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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 23:24

(verbatim)


Paris le 13 novembre 2008

Chère Ségolène,

Je te remercie pour ta lettre du 12 novembre. J’apprécie l’attention que tu portes aux attentes que j’ai exprimées au nom de nos camarades de la motion A.

Je souhaite donc te répondre à mon tour, en toute franchise, pour contribuer à un congrès utile aux Français.

Sur la cohérence entre les déclarations faites dans l’opposition et leur mise en œuvre effective une fois de retour au pouvoir, je suis sensible à l’articulation que tu établis entre capacité d’indignation et propositions crédibles, même si la 'radicalité' que tu évoques a souvent, par le passé, conduit à des engagements difficiles à tenir dans les faits. Je crains d’ailleurs que l’exemple que tu cites, celui des interdictions de licenciements, n’illustre un tel écueil si nous n’y prenons garde.

Sur la social-démocratie, notre différence ne porte peut-être pas seulement sur les mots et j’en suis d’autant plus étonné que lors de ta campagne présidentielle tu te référais à juste titre au modèle scandinave. Aujourd’hui, dans ta lettre, tu qualifies la social- démocratie de « très insuffisante » après l’avoir tenue récemment pour « périmée », sans dessiner pour autant une alternative véritablement identifiée à ce stade. En effet, la social-démocratie prône, sauf erreur de ma part, l’intervention de la puissance publique dans l’économie de marché, ainsi que l’établissement d’un rapport de forces au nom de la justice sociale. Elle affirme le rôle de l’Etat, et pas seulement, dans une perspective redistributive, ce qui nous conduit à proposer, dans notre motion, le concept « d’Etat prévoyant ». La crise mondiale a d’ailleurs illustré la pertinence d’une telle vision, confrontant de fait, les socialistes à un défi décisif : rendre désormais cette démarche applicable à l’échelle européenne. Je ne vois d’ailleurs aucune autre méthode susceptible de donner une réponse de gauche à la récession actuelle. Dans ces conditions, plutôt que d’évoquer ce dessein au passé, je crois plus pertinent que jamais de renforcer le dialogue et le partenariat avec nos amis sociaux démocrates européens, au nom d’un nouveau modèle de développement.

Sur l’Europe précisément, la franchise m’oblige, à la lecture de ta lettre, à t’avouer une forme de déception. L’engagement européen est indissociable de l’idéal socialiste. Nous devons le mettre au cœur de notre projet, et d’abord, l’affronter avec lucidité et avec conviction. La motion A défend l’idée d’une véritable Europe politique, dotée d’institutions solides, d’un Parlement souverain, avec une Commission responsable devant lui. C’est ainsi que nous nous donnerons les moyens de construire enfin l’Europe sociale. Nous portons également l’idée d’un emprunt européen pour l’innovation, la recherche et l’aide aux PME. Bien sûr, il faut que l’Europe change, et notamment qu’elle donne plus de place à la solidarité. Mais pour cela, nous devons nous entendre sur quelques principes clairs en-dehors desquels l’Europe n’aura, pour ses citoyens, ni efficacité, ni réalité.

Sur la conception même du PS, en mettant en garde contre le risque d’un parti de supporters, nous avons voulu exprimer la conviction que notre parti doit être un lieu d’échanges, de débat et de réflexion, un espace qui offre de vrais repères idéologiques, non seulement à ses adhérents, mais aussi aux Français eux-mêmes. Nous pensons qu’il faut l’ouvrir à toutes les forces de la société, syndicales, associatives, militantes, ainsi qu’aux autres partis progressistes européens et mondiaux. Quant à la question des cotisations, il faudra sans nul doute en améliorer le fonctionnement actuel, mais dans le respect d’un principe auquel nous sommes attachés, celui de la progressivité.

Sur les alliances, nous devons être parfaitement clairs. La position que nous avons exprimée est d’autant moins un prétexte, que je l’ai personnellement mise en œuvre à Paris. C’est à nos yeux l’identité même du PS qui est en jeu, ainsi que notre devoir collectif de combattre l’idée pernicieuse selon laquelle la gauche et la droite, cela reviendrait au même. Une alliance avec le MODEM, dont le succès, soit dit en passant, passe par notre échec et par conséquent par le prolongement d’une telle confusion, nous semble donc non seulement inappropriée mais dangereuse.

En somme, face aux enjeux qui nous attendent et dont la crise financière accentue terriblement l’urgence, notre approche et nos réponses traduisent des différences qui n’ont rien de médiocre et dont je suis heureux que nous puissions les confronter sereinement. Et ce constat ne retire rien au fait que socialistes, nous sommes résolument engagés dans un combat commun contre la droite et la politique brutale qu’elle conduit actuellement.

Te renouvelant mes remerciements pour la lettre que tu m’as adressée, et m’inscrivant pleinement dans cette logique d’échange, je te prie de recevoir, chère Ségolène, l’assurance de mes sentiments bien cordiaux.

Bertrand Delanoë.



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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 16:35

(dépêches)


François Hollande quitte la direction du PS avec un bilan en demi-teinte

Au congrès de Reims, François Hollande quittera, au bout de onze ans de règne, la direction d'un Parti socialiste qu'il laisse éclaté en courants et clans, impuissant à gagner des élections nationales, mais doté de pouvoirs locaux que la droite lui envie.
 
Elu par 90% des militants le 27 novembre 1997, après le congrès de Brest, pour succéder à Lionel Jospin arrivé à Matignon, le député de Tulle, 54 ans, présente un bilan en demi-teinte.

L'échec de la motion qu'il défendait - celle du maire de Paris Bertrand Delanoë - témoigne de la perte d'audience d'un premier secrétaire qui croyait il y a six mois encore qu'"aucune majorité ne peut se faire" sans lui au PS.

Après avoir sauvé de la dérive un parti déboussolé par la défaite de Lionel Jospin le 21 avril 2002, M. Hollande a présidé à des victoires éclatantes aux élections locales et intermédiaires: 2004, le PS remporte 20 régions sur 22, aux européennes de 2004 sa liste arrive en tête (29%), aux municipales de mars 2008, il prend la tête de la plupart des grandes villes.

Mais le pouvoir central lui échappe: deux défaites successives aux présidentielles et législatives de 2002 et 2007, installent le PS dans le fauteuil d'éternel opposant.

"Autant pour 2002 la responsabilité n'est pas imputable à François Hollande mais à la campagne menée par l'ancien Premier ministre, autant la défaite de Ségolène Royal est mise, dans l'opinion, au compte du PS et donc de son chef", souligne Frédéric Dabi de I'IFOP. François Miquet-Marty, analyste à Viavoice, tempère: "ce sont les rivalités internes entre les personnes et les divergences idéologiques très fortes au PS" qui expliquent l'échec de 2007.

Dans la course à l'Elysée qui oppose de nombreux présidentiables, Hollande, le socialiste "le plus brillant de sa génération", comme on l'a qualifié, ne parvient pas à imposer sa candidature, se contentant de gérer les ambitions des autres. C'est suite au raz-de-marée socialiste aux régionales de 2004 que le député de Tulle avait connu son heure de gloire: cote de popularité au zénith, classement parmi les présidentiables.

Mais le référendum européen de 2005 casse le rêve: "c'est l'acte lourd, son autorité est bafouée en interne par Laurent Fabius, et par la base et les électeurs qui votent non" à un traité que le PS approuvait, rappelle M. Dabi.

Fin tacticien, pragmatique, maniant humour et ironie, François Hollande a une obsession au congrès du Mans de novembre 2005: empêcher l'explosion du parti auquel il est viscéralement attaché. Il échafaude une synthèse qui lui sera reprochée, souvent par ceux-là mêmes qui l'avaient signée.

"Le PS est sorti du Mans dans l'impossibilité totale d'afficher des opinions claires", accuse sans ménagement l'ancien Premier ministre Michel Rocard. "Depuis trois ans, le PS ne produit que de l'eau de bidet!" "Aujourd'hui encore la synthèse est nécessaire pour faire une majorité sur une ligne cohérente", rétorque M. Hollande, qui a de lui-même décidé de ne pas briguer un cinquième mandat à ce congrès où l'avenir du PS est en jeu.

Les Français semblent indulgents: selon Viavoice, ils estiment à 50% qu'il a été "un bon premier secrétaire" (67% chez les sympathisants PS).

"Les Français lui reconnaissent la capacité d'avoir su contenir et faire vivre ensemble au PS des sensibilités politiques très différentes, voire antagonistes", relève François Miquet-Marty. "François Hollande a limité les dégâts. Un autre premier secrétaire aurait-il fait mieux ? La réponse n'est pas évidente", estime-t-il.




Aubry, Delanoë, Royal: des différences plus marquées qu'on ne croit

Les socialistes proposent dans leurs motions des projets politiques avec un tronc commun mais aussi des différences marquées.

Voici leurs propositions sur quelques thèmes choisis:

ORIENTATION GENERALE

Bertrand Delanoë prône "une gauche résolument réformiste, européenne, écologiste et efficace", Martine Aubry "un projet de transformation sociale profonde, un réformisme ancré dans le réel", Ségolène Royal "un projet crédible et audacieux, s'appuyant sur nos valeurs pour inventer d'autres façons d'agir". Benoît Hamon aspire à un PS "décomplexé", car "l'avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie".

Deux "petites motions", Pôle écologique et Utopia, défendent respectivement "une transformation radicale du mode de développement", et "un dépassement du capitalisme".

ROLE DE L'ETAT

Delanoë en appelle à "un Etat social prévoyant, dynamique et anticipateur", Royal à "un Etat préventif, innovateur, décentralisé", Hamon à "un Etat stratège", Aubry au retour de "la puissance publique".

CRISE FINANCIERE

Toutes les motions se retrouvent sur les mécanismes de régulation des marchés financiers aux niveaux international et européen (contrôle accru des fonds spéculatifs, renforcement du FMI, lutte contre les paradis fiscaux...). Aubry réclame en outre "une taxe mondiale pour ralentir les mouvements de capitaux", Royal est pour une banque publique de soutien aux PME.

Hamon veut constituer "un pôle financier public" et activer "le tarif extérieur communautaire européen (...) pour lutter contre le dumping social et environnemental".

POUVOIR D'ACHAT

Chez Aubry, revalorisations significatives du SMIC, plafonnement des loyers là où ils sont trop élevés.

Royal veut réformer l'indice des prix de l'INSEE pour tenir compte de l'augmentation réelle du coût de la vie.

Delanoë veut "conditionner les aides aux entreprises à l'engagement et l'aboutissement de négociations salariales".

Hamon réclame "le SMIC à 1.500 euros dans un premier temps" et "une progression des salaires indexée sur les gains de productivité et l'inflation".

FISCALITE

Différencier le taux de l'impôt sur les bénéfices selon qu'ils sont réinvestis ou non, prise en compte du revenu dans le calcul de la taxe d'habitation (Delanoë, Aubry). Le maire de Paris veut "mettre sous condition de ressources les allocations familiales".

Royal prétend "supprimer l'essentiel des niches fiscales" et, comme Hamon, fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG en un impôt unique progressif. Hamon préconise aussi la création d'une CSG entreprise.

EMPLOI

Pour Royal, il faut "récupérer les aides publiques lorsque les entreprises licencient ou délocalisent", pour Aubry, il faut "taxer les entreprises qui abusent des emplois précaires, décourager totalement les licenciements boursiers en faisant payer aux entreprises qui en ont les moyens le reclassement des salariés". Delanoë veut "promouvoir une compétitivité tirée par l'innovation et la qualification des salariés". Tous veulent "sécuriser les parcours professionnels" des salariés.

EUROPE

Aubry et Hamon veulent "réorienter la construction européenne" qui "accompagne le libéralisme". Refusant d'"affaiblir l'union monétaire", M. Delanoë veut "construire l'union économique", Royal défend une "Europe des grands projets", Hamon remet en cause l'indépendance de la BCE.

ENVIRONNEMENT

Les principales motions prônent "un nouveau modèle de développement conciliant écologie, croissance et justice sociale" et proposent divers outils: "fonds après-pétrole" (Royal), "fonds pour la mutation énergétique" (Delanoë), "contribution climat-énergie (Aubry).

PARTI SOCIALISTE

Relations avec le MoDem: Royal veut "fédérer la gauche et attirer les démocrates". Pour Delanoë (idem chez Aubry et Hamon) "la frontière" du rassemblement s'arrête à ceux qui campent "dans le refus du clivage entre la gauche et la droite".

Royal plaide pour "un parti décentralisé", "de masse". Delanoë veut "un parti de militants".




Les prétendants: Ségolène, Bertrand, Martine, Benoît et les autres...
 
Sept dirigeants socialistes sont de possibles candidats au poste de premier secrétaire du PS, élu après le congrès de Reims.

- Ségolène Royal, 55 ans, ex-candidate à la présidentielle (47%) est arrivée en tête du vote des militants, sa motion recueillant 29% des voix. La présidente de Poitou-Charentes a donc pour charge de tenter de rassembler les socialistes. Elle n'a pas dit si elle sortira sa candidature au poste de premier secrétaire, mise au "Frigidaire" à la mi-septembre. Atouts: très populaire dans l'électorat de gauche, sens tactique consommé. Handicaps: suscite un fort rejet d'une partie des socialistes et n'a jamais appartenu à la direction du parti.

- Bertrand Delanoë, 58 ans, est le premier maire de gauche de Paris, élu en 2001 et réélu amplement en 2008. Né à Tunis, il adhère en 1972 au PS dont il gravit les échelons. Atout: sa popularité. Il est la personnalité politique préférée des Français, selon des sondages. Donnée favorite, sa motion, signée par son ami l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, est arrivée deuxième. Le maire, candidat à la succession de François Hollande - signataire également à ses côtés - semble avoir amorcé un retrait après le vote des militants.

- Martine Aubry, 58 ans, maire et présidente de la communauté urbaine de Lille, s'est bornée à dire qu'elle "prendrait ses responsabilités". Sa motion, soutenue par de grandes fédérations comme le Nord-Pas-de-Calais, les fabiusiens, des strauss-kahniens et les partisans d'Arnaud Montebourg, a recueilli "autour de 25%" après une campagne active. Principal atout: entre Hamon et Delanoë, elle est au centre du parti. Défend "un ancrage à gauche" du PS. Considérée au PS comme "une femme d'Etat". A sa chance si Ségolène Royal échoue à former une majorité.

- Benoît Hamon, 41 ans: à ce jour, le seul candidat officiel encore en lice. Soutenu par toute la gauche du parti, il a réuni près de 19% des votes PS, bien plus que ce qu'on lui promettait. Eurodéputé, il incarne le renouveau, a peu d'ennemis dans le parti et s'entend bien avec Martine Aubry dont il fut le conseiller. Présenté comme "l'arme anti-Besancenot" du PS, il se veut "une arme anti-Sarkozy". "Il ne serait pas le plus illégitime", disait François Hollande en septembre 2007. Cofondateur du Nouveau Parti socialiste (NPS) avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon.

- Vincent Peillon, 48 ans, eurodéputé, incarne la génération montante. Brillant agrégé de philosophie, a été l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal lors de la présidentielle.Entré en politique en 1992 comme collaborateur d'Henri Emmanuelli, alors président de l'Assemblée nationale, il préside la mission parlementaire sur le blanchiment d'argent (1999-2002). Elu député de la Somme en 1997, il est battu en 2002 et 2007, mais reste premier fédéral de ce département. Il devient député européen en 2004.

- Julien Dray, 53 ans, député de l'Essonne depuis 1988, sans cesse réélu, porte-parole du PS. Il souhaite être premier secrétaire. Cet ancien vice-président de l'UNEF-ID est entré au PS en 1981, et a participé à la fondation de SOS-Racisme. Proche conseiller de Ségolène Royal durant la présidentielle, il s'en était éloigné avant de rejoindre en septembre sa motion.

- François Rebsamen, 57 ans, sénateur-maire de Dijon. Numéro deux du PS, "Rebs" allie carrière locale et ancrage dans le parti. Originaire de Dijon, il devient en 2001 le premier maire de gauche de cette ville depuis 1935. Très proche de François Hollande, réputé bon médiateur, il a été le codirecteur de la campagne présidentielle.






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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:23

(dépêches)




Le clan Aubry n'est "pas emballé" par les propositions du clan Royal

Publié le 12/11/2008 à 14:00 - Modifié le 12/11/2008 à 17:56 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

Martine Aubry va-t-elle faire acte de candidature à la succession de François Hollande ?

Le document de deux pages proposé par Ségolène Royal aux autres motions du PS en vue du congrès de Reims n'a pas trouvé grâce aux yeux de François Lamy. Le bras droit de Martine Aubry - restée très discrète depuis le vote des militants où elle a recueilli 25 % - ferait-il preuve de mauvaise volonté ? "Pas du tout !" s'emporte-t-il. "J'ai demandé à son équipe d'intégrer des suggestions en matière de politique salariale, sur les retraites, sur l'immigration et la fiscalité", précise-t-il au point.fr. On l'aura donc compris, le texte du clan Royal, Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste , bien que très consensuel, ne l'emballe pas. "Aucune de nos demandes n'y figure."

Que faire, dès lors ? Si François Lamy récuse vigoureusement le terme de "coalition anti-Royal", c'est bien à cela que travaillent certains proches de la maire de Lille, en contact avec "les proches de Bertrand Delanoë, assez réceptifs, et les amis de Benoît Hamon". "Un rapprochement de nos trois motions représenterait 70 % du parti", estime Lamy. "Je parle avec Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon", assure de son côté le maire de Paris, qui affirme ne pas se mettre "dans une situation de condition sine qua non [pour un accord, ndlr], mais de responsabilité, pour que les Français aient à leur disposition un instrument politique qui s'appelle le PS, avec une ligne claire et tenable dans la durée".

"Royal ne fait pas beaucoup d'efforts"

Mercredi midi, le conseil politique de Martine Aubry s'est réuni à Paris afin que "chacun (fasse) le point sur les contacts qu'il a eus", raconte un participant. À la sortie, silence radio. Laurence Rossignol, porte-parole de la motion Aubry, concède simplement : "Nous travaillons à la construction d'une majorité clairement ancrée à gauche." Quel délai s'accordent-ils pour la constitution de cette majorité ? Avec qui ? Et quel candidat au poste de premier secrétaire pour la représenter ? "Nous ne sommes pas dans la phase des déclarations", tranche-t-elle.

Reste que, même en cas de coalition, la question du premier secrétaire pourrait poser problème : Benoît Hamon est le seul à s'être déclaré officiellement, mais Martine Aubry pourrait être tentée par l'aventure. Quoi qu'il en soit, si Ségolène Royal décidait de se présenter elle-même, les chances de réussite de ce front uni seraient minces. En outre, cette coalition qui vise à barrer la route de Ségolène Royal ne risque-t-elle pas de heurter les militants qui l'ont placée en tête le 6 novembre dernier ? Les aubryistes ne le croient pas : "Il s'agit de trouver une orientation majoritaire. Et Royal ne fait pas beaucoup d'efforts pour aller dans ce sens !", lance l'un d'eux.



Royal déterminée à être candidate à la direction du PS

Publié le 11/11/2008 à 12:38 - Modifié le 12/11/2008 à 17:41 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

Ségolène Royal va briguer la tête du Parti socialiste

Selon toute vraisemblance, Ségolène Royal devrait briguer la tête du Parti socialiste. Un proche de l'ancienne candidate l'a fait savoir au Point mardi matin et Julien Dray s'est exprimé publiquement au même moment : "D'après mes informations, c'est vrai", a-t-il en effet déclaré à l'Associated Press... avant de se raviser dans la soirée : "Il ne m'appartient pas d'annoncer une telle décision." "De toute façon, rien n'est fait tant qu'elle n'a pas fait d'annonce officielle", glisse un cadre de Solférino qui rappelle que Julien Dray, lui-même prétendant au poste de premier secrétaire, a tout intérêt à saborder une éventuelle candidature de Vincent Peillon, député européen proche de Ségolène Royal, dont le nom circule avec insistance depuis quelques jours.

Au-delà de toutes ces considérations, il semble toutefois que Ségolène Royal ait bel et bien décidé d'aller au bout de l'aventure entamée il y a deux ans. "Évidemment qu'elle a envie d'y aller : premièrement, parce qu'elle rêve d'être candidate à la présidentielle et que Solférino peut lui apparaître comme un tremplin ; deuxièmement, parce que des divisions naissent chez nous qu'il serait de bon ton de ne pas attiser." Par "divisions", ce membre de l'équipe Royal entend justement la multiplication des candidatures officielles ou officieuses, au sein même de son camp.

"Fédérer la gauche"

Par ailleurs, certains de ses soutiens de poids, comme le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini ou encore le maire de Lyon Gérard Collomb, qui n'étaient pas favorables à ce qu'un présidentiable brigue la tête du PS, ont infléchi leur position. L'assurance de leur soutien ne peut d'ailleurs que conforter Royal dans sa volonté de se lancer. "Nous avions dit préalablement que le premier secrétaire ne devait pas être un présidentiable", a rappelé sur LCI le maire de Lyon . Mais, a-t-il poursuivi, si "d'autres présidentiables commencent à émerger et à présenter leur candidature, à ce moment-là, évidemment, Ségolène Royal est déliée de l'engagement qu'elle avait pris et doit présenter sa candidature dans les prochains jours", a-t-il ajouté, faisant référence à Martine Aubry, qui pourrait elle aussi postuler. Ségolène Royal devrait, quoi qu'il en soit, annoncer mercredi ou jeudi les propositions de sa motion "pour la gouvernance du PS".

En attendant, son équipe a d'ores et déjà soumis aux autres motions un document de travail qu'ils sont appelés à enrichir, intitulé "Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste". Dans ce texte, que s'est procuré Le Monde , l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy propose "de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français" : "Répondre d'abord à l'urgence de la crise", "cinq orientations pour bâtir le socialisme du XXIe siècle", "faire du Parti socialiste une force neuve" et enfin "fédérer la gauche". Un dernier point qui vise sans nul doute à apaiser la colère des signataires des autres motions qui n'acceptent pas la stratégie d'alliance au centre de Royal . "La stratégie des socialistes a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche autour d'un contrat de gouvernement", affirme opportunément le texte. L'expression " contrat de gouvernement" avait justement été employée en septembre par Vincent Peillon, au sujet... du MoDem...

À l'issue du vote des militants socialistes de jeudi dernier , Ségolène Royal avait pris l'avantage dans la course à la direction du parti en recueillant 29 % des voix sur sa motion. Derrière elle, Bertrand Delanoë a recueilli 25 %, Martine Aubry aux alentours de 25 % également et l'outsider Benoît Hamon 19 %.


Ségolène Royal joue la montre

Publié le 10/11/2008 à 20:10 - Modifié le 10/11/2008 à 20:37 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

Mercredi, Ségolène Royal révélera ses propositions.

Ségolène Royal annoncera mercredi les propositions de sa motion "pour la gouvernance du PS". C'est ce qu'elle a annoncé lundi au Sénat à l'issue de la réunion de ses représentants, en vue du congrès de Reims (14 au 16 novembre). "Nous n'avons pas évoqué le nom du futur candidat au poste de premier secrétaire", raconte au point.fr un participant. "Certains ont tenté de poser la question à Ségolène. Veut-elle y aller elle-même ou présenter un proche comme Vincent Peillon ? Elle n'a pas souhaité répondre", poursuit-il. Et d'analyser : "En fait, elle ne veut pas dévoiler son ambition trop tôt, ni même dévoiler de texte d'orientation sans avoir consulté les autres courants. Elle compte ainsi éviter de se voir reprocher par ses adversaires au sein du parti des mauvais choix. Ils seraient trop contents de sauter sur le moindre faux pas de Royal pour justifier la construction d'une coalition contre elle."

C'est ainsi que les encouragements de certains membres d'autres motions, à l'image de Jean-Christophe Cambadélis, soutien d'Aubry,qui souhaite "laisser sa chance à Ségolène Royal", provoquent la méfiance des sympathisants de Royal. Néanmoins, en coulisse, les discussions tournent évidemment autour du nom du futur candidat de l'équipe Royal. Elle-même a mis sa candidature au frigo, mais pourrait fort bien la ressortir dans les prochains jours.

Dray, Peillon, Rebsamen...

"Évidemment qu'elle a envie d'y aller : premièrement, parce qu'elle rêve d'être candidate à la présidentielle et que Solferino peut lui apparaître comme un tremplin ; deuxièmement, parce que des divisions naissent chez nous qu'il serait de bon ton de ne pas attiser." Par "divisions", ce membre de l'équipe Royal entend la multiplication des candidatures officielles ou officieuses, au sein même de son camp. Julien Dray tout d'abord. Le député de l'Essonne, proche de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, avant de rejoindre Hollande, pour finalement retourner dans le giron de la présidente de Poitou-Charentes, ne fait pas mystère de ses ambitions. "Ça peut être moi" a-t-il déclaré sur Canal+ dimanche, interrogé sur l'identité du futur premier secrétaire du PS.

François Rebsamen ensuite. Le numéro deux du parti en est un très bon connaisseur et pourrait faire figure de patron de transition. Vincent Peillon enfin et surtout. Le député européen, bras-droit de Ségolène Royal, "n'a jamais fait acte de candidature", et brandit ce postulat en étendard depuis le vote des militants. Néanmoins, le poste de premier secrétaire du PS, "il en rêve", affirme un proche, qui tient néanmoins à rappeler que "Vincent a toujours été très loyal envers Royal". "Si elle décide d'y aller, il fera campagne pour elle comme si c'était lui..." En attendant, Ségolène Royal devait ainsi rencontrer dans la soirée Bertrand Delanoë et elle a déjà parlé par téléphone avec Martine Aubry.



Moscovici : dépasser le pour ou contre Royal 

Source : AP
13/11/2008 | Mise à jour : 14:19 | .

A la veille de l'ouverture du congrès socialiste de Reims, le député socialiste Pierre Moscovici, proche de Bertrand Delanoë, a appelé jeudi le Parti socialiste à "la sagesse" et à dépasser le clivage "pour ou contre Ségolène Royal".
"Inquiet" pour le parti, Pierre Moscovici a estimé sur France-3, que le PS ne pouvait "se permettre un choc frontal, ni d'ailleurs une synthèse artificielle" lors du congrès de ce week-end.

"Il reste trois jours pour essayer de faire prévaloir la sagesse", a-t-il souligné, "il faut que les uns et les autres se posent une question simple: 'quel est l'intérêt général de ce parti?'" afin qu'il "se rassemble" et "se prépare à s'opposer à Nicolas Sarkozy".
"Par pitié, que les socialistes pensent d'abord aux Français avant de se demander quelles alliance internes ils vont aborder au congrès", a-t-il supplié, car ceux-ci "souffrent de l'injustice de la politique" de l'actuel chef de l'Etat.

La motion E de Ségolène Royal étant arrivée en tête du vote des militants jeudi dernier, "il faut l'aborder non pas en se disant: on est pour ou contre Ségolène Royal. Il faut être ni fasciné, ni dans l'allergie, mais se demand(er) sur le fond, sommes-nous d'accord?", a-t-il proposé, estimant toutefois que c'était à la présidente de la région Poitou-Charentes "de créer les conditions d'un rassemblement".




Le tableau de chasse de Ségolène Royal

Publié le 07/11/2008 à 16:57 Le Point.fr
Par Michel Richard

Martine Aubry, Bertrand Delanoë, François Hollande et Lionel Jospin

À croire que les dirigeants du PS ne connaissent plus leurs troupes militantes, à croire qu'obsédés par leurs jeux sommitaux, ils en ont oublié leur base. Toujours est-il que Ségolène Royal, pour la deuxième fois, les humilie joliment.

La première fois, c'était lors des primaires destinées à désigner le candidat socialiste à la présidentielle. Deux candidats présumés très intelligents, décrétés sérieux et qualifiés d'hommes d'État affrontaient une prétendue godiche. Résultat, les deux cadors, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, vont au tapis. Celle qui les a terrassés reste néanmoins une intruse et sa campagne présidentielle, honorable sans être victorieuse, ne lui ouvre pour autant aucune porte du Parti socialiste comme il n'eût pas été anormal pour tout autre qu'elle.

La deuxième fois, c'était donc cette semaine. Ségolène Royal ajoute alors quelques proies à son tableau de chasse. Et quelles proies : Martine Aubry, Bertrand Delanoë, François Hollande et Lionel Jospin ! Pas moins que les deux derniers patrons du PS qui soutenaient - à moins qu'ils l'aient plombé - le maire de Paris, que l'on disait l'homme idoine.

Les dirigeants socialistes, décidément, n'en ont pas fini avec Ségolène Royal, dans quelque mésestime qu'ils la tiennent. C'est pitié d'entendre son camarade ex-compagnon François Hollande minorer son avance inattendue de 4 points sur ces challengers sur le thème : elle n'est pas majoritaire au PS. Certes pas, mais les autres encore moins. Quand l'acrimonie, la jalousie, le mépris nourrissent les stratégies... le PS en est là et, dirait-on, il n'en sort pas.




DSK, le supplice chinois

Publié le 28/10/2008 à 08:44 - Modifié le 28/10/2008 à 10:13 Le Point.fr
Par Michel Richard

Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn

À peine blanchi des accusations d'abus de pouvoir et de népotisme qui pesaient sur lui , que croyez-vous que fît Dominique Strauss-Kahn ? Fêter cette décision salvatrice entre amis ou, mieux, avec sa femme qui "l'aime comme au premier jour"? Se féliciter avec ses camarades socialistes d'avoir sauvé ses chances à la prochaine présidentielle française ? Non, avant toute chose, le patron du Fonds monétaire international se crut tenu de s'excuser, une nouvelle fois. Décidément, il le répétait, sa conduite avait été inopportune, une terrible "erreur de jugement" puisque c'est ainsi qu'il appelait son incartade qui n'avait pourtant rien d'intellectuel et les textos brûlants malencontreusement envoyés à celle qui lui a fait tourner la tête. Le personnel du FMI devait en être convaincu : il n'avait rien à craindre dans les couloirs, plus jamais, plus jamais ça n'adviendrait de la part de DSK.

Lequel DSK s'adonna d'ailleurs à un rituel tout droit inspiré de la révolution culturelle sur la place Tienanmen, celui de la confession publique, écriteau autour du cou et carcan en moins. Tel un pécheur repenti, DSK anonna donc ceci : "Le comportement personnel du directeur général est important, il donne le ton au sein de l'institution et je m'engage à l'avenir à adhérer aux normes élevées de comportement qui sont attendues de celui qui occupe cette fonction." DSK prononçant des voeux de moine-soldat ? On en a mal pour lui. Et l'envie de lui dire de se carapater vite fait.




Ségolène Royal : Frigidaire, vous avez dit Frigidaire ?

Publié le 16/09/2008 à 20:12 - Modifié le 21/09/2008 à 10:34 Le Point.fr
Par Michel Richard

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal pourrait renoncer à briguer le poste de premier secrétaire de son parti

Ségolène Royal était, on le sait, candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Voyant le désastreux bazar régnant dans ce parti à la veille de son congrès et ses effets délétères sur ses militants, elle a pris sa candidature et elle l'a mise au Frigidaire . C'est son expression. Elle ne l'a pas jetée à la rivière, comme l'a fait Giscard de sa rancune autrefois. Elle ne l'a pas mise dans sa poche, comme tant le font de leurs convictions. Elle l'a mise au Frigidaire.

On se demande quel est le sens profond, et peut-être caché, d'une telle image. Sans doute, déjà, des sous-sections de chapelles socialistes planchent-elles pour procéder à l'exégèse des propos ségoléniens afin de mieux déjouer ses plans. Donc, elle a dit frigidaire, pas congélateur. C'est peut-être important : sortie du premier, sa candidature apparaîtrait d'emblée toute fraîche et bien conservée, tandis qu'il lui faudrait quelques minutes dans un micro-ondes pour être présentable si elle sortait toute raide du second. Elle aurait pu dire qu'elle mettait sa candidature à la poubelle, où finissent tant de petits bouts d'Histoire. Ou par terre, où se retrouvent tant d'ambitions. Ou dans un placard dont la République, pourtant, raffole, surtout doré. Ou encore en sommeil, ou entre parenthèses. Mais non, c'est frigidaire qu'elle a dit, cet endroit où se conservent, bien au frais, les poires pour la soif. Ce qui en dit long, assurément, sur les calculs de Ségolène.




PS : Ségolène Royal joue à quitte ou double

Publié le 16/09/2008 à 12:39 - Modifié le 16/09/2008 à 20:01 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

En difficulté dans les sondages, Ségolène Royal joue à quitte ou double

Ségolène Royal a pris un virage à 180 degrés lundi soir. Risqué, mais calculé. Elle, l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy et ses "17 millions de voix" à la présidentielle, elle toujours qui briguait jusque-là ouvertement la succession de François Hollande, favorable à un leadership fort et n'hésitant pas à parler de ses ambitions pour 2012 - elle y pense, "bien évidemment" - a déclaré au JT de TF1 qu'elle ne faisait plus de sa candidature au poste de premier secrétaire du PS "un préalable".

"Je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au PS. Je veux que nous montions d'un cran et donc, ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature au poste de premier secrétaire, voire pire à l'élection présidentielle de 2012", a-t-elle lancé dans un excès de sagesse. Dans les faits, elle ne renonce pas. D'ailleurs, "ce n'est pas ce qu'elle a dit". En difficulté dans les sondages, Ségolène Royal joue à quitte ou double. En appelant au travail collectif, démarche que ses proches avaient amorcée la semaine dernière en signant un texte pour une majorité "sans exclusive" , elle attend de voir si la dynamique peut prendre - reprendre - autour de son nom. La présidente de Poitou-Charentes déposera donc sa propre motion le 23 septembre, tiendra un grand "Rassemblement de la fraternité" - un meeting - au Zénith de Paris le 27 septembre, et prendra sa décision après le vote des militants sur les motions le 6 novembre. D'ici là...

D'ici là, manoeuvres et tractations vont se poursuivre en coulisse, aucun des candidats, déclarés ou non, n'étant pas en mesure d'être majoritaire à Reims. L'ex-candidate à la présidentielle espère d'ailleurs que sa manoeuvre lui permettra de s'attirer les faveurs des barons locaux, entre autres. Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini ou encore Vincent Feltesse, ces "caïds" qui pèsent si lourd dans le parti et qui refusent de voir un présidentiable faire main basse sur la rue de Solférino. Pourquoi ne pas attirer également Pierre Moscovici, qu'elle a vu dimanche ? Ce dernier réfute tout "accord" pour l'instant, mais l'annonce de Royal lundi soir va dans la droite ligne de ce qu'il préconise depuis sa propre candidature en janvier dernier : que les présidentiables du PS se préservent. Jean-Pierre Mignard, bras droit de Ségolène Royal, cite également Julien Dray pour bâtir un pôle à vocation majoritaire. Et qui pourrait faire face à celui qui se construit actuellement autour de l'axe Delanoë-Hollande.

"Ségolène n'acceptera jamais de passer sous la coupe de Bertrand"

Mardi soir, l'actuel premier secrétaire et le candidat à sa succession Bertrand Delanoë tiendront un meeting à Cergy-Pontoise pour célébrer leur union . Si Ségolène Royal aurait préféré que l'actuel patron "se tienne au-dessus des débats", ce dernier n'a pas l'intention de regarder les alliances se faire et se défaire sans participer au jeu. Delanoë et lui ne se quittent plus depuis La Rochelle. Si Hollande souhaite que Royal rejoigne cet axe, la partie semble difficile à jouer. "Ségolène n'acceptera jamais de passer sous la coupe de Bertrand. En revanche, si Bertrand renonce aussi, ils peuvent se rejoindre derrière un premier secrétaire de transition et se préparer pour 2012", explique au point.fr un observateur. S auf que "Bertrand" caracole en tête des sondages , qu'il a réussi la mission quasi impossible de sortir indemne de l'université d'été de La Rochelle , et qu'il a reçu récemment des soutiens de poids, de l'ancien Premier ministre Michel Rocard au président de la région Aquitaine Alain Rousset. Aucune raison, donc, de renoncer.

Quant à Martine Aubry, troisième présidentiable qui lorgne également sur le poste de premier secrétaire, elle ne s'est pas encore déclarée, mais devrait bien être la première signataire d'une motion à Reims. Avec elle, les strauss-kahniens, tendance Jean-Christophe Cambadélis (les autres étant avec le frère désormais ennemi Pierre Moscovici) et les fabiusiens.




PS: Rebsamen estime que la candidature de Royal serait une "candidature de rassemblement"

Publié le 13/11/2008 à 13:29 - Modifié le 13/11/2008 à 13:37 AFP

François Rebsamen, proche de Ségolène Royal, a estimé jeudi que l'ex-candidate à l'Elysée a "toute légitimité pour être candidate" au poste de premier secrétaire, estimant que sa candidature serait une "candidature de rassemblement".

François Rebsamen, proche de Ségolène Royal, a estimé jeudi que l'ex-candidate à l'Elysée a "toute légitimité pour être candidate" au poste de premier secrétaire, estimant que sa candidature serait une "candidature de rassemblement".

Le sénateur-maire de Dijon, interrogé sur RTL, a rappelé que "c'est autour de la motion arrivée en tête que doit se faire le rassemblement".

"C'est donc notre rôle de chercher le rassemblement. C'est ce que nous faisons avec Ségolène Royal, d'abord sur le fond", a affirmé l'actuel numéro deux du PS, car "les problèmes de personnes viennent après au Parti socialiste".

Rappelant les lettres adressées à Bertrand Delanoë "avec lequel nous souhaitons avoir une motion commune" et à Martine Aubry, M. Rebsamen a affirmé: "nous souhaitons un accord pour diriger le parti sur le fond, une base commune et ensuite viendra le choix d'un candidat, issu forcément de la motion E" (Royal).

Le député PS de l'Indre Michel Sapin avait au contraire estimé mercredi qu'une candidature de Ségolène Royal serait "une candidature d'affrontement".

Le congrès du PS s'ouvre vendredi à Reims.




PS: Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, crie "halte au feu"

Publié le 13/11/2008 à 10:04 - Modifié le 13/11/2008 à 10:21 AFP

"Halte au feu!", a lancé jeudi matin Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, en dénonçant "les conciliabules d'arrière-boutique" à la veille de l'ouverture du congrès du PS à Reims.

"Le Parti socialiste, ce n'est pas l'Unef (syndicat étudiant où certains responsables socialistes ont fait leurs classes, ndlr) et ce n'est pas l'Unef qui va le diriger, c'est un grand parti de gouvernement", a déclaré M. Peillon sur RMC et BFM-TV alors que Mme Royal, arrivée en tête du vote des militants, est menacée par d'éventuelles alliances entre ses concurrents, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon.

"J'appelle Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Lionel Jospin (soutien de M. Delanoë et qui ne cache pas son hostilité à Mme Royal) à faire très attention à ce qui est en train de se produire au parti. C'est un parti de gouvernement qui doit rester à cette hauteur" or "il est dans des mains qui ne sont pas très responsables ces jours-ci", a-t-il dit.

Selon l'eurodéputé, depuis 2002 et l'échec de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle, "on ne fait rien, on bidouille". "Halte au feu!", a-t-il lancé, en dénonçant "des conciliabules d'arrière-boutique".

Alors que la stratégie d'alliance avec le MoDem envisagée par Mme Royal est très critiquée, M. Peillon a tenu à préciser qu'"en l'état actuel des choses il ne peut pas y avoir aujourd'hui d'alliance avec le MoDem puisque le MoDem ne sait pas s'il est à gauche ou à droite". "Le jour où le MoDem aura clarifié sa position", sera prêt à "entrer dans la gauche", c'est-à-dire "dans un rapport avec le Parti socialiste mais aussi avec les alliés traditionnels du PS, le Parti communiste les Verts etc., la discussion s'ouvrira", a-t-il précisé.



PS: Benoît Hamon se dit "près d'un accord" avec Martine Aubry

Publié le 13/11/2008 à 08:34 - Modifié le 13/11/2008 à 09:05 AFP

Benoît Hamon, candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti, s'est dit jeudi "près d'un accord" avec Martine Aubry, à la veille de l'ouverture du congrès de Reims.

"Aujourd'hui, nous sommes près d'un accord politique" avec Martine Aubry, a déclaré M. Hamon sur RTL. "Des rapprochements existent" avec la maire de Lille "et je suis assez heureux de voir que le travail progresse", a-t-il dit, indiquant être "toujours candidat" à la succession de François Hollande.

En revanche, il s'est déclaré "pas convaincu par la stratégie d'alliance" envisagée par Ségolène Royal avec le MoDem. "Je ne pense pas que cela soit sérieux de renvoyer à un entre deux tours de la présidentielle le fait de savoir si oui ou non nous nous allierions avec le MoDem", a expliqué l'eurodéputé.

La veille sur TF1, Mme Royal avait déclaré que la question d'une alliance avec le MoDem n'était "pas d'actualité" et qu'elle se poserait éventuellement "entre les futurs deux tours de l'élection présidentielle" de 2012. "On peut avoir le projet le plus socialiste qui soit" mais "qui peut penser qu'avec François Bayrou Premier ministre le projet serait mis en oeuvre ? Tout cela c'est parfaitement illusoire", a jugé M. Hamon. La question est de savoir si les socialistes sont prêts à gouverner "avec des libéraux", a-t-il dit. Quant à Bertrand Delanoë "il devra dire à un moment ou à un autre ce qu'il prétend ou ce qu'il veut faire. Aujourd'hui la balle est surtout dans son camp", a affirmé Benoît Hamon.

"Si demain il sort de ce congrès une forme de statu quo qui reconduit une ligne politique qui nous a conduits à l'échec", alors on assistera à "un lent déclin du parti socialiste", a-t-il averti, alors que le maire de Paris est soutenu par le premier secrétaire sortant, François Hollande.



PS: Delanoë souligne l'exigence d'une ligne politique claire et durable

Publié le 11/11/2008 à 16:58 - Modifié le 12/11/2008 à 23:26 AFP

Bertrand Delanoë a déclaré mardi qu'il mettait "de côté toutes les questions de personne" dans les discussions entre motions avant le congrès socialiste de Reims, pour ne parler que "du fond" et de l'exigence d'une ligne politique "claire et durable".

"Je parle avec Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon", dans "un climat serein et humainement agréable", a déclaré à l'AFP le maire de Paris (motion A, 25% des voix PS), à trois jours du congrès.

Ses conditions pour un accord? "Je ne me mets pas dans une situation de condition sine qua non, mais de responsabilité, pour que les Français aient à leur disposition un instrument politique qui s'appelle le PS, avec une ligne claire et tenable dans la durée". "Donc, je mets de côté toutes les questions de personne, je ne parle que du fond", a-t-il assuré.

Cette orientation, "il faudra la faire vivre pendant trois ans", a insisté le maire. "L'efficacité de gauche", selon lui, c'est "ne rien proposer dans l'opposition que l'on ne puisse mettre en oeuvre en responsabilité gouvernementale".

Deuxième "urgence": "le socialisme du XXIe siècle est nécessairement écologiste".

Troisième "urgence: nous souhaitons un projet de gauche pour l'Europe", que "nous ne pouvons élaborer qu'avec les forces progressistes européennes, en particulier les sociaux-démorates", a-t-il souligné. Mme Royal avait qualifié de "périmé" le modèle social-démocrate.

Enfin, "extrêmement attaché" au PS, M. Delanoë entend qu'il "ne soit pas qualifié de vieux parti: c'est lui qui nous a donné les victoires de 1981, 1988, 1997". Il "doit changer, mais l'aimer, lui être fidèle n'est pas être tenant d'un vieux parti". Il faut qu'il "reste un parti de militants, citoyens engagés qui pensent, débattent, décident", a poursuivi M. Delanoë. La cotisation "n'est pas une taxe. C'est un acte volontaire, qui ne doit pas être dissuasif, mais progressif" selon les revenus.

Mme Royal veut une réduction forte des cotisations des adhérents.

Sur les alliances, "on élabore un projet de gauche avec toutes les formations qui se reconnaissent de gauche et veulent gouverner et on le propose aux citoyens dans la transparence avant le premier tour", a résumé M. Delanoë, excluant toute "alliance avec une formation politique qui considère qu'il n'y a pas de diférence entre droite et gauche", allusion au MoDem.

Interrogé sur l'affirmation par un proche de Ségolène Royal, qu'elle s'apprête à briguer la tête du parti, M. Delanoë a répondu: "elle n'a rien dit officiellement. Il serait incorrect de commenter".





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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:10

Tous les présidentiables socialistes ont perdu lors du vote des adhérents. Mélenchon jette l’éponge. Les autres essaient encore de ramasser les miettes.


Le 6 novembre 2008 entre 17 heures à 22 heures, 128 978 militants socialistes, sur les 233 000 adhérents de 2006, ont participé au vote dans l’une des 3 200 sections issues des 102 fédérations pour l’une des six motions présentées en perspective du 75e congrès du Parti socialiste à Reims le week-end du 14 au 16 novembre 2008.

Soit 55% de participation, ce qui est, à mon sens, un très bon score dans un contexte international d’élection de Barack Obama et de crise financière qui mettait au second plan les tribulations des éléphants socialistes. Lionel Jospin a quand même oublié de voter pour son ami Delanoë (il était en déplacement).


À tous les coups, l’on perd

Aucune motion n’a obtenu la majorité absolue. Cela ne s’était pas produit depuis… le terrible congrès de Rennes en 1990 (où les socialistes étaient divisés principalement entre jospinistes, rocardiens et fabiusiens, voir plus loin).

Les résultats sont ce que n’attendait aucun des protagonistes impliqués dans la course à la succession de François Hollande :

1. Bertrand Delanoë tombe de haut en n’étant qu’en deuxième position et il n'a même pas fait 40% à Paris (son rêve de devenir candidat à l’élection présidentielle s’envole) ;

2. Ségolène Royal réussit la performance de revenir en tête, mais elle est loin de la majorité absolue et a perdu la moitié de ses soutiens par rapport à la primaire de novembre 2006 ;

3. Martine Aubry ne parvient pas à percer malgré un rassemblement entre fabiusiens et strauss-kahniens ;

4. l’aile gauche du PS menée par un quadragénaire, Benoît Hamon, a su peser en représentant un militant sur cinq, mais elle représentait plus de deux militants sur cinq (44,71%) au congrès du Mans en 2005.


Reims = Rennes 2.0

Après l’après-Mitterrand de Rennes, l’après-Jospin de Reims.

Pour rappel, les performances internes sont les suivantes (elles ne seront confirmées que le week-end prochain) :

Motion E de Ségolène Royal : 29,12%
Motion A de Bertrand Delanoë : 24,91%
Motion D de Martine Aubry : 24,41%
Motion C de Benoît Hamon : 18,66%
Motion B du Pôle écologiste : 1,6%
Motion F d’Utopia : 1,3%

La situation des rapports de force ne pouvait pas être pire : non seulement aucune écurie n’a obtenu la majorité absolue, mais à part Ségolène Royal, aucun leader ne peut l’avoir en ne s’alliant qu’avec une seule autre motion.

Notons que les résultats du congrès de Rennes du 15 au 18 mars 1990 étaient du même acabit :

Motion Jospin-Mauroy-Mermaz : 28,9%
Motion Fabius : 26,4%
Motion Rocard : 24,2%
Motion Chevènement : 8,7%
Motion Poperen-Ayrault : 7,2%
Motion Mélenchon : 1,3%
Motion Lienemann : 1,2%

Étrange d’ailleurs, car cette première motion (soutenue aussi par François Hollande) avait rassemblé des éléphants désormais en pleine rivalité. En effet, en 2008, Lionel Jospin a soutenu la motion de Bertrand Delanoë, Pierre Mauroy celle de Martine Aubry et Louis Mermaz celle de Ségolène Royal.

Le "strauss-kahnisme" est lui aussi éclaté avec les grands élus locaux (Guérini, Collomb… qui s’étaient alliés il y a trois mois avec Moscovici) derrière Royal, Moscovici derrière Delanoë et Cambadélis derrière Aubry.


Royal, candidate rue de Solferino ou pas ?

De nombreux scénarios sont encore possibles avant le congrès. Ils ont été déjà présentés un peu partout dans les médias. Il y a par exemple un rapprochement entre Ségolène Royal et Benoît Hamon (mais ils ne représentent pas 50% des militants). Ou encore un front anti-Royal avec Delanoë-Aubry-Hamon.

En étant en première position, il revient à Ségolène Royal de prendre l’initiative de procéder aux tractations pour dégager une majorité (ce qu’elle a fait ce 10 novembre 2008). Au grand dam de son ancien compagnon François Hollande. Un petit parfum de IVe République qu’a toujours été cette formation socialiste sauf sous un homme providentiel comme Mitterrand.

La vraie question reste : Ségolène Royal va-t-elle briguer le poste de premier secrétaire ou le laissera-t-elle à un second couteau ? Si c’était la deuxième hypothèse, il se pourrait que ce soit Vincent Peillon, François Rebsamen ou Julien Dray (ce dernier avait confirmé d’ailleurs sa candidature à l’issue des votes, mais Pierre Moscovici l’avait aussi confirmé il y a bien longtemps et on l’a oublié).

Ce 12 novembre 2008, Ségolène Royal pourrait prendre (selon ses proches) sa décision d’être candidate elle-même. Ce qui, pour elle comme pour le Parti socialiste, devrait être une évidence.

Car ne pas conquérir la direction du PS, cela aurait été surtout répéter la même erreur qu’entre 2002 et 2007.

La règle de la vie politique actuelle rend nécessaire pour un candidat de maîtriser parfaitement son appareil partisan. En le laissant à d’autres, il prend le risque de susciter des convoitises en plus, un rival en plus, et des finances en moins.

Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Jacques Chirac, François Mitterrand l’ont tous compris (Bayrou cependant n’a pas pris la tête d’un des deux grands partis). Et ceux qui l’ont ignoré, Raymond Barre, Édouard Balladur, Lionel Jospin (mais François Hollande était assez transparent pour ne pas lui faire ombrage) et Ségolène Royal, ont tous échoué.


Cartographie des éléphants socialistes

Je présente ici la cartographie actuelle du Parti socialiste en faisant le point sur l’état des bataillons pour chacune des motions, sachant que les deux dernières étaient de "témoignage" et n’ambitionnaient pas de diriger le parti.

On constatera que pour les trois premiers continents, il n’y a pas de liant réellement idéologique mais plutôt des combinaisons relationnelles. De plus, Bertrand Delanoë a réussi à convaincre de nombreux nouveaux maires de grandes villes conquise à l’UMP (comme Toulouse, Metz, etc.) et il est de loin celui qui a bénéficié le plus de l’appui de l’appareil militant.

1. Continent royaliste

Ont soutenu Ségolène Royal : Gérard Collomb, Vincent Peillon, Jean-Noël Guérini, Manuel Valls, Jean-Jack Queyranne, Louis Mermaz, David Assouline, Julien Dray, Yvette Roudy, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Malek Boutih, Édith Cresson, Charles Fiterman, Gaétan Gorce, Louis Le Pensec, Delphine Batho, Aurélie Filipetti, Jean-Pierre Mignard, Pierre Maille, Jean-Pierre Masseret, Patrick Mennucci, Jean-Louis Touraine.

2. Continent delanoïste

Ont soutenu Bertrand Delanoë : François Hollande, Michel Rocard, Lionel Jospin, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Bel, Jean-Yves Le Drian, Alain Rousset, Alain Bergounioux, Michel Delebarre, Harlem Désir, Michel Sapin, Jean Glavany, Élisabeth Guigou, Edmond Hervé, Stéphane Le Foll, Alain Richard, Catherine Tasca, Catherine Trautmann, Daniel Vaillant, René Teulade, George Pau-Langevin, Jean Germain, Yves Ackermann, Pierre Aidenbaum, Francis Adolphe, Michèle André, Gilbert Annette, Didier Arnal, Jean-Claude Antonini, Joël Batteux, Patrick Bloche, André Billardon, Michèle Blumenthal, Jean-Claude Boulard, Daniel Boulaud, Jacques Bravo, Jean-Paul Bret, Robert Cadalbert, Jérôme Cahuzac, Pierre Cohen, Bernard Combes, François Cuillandre, Jean-Yves Caullet, Frédéric Cuvillier, Jean-François Debat, Daniel Delaveau, Guy Delcourt, Michel Destot, Tony Dreyfus, Vincent Éblé, Nicole Feidt, Guy Ferez, Jean-Louis Fousseret, Jean-François Fountaine, Geneviève Fioraso, Bernard Frimat, Dominique Gros, Serge Godard, Anne Hidalgo, Charles Josselin, Jean-Yves Le Déaut, Jérôme Lambert, Annick Lepetit, Bruno Le Roux, Claudy Lebreton, Roger Madec, Philippe Le Breton, Norbert Métairie, Michel Moyrand, Philippe Madrelle, Hakim Chalane, Alain Rodet, Bernard Poignant, François Patriat, Alain Maurice, Joaquim Puyeo, Bernard Roman, Roland Ries, André Vallini, Bernard Soulage, Maurice Vincent.

3. Continent aubryiste

Ont soutenu Martine Aubry : Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pierre Mauroy, Sandrine Mazetier, Guillaume Bachelay, Jack Lang, Claude Bartolone, Jean-Christophe Cambadélis, Alain Claeys, Adeline Hazan, François Lamy, André Laignel, Marylise Lebranchu, Jean Legarrec, Arnaud Montebourg, Daniel Percheron, Alain Vidalies, Henry Weber, Jean-Paul Huchon, Alain Le Vern, Martin Malvy, René Souchon, Michel Dinet, Jean-Pierre Balligand, Jean-Michel Boucheron, Serge Blisko, Jean-Yves Mano, André Anziani, François Brottes, Laurent Cathala, Jean-Luc Dumont, Hervé Féron, Didier Migaud, Jean-Pierre Michel, Christian Paul, Jean-Pierre Sueur.

4. Continent hamoniste

Ont soutenu Benoît Hamon : Paul Quilès, Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Darriulat, Marc Dolez, Gérard Filoche, Bruno Julliard, Pierre Larrouturou, Marie-Noëlle Lienemann, Isabelle Thomas.

5. Île écologiste

S’y retrouvent : Christophe Caresche, Nicole Bricq,

6. Île Utopia

La représente : Franck Pupunat. Rescapés altermondialistes et écologistes du Parti socialiste.


Certains, à l'instar de Jean-Marie Le Guen, ont décidé de ne pas prendre partie par prudence et par calculs (surtout quand on est strauss-kahnien et député de Paris).


Précis de tectonique quantique

À l'origine de la division des continents, il y avait dans la préhistoire le continent jospiniste, le continent fabiusien et le continent rocardien. Les deux premiers continents provenaient du protocontinent mitterrandien. Et le continent chevènementiste s'était définitivement détaché des autres.

Dans un premier temps, le continent jospiniste s'est scindé en continent jospiniste pur et en continent emmanuelliste. Ce dernier s'est rattaché au continent hamoniste de constitution géologique très récente après avoir navigué vers le continent fabiusien.

Le continent jospiniste s'est divisé dans un second temps en deux sous-continents, le sous-continent strauss-kahnien et le sous-continent aubryiste.

Curieusement, dans les derniers bouleversements, les sous-continents strauss_kahnien et aubryiste se sont finalement recollés avec le continent fabiusien, mais avec quelques pertes d'origine jospiniste.

En effet, issu du continent jospiniste principal, un sous-continent delanoïste s'est formé et a su rapatrier quelques îlots d'origine strauss-kahnienne, comme l'île moscoviciste mais aussi le protocontinent rocardien pourtant plus apte à se coller au courant strauss-kahnien principal.

De son côté, s'étant détaché du protocontinent mitterrandien, l'île royaliste a vite su conquérir des territoires et s'agrandir au point de devenir un véritable continent.

D'origine également mitterrandienne, l'île hollandaise s'est agglutinée directement au continent delanoïste.

À noter qu'à un moment de l'histoire, les deux îles royaliste et hollandaise ne formaient qu'une seule grand île nommée transcourantitude qui avait une origine deloriste. Le sous-continent deloriste avait aussi été à l'origine de la formation de continent aubryiste.

Cette mythologie continentale semble aussi compliquée que les mythologies gréco-latines classiques avec beaucoup d'imbrications parallèles s'auto-générant.

Aujourd'hui, le continent royaliste semble le plus costaud et tente d'agréger autour de lui les autres continents.

Mais la chose n'est pas aisée, puisque l'île mélenchoniste, d'origine emmanuello-hamoniste, s'est définitvement détachée de la planète socialiste et le protocontinent rocardien menace d'en faire de même en cas de stabilisation ségo-hamoniste forcée.

Sur la planète socialiste, les territoires sont très mouvants. La solidification se fera dans quelques jours.


Pax segolena

Quoi qu’on en dise, quelle que soit les opinions portées sur Ségolène Royal (les miennes sont peu élogieuses), étant donné l’état des rapports de force, la seule petite chance pour que le Parti socialiste puisse participer avec un peu de sérieux à l’élection présidentielle de 2012 serait que les socialistes placent Ségolène Royal à leur tête.

Toute autre solution (un second couteau non présidentiable comme premier secrétaire ou un présidentiable désavoué par les adhérents car pas placé en tête) serait pour Nicolas Sarkozy voire pour François Bayrou une véritable aubaine.

À moins que, phénomène amorcé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, le Parti socialiste, très beau et très efficace syndic des élus locaux, ne subisse à Reims une explosion irréparable. À la grande joie d’Olivier Besancenot et de François Bayrou.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 novembre 2008)


Pour aller plus loin :

Analyses sur le PS.

Le congrès de Reims et ses motions en pratique.

Royal peut-être candidate à la tête du PS.

Tous les socialistes attendent la décision de Royal.

Royalement en tête.

Selon Bayrou, le vote du PS est allé contre les dogmatiques.

Mélenchon prend son baluchon.

Cacophonie au PS.

Les militants votent.

Histoire succinte du PS (1/2).

Histoire succinte du PS (2/2).

Le congrès de Rennes (1990).

Le Congrès de Rennes (journal de 20 heures sur Antenne 2 du 18 mars 1990).






http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47124

http://fr.news.yahoo.com/13/20081112/tot-geopolitique-des-crabes-89f340e.html



http://www.lepost.fr/article/2008/11/12/1323680_geopolitique-des-crabes.html






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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 20:37

(dépêches)



Ségolène Royal sera candidate à la direction du PS
LE MONDE | 11.11.08 | 09h16  •  Mis à jour le 12.11.08 | 08h49   Réagir (149)  

Ségolène Royal est candidate à la tête du PS. Décidée à amorcer la formation de sa future majorité sans attendre les bourrasques du congrès de Reims, Mme Royal veut écarter tout ce qui pourrait servir de prétexte à ceux qui, par principe, refusent un accord avec elle. Elle proposera dans les prochains jours une nouvelle organisation de la direction du PS. Un premier secrétaire (ou président) devrait chapeauter une direction composée d'un premier secrétaire délégué et d'une "équipe rajeunie". En se portant candidate, Mme Royal considère qu'elle réduit le risque de voir une "contre-candidature" – celle de Martine Aubry, par exemple – émerger au dernier moment.

Ceux qui, parmi ses alliés, lui répétaient qu'elle n'était "pas faite pour le job" devront se faire une raison. Lundi 10 novembre au Sénat, lors de la réunion des délégués de sa motion, Ségolène Royal a mis ses partisans devant le fait accompli. Même si les adhérents ne lui ont octroyé qu'une majorité relative (29 %), elle a bien l'intention de briguer la direction du Parti socialiste lors du congrès qui s'ouvre vendredi 14 novembre. "Avec ce score, personne ne douterait de ma légitimité à postuler au poste de premier secrétaire si je m'appelais François Hollande, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius ou même Martine Aubry", avait-elle lancé devant son conseil politique le 6 novembre, au soir du vote des militants.

Soumis aux autres motions, un document de travail intitulé "pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste" s'efforce par ailleurs de désamorcer le procès instruit contre Mme Royal, accusée de chercher une alliance privilégiée avec le MoDem. Le texte rappelle qu'il faut "d'abord rassembler la gauche, toute la gauche" et que "les socialistes ont vocation à s'adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite".

SIGNES "TRÈS ENCOURAGEANTS"

Les représentants des autres motions ne semblent pas particulièrement pressés de s'inscrire dans ce processus de rapprochement. Lundi, le député François Lamy, dépêché par Mme Aubry, a tout bonnement refusé de prendre le texte que souhaitait lui remettre Mme Royal. "Nous voulons d'abord connaître des propositions en matière de politique salariale, de fiscalité, et d'autres domaines", a-t-il expliqué.

En fin de journée, Mme Royal a invité M. Delanoë à la rencontrer dans ses locaux parisiens du boulevard Raspail. L'entretien, en tête à tête, a duré plus d'une heure et a permis aux deux dirigeants de s'expliquer franchement sur leurs divergences. M. Delanoë a dit vouloir "réfléchir" aux propositions d'alliance qui lui ont été faites. Sans plus de précision.

Dans l'entourage de Mme Royal, on assure capter des signaux "très encourageants" en provenance de partisans de François Hollande ralliés à M. Delanoë. Pour autant, le risque de voir se constituer un front "anti-Ségolène" est pris au sérieux. L'aile gauche du PS le réclame, et Harlem Désir, proche du maire de Paris, le suggère. Dimanche 9 novembre, dans près d'une dizaine de départements, les motions Aubry, Hamon et Delanoë se sont coalisées contre la motion Royal lors des congrès fédéraux.

 Jean-Michel Normand



Le “document de travail ouvert” proposé par Ségolène Royal
 
11 novembre 2008

Remis aux représentants des différentes motions par Ségolène Royal, ce texte intitulé « Document de travail ouvert » est depuis lundi 10 novembre entre les mains des principaux dirigeants du parti socialiste. Il se propose de « structurer la réflexion et les échanges » afin de  servir de base aux discussions préparatoires à la constitution d’une  majorité au congrès de Reims.
   
Il vise, par la même occasion, à déminer le terrain. Si la nécessité de baisser le prix des cotisations est réaffirmé, aucun montant n’est avancé. Le seuil de 20 euros est donc négociable. Surtout, ce texte prend soin de préciser que tout élargissement des alliances devra intervenir après avoir rassemblé la gauche. Une façon d’évacuer le procès intenté contre Ségolène Royal et prévenir l’apparition d’un front « anti-Royal » sur le thème du refus de l’alliance avec le MoDem.

Voici son contenu in extenso.

«  Pour l’unité et le renouveau du Parti Socialiste Les militants ont voté le 6 novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une transformation profonde de notre parti et leur soif de fraternité et d’unité. Ils l’ont fait dans un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où monte la demande d’un projet de gauche. Face aux souffrances sociales qui s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent plus être différées. Il y a urgence. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut l’exigence de justice sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours l’ambition des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle. La France a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui l’attendent, capable de faire bloc pour s’opposer et proposer. Le congrès de Reims doit être le point de départ d’un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite, d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie militante, participative et active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les salariés, les catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force politique. Un travail considérable nous attend. Nous proposons de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français. Avec la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les convictions. Tous ensemble, les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire

1 - Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de PME qui ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire qu’une autre politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer. La France entre en récession. Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets de cette crise. Ce bilan, dressé par les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le préalable à l’organisation d’un grand forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants… Ce forum global aura une dimension européenne. La réponse à la crise du capitalisme n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et des sommets intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.

2 - Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle
1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même. Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement humain. Cela suppose un nouvel 2
ordre économique et social juste, contre la précarité et pour la société du travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail. 2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer après coup ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant dynamisme économique, politique industrielle, progrès social et écologie. 3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence sociale et urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser une croissance sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser l’après-pétrole et de promouvoir de nouvelles révolutions technologiques. 4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle démocratie sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la justice. Cela suppose d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la France métissée comme une chance. 5) Réorienter l’Europe pour la relancer.

3 - Faire du Parti Socialiste une force neuve Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps. Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action concrète dans les régions, les départements et les communes. Des dotations financières plus importantes leur seront attribuées aux fédérations. Une université populaire de la connaissance sera créée dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture politique qui permet à chacun d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats d’idées. Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de nouveaux adhérents etc.

4 - Fédérer la gauche La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite. »

11 novembre 2008







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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 20:10

Ségolène Royal sur TF1 l'a affirmé ce soir après avoir encore mimé la colère contre le surendettement.

Enfin, elle n'a rien affirmé, puisqu'elle a surtout dit des choses très contradictoires :

- Elle n'est pas une femme d'appareil.
- Elle veut promouvoir une nouvelle génération, Manuel Valls, Vincent Peillon...
- Elle veut être la rassembleuse du PS.
- Elle prendra ses responsabilités.
- Elle a envie d'être première secrétaire du PS.

Même flou pour sa position sur une éventuelle alliance avec le MoDem.

Bref, suspens jusqu'au samedi 15 novembre 2008.



Mode d'emploi pour le congrès socialiste.
http://rakotoarison.over-blog.com/article-24527781.html

En savoir plus sur le PS.
http://rakotoarison.over-blog.com/article-24527789.html



(plus d'info par la suite)

SR


VIDEO ICI.

http://www.lepost.fr/article/2008/11/12/1323611_segolene-royal-confirme-tres-vaguement-sa-candidature-a-la-tete-du-ps.html



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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 18:39

(blog)


10 bonnes raisons de soutenir Ségolène Royal

Mondial

Informations générales
Type : Intérêts communs - Politique

Description :

1) Ségolène est une des rares à pouvoir modifier, renouveler la caste dirigeante du Parti Socialiste depuis les années 80. Elle incarne une nouvelle génération et un souffle de changement. Ségolène n'est pas la marionnette d'éléphants aigris qui n'ont jamais digéré leurs erreurs. En outre, elle est accompagnée d'une série de jeunes gens aussi compétents que les anciens et qui doivent obtenir une chance de faire leurs preuves: Aurélie Filippetti, Najat Belkacem, Vincent Peillon, Delphine Batho, Manuel Valls, David Assouline...

2) Il faut que le PS règle la question du leadership. Ne soyons pas naïfs pour croire que 2008-2012 ne ressemblera pas à 2002-2007. Le PS et la gauche ont besoin d'un leader. Les histoires de personnes ont pollué la période précédente parce que personne n'était là pour incarner la gauche, personne n'était capable d'apparaitre comme le chef incontesté. Ségolène a le charisme nécessaire pour accomplir ce rôle.

3) Dans la lignée du point 2, il faut que le PS adopte une ligne claire et précise. Il faut en finir avec la recherche à tous prix du compromis et du consensus. Sans cela, le PS ne trouvera jamais la crédibilité qu'il a besoin pour construire ses victoires futures. Le Congrès Du Mans, symbole de la recherche du consensus a montré à quel point il a été néfaste pour les orientations du PS. Dans cette logique, je condamne fermement l'alliance des reconstructeurs. Bâtir une alliance en oubliant complètement de se mettre d'accord sur les sujets économiques, sur l'europe, c'est berner les citoyens et les militants. Le conflit purement personnel n'a rien de constructif. Il faut encore être naïf pour croire que quand les fabiusiens et les strauss-khaniens auront (c'est leur souhait) éliminer Ségolène et Delanoë, ils resteront ensemble pour donner des orientations au PS. Déjà nous pouvons voir actuellement les tensions entre un Bartolone, candidat de Fabius, une Aubry, candidate de ** et un Moscovici, candidat de DSK!

4) Il faut donc absolument régler les questions qui fâchent. Le PS croit-il encore à la lutte des classes? croit-il au projet européen et dans quelle forme? quelle est sa position sur le débat très épineux des retraites? quelle politique doit-il préconiser en matière de sans-papiers? Il faut que le PS arbitre entre son aile gauche et son aile droite et prenne des positions claires, pour être crédible dans l'avenir. Ces problèmes sont pour moi, au coeur de la défaite présidentielle dès lors qu'on voyait une candidate tiraillée entre les différents courants de son parti.

5) Je crois en Ségolène parce qu'elle ose! Elle ose remettre en cause les dogmes: jurys citoyens, encadrement militaire des délinquants, patriotisme... Elle n'a pas peur des mots et n'est pas sous la coupe d'une idéologie qui se veut hégémonique. Je suis contre le principe d'une seule idéologie. Les idéologies, ce sont des siècles de guerre en Europe et dans le monde. Les idéologies ont tendance à pousser toute une catégorie de la population en dehors des décisions et je suis contre. Je suis contre la conflictualisation, pour le rassemblement. Nous devons nous retrouver autour de valeurs et de principes universels mais nous ne sommes plus aux XIX et XXème siècles!

6) Ségolène est réaliste et pratique aisément l'auto-critique. Elle est une des rares dirigeants socialistes à avoir compris que les 35h n'avaient pas eu que de bons effets et que çà avait causé des difficultés dans les PME. Elle est une des rares à avoir compris que le SMIC à 1500 euros était une idée très peu crédible et elle a compris que ces idées avaient aussi causé son échec aux présidentielles. Oui à un socialisme non utopique et crédible.

7) En outre, Ségolène incarne un projet d'alliances novateur et osé. Elle souhaite rassembler toute la gauche et s'ouvrir au Modem. Elle a compris que nous ne pouvions plus gouverner avec un seul camp et que les clivages ne sont pas les mêmes qu'au XIX ème siècle! Nous en revenons toujours au même: il faut que le PS évolue; le temps de la SFIO est révolu!

8) Ségolène est proche des gens et s'intéresse aux problèmes des citoyens lambdas. Elle vient du Poitou-Charentes et est donc loin des apparatchiks parisiens qui lorsqu'ils visitent une usine ont peur de se salir les mains. De plus, elle n'a pas fait comme certains et n'a pas abandonné le parti après sa défaite pour partir en vacances prolongées sous d'autres cieux...

9) Elle est donc proche des citoyens et des militants parce qu'elle les respecte. Tout cela passe par la démocratie participative, décriée par de nombreuses personnes dans le PS et hors du PS mais lorsqu'ils sont en campagne pour les municipales usent de cette idée. On ne peut pas connaitre les solutions qu'on doit apporter aux français sans connaitre leurs problèmes et leurs opinions. C'est un déni de démocratie qu'il faut absolument résoudre! Ségolène souhaite revaloriser la démocratie, revaloriser le rôle du citoyen etc.

10) Enfin, Ségolène a un parcours original. Elle a dû se battre pour faire des études supérieures, a dû obtenir des bourses etc. Elle est la seule aujourd'hui à avoir la légitimité et la crédibilité, en tant qu'ex candidate à l'élection présidentielle, pour être première secrétaire du Parti Socialiste. 

écrit par Jérémy Daumard.


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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 16:26

(dépêches)



PS: Ségolène Royal mercredi soir sur TF1
il y a 2 heures 1 min

Ségolène Royal sera l'invitée mercredi soir du journal de 20h sur TF1, à deux jours de l'ouverture du congrès de PS à Reims, annonce son entourage dans un communiqué.

La présidente de la région Poitou-Charentes, sortie en tête jeudi dernier du vote des militants sur les motions, devrait préciser ses intentions quant à la succession de François Hollande au poste de Premier secrétaire et dévoiler ses propositions pour la nouvelle gouvernance du PS.

Des proches de Ségolène Royal avaient confirmé mardi qu'elle avait décidé de se porter candidate à la succession de François Hollande, comme l'annonçait le même jour "Le Monde".

Ségolène Royal avait mis sa candidature "au frigidaire" le 15 septembre dernier pour favoriser son alliance avec les barons locaux du PS. Le congrès du PS se tient de vendredi à dimanche à Reims (Marne). Le nouveau Premier secrétaire sera élu le 20 novembre par les militants.



Guerre des nerfs au Parti socialiste à l'approche du congrès
il y a 2 heures 59 min

A deux jours du congrès de Reims, où les socialistes français doivent se choisir un nouveau dirigeant à partir de vendredi, les différents courants se sont engagés dans une véritable guerre des nerfs.

Les adversaires de Ségolène Royal ont rejeté a priori les propositions de l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 sans lancer pour l'instant de contre-attaque, ce qui rend plus incertaine que jamais l'issue du congrès, dans la grande tradition du PS.

Après avoir promis des annonces sur la "gouvernance" du PS pour mercredi, elle entretient désormais le suspense sur sa candidature au poste de premier secrétaire du parti, qui la mettrait sur orbite pour mener le parti à l'élection de 2012.

Selon son entourage, dont plusieurs membres affirmaient pourtant mardi qu'elle serait bien candidate à la succession de son ex-compagnon, François Hollande, elle "se consacre exclusivement à trouver une ligne politique majoritaire".

Avec un capital d'environ 30% des militants qui la place en tête des quatre courants, la présidente de la région Poitou-Charentes est à la recherche d'une majorité solide.

Mais cette hypothèse est de moins en moins probable, tant le parti est fragmenté et sa personnalité controversée.

"Tout le monde se toise, espérant une annonce de l'autre pour se dévoiler", résume un cadre du parti.

Ségolène Royal a transmis mardi aux autres courants internes un "document de travail ouvert", charge à eux de l'enrichir pour former le socle d'une majorité.

Mais, pour ses rivaux, le compte n'y est pas.

"C'est un texte de façade qui ne lève aucune ambigüité sur les questions économiques et sociales", estime Claude Bartolone, rallié à Martine Aubry, qui a remporté environ 25% des voix.

Pour la maire de Lille, les questions de salaires, de retraites et de fiscalité doivent être des priorités.

"FOURRE-TOUT"

Sur la stratégie d'alliances du PS, "le document ne contient aucune avancée", déplore Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, candidat de toute l'aile gauche du PS qui a remporté environ 20% des voix et est opposé à toute ouverture vers le centre.

Dans son texte, Ségolène Royal fait du rassemblement de la gauche un préalable indispensable pour remporter la prochaine présidentielle, en 2012, avant une éventuelle ouverture.

Si l'ancienne postulante à l'Elysée se garde bien de citer les centristes de François Bayrou, vers lesquels elle s'était tournée en 2007 dans l'espoir de battre Nicolas Sarkozy, elle évoque, une fois l'union de la gauche réalisée, un rassemblement de "tous ceux qui veulent battre la droite".

Pour Razzy Hammadi, "elle ne renie donc rien et laisse ouverte la possibilité d'un contrat de gouvernement avec le MoDem entre les deux tours" de l'élection présidentielle.

"C'est un texte fourre-tout dont Ségolène Royal fera ce qu'elle voudra", analyse un autre dirigeant du parti. "Elle a prouvé pendant la présidentielle qu'elle était incontrôlable."

Les adversaires de Ségolène Royal sont contraints à un numéro d'équilibristes: pour former un front de refus sans être accusés de vouloir uniquement lui barrer la route, ils doivent trouver une ligne politique commune et discutent entre eux.

Martine Aubry, qui devait rassembler ses troupes dans la journée, et Benoît Hamon se sont rencontrés mercredi à Paris.

Mardi, le jeune député européen s'est longuement entretenu avec Bertrand Delanoë, qui ne s'est exprimé publiquement qu'une fois depuis le vote des militants pour dire qu'il était prêt à "travailler avec tout le monde".

"Si le débat c'est Ségolène ou pas Ségolène, ça ne sert à rien de faire un congrès", se défend Razzy Hammadi.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse



Jean-Luc Mélenchon présente son "Parti de gauche"
il y a 1 heure 9 min

Jean-Luc Mélenchon, en rupture de ban avec le Parti socialiste, a précisé mercredi les contours du "Parti de gauche" qu'il va fonder après son départ du PS.

Le sénateur de l'Essonne, qui a claqué la porte vendredi du Parti socialiste au lendemain du vote des adhérents pour le congrès de Reims, a dévoilé le nom et le calendrier de lancement de son nouveau parti lors d'une conférence de presse en compagnie du député du Nord Marc Dolez, démissionnaire comme lui du PS.

Inspiré par le "Die Linke" allemand d'Oskar Lafontaine, la nouvelle formation s'appellera tout simplement "Parti de gauche", a annoncé M. Mélenchon. Elle tiendra son meeting de lancement le 29 novembre en région parisienne, en présence de M. Lafontaine, et son congrès fondateur début février.

L'objectif du sénateur de l'Essonne, qui n'entend pas "faire un PS-bis", est de "rééquilibrer la gauche", face au "glissement du PS vers un parti de centre-gauche" annoncé selon lui par la victoire relative de Ségolène Royal lors du vote des militants socialistes. "Notre objectif est de rassembler l'autre gauche pour qu'elle passe en tête de toute la gauche", a lancé M. Mélenchon.

Celui qui rêve de fédérer la mouvance du "non de gauche" victorieuse lors du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne a renouvelé son appel à la constitution d'un "front de gauche" pour les élections européennes de juin prochain.

Il a précisé avoir pris contact avec le Parti communiste, le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot et le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement. Si un rendez-vous est prévu mardi prochain avec les communistes, les discussions s'annoncent plus compliquées avec le NPA. "Je n'ai pas senti d'hostilité", a affirmé toutefois M. Mélenchon.

En attendant, Jean-Luc Mélenchon a présenté deux recrues, Claude Debons, ancien syndicaliste CFDT très impliqué dans l'aventure du "non de gauche", et Eric Coquerel, président du petit mouvement Mars-Gauche républicaine (chevènementistes dissidents).

MM. Mélenchon et Dolez, qui estiment que les tractations en cours au PS valident leur démarche, espèrent surtout attirer des socialistes déçus par les conclusions du congrès de Reims.

Le sénateur de l'Essonne, qui avait signé la motion de Benoît Hamon, a appelé tous ceux qui refusent la mutation "sociale-libérale" du PS à rejoindre le nouveau parti. "J'aimerais bien que Henri Emmanuelli nous rejoigne, de même que Benoît et les autres", a-t-il rêvé. Il a jugé que le front anti-Royal proposé lundi par le député des Landes était "une forfaiture" qui détournait le sens du vote des militants.

Henri Emmanuelli a opposé une fin de non-recevoir à son ancien allié. "C'est formidable s'il m'a appelé. Laissez-le appeler. Moi je suis au Parti socialiste, j'essaie de faire en sorte (...) qu'il reste à gauche, c'est tout. Le reste est sans intérêt", a répondu le député des Landes.





Gérard Collomb préfère une candidature de synthèse mais soutiendra Royal si le rassemblement ne se fait pas
il y a 3 heures 42 min

Le maire socialiste de Lyon Gérard Collomb a plaidé mercredi en faveur d'une "candidature de synthèse" autour de la motion de Ségolène Royal, mais précisé qu'il soutiendrait la candidature personnelle de la présidente de Poitou-Charentes au poste de premier secrétaire du PS, si d'autres "présidentiables" se présentaient.

"Nous avions dit préalablement que le premier secrétaire ne devait pas être un présidentiable", a expliqué sur LCI Gérard Collomb, premier signataire de la motion E portée par Ségolène Royal. "Si effectivement l'ensemble des autres motions nous disent 'on accepte que quelqu'un de la motion E soit premier secrétaire et on est prêt à faire alliance' (...), la candidature de Ségolène Royal ne se pose pas", a-t-il estimé.

"Si au contraire on voit d'autres présidentiables commencer à émerger et présenter leur candidature, à ce moment-là, évidemment Ségolène Royal est déliée de l'engagement qu'elle avait pris et doit présenter sa candidature dans les prochains jours", a-t-il expliqué.

"Si elle doit y aller parce que les motions refusaient un rassemblement autour de la motion qui est arrivée (...) en tête, si il y a ce refus, oui, nous la soutiendrons", a-t-il expliqué sur LCI. "Mais aujourd'hui, notre préférence, c'est encore une candidature de synthèse qui permette de rassembler l'ensemble du parti".

Pour lui, "ce serait un énorme gâchis que d'avoir formé un front tout sauf Ségolène Royal". Il a jugé "naturel" un rapprochement entre cette dernière, Martine Aubry et Bertrand Delanoë, et même intégrant ceux qui ont "porté fort la rénovation" du parti comme Benoît Hamon.



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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 10:52

(dépêches)




Congrès de Reims: le PS suspendu à la décision de Ségolène Royal
il y a 6 heures 3 min - Thierry MASURE

A deux jours de son congrès, le PS est suspendu à la décision de Ségolène Royal de briguer ou non la succession de François Hollande. La probabilité de sa candidature au poste de premier secrétaire du PS ne cesse de grandir.Evènement

Selon un responsable politique proche de Mme Royal, qui n'a pas voulu être cité, elle "est candidate": "c'est inscrit dans le score" de sa motion, et ses quatre à cinq points d'avance.

Toutefois un autre élu très proche d'elle a assuré mardi, lui aussi sous couvert d'anonymat: "personne ne peut dire qu'il est sûr qu'elle sera candidate. Elle n'a dit à personne si elle l'était". Pour François Rebsamen, numéro 2 du PS, elle a "toute légitimité" à l'être.

Contactée par l'AFP, Ségolène Royal n'a pas souhaité réagir. "Personne n'a rien à annoncer", a-t-elle affirmé.

Arrivée en tête du vote des militants le 6 novembre avec 29% des voix, l'ex-candidate à l'Elysée ne laisse à personne le soin de mener les discussions avec Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon pour trouver un accord avec eux, ou certains d'entre eux.

Lundi soir, elle a reçu dans ses bureaux parisiens François Lamy, lieutenant de Mme Aubry, puis M. Delanoë en tête à tête, selon des sources socialistes concordantes. Elle avait vu samedi Benoît Hamon, chef de l'aile gauche et candidat déclaré à la succession de François Hollande. Ces conciliabules se déroulent dans "un climat serein et humainement agréable", selon M. Delanoë. "Ce n'est pas Rennes", confie un de ses soutiens, en référence au congrès fratricide de 1990.

Elle proposerait d'être assistée d'"un premier secrétaire délégué", selon un familier du parti.

Député-maire d'Evry, allié à la présidente de Poitou-Charentes, Manuel Valls affirme qu'elle prendra sa décision "mercredi sans doute". "Il serait au fond assez légitime qu'elle soit candidate, mais il faut qu'elle réunisse les conditions d'un rassemblement". De ce point de vue, les choses avancent lentement. "Les discussions s'engagent à peine", relève un député pro-Delanoë.

L'équipe Royal a élaboré un "document de travail ouvert" énonçant ce qu'elle a appelé ses "propositions pour la gouvernance du PS". Le document reprend l'idée d'un parti "décentralisé", qui ne fait pas l'unanimité au PS, et explicite sa conception des alliances: "rassembler la gauche autour d'un contrat de gouvernement" et "s'adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite".

Les interlocuteurs de Mme Royal disent mener les pourparlers "sur le fond", en laissant "de côté toutes les questions de personne", selon les termes du maire de Paris. Pas question de donner prise à l'accusation d'un TSS ("Tout sauf Ségolène"). S'il n'y a pas d'accord, ce sera à cause de divergences politiques.

M. Lamy attend des avancées sur "les salaires, la justice fiscale, l'immigration, le rôle de l'Etat, les retraites". Faute de les avoir obtenues, selon lui, il est reparti sans prendre le "document Royal".

"Nous nous déterminons sur une ligne politique, une conception du parti, pas par rapport à Ségolène", renchérit Claude Bartolone (pro-Aubry).

M. Delanoë insiste sur la nécessité d'une "ligne claire et tenable dans la durée".

Les échanges ont lieu tous azimuts: M. Delanoë a vu M. Hamon mardi, il parle aussi avec Mme Aubry, qui doit rencontrer Benoît Hamon mercredi. Le "collectif" autour de la maire de Lille (amis de DSK, Fabius et Montebourg et nordistes) s'exprimera mercredi. L'absence d'un accord avant le rendez-vous rémois est dédramatisée. "Un Congrès politique n'est pas fait pour envoyer les délégués faire du tourisme", selon un proche de M. Delanoë.


Fillon estime qu'il faut "un vrai leader" au PS
il y a 3 heures 41 min

Le parti socialiste doit se choisir à l'occasion de son congrès "un vrai leader", estime le Premier ministre François Fillon dans un entretien devant paraître mercredi dans Le Parisien - Aujourd'hui en France.

"Il faut que le PS choisisse une ligne politique, qu'il s'y tienne, et que puisse s'engager un débat dans le pays, qu'on puisse avoir face à nous un vrai leader au lieu de cinq ou six interlocuteurs à la fois", déclare-t-il en réponse à la question d'un lecteur.

"Je ne souhaite pas voir un PS éclaté avec en son sein une compétition permanente pour être le plus à gauche ou le plus au centre possible", ajoute-t-il.

M. Fillon précise s'exprimer sur le sujet "en tant que citoyen", et qu'il se "garderait bien de donner des conseils aux socialistes".





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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 10:21

(dépêche-blog)


 
Pour Ségolène Royal, le plus difficile commence

11 novembre 2008

Depuis le 7 novembre au matin et l’annonce du résultat du vote sur les motions (qui, par parenthèses, n’a toujours pas été définitivement proclamé par le PS), Ségolène Royal a effectué un parcours sans faute. Elle qui, en 2006, avait mis des jours à téléphoner à ses concurrents malheureux au lendemain de sa désignation comme candidate à la présidentielle, a contacté sans tarder ses rivaux. La présidente de la région Poitou-Charentes arrondit les angles. Le document de travail remis aux autres motions le 10 novembre est parfaitement consensuel. Y compris sur le MoDem, une thématique largement instrumentalisée par les adversaires de Mme Royal.

 Au sein de son propre courant, « Ségolène » est parvenue à s’imposer face à ses alliés avec ce qu’il faut bien appeler un certain culot. Les grands barons de la Ligne claire, qui ont largement assuré sa majorité relative… en échange de sa non-candidature, ont été mis devant le fait accompli. Elle leur a expliqué qu’il fallait écarter le risque de voir un aspirant premier secrétaire manquant de notoriété – Vincent Peillon était disposé à tenter sa chance – devoir affronter une candidature de dernière minute d’un ténor du parti. Celle de Martine Aubry ou de Benoit Hamon.
    
Le « document de travail ouvert » adressé à ses concurrents arrondit les angles avec une certaine habileté. Continuer d’affirmer que les « Ségolistes » roulent pour l’union avec le MoDem va forcément devenir plus difficile. A moins, comme le fait déjà Benoit Hamon, de considérer que l’on ne peut pas faire confiance à ce que dit Mme Royal. Ou prétendre, comme Henri Emmanuelli que les enseignements essentiels du scrutin sont 1) que l’ex-candidate a perdu la moitié de ses voix par rapport à 2006 (ce qui n’est pas faux mais fait l’impasse sur l’essentiel) 2) que la gauche du parti fait un excellent score. Ce qui, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon,  est beaucoup plus discutable puisqu’au Mans « la gauche » se situait autour de 40%. Un discours de nature à resserrer les rangs de ses troupes mais pas forcément à fédérer une majorité alternative.
    
Pour Ségolène Royal, toutefois, le plus dur commence. A l’offensive qu’elle tente de déployer, ses adversaires s’organisent pour mener – au moins jusqu’à l’ouverture du congrès – une bataille de positions. La « gauche » du parti pilonne consciencieusement le camp Royal. Chez Bertrand Delanoë, on s’est enfermé dans un bunker. Pas question, au moins pour l’instant, de saisir la perche tendue par la motion arrivée en tête.
    
Certains, comme Harlem Désir – visiblement toujours sous le choc de la déconvenue du 6 novembre – croient mordicus à une sainte-alliance anti-Royal voire à un retour de flamme de la candidature Delanoë. D’autres, parmi les « hollandais » se disent qu’ils pourraient renouer avec Ségolène. D’autant plus que leur apport pourrait être décisif.
  
Enfin, chez Martine Aubry, on ne semble pas prêt à entrer dans la grande fraternité ségoliste. Lundi 10 novembre, François Lamy que la maire de Lille avait dépêché vers Mme Royal n’a même pas accepté de prendre le texte de négociation que celle-ci lui tendait….
    
Face à des interlocuteurs au pire hostiles,  au mieux désireux de gagner du temps, la stratégie de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, qui consiste à se poser comme la grande réconciliatrice du parti, n’est pas facile à mener. En cas de refus obstiné de négocier, elle apparaîtra comme la victime des réflexes sectaires du « vieux parti » et en appellera aux militants. Bref, si les choses ne bougent pas d’ici vendredi 14 novembre, le congrès de Reims risque de ressembler à une guerre de tranchées. Il aurait peut-être fallu l’avancer de quelques jours. Pour le faire débuter le 11 novembre.

Jean-Michel Normand



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