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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 18:47
(Dépêches)



Grande-Bretagne : le rideau tombe, Blair s'en va, Brown entre en scène

LONDRES (AFP) - Le rideau est finalement tombé mercredi pour Tony Blair qui, après avoir été Premier ministre britannique pendant dix ans, a démissionné, cédant la place à son ministre des Finances Gordon Brown.

M. Blair a officiellement présenté sa démission à la reine Elizabeth en début d'après-midi au palais de Buckingham, lors d'une audience privée.

Il n'a pas dit un mot, en quittant souriant le palais avec son épouse Cherie.

Le ministre des Finances Gordon Brown s'y est ensuite rendu à la demande de la reine, pour accepter d'être son 11e Premier ministre.

Pour la 318e et dernière fois mercredi, Tony Blair, visiblement ému, a répondu à la mi-journée aux questions hebdomadaires des députés, qui l'ont applaudi debout, à la fin d'une séance où il a reçu l'hommage des dirigeants de l'opposition.

M. Blair y a pour la dernière fois défendu sa décision d'engager les troupes britanniques en Irak, la tache sur son bilan.

Il ne s'en est pas excusé, mais s'est dit "vraiment désolé pour les dangers auxquels sont confrontés les soldats en Irak et en Afghanistan".

"Je sais que certains pourraient penser qu'ils sont confrontés à ces dangers en vain. Je ne le pense pas et ne le penserai jamais", a-t-il ajouté.

Et alors que les spéculations continuaient sur sa nomination imminente comme émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (Union européenne, Russie, Nations unies, Etats-Unis), M. Blair a affirmé que la "priorité absolue" pour parvenir à régler le conflit israélo-palestinien était une "solution avec deux Etats", mais que cela demanderait "une énorme intensité de travail et de concentration".

"Je vous souhaite tous bonne chance, amis ou ennemis, et voilà, c'est la fin", ont été ses derniers mots aux députés.

Après avoir accepté sa démission, la reine a convoqué un Gordon Brown radieux, qui attendait ce moment depuis des années.

Elle lui a demandé de former un nouveau gouvernement, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de l'histoire politique britannique.

Gordon Brown, accompagné de sa femme Sarah, a été longuement applaudi par le personnel en quittant le ministère des Finances, qu'il dirigeait depuis dix ans.

M. Brown, 56 ans, succède à M. Blair sans élections, en tant que nouveau chef du parti travailliste, majoritaire à la Chambre.

Moins charismatique que M. Blair, cet austère fils de pasteur écossais s'est présenté comme l'homme prêt à "relever le défi du changement", exercice difficile après avoir été pendant dix ans l'un des poids lourds du gouvernement Blair.

Il a promis un changement de style, plus sobre, moins "célébrité", mais est resté discret sur ses projets précis, se fixant cependant comme priorités la santé, l'éducation, le logement et promettant de donner plus de pouvoir au Parlement.

Les analystes n'attendent cependant pas d'inflexion majeure de la politique britannique, de la part de cet atlantiste libéral, qui avait des relations tendues avec M. Blair, mais avait été avec lui l'artisan du retour du Labour au pouvoir en 1997.

M. Brown devrait annoncer rapidement la composition de son nouveau gouvernement.
Il savourait mercredi un premier succès, la démission d'un député conservateur passé mardi avec fracas chez les travaillistes.

Quentin Davies est devenu travailliste après avoir éreinté dans une lettre le chef du parti conservateur David Cameron, accusé de "cynisme, superficialité, et manque apparent de convictions".

Une très bonne nouvelle pour Gordon Brown, les conservateurs étant pour l'instant donnés gagnants dans quasiment tous les sondages, dans la perspective des prochaines législatives attendues en 2009.

Mercredi soir, M. Blair, redevenu simple citoyen, devait ensuite se rendre dans sa circonscription de Sedgefield (nord-est).

Il pourrait démissionner de son poste de député, s'il est confirmé comme émissaire du Quartette.
Ses adieux auront duré sept semaines, depuis qu'il a annoncé le 10 mai qu'il entendait démissionner le 27 juin, usé par dix ans au pouvoir, et poussé vers la sortie par l'impatience des "brownites".

Par Brigitte Dusseau, le mercredi 27 juin 2007, 15h32





Gordon Brown devient Premier ministre britannique

LONDRES (Reuters) - Gordon Brown est devenu Premier ministre britannique après avoir été chargé par la reine Elizabeth II de former le nouveau gouvernement après la démission de Tony Blair.

Brown a quitté le palais de Buckingham pour se rendre au 10 Downing Street, la résidence du chef du gouvernement britannique.

Brown a succédé à Blair dimanche à la tête du Parti travailliste.

Mercredi 27 juin 2007, 15h53




Gordon Brown confirmé par la reine

LONDRES (AP) - La reine Elizabeth II a confirmé mercredi la nomination de Gordon Brown au poste de Premier ministre du Royaume-Uni, où il succède à Tony Blair, resté dix ans dans ses fonctions.

L'ex-ministre des Finances est sorti tout sourire de l'entretien au palais de Buckingham, où la souveraine lui officiellement demandé de former un nouveau gouvernement. Arrivé avec son épouse Sarah dans une modeste voiture, il est reparti en limousine officielle.

Son équipe "sera un nouveau gouvernement avec de nouvelles priorités", a déclaré M. Brown aux journalistes, quelques minutes plus tard, devant la résidence du Premier ministre dans Downing Street. "J'ai le privilège d'avoir la formidable occasion de servir mon pays."

Mercredi 27 juin 2007, 16h15



Gordon Brown, l'austère qui veut être "du côté du peuple"

LONDRES (AP) - Après avoir oeuvré pendant dix ans au redressement économique de la Grande-Bretagne, Gordon Brown succède à Tony Blair au 10, Downing Street. Cet Ecossais austère de 56 ans, qui a promis d'être toujours "du côté du peuple", estime que Londres a commis des "erreurs" en Irak et devrait faire rentrer une bonne partie des 5.500 soldats encore déployés dans ce pays.

"L'un de mes premiers actes de Premier ministre sera de rétablir le pouvoir du Parlement afin de rétablir la confiance dans la démocratie britannique", a promis le chancelier de l'Echiquier avant d'être nommé en mai à la tête du Parti travailliste.

Gordon Brown a ainsi dit vouloir s'éloigner du "style sofa" du gouvernement sortant, quand les décisions clé se prenaient sur les confortables canapés de Downing Street plutôt que sur les bancs de cuir de la Chambre des Communes. Il entend aussi de regarder au-delà des rangs du Labour pour former son équipe et va tenter d'ouvrir son gouvernement à l'opposition un peu à la manière de Nicolas Sarkozy en France.

Dans son premier discours en tant que chef du Parti travailliste, dimanche dernier à Manchester, Gordon Brown a noté qu'on ne pourra pas "isoler et faire échouer le terrorisme" par la seule "force militaire".

Sur le plan international, il a assuré que Londres remplirait ses obligations en Afghanistan et au Moyen-Orient. En Irak, où 150 soldats britanniques sont morts depuis 2003, Gordon Brown devrait poursuivre la réduction du contingent britannique, qui vient de passer de 7.000 à 5.500 hommes. "Dans les prochains jours, nous descendrons à 5.000", a-t-il d'ores et déjà annoncé dans un entretien paru mercredi dans le "Daily Mirror".

Par ailleurs, alors que de nombreux Britanniques reprochent à Tony Blair d'avoir été le caniche de George Bush, Gordon Brown a expliqué qu'il était dans l'intérêt national du Royaume-Uni d'entretenir "une bonne relation avec le président des Etats-Unis".

En matière de politique intérieure, Gordon Brown souhaite réorganiser le système éducatif, améliorer la santé publique, obtenir le feu vert pour la construction de centrales nucléaire de nouvelle génération. Alors que les jeunes Britanniques sont exclus du marché de l'immobilier par la flambée des prix, il a promis un vaste programme de construction de logements.

Certes moins charismatique que son ami et rival Tony Blair, le nouveau Premier ministre a semble-t-il favorisé un rebond des travaillistes dans l'opinion, qui repassent devant les conservateurs pour la première fois depuis octobre. Un "effet Brown" se fait ainsi sentir, selon un sondage publié le week-end dernier, qui crédite le Labour de 39% des intentions de vote, contre 36% au Parti conservateur dirigé par le dynamique David Cameron (échantillon de 1.970 interrogées du 14 au 20 juin; marge d'erreur de plus ou moins 2%).

Une bonne nouvelle pour le nouveau Premier ministre qui devra défendre son poste lors des élections générales qu'il devra convoquer avant juin 2010.

Mercredi 27 juin 2007, 16h22



Gordon Brown, Premier ministre britannique, promet le changement

LONDRES (Reuters) - Gordon Brown, qui a succédé mercredi à Tony Blair à la tête du gouvernement britannique, a fait du changement son mot d'ordre pour retrouver auprès de l'opinion la confiance perdue sur les champs de bataille irakiens.

Au terme d'une décennie passée dans l'ombre de Blair, l'ex-chancelier de l'Echiquier va devoir faire face à une opposition conservatrice vent debout dans les sondages et surmonter la lassitude des électeurs pour relever le défi d'un quatrième sacre travailliste consécutif aux prochaines législatives.


agrandir la photo

Le nouveau Premier ministre fera connaître dès jeudi la composition de son cabinet, a annoncé son porte-parole. La liste des ministres sera dévoilée "demain vers l'heure du déjeuner" et celle des secrétaire d'Etat sera connue vendredi.

"Il s'agira d'un nouveau gouvernement doté de nouvelles priorités", a-t-il déclaré, s'adressant à la presse devant le 10 Downing Street.

"J'ai entendu l'aspiration au changement (...) et cette aspiration au changement ne pourra être assouvie avec de vieilles méthodes politiques. Et maintenant, laissons le changement se mettre en oeuvre", a insisté Brown.

En attendant, la secrétaire à la Santé, Patricia Hewitt, dont on attendait qu'elle fasse partie de la nouvelle équipe, a annoncé qu'elle quittait le gouvernement "pour raisons personnelles". Elle a indiqué dans une lettre à Brown avoir rejeté son offre d'un poste dans son gouvernement.

Figure tutélaire de la scène politique britannique depuis le triomphe travailliste de 1997, Blair s'était auparavant rendu au palais de Buckingham pour remettre sa démission à la reine Elizabeth.

Brown, accompagné de son épouse Sarah, sacrifiait dans le même temps à la traditionnelle cérémonie d'adieux avec le personnel du ministère des Finances, sur lequel il a régné sans partage pendant dix ans.

"THE END"

Il a ensuite pris à son tour le chemin du palais royal où la souveraine l'a officiellement chargé de former un nouveau gouvernement. Brown a quitté Buckingham 55 minutes plus tard pour s'engouffrer - premier changement concret - dans la Jaguar rutilante qui remplace désormais sa berline de fonctions.

Conformément à son mot d'ordre, beaucoup de nouveautés sont attendues en ce qui concerne la composition de son cabinet.

"La première priorité de Gordon Brown doit être de reconnaître le désastre de la stratégie mise en oeuvre en Irak et d'élaborer des plans en vue du retrait de nos forces", a commenté Jeremy Corbyn, membre de la majorité travailliste aux Communes.

Réputé austère et renfrogné, le nouveau chef du gouvernement devra en outre s'employer pour faire oublier l'éclat de son prédécesseur, dont la verve et l'humour ont à nouveau fait mouche à l'occasion de la séance parlementaire des questions au gouvernement, la dernière de son mandat.

Ses premiers mots, chargés d'émotion, sont allés aux familles des soldats tués la semaine dernière en Irak et en Afghanistan et au corps expéditionnaire britannique dans son ensemble.

"Je suis vraiment navré des dangers auxquels ils sont confrontés aujourd'hui en Irak et en Afghanistan. Je sais que certains pensent les avoir endurés en vain. Je ne partage pas cet avis et ne le ferai jamais", a-t-il assuré.

Puis Blair a rendu hommage à ses pairs en politique, évoquant l'"arène qui faire battre le coeur un peu plus vite", avant de conclure par ces mots: "Je souhaite le meilleur à chacun, amis comme ennemis. Et voilà tout. Fin!"

L'ex-Premier ministre, n'a pas caché son émotion, tandis que Margaret Beckett, secrétaire au Foreign office, éclatait en sanglots. Nommé représentant permanent du "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, il devrait toutefois rester sous les feux de l'actualité.

Mercredi 27 juin 2007, 22h51


Tony Blair nommé émissaire du "quartet"

JERUSALEM (Reuters) - Les Etats-Unis, la Russie, les Nations unies et l'Union européenne qui forment le "quartet" de médiateurs internationaux au Proche-Orient confirment avoir confié à Tony Blair un mandat d'émissaire.

La confirmation officielle de la nomination de l'ancien Premier ministre britannique, qui a démissionné mercredi de ses fonctions après dix ans de pouvoir, a été fournie mercredi soir par l'Onu après avoir été apparemment retardée par un mouvement d'humeur de la Russie.

Blair, dont la désignation a été bien accueillie aussi bien par le président palestinien Mahmoud Abbas que par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a eu dans la journée "une discussion très positive" à ce sujet avec le président Vladimir Poutine, a fait savoir le 10, Downing Street.

A Ramallah, où rencontrait au même moment Abbas, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que le "quartet" s'était entendu sur le champ du mandat de son nouvel émissaire et qu'il tiendrait une nouvelle réunion à la mi-juillet "dans la région".

Le "quartet" demanderait notamment à Blair de collaborer avec le président Abbas à l'édification des institutions indispensables au futur Etat palestinien, croit-on savoir de source diplomatique.

"La priorité absolue est d'essayer de mettre en oeuvre ce qui est désormais le consensus dans la communauté internationale - à savoir que la seule façon d'apporter la stabilité et la paix au Moyen-Orient est la solution à deux Etats", a déclaré Blair avant même d'être nommé.

"DIVISER POUR REGNER"

La solution à deux Etats signifie, selon l'ancien Premier ministre britannique, la coexistence de l'Etat d'Israël dans ses frontières d'avant 1967 avec un Etat palestinien "qui n'est pas simplement viable en termes de territoire mais aussi en termes d'institutions et de gouvernance".

"Je crois que c'est possible à faire, mais cela va demander une concentration et un travail immenses", a-t-il prévenu lors de sa dernière intervention en tant que Premier ministre devant la Chambre des communes.

Certains diplomates européens ont exprimé des doutes sur la capacité du leader britannique à obtenir un large soutien à sa mission dans le camp arabe en raison de son alignement avec Washington en Irak et ses liens étroits avec George Bush.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza le 14 juin après de violents combats avec les forces fidèles à Abbas, a déclaré "voir d'un mauvais oeil" le choix d'un homme qu'il présente comme un allié d'Israël et non du peuple palestinien.

Moscou, dont les relations avec Blair n'étaient pas au beau fixe depuis l'assassinat à Londres d'un ancien espion russe, s'est fait "tirer l'oreille" pour confirmer la nomination de Blair dès la fin de la réunion du "quartet" consacrée à sa mission, mardi à Jérusalem.

La Russie a exprimé notamment des réserves sur la stratégie adoptée par les Etats-Unis et Israël, consistant à isoler le Hamas à Gaza en privilégiant le soutien à l'administration de crise mise en place par Abbas en Cisjordanie. Cela revient, selon Lavrov, à "diviser pour régner".

Mais, a-t-il dit selon les médias russes, "nous saluerons la contribution de Blair aux efforts pour stabiliser la situation dans les territoires palestiniens".

Mercredi 27 juin 2007, 18h31


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