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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 04:46

« Les perspectives ouvertes par l’union de la gauche et le rassemblement de toutes les forces du peuple, les propositions développées dans ce programme sont les moyens qui permettront aux Françaises et aux Français de vivre mieux, de changer leur vie. » (Préambule du Programme commun, 27 juin 1972).




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Il a exactement 50 ans, le 27 juin 1972, le "Programme commun de gouvernement" a été adopté par le parti socialiste (PS), le parti communiste français (PCF) et le mouvement des radicaux de gauche (MRG). C’est une date historique dans l’histoire de la gauche française, plus que dans l’histoire politique de la France puisque ce programme, en tant que tel, n’a jamais été appliqué parce qu’il n’a jamais reçu l’onction du suffrage universel.

L’horizon électoral était double : d’une part, les élections législatives de mars 1973 (il fallait conclure avant la rentrée de septembre 1972 pour commencer à faire campagne) et d’autre part, la prochaine élection présidentielle, prévue pour avril 1976 (la fin du septennat de Georges Pompidou). C’est le 12 juillet 1972 à l’hôtel Continental que ce programme commun a été signé formellement : François Mitterrand pour le PS, Georges Marchais pour le PCF et Robert Fabre pour le MRG.

Rappelons le contexte politique de l’époque. La majorité gaulliste à l’Assemblée Nationale était pléthorique après les élections anticipées de juin 1968. L’élection de Georges Pompidou à la suite de la démission de De Gaulle a renforcé l’héritage gaulliste de la France. Alors qu’il n’avait jamais été socialiste, François Mitterrand a réussi à conquérir la direction du PS le 11 juin 1971, à l’aide de deux courants internes au PS, celui de Pierre Mauroy (dauphin déçu de Guy Mollet qui lui préféra Alain Savary) et de Jean-Pierre Chevènement (créateur d’un club positionné à l’aile gauche, le Cérès).

La motion votée au congrès d’Épinay précisait notamment : « L’illusion, aujourd’hui, est de croire qu’il est possible à la gauche d’occuper le pouvoir pour y procéder à des réformes démocratiques et d’améliorer la condition des travailleurs sans toucher, au cœur du système actuel, le pouvoir dans l’entreprise. ». Et aussi : « Le dialogue avec le parti communiste ne doit pas être mené à partir de thèmes imprécis, d’un débat idéologique. Il portera sur les problèmes concrets d’un gouvernement ayant mission d’amorcer la transformation socialiste de la société. La discussion d’un tel accord est le seul moyen de poser sérieusement, au-delà de l’immédiat, les questions fondamentales de la démocratie socialiste. ».

La volonté de François Mitterrand a été le résultat d’une analyse institutionnelle simple : pour arriver au pouvoir, la gauche doit être unie afin d’atteindre la majorité absolue des suffrages à l’élection présidentielle, véritable source du pouvoir. Par conséquent, le PS a besoin de s’allier politiquement et électoralement avec le PCF. Les communistes constituaient la force la plus importante de la gauche, représentant à la dernière élection présidentielle 21% des voix (candidature de Jacques Duclos), tandis que le PS ne représentait que 5% des voix (candidature de Gaston Defferre). Malgré ce rapport de forces nettement défavorable au PS, François Mitterrand a misé sur une union qui évoluerait à l’avantage du PS, parti de gouvernement. Quel aurait été l’intérêt du PCF ? Celui de revenir au pouvoir après la période de la Libération.

Ainsi, nationalement mais aussi localement (en particulier aux municipales), le PS a obligé tous ses candidats à faire l’union de la gauche, c’est-à-dire à quitter leurs alliances éventuelles avec les centristes et à en conclure avec les communistes. Certains, à l’instar de Max Lejeune, ont quitté le PS pour créer le PSD (parti social-démocrate) qui, sous l’impulsion d’André Santini, allaient s’intégrer en 1995 à Force démocrate (ex-CDS), plus tard Nouvelle UDF.

Pour les radicaux, ce fut plus difficile encore : la grande majorité des adhérents a refusé le principe d’union de la gauche par anticommunisme. Ainsi, le parti radical valoisien allait être obligé de se rapprocher du Centre démocrate et surtout, des républicains indépendants et des gaullistes pour continuer à exercer des responsabilités (les radicaux allaient faire partie du futur parti présidentiel, l’UDF, en 1978, avec le CDS et le PR), tandis que la minorité favorable à l’union de la gauche s’est séparée du vieux parti en créant le mouvement des radicaux de gauche sous l’impulsion de Maurice Faure, Robert Fabre et Roger-Gérard Schwartzenberg.

L’objectif politique de François Mitterrand était très clair : faire l’union de la gauche pour arriver personnellement au pouvoir. Et cela donc avec deux étapes : première étape, la conquête d’un grand parti de gouvernement (le PS) en 1971, seconde étape, l’union totale de toute la gauche (hors extrême gauche) à l’élection présidentielle.

Son atout, c’est que deux précédentes (et premières) élections présidentielles au suffrage universel direct furent des démonstrations de force de sa stratégique : d’une part, en 1965, avec le grand potentiel de l’union derrière lui, il pouvait mettre en difficulté le Général De Gaulle lui-même (ballottage) ; d’autre part, en 1969, sans lui, c’était la division et l’incapacité de la gauche à être présente même au second tour.

De plus, malgré quelques tentatives réformatrices (la Nouvelle Société de Jacques Chaban-Delmas), le mandat pompidolien se rapprochait surtout de la gestion gouvernementale d’une droite classique, libérale économiquement, conservatrice socialement et sécuritaire. Il était plus simple pour la gauche de s’opposer frontalement à un tel gouvernement qu’à une gestion de De Gaulle qui était au-dessus des clivages classiques.

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Ce programme commun voulait créer une rupture avec l’ordre établi et avait une prétention folle, changer la vie de tous les Français : « La préoccupation fondamentale du programme est de satisfaire leurs besoins et leurs aspirations. ».


Ce programme contient quatre grandes parties.

Comme l’ont introduit les plus populistes de nos responsables politiques en 2022, le premier sujet aborde… le pouvoir d’achat : « Une progression régulière du pouvoir d’achat des salariés est indispensable pour leur permettre de satisfaire de mieux en mieux leurs besoins sans cesse croissants. Le développement de l’économie contribuera à cette progression. ». Ce genre de phrase est très typique de la rédaction très marxisante de ce programme (principalement menée par Jean-Pierre Chevènement). Le problème, c’est que le "développement de l’économie" ou la "restructuration de l’économie" sont des notions très vagues pour avoir concrètement une forte croissance dans une période qui est la fin des Trente Glorieuses et qui va se confronter au premier choc pétrolier (inenvisageable à l’époque). Alors que la crise économique commence, les socialo-communistes se croient en pleine période de prospérité des années 1960. Ils ont vendu surtout du rêve : quinze ans plus tard, ils ont récolté la déception et la colère.


1° "Vivre mieux, changer la vie"

Dans cette partie, on y trouve l’augmentation du SMIC (1 000 F/mois), la réduction du temps de travail (à 39 heures/semaine), la retraite à 60 ans, des revalorisations de prestations sociales, 700 000 nouveaux logements sociaux par an, la gratuité des soins pour tous, etc.

Extrait 1 : « Le gouvernement considérera comme un objectif primordial la résorption du chômage et du sous-emploi chronique (…). Et objectif sera atteint grâce à la nouvelle politique de restructuration et de développement de l’économie, aux investissements nouveaux qu’elle entraînera, à la réduction de la durée de travail, au développement de la formation, à l’augmentation des salaires. ».

Extrait 2 : « L’insécurité matérielle qui résulte de la vieillesse, du chômage, de la maladie, constitue encore, dans la société actuelle, une véritable hantise pour des millions de Français. Cet état de choses doit cesser. Les ressources supplémentaires dégagées chaque année par le développement de la production doivent être, pour une part importante, consacrées au développement de la protection sociale. ».


2° "Démocratiser l’économie, développer le secteur public, planifier le progrès"

Cette partie évoque la réforme du code du travail favorable aux salariés, de très nombreuses nationalisations, etc.

Extrait 3 : « Lorsque les travailleurs de l’entreprise en exprimeront la volonté et lorsque la structure de l’entreprise en indiquera la possibilité, l’intervention des travailleurs dans la gestion et la direction de l’entreprise prendra des formes nouvelles (…) déterminées par accord entre le pouvoir démocratique, la direction de l’entreprise concernée et les syndicats. La démocratisation de la gestion telle qu’elle est prévue ci-dessus, s’appliquera à l’ensemble du secteur public et nationalisé, y compris aux entreprises où l’État exerce son contrôle financier. Ainsi le passage du secteur privé au secteur public des pôles dominants de la production et la mise en place de structures démocratiques de gestion que ce passage permet commanderont la transformation effective de la société et ouvriront la voie au socialisme. ».

Parmi les nationalisations envisagées, celles de toutes les banques, toutes le compagnies d’assurances sauf les mutuelles, toutes les entreprises dans l’armement, le spatial, l’aéronautique, les ressources minières, le nucléaire, l’électronique, les industries pharmaceutiques ainsi que les groupes suivants : Dassault, Roussel-Uclaf, Rhône-Poulenc, ITT-France, Thomson-Brandt, Honeywell-Bull, Péchiney-Ugine-Kuhlmann, Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, CGE et aussi des participations jusqu’à la majorité des actions pour les entreprises ayant une activité dans le transport aérien ou maritime, la distribution d’eau, les concessions d’autoroutes, les télécommunications, ainsi que : Usinor-Vallourec, Wendel-Sidélor, Schneider, CFP, CFR, Total.


3° "Démocratiser les institutions, garantir et développer les libertés"

L’une des revendications est l’abrogation de la loi "anti-casseurs" considérée comme trop sécuritaire, l’abrogation de l’article 16 de la Constitution, le changement du mode de scrutin en proportionnelle (sans s'interroger de savoir si la France serait encore gouvernable ou pas), la réduction du mandat présidentiel à cinq ans (quinquennat), etc. La notion de démocratie est inquiétante quand on lit l’extrait suivant (n°4).

Extrait 4 : « Si la confiance du pays était refusée aux partis majoritaires, ceux-ci renonceraient au pouvoir pour reprendre la lutte dans l’opposition. Mais le pouvoir démocratique dont l’existence implique le soutien d’une majorité populaire aura pour tâche principale la satisfaction des masses laborieuses et sera donc fort de la confiance sans cesse plus active qu’elles lui apporteront. ».

Extrait 5 : « Le référendum ne pourra être utilisé comme un moyen de faire plébisciter la politique présidentielle contre le Parlement ; l’article 11 de la Constitution sera précisé en ce sens. ».


4° "Contribuer à la paix et développer la coopération internationale"

C’est probablement la partie la plus antifrançaise du programme commun avec la dissolution de l’OTAN (ce qui, du reste, n’a pas de sens, le départ de la France de l’OTAN est possible, dissoudre l’OTAN ne peut être possible par la France seule !) et la suppression unilatérale de la force de frappe nucléaire de la France (c’est pire qu’un non sens).

Extrait 6 : « Le désarmement général, universel et contrôlé sera l’objectif principal du gouvernement. ». Et son premier principe : « Renonciation à la force de frappe nucléaire stratégique sous quelque forme que ce soit ; arrêt immédiat de la fabrication de la force de frappe française ; reconversion selon un échéancier précis, de l’industrie nucléaire militaire en industrie atomique pacifique avec le souci de préserver les intérêts des travailleurs concernés. En aucun cas, les problèmes posés par cette reconversion ne serviront de prétexte au maintien de l’industrie nucléaire militaire. ».


Quel a été le destin du programme commun ?

Comme on le sait, la gauche, pas assez préparée, n’a pas gagné les élections législatives de mars 1973. En revanche, l’élection présidentielle est arrivée beaucoup plus tôt que prévu avec le décès du Président. En 1974, François Mitterrand représentait alors l’ensemble de l’union de la gauche (hors extrême gauche : Alain Krivine et Arlette Laguiller) et a fait un score au premier tour que nul encore aujourd’hui n’a plus jamais atteint. Mais Valéry Giscard d’Estaing l’a emporté de justesse au second tour. Ce fut pour François Mitterrand salutaire car le parti communiste était encore beaucoup trop puissant en 1974. Dès les élections législatives de mars 1978, le PS prenait le dessus sur le PCF en audience électorale.

Salutaire sur le plan aussi du programme, car comme je l’ai indiqué plus haut, deux chocs pétroliers allaient secouer les années 1970 et ce programme, digne de la prospérité des années 1960, aurait lourdement détruit la France. Cependant, les années 1980 ne furent pas plus favorables (d’où le tournant de la rigueur).

Car les très nombreuses dépenses publiques devaient bien sûr être financées, et comment ? Par l’augmentation massive des impôts, taxes et autres cotisations, des ménages et des entreprises, prétendument seulement pour les "riches" mais la notion de gauche des "riches" est celle de la classe moyenne, beaucoup plus nombreuse et donc plus rentable fiscalement que les seuls "très riches" trop peu nombreux pour assurer le financement d’un tel programme.

En mai 1977, le parti communiste français et le parti socialiste ont rompu leur union sur la renégociation du programme commun (Georges Marchais allait marquer les esprits avec sa fameuse phrase : « Liliane, fais les valises, on rentre à Paris ! »). Des candidats PS et PCF étaient donc présents au premier tour de toutes les élections mais la "discipline républicaine" a fait survivre l’union de la gauche au second tour, de manière insuffisante en mars 1978 mais de manière victorieuse au printemps 1981.

Le programme du candidat François Mitterrand, intitulé "110 propositions pour la France", beaucoup plus synthétique que le programme commun et sans négociation avec le PCF, a repris un certain nombre d’idées du programme commun, mais il était loin d’être le programme commun. Comme l’histoire l’a montré, son application en 1981 fut un échec complet, vidant les caisses de l’État, sabotant l’économie française, renforçant le chômage et réduisant la puissance monétaire.

Précisons également que la retraite à 60 ans y a été appliquée et on vit encore de ce mal là au bout de quarante ans, alors que l’espérance de vie s’est allongée (ce qui est heureux) et les nombreux baby boomers arrivent à la retraite.

Cette tentative socialiste de 1981 fut balayée par l’histoire, mais l’aspect institutionnel a rendu flou ce "balayage" : en effet, l’une des obsessions de François Mitterrand était de durer à l’Élysée, avec plusieurs motivations, son goût du pouvoir, sa maladie (qui lui donnait envie de continuer à vivre par une volonté quasi-surhumaine), et surtout, au regard de l’histoire, pour ne pas répéter "l’expérience socialiste" de Léon Blum, au pouvoir quelques mois entre 1936 et 1938. Sur le plan du maintien à l’Élysée, il a défié tous les pronostics puisqu’il est le recordman de longévité avec quatorze ans, impossible de renouveler dans l’état actuel de la Constitution puisque le mandat présidentiel de désormais cinq ans est limité à deux successifs. Mais si on ne s’en tient qu’à sa politique économique et sociale de la demande, elle n’a duré qu’une seule petite année puisque dès juin 1982, il a négocié le virage de la rigueur.


Et maintenant ?

Serait-on étonné que Jean-Luc Mélenchon soit l’un des rares hommes politiques actuels à défendre encore le programme commun ? Bien sûr que non, mais s’il voulait le comparer au programme de la Nupes, il aurait encore des arguments à trouver. Car au contraire du programme commun qui fut le résultat d’une année de dures négociations entre deux partis pourtant inégaux en audience électorale (le PCF était beaucoup plus fort que le PS), le programme de la Nupes n’a été que le programme de Jean-Luc Mélenchon imposé à ses nouveaux alliés en contrepartie de quelques circonscriptions. À aucun moment les termes de ce programme qui contient plus de six cents propositions (c’est démentiel !) ont été le résultat d’une rédaction collective et concertée. La preuve, c’est que pour les points les plus litigieux, des réserves ont été indiquées à la fin de chaque chapitre sur ce qui opposait les autres alliés (et parfois, pas des moindres).

Et puisqu’on en est là, et ce qui explique pourquoi le Président réélu Emmanuel Macron ne souhaite pas conclure d’accord avec le groupe FI à l’Assemblée Nationale (pas plus qu’avec le groupe RN), c’est ce qu’exprimait un éditorialiste pourtant toujours "classé" à gauche. Dans une tribune publiée dans "Marianne" le 6 mai 2022, en effet, Jacques Julliard a donné cinq raisons de refuser absolument le programme de la Nupes et de Jean-Luc Mélenchon quand on est de gauche et je les rappelle rapidement : 1/ mesures économiques et sociales complètement hors sol, non finançables et irréalistes (voir 1981-1982) ; 2/ refus du nucléaire complètement aberrant au moment où le bouleversement climatique et les considérations géopolitiques poussent au contraire à développer le nucléaire civil ; 3/ abandon de la laïcité au profit d’un islamo-gauchisme électoraliste ; 4/ sortie de facto de l’Union Européenne ; 5/ proximité de Vladimir Poutine et sortie de l’OTAN, pourtant seul salut actuel pour éviter la guerre et les visées expansionnistes de Poutine.

Décidément, l’histoire ne cesse de se recycler…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 juin 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le Programme commun de l’union de la gauche, 50 ans plus tard…
Jacques Julliard dans "Marianne" le 6 mai 2022 : "Oui à l’union, non à Mélenchon".
François Hollande : si j’étais Président…
Sous la NUPES de Mélenchon.
François Mitterrand et le tournant de la rigueur.
François Mitterrand et l’épineux congrès d’Épinay.
François Mitterrand, le ballet budgétaire élyséen et la règle des 3% du PIB.
François Mitterrand et De Gaulle.
Au cœur de la Mitterrandie.
François Mitterrand et Matteo Salvini.
François Mitterrand et son testament politique.
François Mitterrand et le nationalisme.
François Mitterrand et la science.
François Mitterrand et la cohabitation.
François Mitterrand et l'Algérie.
François Mitterrand, l’homme du 10 mai 1981.
François Mitterrand et la peine de mort.
François Mitterrand et le Traité de Maastricht.

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20220627-programme-commun.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-programme-commun-de-l-union-de-242404

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/06/03/39504417.html








 

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