je généraliserai l’apprentissage, refonderai la formation professionnelle, créerai le statut de travailleur indépendant, développerai le statut d’auto-entrepreneur, je miserai à fond sur les technologies.

Je vais libérer l’activité de tous les secteurs qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal : l’agriculture, l’industrie, les services, la construction.
Je veux agir pour les jeunes qui se cassent les dents sur la rigidité du code du travail. Agir pour les ouvriers qui préfèrent travailler un peu plus que de ne plus travailler du tout.

Et cette restauration de notre production permettra de distribuer, notamment aux plus modestes, les richesses créées au lieu d’égaliser la misère comme aujourd’hui.

Je veux agir sur tous les fronts, secteur public comme secteur privé, en tenant compte des spécificités des Outre-mer, que je connais bien.
L’insularité et l’éloignement, rendent les choses plus difficiles ici qu’ailleurs.
C’est pourquoi, tant que la situation de l’emploi ne sera pas meilleure, tant que le niveau du chômage sera aussi critique, les Outre-mer ne seront pas concernés par le plan de réduction des effectifs de la fonction publique que je mettrai en œuvre en métropole.

Cela vaut aussi pour les emplois aidés, cher Michel Fontaine, dont le volume sera stabilisé le temps de réamorcer la machine économique.

Mais il faut surtout donner les moyens aux entreprises d’Outre-mer de créer plus d’emplois !
Pour cette raison, je maintiendrai l’ensemble des exonérations fiscales et sociales à leur niveau actuel, pendant une période de 10 ans.

Et cela vaudra aussi pour la défiscalisation, qui sera donc prolongée en conséquence. Les entreprises et les acteurs économiques auront ainsi un environnement durablement sécurisé.

Mais je ne veux pas m’en tenir là.

Je propose que l’Etat consacre deux milliards d’euros par an en faveur de l’emploi Outre-mer.
En plus des baisses de charges qui seront engagées dans le cadre de mon programme national, un dispositif spécifique d’incitation à l’embauche dans les Outre-mer sera créé.

Ce dispositif sera ciblé sur les entreprises de moins de 10 salariés, et celles qui sont les plus exposées à la concurrence.

C’est un effort considérable, mais il est à la hauteur de ce qu’exige la situation.
En définitive, ce que je propose ici, c’est un nouveau cadre d’intervention : celui de « l’entreprise franche ».

Je soutiendrai aussi les activités agricoles, qui sont encore, et de loin, les premiers employeurs privés Outre-mer.
Je connais les inquiétudes de la filière canne, et notamment celle de ses milliers de petits planteurs, face à la perspective de la fin des quotas sucriers en Europe, le 1er octobre prochain.

Je veux les rassurer : avec moi ils auront un puissant soutien de la filière à la tête de l’Etat, comme je l’ai d’ailleurs démontré avec la revalorisation de la prime bagasse lorsque j’étais Premier ministre !

Je veux donc leur dire que je mettrai en place l’aide complémentaire de 38 millions d’euros pour compenser la fin des quotas.

Je mesure l’importance de la complémentarité entre la filière canne et les autres secteurs agricoles qui sont eux aussi fortement pourvoyeurs d’emplois.
Il faudra accompagner leur développement, en renforçant leur enveloppe budgétaire, pour la porter à 80 millions d’euros par an.

Il faut briser la fatalité du chômage.
Il faut donner aux entreprises les moyens de créer des emplois pour tous les Réunionnais.

Il faut aussi que l’Etat assume enfin clairement ses missions de solidarité et d’éducation dans les Outre-mer.

Je ferai de la santé dans les Outre-mer une véritable priorité de l’action de l’Etat en modernisant les hôpitaux, en soutenant l’installation de nouveaux médecins et en développant la télémédecine parce qu’il faut s’emparer de tout ce que le progrès nous apporte.

Plus de solidarité, c’est aussi améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées, Je sais, chère Nassimah Dindar, que c’est un de tes combats à la tête du Département de la Réunion.
Dans la tradition de notre famille politique, c’est aussi le mien.

On m’a fait le procès de vouloir mettre à mal notre assurance maladie et notre système de soins. C’est faux !
Ce que je dénonce, c’est la langue de bois de ceux qui se fichent des déserts médicaux, qui se fichent des pathologies non remboursées, qui se fichent des urgences débordées, qui se fichent de savoir que les personnels médicaux sont à bout, et puis qui se fichent de savoir que la médecine libérale ne supporte plus d’être maltraitée.

Les fossoyeurs de la sécurité sociale sont ceux qui s’opposent à toute réforme.
Je veux une santé de qualité pour tous, une santé capable de répondre au vieillissement de la population et au prix croissant des nouveaux médicaments.

J’ai créé le CHU en 2009. Je l’ai fait car je crois au rayonnement de l’excellence française en santé dans l’Océan Indien.
Je veux rendre hommage à l’ensemble de ses personnels et à ceux des hôpitaux de la Réunion qui font un travail remarquable dans des conditions souvent difficiles.

Le gouvernement a délaissé le CHU, n’a pas soutenu ses projets et n’a pas pris en compte la réalité de ses missions.
Je suis heureux qu’aujourd’hui le CHU fasse l’objet d’un consensus politique local et je ferai tout pour que cet état d’esprit se maintienne. Je veillerai à ce que le CHU ait les moyens nécessaires à l’exercice de ses missions.

Je veux aussi qu’on puisse vieillir dignement dans notre pays.
Mon gouvernement avait beaucoup fait pour les petites retraites pour les seniors de métropole, les « gramounes » de la Réunion.
Il n’est pas acceptable qu’après 30 ou 40 années de labeur, un agriculteur, un artisan, ne perçoive pas une retraite décente.
Je poursuivrai donc l’effort avec une revalorisation de plus de 300 euros pour les pensions de moins de 1000 euros et d’au moins 600 euros pour les petites pensions de réversion.

Je veux enfin miser sur les grands projets environnementaux et énergétiques.
Je me donne un objectif : zéro charbon et zéro fuel en 2025.
Ça veut dire une meilleure qualité de vie, ça veut dire aussi des techniques de pointe, de la compétitivité pour la France, de l’activité économique nouvelle, ça veut dire de l’emploi.
Ça veut dire aussi de l’attractivité, du tourisme. Ça veut dire la valorisation d’un patrimoine naturel exceptionnel.
Pour l’écologie, la protection de l’environnement, le développement durable, les énergies renouvelables, la Réunion est en pointe et cela fait longtemps. Je me souviens de l’avoir dit et de l’avoir vu de mes yeux dès 2009.
Pour moi l’écologie ce n’est pas la décroissance, c’est plus de progrès, plus de technologies innovantes, et à la clef de nouveaux emplois. Et la Réunion nous montre l’exemple.
 La Réunion donne l’exemple en se préparant à devenir la véritable porte maritime de l’Océan indien avec le Port Ouest aujourd’hui et demain avec ce grand projet de Port Est, pour lequel tu œuvres cher Jean-Paul Virapoullé avec la force de conviction qu’on te connait.

Mes chers amis, l’Etat doit se concentrer sur ses missions essentielles. Je veux que l’Etat protège tous les citoyens contre les violences et l’insécurité.

Je veux rétablir l’autorité. Il faut de l’ordre.
Il faut mettre les mots sur les actes.
Un délinquant n’est pas un mineur qui se cherche. C’est un délinquant!
Un criminel n’est pas une victime de la société. C’est un criminel !
La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées. Dans les Outre-mer, je veux augmenter dans les Outre-mer les moyens des forces de sécurité et de la justice. Et il faudra pour cela construire des prisons.
La gauche a refusé de le faire, ce fut une décision très grave, et nous allons devoir relancer un programme ambitieux de construction de prisons en métropole comme en Outre-mer.

Mes amis,
La voix des Outre-mer doit enfin être entendue, à Paris comme à Bruxelles.
Je défendrai les Outre-mer devant les instances européennes.
Quand il y a des politiques européennes qui ne correspondent pas aux Outre-mer, la France doit le dire, elle doit se faire entendre et taper du poing sur la table, si nécessaire.

L’Europe n’est pas notre ennemie ! Mais nous ne devons pas la subir. Nous devons l’orienter et mieux encore, la conduire.

Et pour la conduire il faut que nous soyons forts, il faut que nous soyons respectés. Il faut que notre économie fonctionne. Il faut que notre Etat se désendette.
Il faut que la France rayonne en montrant qu’elle a retrouvé la flamme de la création : création d’emplois, de richesses, création technologique, création culturelle.

Mon programme c’est faire que la France soit la première puissance en Europe dans 10 ans.
Je veux que la France fasse la course en tête.
Je veux que la France soit grande, et pas de grandeur sans les Outre mer !

Pour la grandeur, nous allons faire confiance aux talents, aux énergies de tous les Français.
Pour la grandeur, nous allons faire de la France le pays de l’audace et pas celui de la bureaucratie.

Le pays qui investit dans l’avenir et pas celui qui est étranglé par ses dettes. Le pays du dialogue social et pas celui des cadenas syndicaux.
Le pays des initiatives et pas celui des circulaires.

On me décrit, mes amis, comme le représentant d’une France traditionnelle.
J’ai des racines et des valeurs. J’en suis fier.
Comme vous êtes fiers de l’histoire qui vous porte, qui fait partie de notre histoire, de l’histoire de la France.
Vous êtes ici européens, africains, indiens, chinois. Vous êtes tout cela à la fois, français de l’Océan indien et vous êtes une part infiniment précieuse de la France dans son étonnante diversité qui s’est construite au sein de notre République.

Oui, soyez fiers de vos ancêtres comme je le suis aussi des miens.
Perpétuez leur mémoire assumons ensemble le passé, avec ses heures les plus indignes, celle de l’esclavagisme, avec aussi ses heures les plus lumineuses qui nous fraternisent et nous poussent à aller de l’avant, ensemble, sous le drapeau tricolore. Une seule chose compte pour moi, sans considération d’origine, d’opinion, de religion : le désir de servir la France et de rendre à la France ce que nous avons reçu d’elle.

Alors je ne cesserai pas de vous parler de la France, de cette France que tous peuvent aimer.
Une France entière et fraternelle, universelle et particulière, mais toujours à reprendre, à inventer, à sauver.

Mes amis, depuis deux semaines, je suis attaqué, 24h/24.
Mais je reçois aussi d’innombrables soutiens. J’en reçois énormément.

Je me battrai jusqu’au bout car mon programme est le seul capable de relancer la France.
Ma bataille est celle des projets ! Ma bataille est celle des idées.
Elle l’a toujours été.

Je porte la responsabilité d’une ambition politique qui est celle des millions de Français qui refusent le déclin de leur pays.

Je me bats contre la gauche.
Celle de M. Hamon qui rêve l’impossible parce qu’elle est incapable de construire le possible, qui rêve de subventions universelles parce qu’elle est incapable de créer de la croissance.
Celle de M. Macron qui est le radeau de sauvetage de tous les naufragés du hollandisme.
 Je me bats contre l’extrême-droite qui mettrait la France en faillite au bout de six mois.

Mes amis, maintenant je vais relever avec vous le défi du redressement national.
Ce défi, je le gagnerai si toutes celles et tous ceux qui en ont assez de la torpeur et des mensonges se lèvent à mes côtés.
Je donne rendez-vous aux réunionnais, à toutes celles et tous ceux qui ont la tête sur les épaules.
J’appelle à la Réunion tous ceux qui ont des valeurs solides.
J’appelle tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d’être français et la fierté d’être réunionnais.
J’ai besoin de vous tous !
Ensemble nous allons libérer les forces de notre pays !
Ensemble nous allons le replacer au premier rang !
Ensemble nous allons traverser les tempêtes, franchir tous les ponts qui mènent à la victoire.
Vive la Réunion ! Vive les Outre-mer ! Vive la République et vive la France !

François Fillon, le 12 février 2017 à Saint-Pierre de la Réunion


Source : www.fillon2017.fr




 

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