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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:55

Le monde de 2011 va vivre deux mariages de monarchies anachroniques. Quelques réflexions sur l’idée monarchique, ses avantages et ses inconvénients…


yartiMonarchie01Demain, c’est le vendredi 29 avril 2011. Les médias vont être envahis dans les ondes et les fibres optiques par le mariage du prince William (28 ans et demi) et de Kate Middleton (29 ans). Pour ceux qui sont complètement en-dehors du coup (heureusement, il y en a), le prince William est le fils aîné du prince Charles, lui-même le fils aîné de la reine Élisabeth II. D’où l’importance de ce mariage qui permettra la naissance d’un arrière-petit-enfant de la reine actuelle.

En clair, une telle cérémonie n’est pas si fréquente et la dernière a eu lieu une génération avant avec le mariage du prince Charles et de Diana Spencer le mercredi 29 juillet 1981, il y a presque trente ans. On pensera évidemment à ce que l’histoire n’avait pas encore susurré dans les oreilles à l’époque, à savoir la séparation le 9 décembre 1992, le divorce le 28 août 1996 et la tragique disparition le 31 août 1997 de Lady Di.

L’événement est sans doute un peu trop démesurément ponctué par les médias internationaux, pour n’en citer que deux : cinquante journalistes de CNN et dix journalistes de Radio France feront le voyage à Londres… pour regarder sur place, sans doute comme les deux milliards (prévus !) de personnes, un simple écran de télévision.


La monarchie britannique

Je verrais bien qu’à cette occasion, il y ait une petite pensée émue pour le prince Charles. Il a aujourd’hui 62 ans alors que sa mère vient yartiMonarchie21de fêter ses 85 ans mais si l’on en croit la longévité de sa propre mère (101 ans et demi), elle pourrait encore vivre une bonne quinzaine d’années (ce que je lui souhaite), si bien que le prince Charles ne verrait le trône que vers l’âge de 75 ans.

Reine depuis le 6 février 1952 (son père fut George VI, celui du désormais célèbre film "Le Discours d’un roi"), Élisabeth II pourrait même battre en longévité les règnes de Louis XIV et de François-Joseph (l’empereur d’Autriche), respectivement soixante-douze ans et soixante-huit ans, ou au moins égaler celui de son arrière-arrière-grand-mère, la reine Victoria avec ses soixante-quatre ans de règne et elle a déjà battu le 15 octobre dernière les cinquante-huit ans du règne de Louis XV après avoir battu les cinquante-cinq ans de celui de Rainier III de Monaco. Dans moins d’un an, d’ailleurs, elle fêtera les soixante ans. Au moins deux générations !

On prête même à la reine son souhait que le prince Charles laisse sa place à son fils William, histoire d’éviter d’avoir affaire à un roi divorcé (rappelez-vous Édouard VIII !) et surtout à une pseudo-reine Camilla Shand qui ne serait pas la mère des enfants du roi.


Ailleurs dans le monde…

Si, en Grande-Bretagne, le parti républicain n’est capable de rassembler que quatorze mille adhérents, le Parti social-démocrate de Suède est lui aussi favorable à la République et l’a continuellement inscrite dans ses programmes électoraux, mais malgré ses succès au gouvernement, il n’a jamais osé la proposer sérieusement au vote.

La monarchie britannique n’occupe pas seulement les esprits d’un seul État puisqu’une curieuse tradition historique rend Élisabeth II également chef d’État du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande (entre autres).

La planète ne compte plus que vingt-huit monarchies sur cent soixante-douze États indépendants. Mais treize des vingt-cinq premiers pays selon le classement 2010 par indice de démocratie de "The Economist" sont des monarchies (la France se situe au trente et unième rang).

Il y a un autre mariage de souverain cette année : le prince Albert II de Monaco (53 ans) et Charlène Wittstock (33 ans) s’uniront les 1er et 2 juillet 2011.


Et la France en 2011 ?

Imaginons maintenant la France et ses familles monarchiques.

En évitant les querelles de dynasties (qui n’ont aucun intérêt en République), on peut dire qu’il y a principalement deux prétendants à un éventuel trône monarchique en France.

Le premier, héritier des capétiens millénaires (l’une des plus longues dynasties), c’est Henri, comte de Clermont, qui va avoir 78 ans. Il est le fils du comte de Paris et est devenu le prétendant à la mort de ce dernier à 90 ans, le 19 juin 1999. Il est le représentant de la branche orléaniste (son vrai nom est Henri d’Orléans) et également de la branche des Bourbon, les deux branches ayant été réunifiées à la mort du comte de Chambord (petit-fils du roi Charles X) sans postérité le 24 août 1883. En clair, Henri de Clermont est prétendant depuis l’âge de 66 ans.

L’autre prétendant, c’est le représentant de la famille Bonaparte. Il s’appelle Charles Napoléon (60 ans) et est le prétendant au trône impérial depuis la mort de son père, le 3 mai 1997, Louis Napoléon, descendant de la branche issue de Jérôme Bonaparte, le frère cadet de Napoléon Ier. Charles Napoléon n’est cependant pas un bonapartiste. Bien au contraire, il est républicain, a été élu en mars 2001 adjoint radical de gauche à Ajaccio aux côtés du maire Simon Renucci et il a rejoint François Bayrou en 2006, ce qui m’a permis de le rencontrer plusieurs fois, pour se présenter aux élections législatives du 10 juin 2007 à Fontainebleau sous l’étiquette du MoDem (8,8% au premier tour) puis aux élections municipales du 16 mars 2008 à Nemours (24,7% au second tour).


Des prétendants contestés

Ironie du sort, ces deux prétendants sont contestés par certains monarchistes ou bonapartistes pour finalement la même raison : leur père a voulu, avant leur mort, les déshériter car ils ont tous les deux divorcé. En somme, la même réaction que la reine Élisabeth II avec le prince Charles. Si bien qu’ils sont mis en concurrence avec leur fils aîné respectif, Jean d’Orléans, duc de Vendôme (46 ans), pour les Orléans et Jean-Christophe Napoléon (24 ans) pour les Bonaparte.

Là encore, c’est un peu plus compliqué pour les Orléans… Jean d’Orléans n’est pas vraiment l’aîné. L’aîné est François d’Orléans (50 ans) mais il a été écarté du trône en 1984 par le comte de Paris (son grand-père) car il souffre d’un grave handicap mental depuis sa naissance. Mais cette exclusion a été supprimée le 6 mars 2003 par l’actuel prétendant (son père) tout en désignant Jean comme futur régent : « Le fait que mon fils aîné, le dauphin François, soit handicapé n’est pas une raison suffisante pour l’écarter de ses droits. Un tel acte arbitraire ouvrirait la porte à toute sorte d’abus ultérieurs. C’est pourquoi mon fils Jean, duc de Vendôme, assume la charge de son frère aîné en tant que régent du dauphin. ». Ce qui revient politiquement un peu au même.

Jean d’Orléans s’est déjà marié le 19 mars 2009 (avec Philomena de Tornos, c’est Rachida Dati qui a célébré le mariage à la mairie du 7e arrondissement de Paris) et il est le père d’un garçon, Gaston qui va avoir 1 an et demi. Tout est donc prêt pour la relève dynastique (Henri, puis Jean, puis Gaston) même si cela se ferait au prix d’une exclusion politique volontaire du véritable aîné.

Au contraire du centriste républicain Charles Napoléon, Jean d’Orléans est resté un monarchiste, mais modéré, comme ses ascendants (qui ont toujours condamné l’Action française de Charles Maurras). Il a publié en octobre 2009 un livre où il s’affirme partisan d’une monarchie parlementaire qui assumerait l’héritage républicain de la Révolution française et favorable à la construction européenne : « Je pense en prince chrétien, j’agis en prince français. ».


La France aurait-elle intérêt à restaurer de la monarchie ?

Et c’est là qu’il est intéressant de se poser la question de l’intérêt aujourd’hui d’une monarchie dans un système politique.

La première idée qui vient, c’est qu’avec l’accroissement de l’espérance de vie, il est fort probable que les rois (ou reines) seraient conduits à le devenir une fois déjà âgés, à l’âge de la retraite. Certes, on pourrait dire que c’était aussi le cas pour la moitié des Présidents de la Ve République (68 ans pour Charles De Gaulle, 64 ans pour François Mitterrand et 62 ans pour Jacques Chirac), qui ont même, tous les trois, été reconduits pour un second mandat (ce qui a frisé deux fois les 80 ans), mais ce qu’il faut remarquer, c’est que globalement, ces rois régneraient très âgés (85 ans pour le Royaume-Uni). Même le Vatican met une limite d’âge à 80 ans pour être élu pape ou même pour qu’un cardinal puisse voter.

La deuxième idée, c’est que l’idée de monarchie est véritablement très anachronique. Elle se base sur des principes totalement contraires aux principes d’égalité. Le droit d’aînesse n’a ainsi plus aucune valeur, chaque membre d’une même fratrie ayant les mêmes droits de succession. Mais si l’on peut féliciter la monarchie britannique de ne pas exclure les femmes, la monarchie française est encore bien plus discriminatoire puisqu’elle exclut les femmes de toute prétention au trône. Sexiste, la monarchie française, et cela depuis ce qu’on appelle la loi salique d’il y a plus d’un millénaire.

L’anachronisme, c’est aussi le fait que le divorce y est interdit : pourtant, le monde contemporain est désormais aux familles recomposées. Qu’on le veuille ou pas, le principe de réalité est celui-là. Les divorces des deux actuels prétendants et les contestations testamentaires paternelles montrent l’incapacité structurelle de la monarchie à s’adapter aux mœurs actuelles.

La République accepte beaucoup mieux les situations matrimoniales diversifiées de ses Présidents, généralement mariés mais qui ont pu aussi être célibataire (Gaston Doumergue), veuf (René Coty), divorcé et remarié (Nicolas Sarkozy) ou encore avec une maîtresse (Félix Faure) et un enfant naturel (François Mitterrand) sans que l’État soit sens dessus dessous (sauf pour Mazarine et sa mère logées aux frais des contribuables). En fait, la République laïque et aconfessionnelle se moque complètement de la vie privée de ses serviteurs. C’est ce qui en fait sa souplesse dans une société en pleine mutation où la cellule familiale est éclatée depuis plusieurs décennies.


L’hérédité, anachronisme arbitraire et discriminatoire

On comprend bien que pour que la monarchie existe, il faut assurer la descendance dynastique. Et par conséquent, il faut que l’État s’immisce dans les affaires privées des souverains ou futurs souverains : mariage, naissance etc. ce qui viole le droit irréductible à l’intimité de la vie privée. On peut a posteriori comprendre l’abdication d’Édouard VIII.

En outre, il est étrange d’imaginer que le meilleur souverain puisse être le fils du précédent. On sait à quel point être "fils de" n’est pas la panacée pour développer toutes ses performances. Le lien de parenté n’est d’ailleurs pas essentiel dans la monarchie puisqu’elle peut rester élective, comme au Vatican (on parle alors plutôt d’une cooptation qui se rapproche de l’élection des premiers capétiens à l’époque carolingienne).

Donc, dans ma réflexion, le premier inconvénient d’une monarchie, c’est son anachronisme discriminatoire (égalité dans la fratrie, exclusion éventuelle des femmes, voire des personnes handicapées) et surtout, sa complexité sur des sujets qui n’ont aucun rapport avec l’intérêt général d’un pays : que Kate et William forment un bon couple, les sujets britanniques devraient s’en moquer car cela ne fera pas évoluer leur situation sociale ou économique. Peut-être juste y aura-t-il une influence sur leur moral et leur fierté d’avoir des héritiers "dignes" de représenter leur pays ?

Loin de rehausser le débat politique vers les enjeux de fond, la restauration de la monarchie pourrait au contraire enfoncer le pays dans des querelles dynastiques et quasi-sexuelles qui n’auraient aucun intérêt et qui paralyseraient la société bien plus sûrement que les jeux actuels de rapport de force pour conquérir l’Élysée.


Pas d’opposition entre monarchie et démocratie

En revanche, j’élimine immédiatement l’opposition entre monarchie et démocratie. La plus vieille démocratie du monde est également une monarchie. Et inversement, des régimes républicains peuvent montrer peu de souplesse démocratique (Égypte de Moubarak, Tunisie de Ben Ali, Biélorussie de Loukachenko, Côte d’Ivoire de Gbagbo, etc.).

Au contraire, on pourrait presque penser qu’une monarchie en France résoudrait un problème politique majeur : celui de la personnalisation un peu trop poussée du débat politique depuis l’après-De Gaulle au détriment des programmes politiques. Un roi avec un Premier Ministre élu par une Assemblée Nationale élue démocratiquement (comme en Grande-Bretagne mais aussi comme en Espagne, en Allemagne ou en Italie, même si ces deux derniers pays n’ont pas de roi) pourrait être une solution adaptée au comportement d’une classe politique faite de trop d’ego et d’ambition présidentielle.

Même les coûts de la monarchie pourraient être comparés aux coûts des élections présidentielles. Il est probable que cela ne changerait pas grand chose dans les finances de l’État.


Symbole national

Le monarque peut servir de symbole national fort dans un pays parfois en proie à l’agitation. Ce symbole peut s’illustrer de manières très différentes. Il y a l’exemple espagnol où l’actuel roi Juan Carlos Ier (73 ans) a posé la démocratie espagnole en résistant au coup d’État militaire du 23 février 1981. Mais il y a aussi l’exemple belge, où l’actuel roi Albert II de Belgique (77 ans dans quelques semaines) est plongé dans une impuissance constitutionnelle quasi-insurmontable ; il n’y a plus de gouvernement belge depuis le 22 avril 2010 et les négociations pour en former un nouveau sont loin de progresser. Le roi sera-t-il assez fort pour éviter la scission d’une Belgique divergente ?

Justement, en France, le symbole républicain est consacré par l’onction du suffrage universel direct. Ce scrutin présidentiel est l’échéance essentielle de notre démocratie, équivalent symboliquement au sacre d’un roi, et un retour à un régime purement parlementaire serait forcément considéré comme un recul démocratique.


Traduction politique des monarchistes dans la France moderne

Le comte de Paris, par ses relations particulières avec le Général De Gaulle, avait cru comprendre la volonté de ce dernier de le laisser se présenter à l’élection présidentielle du 5 décembre 1965 pour restaurer la monarchie. Mais si cette hypothèse a été prise au sérieux par certains, il semblerait, selon les proches de De Gaulle, qu’il n’en a jamais été question dans l’esprit du fondateur de la Ve République et surtout, pour celui qui se caractérisait par le terme "républicain". La preuve, c’est que la réforme constitutionnelle du 6 novembre 1962 a au contraire décidé de doter la République d’un souverain élu par le peuple lui-même, considérant qu’après lui, aucune personnalité n’aurait sa légitimité historique et qu’il faudrait bien une autre légitimité populaire incontestable. Cette réforme avait été combattue par quasiment toute la classe politique républicaine à cause du précédent de 1848 qui avait favorisé la transformation de la IIe République en Second empire le 2 décembre 1852.

Structurellement, le mouvement royaliste qui s’est fait connaître de manière politiquement autonome fut la Nouvelle action royaliste dirigée par Bertrand Renouvin (67 ans et demi) qui a été candidat à l’élection présidentielle du 5 mai 1974 (0,2% au premier tour). La NAR a soutenu la candidature de François Mitterrand en avril 1981 (ce qui a valu la nomination de Bertrand Renouvin au Conseil économique et social) et celle de Jean-Pierre Chevènement en avril 2002. Au contraire du dauphin Jean d’Orléans, la NAR est souverainiste et opposée à la construction européenne.

D’autres mouvements qui sont de la tendance Maurras (plus axés vers la droite nationaliste dure) continuent de militer pour le retour à une monarchie absolue moderne et ont même calculé le coût de celle-ci : soixante-dix centimes d’euro par an et par Français (par comparaison avec d’autres monarchies européennes), soit un euro de moins que le budget de l'Élysée en 2010.


La monarchie est incompatible avec la laïcité républicaine

Élément à mon avis "absolument" disqualifiant en France en défaveur de la monarchie, c’est la relation entre l’État et les religions. Le restauration d’un monarque, même et forcément de manière constitutionnelle, risquerait de remettre en cause le fragile équilibre de la laïcité qui est l’un des pactes fondateurs de notre société politique actuelle.

En fait, il n’y a rien qui justifie la désignation héréditaire du chef de l’État à une période de l’histoire (en France, en Europe et dans le monde) où les tensions sociales, économiques, financières et politiques sont telles qu’il y a besoin d’une adhésion des peuples pour procéder aux grandes réformes.

Étrangement, contre toute attente, en 2011, c’est du côté du monde arabe que la voie est montrée…

Cependant, que cela n’empêche pas de souhaiter les meilleurs vœux de bonheur aux futurs époux !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 avril 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Mode d’emploi des révolutions arabes.
Les valeurs du gaullisme.

La V
e République.

Louis Nicolas Sarkozy.
Classement des pays selon leur indice de démocratie (2010).



 

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vive-la-republique-92973

 

 

http://fr.news.yahoo.com/13/20110428/tot-vive-la-rpublique-89f340e_1.html

 

 

 

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Published by Sylvain Rakotoarison - dans Institutions
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commentaires

Olivier 19/11/2011 01:44


Bonsoir,


Je tenais à vous signaler que l'héritier du trône est Louis de Bourbon en sa qualité d'aîné des Bourbons.


Ensuite, la démocratie est anachronique, car même les gaulois se réunisaient pour faire de la politique. Est-ce une raison pour la condamner?


Pour l'égalité, c'est vrai c'est assez inégalitaire. Mais la seule inégalité et discrimination qu'on accepte est celle basée sur l'argent. Un candidat soutenu par les puissances d'argent a plus
de chance de gagner qu'un clochard...


Il faut savoir accepter des bonnes inégalités...

Après pour la laïcité, nous sommes le pays de l'Edit de Nantes et des libre penseurs du XVIIIème siècle, de la Chartre de 1814. Les pays qui ont un souverain n'ont pas de persécutions
religieuses. Et je dirai même que certains musulmans accepteraient mieux un roi très Chrétien, à une république laïque et athée. Certains ont été choqué des attaques contre le Christ ces temps,
dans des salle de théâtre subventionné par nos impots.


La situation est catastrophique, ni sarko, ni hollande ni lepen ne pourront nous sortir de là, une seule solution: la monarchie populaire!


Cordialement.


 

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