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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 09:04
(Dépêches)



Emotion au rendez-vous du dernier Conseil des ministres de Chirac

PARIS, (AFP) - L'émotion était au rendez-vous du dernier conseil des ministres de Jacques Chirac mercredi, à l'issue duquel le président de la République a adressé ses "voeux de plein succès" à son successeur Nicolas Sarkozy, ont indiqué des ministres à la sortie.

"C'était un moment particulièrement émouvant", a déclaré le Premier ministre Dominique de Villepin qui a exprimé au chef de l'Etat, a-t-il dit, "au nom du gouvernement, notre reconnaissance et notre gratitude pour toutes ces années".

Le président "a conclu en donnant
tous ses voeux de plein succès au président Sarkozy", a ajouté la ministre déléguée à la Condition sociale Catherine Vautrin.

"Je l'ai senti d'une immense simplicité et c'est cela qui touche dans ces moments très historiques", a jugé de son côté Renaud Dutreil (PME) en évoquant Jacques Chirac.

Michèle Alliot-Marie a reconnu pour sa part qu'"il ne peut pas ne pas y avoir une émotion quand une équipe, après plusieurs années de travail, se sépare, avec tout ce que cela peut représenter d'aventure collective, et en même temps d'attachement amical, même affectif qui a pu se créer au cours de toutes ces années".

Mercredi 9 mai 2007, 13h12



Sarkozy n'a pas l'intention de s'excuser après la polémique de son séjour à Malte

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi sur Europe 1 qu'il n'avait "pas l'intention de (se) cacher, de mentir, de (s)'excuser" après la polémique sur son séjour à Malte.

Il a précisé à des journalistes que son voyage à Malte n'avait "pas coûté un centime aux contribuables", assurant que les Français feront "la part des choses" à propos de la polémique que ce séjour a suscitée en France.

Interrogé lors d'un jogging à Malte, où il séjourne depuis lundi soir à bord d'un yacht appartenant à Vincent Bolloré, le prédident élu a indiqué qu'il "essayait de se tenir éloigné de toutes ces polémiques" sur ses quelques jours de repos. "Je ne vois pas où est la polémique", a-t-il dit, avant d'ajouter : "Je n'ai pas l'intention de me cacher, je n'ai pas l'intention de mentir, je n'ai pas l'intention de m'excuser".

Il a expliqué connaître "depuis vingt ans" l'homme d'affaires Vincent Bolloré, propriétaire du bateau et du jet privé qui l'a conduit à Malte. "Cela fait vingt ans qu'il m'invite et vingt ans que je refuse", a-t-il ajouté, en soulignant que Vincent Bolloré n'avait "jamais travaillé avec l'Etat". "Je souhaite pour l'économie française beaucoup de Vincent Bolloré", a-t-il dit.

Il a estimé que "les Français sont très lucides" et qu'"ils savent faire la part des choses entre la polémique politicienne et la réalité des choses".

Le retour aux affaires de Nicolas Sarkozy s'est dessiné mardi tandis que la polémique enflait autour de ses luxueuses vacances à bord d'un yacht, au large de Malte. Le président élu et le président sortant, Jacques Chirac, apparaîtront pour la première fois ensemble jeudi à Paris, à l'occasion des commémorations de l'abolition de l'esclavage, a fait savoir Claude Guéant, l'ancien directeur de Campagne du candidat. Après la passation de pouvoir, le 16 mai, M. Sarkozy se rendra "très vite" en Allemagne pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, a précisé M. Guéant. Puis ce sera le sommet du G8, prévu du 6 au 8 juin à Heiligendam, dans le nord de l'Allemagne.

En attendant, la polémique a fait rage mardi sur les trois jours de repos de M. Sarkozy au large de Malte. Accompagné de son épouse Cécilia et de leur fils Louis, il y avait atterri lundi à bord d'un jet privé, propriété de l'homme d'affaires Vincent Bolloré, avant d'embarquer à bord d'un Yacht qui lui appartiendrait également.

Cette escapade familiale du président élu à bord d'un yacht luxueux au large de Malte a déclenché une bronca des socialistes dénonçant "une forme d'arrogance", tandis qu'à l'UMP, on a pris la défense du futur chef de l'Etat. "Forme d'arrogance et même d'insulte", "faute de goût", "loisirs sponsorisés", "vacances de milliardaire": plusieurs membres du parti socialiste, dont le numéro un François Hollande, ont multiplié les attaques contre Nicolas Sarkozy mardi.

Ils venaient d'apprendre que le yacht sur lequel le président élu avait embarqué lundi avec sa femme Cécilia et son fils Louis pour une croisière au large de Malte appartenait, selon le site internet du magazine Capital, à l'homme d'affaires Vincent Bolloré.

Le Falcon 900 à bord duquel M. Sarkozy et sa famille avaient quitté Paris pour Malte appartient également à M. Bolloré. "Ce qui pose un problème, c'est le style de ces vacances, le fait qu'il soit sur le bateau d'un riche hommes d'affaires et qu'on ne sache pas aujourd'hui si c'est la République qui assure le défraiement de ce déplacement", s'est indigné M. Hollande.

"Est-il normal qu'un futur président fasse sponsoriser ses loisirs par des personnages fortunés qui ont tout à gagner des bonnes grâces du pouvoir ?", s'est interrogé le député PS Jean-Marie Le Guen, évoquant la "jubilation ostentatoire" de Nicolas Sarkozy.

Le porte-parole de campagne de Ségolène Royal, Vincent Peillon, a été tout aussi rude en dénonçant "une forme d'arrogance et même d'insulte", "une faute de goût" et une attitude "indécente". "M. Sarkozy semble être assisté mais par les milliardaires", a ironisé M. Peillon, pour qui "on n'a jamais vu, à ce point, quelqu'un qui affiche de façon très provocatrice le goût de l'argent et sa proximité avec les milieux d'affaires, à peine élu".

Pour sa part, le PCF a qualifié de "très inquiétant" le "lien direct" entre Nicolas Sarkozy et "les milieux d'affaires".

"Il s'agit tout simplement de quelques jours de vacances privées et il n'y a pas de quoi en faire tout un plat", a répliqué le trésorier de l'UMP, Eric Woerth, accusant les socialistes d'être "maîtres en insinuations, mises en cause et insultes". Pour M. Woerth, il est "un peu scandaleux d'en faire autant sur ce sujet". "Tout ça va vite se calmer, croyez-moi", a-t-il dit.

Même sentiment pour Thierry Saussez, spécialiste de la communication politique et proche de M. Sarkozy. Pour lui, "l'opinion publique attend d'un président de la République qu'il s'occupe des problèmes des Français (...) pas qu'il aille travailler pendant une semaine dans une usine pour montrer qu'il connaît les problèmes des ouvriers". "L'attente de l'opinion publique, c'est pas qu'on se cache", a-t-il dit, soulignant qu'un président élu "a besoin de couper complètement".

Mercredi 9 mai 2007, 12h52



Elisabeth Guigou dénonce "le scandale" et le "côté indécent" des vacances de Nicolas Sarkozy

PARIS (AP) - La députée socialiste Elisabeth Guigou a dénoncé mercredi le "scandale" et le "côté indécent" des vacances de Nicolas Sarkozy, estimant que "ce n'est pas un bon début pour un président qui doit être celui de tous les Françaises et les Français".

"Je trouve (cela) scandaleux, d'abord parce qu'il y a eu duperie", a affirmé la députée de Seine-St-Denis sur iTélé. "Nicolas Sarkozy a fait dire par son entourage qu'il allait faire une retraite, qu'il allait faire de l'introspection, qu'il allait se préparer à la fonction. Il prend trois jours de vacances à la mer".

Mais, pour l'ancienne ministre de la Justice, "le vrai scandale est dans ce côté indécent, tout ce luxe, tout cet argent alors qu'il se prétend le candidat et le président de tous les Français". "Je trouve ça choquant".

"Cette débauche de luxe, ça augure d'un style qui fait que ça commence mal", a encore estimé Elisabeth Guigou. "Ce n'est pas un bon début pour un président qui doit être celui de tous les Françaises et les Français".

Et de pointer "le côté ostentatoire, choquant que ça peut avoir pour la grande masse des Français qui ont du mal à joindre les deux bouts". "C'est un affichage à la limite du mépris pour cette grande majorité des Français.

Nicolas Sarkozy "a le droit d'avoir des amis", a-t-elle poursuivi en référence au yacht et à l'avion privé prêtés au président élu par l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Mais, "à partir du moment où avec des cadeaux pareils, les amis en question ne se sentent pas des droits et ne demandent pas de retour". "Là, on demande à voir, on sera vigilant là-dessus", a-t-elle prévenu.

"Le problème, c'est celui du conflit d'intérêt", a expliqué la députée socialiste. Pour "un cadeau pareil, est-ce que les chefs d'entreprise ne demanderont pas des contreparties à un moment donné ou un autre?".

Mercredi 9 mai 2007, 11h01



Jacques Chirac "manquera à tous les Français", estime Dominique de Villepin

PARIS (AP) - Jacques Chirac "manquera à tous les Français", a estimé mercredi le Premier ministre Dominique de Villepin à l'issue de l'ultime conseil des ministres avant la passation de pouvoir avec le nouveau président Nicolas Sarkozy.

"C'était un moment particulièrement émouvant", a affirmé le chef du gouvernement dans la cour de l'Elysée. "J'ai eu l'occasion d'exprimer au nom du gouvernement au président de la République notre reconnaissance et notre gratitude pour toutes ces années". Et "je lui ai dit à titre personnel combien il me manquera, combien il nous manquera à tous et combien je pense il manquera à tous les Français".

"Jacques Chirac a permis à la France de rentrer avec force dans le nouveau millénaire" et "d'assumer la modernisation de la France dans un moment difficile", a-t-il ajouté. "C'est un homme qui a su assumer ses fonctions avec cet esprit d'humanité, de fraternité et de dignité dont nous sommes tous particulièrement fiers".

Dominique de Villepin s'est quant à lui dit "serein" pour son départ de Matignon. "Quand on a consacré toutes ses forces à une mission et que cette mission arrive à son terme, il faut écrire autre chose. C'est la vie qui continue autrement". "J'ai le sentiment d'avoir été jusqu'au bout de la mission qui m'a été confiée", a-t-il déclaré.

Les membres du gouvernement devaient revenir à l'Elysée à la mi-journée pour un déjeuner avec Jacques Chirac.

Mercredi 9 mai 2007, 11h53



Chirac félicite le gouvernement et dit sa confiance en Sarkozy

PARIS (Reuters) - A l'occasion du dernier conseil des ministres, Jacques Chirac a salué l'action du gouvernement de Dominique de Villepin et exprimé ses voeux au nouveau président Nicolas Sarkozy.

"Je fais toute confiance au futur président, Nicolas Sarkozy, pour permettre à la France de remporter de nouveaux succès, dans la cohésion, l'unité et le respect de ce qu'elle est. Tous mes voeux l'accompagnent dans son action", a dit le chef de l'Etat sortant devant l'ensemble du gouvernement, qui devait ensuite déjeuner en sa compagnie à l'Elysée.

La passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aura lieu le 16 mai prochain.

Lors de ce dernier conseil qualifié de "particulièrement émouvant", Dominique de Villepin a salué au nom du gouvernement l'action du président au service du pays.

Jacques Chirac a fait de même en retour, exprimant sa reconnaissance à l'équipe en place depuis le 31 mai 2005.

"A chacune et chacun d'entre vous, je tiens à exprimer ma reconnaissance pour le travail accompli", a dit le président, dont les propos ont été rapportés par le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.

"Dans le prolongement de l'action engagée par les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, vous avez conduit une puissante politique de modernisation de la France. Et vous l'avez fait en portant haut les principes et les valeurs de la République", a poursuivi Jacques Chirac.

Le chef de l'Etat a salué "la façon exemplaire" avec laquelle le gouvernement a travaillé "pour préparer la France aux enjeux de l'avenir".

"Grâce à vous, grâce à votre engagement et à votre talent, cher Dominique de Villepin, la France est respectée en Europe et dans le monde", a-t-il ajouté à l'adresse du Premier ministre.

"Bien sûr, beaucoup de défis sont encore à relever. Mais les Français ont tous les atouts pour réussir", a-t-il assuré.

Mercredi 9 mai 2007, 12h58



Jacques Chirac "confiant" en Nicolas Sarkozy, de retour de Malte

PARIS (Reuters) - L'UMP qui tangue sur la polémique née de la luxueuse retraite marine de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac qui met "toute sa confiance" dans le futur président : débuts houleux et fins sereines à la croisée des quinquennats.

Nicolas Sarkozy, qui est revenu en avion à Paris dans la soirée, est intervenu mercredi dans la controverse sur son court séjour familial au large de Malte, à bord d'un yacht prêté par l'industriel Vincent Bolloré, pour balayer les critiques.

"Je n'ai pas l'intention de me cacher, je n'ai pas l'intention de mentir, je n'ai pas l'intention de m'excuser. Je ne vois pas où il y a de la polémique", a-t-il dit à des journalistes alors qu'il faisait un jogging à Malte.

Les Français "savent faire la part des choses entre la polémique politicienne, la politique et la réalité", a-t-il estimé.

Les socialistes, par la voix du premier secrétaire François Hollande, s'étaient interrogés sur les modalités de financement du séjour.

"On peut quand même comprendre que Nicolas Sarkozy, après six mois de campagne hyper intense, ait pris deux jours de vacances. Il n'est pas encore en fonction. Deuxièmement, ce ne sont évidemment pas des vacances aux frais de la République", a répliqué le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé.

"Quarante-huit heures de repos pour 1.825 jours auxquels il se consacrera aux Françaises et aux Français, du plus modeste au plus important, ma foi, comme pour tous les Français, ça me paraît bien mérité", a estimé Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire, à la sortie du conseil des ministres.

Nicolas Sarkozy, parti lundi, était attendu à Paris mercredi soir.

Il prendra officiellement ses fonctions le 16 mai, à l'issue d'une passation de pouvoirs solennelle avec Jacques Chirac.

Le chef de l'Etat sortant, qui a présidé mercredi le dernier conseil des ministres de sa carrière, lui a renouvelé ses voeux de réussite.

BAYROU COMPTE SES DIVISIONS

"Je fais toute confiance au futur président, Nicolas Sarkozy, pour permettre à la France de remporter de nouveaux succès, dans la cohésion, l'unité et le respect de ce qu'elle est", a-t-il déclaré devant l'ensemble du gouvernement sortant.

Un moment empreint de "chaleur" et d'"émotion" selon les participants. Les membres du gouvernement ont offert à Jacques Chirac une encre du peintre franco-chinois Zao Wou-Ki, l'un de ses artistes de prédilection. "Jacques Chirac nous manquera", a confié le Premier ministre, Dominique de Villepin.

Le président sortant et Nicolas Sarkozy, qui a fustigé durant la campagne "la mode de la repentance", seront côte à côte jeudi pour la deuxième Journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, à Paris, dans les jardins du Luxembourg.

Au-delà de la polémique médiatique sur les vacances du futur président, un premier front s'ouvre en France à l'orée de son mandat.

Les universités parisiennes commencent à se mobiliser contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy, alors que les manifestations de protestation et les incidents consécutifs à son élection sont en décrue, selon le ministère de l'Intérieur.

Quelque 500 étudiants ont voté la grève et le blocage du site de Tolbiac de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Dans ce parfum naissant de "troisième tour" social, UMP et PS préparent la prochaine échéance : les élections législatives des 10 et 17 juin.

La commission des investitures de l'UMP se réunissait mercredi, à la veille de la naissance officielle du "Mouvement démocrate" de François Bayrou, qui scelle la fin de l'UDF.

Lors du conseil national de jeudi, à La Mutualité, l'ex-candidate centriste pourra compter ses divisions, dont les rangs ne cessent de se clairsemer.

Dans une tribune publiée mercredi dans Le Figaro, 22 députés UDF et apparentés expliquent leur volonté d'"inscrire leur démarche dans la majorité présidentielle" autour du nouveau président de la République "tout en conservant leur autonomie au Parlement et sans intégrer l'UMP".

"Il n'est pas question de tuer quiconque", a assuré Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Mercredi 9 mai 2007, 22h39



Le président élu et le président sortant, ensemble jeudi

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, président élu, et Jacques Chirac, président sortant, apparaîtront pour la première fois, ensemble, jeudi, lors la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière, à Paris.

Parti se reposer trois jours à Malte au lendemain de son élection, M. Sarkozy sera de retour tard, mercredi soir, à Paris, et participera jeudi matin, aux côtés de Jacques Chirac, à la cérémonie qui se déroulera à partir de 11H30 au jardin du Luxembourg, a indiqué mardi à l'AFP son ancien directeur de campagne, Claude Guéant.

Nicolas Sarkozy était arrivé lundi en début d'après-midi à bord d'un avion privé à Malte en compagnie de son épouse Cécilia et de leur fils Louis, avant d'embarquer sur un yacht.

Claude Guéant, qui a précisé à l'AFP être en "contact téléphonique" très régulier avec Nicolas Sarkozy, a également affirmé que le président élu se rendrait "très vite" en Allemagne pour rencontrer la chancelière Angela Merkel.

But de cette rencontre, qui devrait se dérouler avant le sommet du G8 à Heiligendamm (nord de l'Allemagne), prévu du 6 au 8 juin : "affirmer la force du couple franco-allemand" au sein de l'Union européenne et "faire le point sur le processus de relance" du traité de Constitution européenne, après le non des Français et des Néerlandais lors de référendums en 2005.

Le président élu n'avait pas souhaité participer, mardi à Paris, aux cérémonies de la victoire du 8 mai 1945, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale.

A l'avant-veille du second tour de l'élection présidentielle, il avait indiqué dans une interview qu'il n'y assisterait pas afin de ne "pas donner l'impression d'une République à deux têtes" jusqu'à la passation de pouvoirs prévue dans l'après-midi du 16 mai.

Cette absence a été critiquée par des anciens combattants. Bernard Kutas, représentant de l'Amicale de liaison des anciens combattants juifs, a ainsi affirmé que c'était "une faute", et que Nicolas Sarkozy "aurait pu faire honneur à Jacques Chirac".

Mais jeudi, M. Sarkozy apparaîtra aux côtés de M. Chirac, dix jours avant leur passation de pouvoirs.

En mai 2006, alors qu'il était président de l'UMP, M. Sarkozy avait exprimé sa "satisfaction de voir enfin s'organiser" une journée de commémoration de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions.

Il avait salué une initiative permettant de "rompre le silence" sur cette "partie douloureuse de notre histoire", et "d'honorer la mémoire des millions de victimes de ce système particulièrement inhumain".

Au mois de décembre précédent, il avait dû annuler une visite aux Antilles, peuplée de descendants d'esclaves, en raison de la polémique déclenchée par un article de loi reconnaissant "le rôle positif de la présence française en Outre-mer". Cet article avait ensuite été abrogé à la demande de Jacques Chirac.

Sa visite fut reportée trois mois plus tard, en mars 2006. Avant de s'envoler pour la Martinique et la Guadeloupe, il avait alors adressé une lettre aux Antillais dans laquelle il écrivait: "L'esclavage est une infamie. Le colonialisme et l'esclavage se sont longtemps confondus".

Mercredi 9 mai 2007, 11h05



Nicolas Sarkozy rencontrera les parlementaires UMP jeudi matin

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy rencontrera les parlementaires UMP jeudi matin au Palais-Bourbon, apprend-on auprès du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale.

La réunion se tiendra à huis clos à partir de 08h30 (06h30 GMT), a-t-on précisé. Le président du groupe UMP, Bernard Accoyer, tiendra un point de presse à l'issue de la réunion.

"Il n'aura échappé à personne que Nicolas Sarkozy n'est pas un président en fonction, il le sera le 16 mai. Le président de la République jusqu'au 16 mai s'appelle Jacques Chirac", a dit à la presse le député UMP Yves Jégo, proche de Nicolas Sarkozy, devant le siège de l'UMP.

"Ca me parait tout à fait normal qu'il ait cette rencontre à un moment où les députés vont repartir en campagne législative (...) Ca me semble tout à fait légitime qu'il voit les députés de l'UMP avant que ne commence pour lui une autre vie, celle de chef de l'Etat", a-t-il ajouté.

Selon Yves Jégo, les 365 députés UMP ont été prévenus mercredi par SMS et par un coup de téléphone.

Nicolas Sarkozy est président de l'UMP depuis 2004. Selon la Constitution, un président de la République ne peut se rendre à l'Assemblée nationale.

Le futur président de la République a promis pendant la campagne de rendre compte régulièrement de sa politique devant les députés. Pour le faire à l'Assemblée nationale, il devra auparavant modifier la Constitution.

Mercredi 9 mai 2007, 18h49




Alain Carignon candidat à la mairie de Grenoble

GRENOBLE (AFP) - L'ex-maire de Grenoble et actuel président de l'UMP Isère, Alain Carignon, a annoncé qu'il se présenterait en 2008 aux élections municipales à Grenoble, "dans l'espoir de reconquérir la ville", dans un entretien publié mercredi par le quotidien le Dauphiné Libéré.

"C'est parce que le combat est difficile que je dois le conduire (...) mon devoir ce n'est pas seulement de gagner l'élection législative dans la première circonscription, c'est aussi de conduire le combat aux élections municipales", explique M. Carignon.

L'ancien ministre a été choisi par la commission nationale de l'UMP pour se présenter aux législatives dans la première circonscription de l'Isère. Sa candidature est contestée par le député sortant Richard Cazenave (UMP), qui a annoncé sa décision de se représenter malgré le vote des militants de cette circonscription qui s'étaient prononcés à une large majorité pour M. Carignon, en novembre dernier.

Alain Carignon, de retour à la vie politique depuis 2002, considère que "son action à la mairie de Grenoble est reconnue". "Il y a eu une tache. J'ai payé. Je suis quitte vis-à-vis de la société. Et je souhaite laver cette tache", souligne-t-il.

Michel Destot (PS), maire de Grenoble depuis 1995 et député depuis 1988, a déjà annoncé qu'il se représenterait aux prochaines municipales. Il est également candidat aux législatives dans la troisième circonscription de la ville, qu'il détient. L'annonce de la candidature de M. Carignon "est un non évènement qui relève des affaires internes de la droite", affirmait-on mercredi dans l'entourage de M. Destot.

M. Carignon, 55 ans, avait vu sa fulgurante ascension politique interrompue par la justice. Interpellé peu après avoir démissionné de son poste de ministre, mais alors qu'il détenait toujours plusieurs mandats, il a été reconnu coupable de "corruption et abus de biens sociaux" en 1996, condamné à 29 mois de prison et écroué. Il a retrouvé ses droits civils et civiques, dont il avait été privé, en 2002. Il est devenu en 2003 le président de l'UMP en Isère.

Mercredi 9 mai 2007, 15h49


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