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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 02:25

(dépêche)


Xavier Bertrand : itinéraire d'un self-made-man

Judith Waintraub
08/12/2008 | Mise à jour : 20:41 | Commentaires  47 | Ajouter à ma sélection .

Ce fils de cadres bancaires de Saint-Quentin est devenu agent d'assurances tout en accumulant les mandats pour avoir un «vrai» métier en marge de la politique.

Nommé secrétaire général de l'UMP par intérim, Xavier Bertrand prendra la succession de Patrick Devedjian le 24 janvier, après avoir quitté le gouvernement. Il s'est imposé par sa force de travail au premier rang du dispositif Sarkozy.
 
Toujours rebondir. Vendredi soir, quand Xavier Bertrand pensait qu'il devrait jouer les seconds rôles à l'UMP derrière Brice Hortefeux, il n'exprimait ni déception, ni amertume. Il était déjà dans l'après : «Si c'est Brice qui est choisi, je resterai secrétaire national adjoint au parti, et je grimperai au gouvernement lors d'un prochain remaniement.» Et grimper, quand on est déjà ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, ça veut dire quoi, sinon être nommé à Matignon ? «Je ne fonctionne pas comme ça. Ce ne sont pas des postes auxquels on est candidat.»

Tel est Xavier Bertrand. Sans plan de carrière, mais animé d'une ambition qui peut être résumée d'une phrase : se rendre indispensable. C'est ce qui lui vaut d'avoir déjà à son palmarès, à 43 ans, quelques-unes des réformes les plus symboliques de la «rupture» voulue par Nicolas Sarkozy : la refonte des régimes spéciaux de retraite, les nouvelles règles de la représentativité syndicale, la réforme du marché du travail, le service minimum garanti dans les transports. Des combats où il s'est parfois retrouvé plus exposé qu'il ne l'aurait souhaité, comme celui des 35 heures. Homme de dialogue, il avait bouclé avec les syndicats un protocole d'accord qui préservait l'essentiel des lois Aubry. Jusqu'à ce que Patrick Devedjian jette tout le poids de l'UMP dans la bataille en réclamant, en sa qualité de secrétaire général du parti présidentiel, «le démantèlement définitif des 35 heures».

Au final, si la durée légale du travail reste inchangée, le texte va plus loin que ce qu'avait prévu Xavier Bertrand, et c'est lui qui recueille aux yeux de l'électorat sarkozyste, très mobilisé sur ce sujet, les lauriers de la victoire. Actuellement, il fait preuve de la même circonspection sur un autre sujet cher aux libéraux, mais qui divise la droite : l'ouverture des magasins le dimanche. Certes, le texte est d'origine parlementaire, ce qui dispense en théorie le gouvernement de monter en première ligne. N'empêche que Jean-François Copé, le patron des députés UMP, ne décolère pas contre le ministre du Travail, qu'il accuse de le laisser «seul en rase campagne face à la fronde des élus».

L'habileté n'exclut pas la prudence. C'est sans doute aussi l'un des moteurs de l'ascension du jeune talent découvert par Alain Juppé, et qui s'est distingué à l'UMP en sillonnant la France pour expliquer la future réforme des retraites. Il y gagne une réputation de pédagogue infatigable. En 2004, après l'échec des régionales, quand Jacques Chirac demande à son ex-premier ministre quelles têtes nouvelles il pourrait faire entrer au gouvernement, Juppé lui recommande Bertrand. Le jeune député de l'Aisne devient secrétaire d'État à l'Assurance-maladie sous la tutelle du ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, cinq ans après avoir été élu pour la première fois à l'Assemblée. Ministre plein un an plus tard, il est considéré comme un pur produit de la filière chiraco-juppéiste jusqu'à ce qu'il déclare publiquement son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy. Il le fait dans Le Figaro le 2 décembre 2006, date de sinistre mémoire pour Dominique de Villepin, alors premier ministre. Dans Le Chouchou, le fabuleux destin de Xavier Bertrand (Éditions Anne Carrière), Villepin confie aux auteurs qu'il a pensé ce jour-là : «C'est un traître sans couilles !»

Aujourd'hui, non seulement le ministre du Travail fait partie du G7, ce septuor gouvernemental qui fait office de vrai conseil politique de la majorité autour de Nicolas Sarkozy, mais il en est le membre le plus apprécié de l'opinion, selon des sondages récurrents. De quoi consoler le «chouchou» de son impopularité persistante auprès de ses petits camarades de l'UMP. Une seule qualité lui est unanimement reconnue : son inépuisable ardeur au travail. Mais ses détracteurs sont intarissables quand il s'agit d'énumérer ses défauts. Celui qui revient dans toutes les bouches : «Bertrand joue toujours perso.» Philippe Douste-Blazy, qui s'est abstenu de le critiquer à l'époque où ils étaient avenue de Ségur, ne digère toujours pas que son ex-secrétaire d'État se soit arrogé l'entier mérite de la réforme de l'assurance-maladie. Brice Hortefeux a mal vécu la promotion de Xavier Bertrand comme porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Et il ne lui pardonne toujours pas de l'avoir publiquement démenti sur l'introduction de la proportionnelle, terrain sur lequel il avait cru avoir le feu vert du candidat.

Cette hostilité se nourrit parfois de motifs peu avouables. Né à Châlons-en-Champagne, Bertrand n'est pas du sérail. Ce fils de cadres bancaires de Saint-Quentin a gravi un à un les échelons, sous la houlette de son mentor Jacques Braconnier, sénateur-maire de Saint-Quentin. Circonstance aggravante : il a voulu avoir un «vrai» métier en marge de la politique. Il est devenu agent d'assurances, tout en accumulant les mandats. Et il ne sort pas dans les dîners en ville, autant par goût personnel que par manque de temps. Depuis que Nicolas Sarkozy l'a nommé secrétaire général adjoint de l'UMP, au lendemain des municipales, il a ajouté à un agenda déjà surchargé des déplacements systématiques dans toutes les fédérations. Ce qui en fait aujourd'hui l'un des meilleurs connaisseurs du parti.

À la demande expresse du président, Hortefeux s'est officiellement réconcilié avec Bertrand, alors qu'il ne lui serrait plus la main. Jean-François Copé, lui, ne désarme pas contre le ministre du Travail. Ils sont de la même génération et peuvent envisager le même brillant avenir, ce qui ne contribue pas à faciliter les relations. Mais quelle que soit leur opinion personnelle sur Xavier Bertrand, les proches de Nicolas Sarkozy savent qu'ils devront compter avec lui, et pour longtemps.



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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 13:11

(dépêches)



Xavier Bertrand s'apprête à prendre la tête de l'UMP

8 déc. 2008 - il y a 49 min - Frédéric DUMOULIN et Philippe ALFROY

Le ministre du Travail Xavier Bertrand devient secrétaire général de l'UMP par intérim, remplaçant Patrick Devedjian jusqu'au 24 janvier, date de renouvellement des instances dirigeantes de ce parti, a annoncé lundi le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.


Nicolas Sarkozy accélère la réorganisation de l'UMP

8 déc. 2008 - il y a 49 min - LeMonde.fr
 
Ajustements au gouvernement. Grandes manoeuvres à l'UMP. Nicolas Sarkozy accélère son calendrier. Après avoir recasé Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, au gouvernement (en charge du plan de relance), M. Sarkozy a décidé de le remplacer par Xavier Bertrand.

Le ministre du travail a été nommé, lundi 8 décembre, secrétaire général par intérim, jusqu'au 24 janvier, date à laquelle le conseil national doit clore le processus de renouvellement des instances du parti. Xavier Bertrand assumerait alors pleinement sa fonction en quittant le gouvernement. La réforme constitutionnelle accorde aux ministres démissionnaires le droit de retrouver automatiquement leur siège de parlementaire.

Xavier Bertrand, qui s'était préparé à ce poste depuis un an, l'a emporté sur Brice Hortefeux, qui malgré les suppliques de Nicolas Sarkozy, préfère rester au gouvernement. Le ministre de l'immigration devrait devenir numéro deux du parti en assumant la vice-présidence du conseil national, au côté de Jean-Pierre Raffarin qui a réussi à sauver sa place. Il pourrait en même temps changer de portefeuille minstériel et prendre les affaires sociales.

Conscient que 2009 sera une année difficile, le président de la République veut un parti offensif et pédagogue. Au gouvernement, le chef de l'Etat doit aussi remplacer Jean-Pierre Jouyet au poste de secrétaire d'Etat aux affaires européennes. Rama Yade, l'actuelle secrétaire d'Etat aux droits de l'homme tient la corde, affirment plusieurs sources.

BRUNO LEMAIRE OU MICHEL ROCARD

Le chef de l'Etat aurait voulu qu'elle conduise la liste UMP aux élections européennes en Ile-de-France, mais Mme Yade ne souhaite pas aller à Strasbourg. Elle préfère mener la campagne au gouvernement, quitte à figurer sur la liste en position non éligible et le dit ouvertement. De quoi agacer Nicolas Sarkozy.

L'Elysée invite à la "prudence". Le choix n'est pas définitivement arrêté. Deux autres personnalités sont envisagées : Bruno Lemaire, député de l'Eure et ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin qui a l'avantage d'être un germaniste; ou Michel Rocard, ancien premier ministre socialiste qui est l'une des rares prises possibles à gauche mais vient de rejoindre l'équipe de Martine Aubry.

En principe, le successeur de M. Jouyet, qui va rejoindre l'Autorité de marchés financiers (AMF) à compter du 15 décembre, ne devait être nommé qu'en janvier. Mais ces derniers temps tout s'accélère. Les nominations, comme le plan de relance, ne devaient être annoncés que le 15 janvier. Ils ont été anticipés en raison de la gravité de la crise.

M. Sarkozy est donc "privé" des annonces politiques qui étaient attendues pour le début 2009. Il devra trouver une autre façon d'occuper le terrain. A un moment délicat, où il lui faudra gérer l'après présidence européenne dans un pays de taille moyenne en proie à l'envolée du chômage.




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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:42

(dépêches)



Appel à un "Grenelle de la diversité", au sein même de l'UMP

Jeudi 4 décembre, 16h44 - LeMonde.fr 

Les "minorités visibles" de l'UMP veulent secouer leur parti et le gouvernement pour qu'enfin se concrétise "une France métissée" dans la sphère politique, le monde du travail et les administrations. Jeudi 4 décembre, elles ont présenté une douzaine d'"actions positives d'intégration" dont elles réclament une "mise en oeuvre rapide".

"Depuis la campagne présidentielle de 2007, il n'y a eu aucune avancée pour favoriser une meilleure visibilité des minorités", relève Dogad Dogoui, porte-parole du Cercle de la diversité républicaine, instance de réflexion au sein de l'UMP qui rénuit depuis 2006 élus, cadres et militants de ce parti issus de l'immigration. "Avec la fin de la présidence française de l'Union européenne, le chef de l'Etat va à nouveau se recentrer sur la France. C'est donc le bon moment de l'aider à réaliser son rêve d'une France métissée. Et ça l'est d'autant plus que la victoire de Barak Obama a ouvert les esprits des Français et des parlementaires".

Dès le lendemain de la victoire de M. Obama, les dirigeants de l'UMP avaient promis plus de diversité dans leurs rangs à l'issue du renouvellement des instances locales. La moitié des 577 circonscriptions ont renouvelé leur responsable. Mais, si le rajeunissement et la féminisation sont en bonne voie, la diversité reste marginale : une vingtaine des nouveaux délégués de circonscription sont issus des minorités."C'est à la fois peu mais beaucoup plus que cela ne l'était jusqu'alors et beaucoup plus qu'à l'Assemblée nationale", tient à souligner Edouard Courtial, secrétaire national aux fédérations.

Désespérant assister à de réelles avancées, les membres du Cercle de la diversité appellent l'UMP à s'engager plus franchement en "assurant la présence des minorités dans les cinq premières places des listes départementales des prochaines élections régionales". "L'UMP doit donner l'exemple", insistent-ils, tout en réclamant l'introduction d'une dose de proportionnelle au prochain scrutin législatif et la fin du cumul des mandats locaux.

CRÉER UN MINISTÈRE

Pour que la diversité devienne une réalité dans les entreprises, le CDR demande à ce que soit "enfin publié" le décret d'application du CV anonyme, rendu obligatoire par la loi sur l'égalité des chances de 2006, mais jusqu'ici resté lettre morte. Et il propose que l'attribution des marchés publics soit conditionnée à une représentation des minorités dans les conseils d'administrations des entreprises retenues. Dans la fonction publique, le CDR prône une diversification des voies de recrutement et dès lors, une "généralisation des systèmes de type troisième voie d'accès".

Au-delà, les minorités visibles de l'UMP réclament la création d'un "ministère de la diversité, doté d'un budget propre et d'une administration" et elles relancent l'idée d'instaurer des "statistiques de la diversité" afin que puissent être "vérifiés les efforts quantitatifs et qualitatifs réalisés par les pouvoirs publics et les entreprises en matière de recrutement, de formation et de promotion de toutes les minorités".

Enfin, pour avancer et bien conscientes que plusieurs de ces propositions d'actions sont encore sujettes à polémique en France, elles appellent à l'organisation en mars 2009 d'un "Grenelle de la diversité", mobilisant partis politiques, élus, corps constitués, partenaires sociaux, médias, institutions représentatives, associations.

Plus d'infos sur Le Monde.fr



Voici la "beurette" qui pourrait remplacer Dati

Vendredi 5 décembre, 10h12 - LePost
 
En disgrâce, Rachida Dati pourrait être évincée de son poste au prochain remaniement ministériel. Selon un proche de l'Elysée qui se confie au Point, Nicolas Sarkozy "ne s'en séparera pas totalement tant qu'il n'aura pas déniché un symbole de rechange". Une "beurette" comme l'écrit Le Point.

Le casting aurait déjà commencé puisque l'hebdo avance un nom, celui de Fatine Layt.

Mais qui est-elle?

Nom: Layt
Prénom: Fatine
Age: 41 ans
Nationalité: Franco-marocaine
Etudes: Diplômée en sciences politiques et en analyse financière

Ce qu'elle fait dans la vie: Véritable business-woman, Fatine est nommée directrice générale de Sygma Presse, l'agence mondiale de photos destinées à la presse, à même pas 28 ans.

En 2000, elle créée sa première banque d'affaires qu'elle quitte trois ans plus tard pour lancer une entreprise spécialisée en fusion-acquisition avec un associé. Pas n'importe quel associé d'ailleurs puisqu'il s'agit de Jean-Marie Messier, le très médiatique ex-président de Vivendi-Universal. Mais quatre ans plus tard, rebelote. Elle abandonne Messier pour lancer sa propre banque d'affaires. Bref, elle ne s'arrête jamais!

Vie privée: Elle est maman d'une petite fille. Le père est président de la Royal Air Maroc.

Passions: Violoncelle, art contemporain, yoga. Bref, rien de très fun. Plus original, la business-woman serait agricultrice à ses heures. Propriétaire d'une ferme à quelques kilomètres de Marrakech, elle y cultive oranges, grenades et olives.

Bientôt, l'installation d'un potager, place Vendôme?




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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 13:15

(dépêches)


Patrick Devedjian devrait être nommé ministre de la relance

5 déc. 2008 - il y a 1 heure 40 min - LeMonde.fr

Nicolas Sarkozy devrait nommer, vendredi 5 décembre, Patrick Devedjian ministre responsable de l'exécution du plan de relance. "Un budget spécifique sera dédié au financement de ce plan. Un ministre sera spécifiquement chargé d'en suivre l'exécution", avait déclaré le président de la République dans son discours de Douai, jeudi 4 décembre.

L'actuel secrétaire général de l'UMP, âgé de 62 ans et ancien ministre de l'industrie (2004-2005), serait directement rattaché au premier ministre François Fillon. M. Devedjian aurait donné son accord dans la matinée. Il a notamment été préféré au porte-parole du gouvernement Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation.

RÉORGANISATION DE L'UMP

La nomination de M. Devedjian ouvrirait la voie à la réorganisation de l'UMP. Xavier Bertrand est pressenti pour devenir secrétaire général tandis que Brice Hortefeux serait vice-président du parti. M. Devedjian n'avait pas été retenu dans le premier gouvernement de François Fillon, où il briguait le ministère de la justice, et en avait conçu une forte amertume. Cet avocat de formation avait été nommé à la tête de l'UMP et avait succédé à Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil général des Hauts-de Seine.


Patrick Devedjian va être nommé ministre chargé de la relance

5 déc. 2008 - il y a 23 min

Patrick Devedjian va être nommé vendredi en début d'après-midi ministre chargé de l'exécution du plan de relance économique, a-t-on appris dans l'entourage du numéro un de l'UMP. Evènement.

Le choix du ministre chargé de veiller à l'application du plan de relance économique annoncé jeudi par Nicolas Sarkozy est "une question d'heures", avait indiqué vendredi matin sur France Inter Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi à Douai que le plan de relance de l'économie serait piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution" mais n'a pas cité de nom.

Le chef de l'Etat a indiqué qu'un budget spécifique sera dédié au financement de ce plan, via un collectif budgétaire en début d'année prochaine, "pour être assuré que l'argent que nous mettons en plus dans les ministères ne servira pas à financer les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé".

Le plan de relance de l'économie présenté jeudi par Nicolas Sarkozy était jugé sévèrement, vendredi, par l'essentiel de la presse française, globalement déçue que la relance par l'investissement ait été préférée à l'amélioration du pouvoir d'achat. On trouve peu d'éditorialistes pour soutenir franchement les annonces présidentielles .Pour la majeure partie des autres éditorialistes, c'est la déception qui l'emporte. Le reproche principal est de ne pas encourager suffisamment la consommation des ménages et le pouvoir d'achat.

Nicolas Sarkozy a dévoilé jeudi à Douai son plan de relance, qui prévoit d'injecter 26 milliards d'euros en 2009, financés par le déficit et donnant priorité à l'investissement, pour tenter de faire repartir une économie française au bord de la récession.

L'Assemblée nationale devrait examiner, dès la reprise de janvier, un projet de loi intégrant des mesures de ce plan de relance, a-t-on appris jeudi soir de sources parlementaires et gouvernementales concordantes. Dans un discours d'une heure, le chef de l'Etat a détaillé un arsenal décrit comme "audacieux" et "ambitieux", avec lequel il espère "surmonter la crise au lieu de la subir", voire en "sortir plus fort".

Parmi ces armes figure en bonne place la relance des investissements de l'Etat, des entreprises publiques et des collectivités locales pour 11,5 milliards d'euros, au profit de grands travaux d'infrastructures, comme les lignes TGV, ou des universités et la défense.

Pour soutenir l'industrie automobile, qui multiplie les mesures de chômage partiel et les plans sociaux, Nicolas Sarkozy a confirmé le versement d'une "prime à la casse" de 1.000 euros en échange de l'achat d'un véhicule neuf peu polluant. Et pour le bâtiment, un plan de construction de 100.000 logements sociaux et le doublement du prêt à taux zéro.


Patrick Devedjian ministre de la Relance, selon Le Monde

5 déc. 2008 - il y a 1 heure 31 min

Patrick Devedjian devrait être nommé au poste de ministre chargé de l'exécution du plan de relance économique de 26 milliards d'euros dévoilé jeudi par Nicolas Sarkozy, écrit vendredi Le Monde.

L'Elysée s'est refusé à tout commentaire sur cette information. "On fera un communiqué dans les heures qui viennent", a-t-on souligné à la présidence.

Selon Le Monde, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP "aurait donné son accord dans la matinée. Il a notamment été préféré au porte-parole du gouvernement Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation".


Patrick Devedjian serait nommé ministre de la Relance

5 déc. 2008 - il y a 1 heure 4 min

Patrick Devedjian va être nommé au poste de ministre chargé de l'exécution du plan de relance économique de 26 milliards d'euros dévoilé jeudi par Nicolas Sarkozy, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires, confirmant des informations publiées par Le Monde.

Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, le remplacera au poste de secrétaire général de l'UMP, a-t-on ajouté de même source.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse


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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 01:06

(dépêches)



Affaire Clearstream: Villepin accuse Sarkozy d'être intervenu "ouvertement"

Lundi 1 décembre 2008 - 12h15

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a accusé lundi Nicolas Sarkozy d'être intervenu "ouvertement" dans l'instruction judiciaire de l'affaire Clearstream, dont il estime jouer le rôle de "bouc émissaire", pour le mettre en cause et il a mis en garde contre le risque d'une "justice politique".

"Depuis quatre ans, une thèse s'est imposée dans ce dossier, et cette thèse n'est pas neutre parce qu'elle a été imposée par Nicolas Sarkozy", s'est insurgé sur Europe 1 M. de Villepin, renvoyé en correctionnelle notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

"Comment une justice même indépendante (...) peut (elle) résister à la pression ainsi mise, volontairement ou involontairement, directement ou indirectement sur un dossier ?", a-t-il demandé. "Dès l'origine j'ai été désigné comme le bouc émissaire", dénonce également M. de Villepion dans le quotidien le Parisien-Aujourd'hui en France. "Tout s'est mis en place alors pour un véritable lynchage médiatique et judiciaire. Comment aurait-il pu en être autrement dès lors que le plus haut responsable de l'Etat intervient ouvertement dans le processus", affirme-t-il.

"Il n'est pas acceptable qu'il puisse y avoir dans notre pays une telle confusion entre les intérêts privés d'une partie civile et la responsabilité publique du président de la République", ajoute l'ex-Premier ministre, prévenant qu'"une justice sous influence ouvrirait la voie à une justice politique".

A l'appui de sa thèse, M. de Villepin a relevé sur Europe 1 que le "nom de Nicolas Sarkozy n'est à aucun moment cité dans les listings" de Clearstream, celui y figurant étant le nom de son père. "Cela fait partie des mystères de ce dossier", a estimé l'ancien chef du gouvernement qui assure s'être "toujours interrogé sur les dommages" qu'avait "pu subir" Nicolas Sarkozy dans cette affaire.

Son nom, a assuré l'ancien Premier ministre, "n'est à aucun moment cité dans cette affaire. C'est lui qui, à un moment donné, voyant des noms patronymiques qui sont ceux de son père a dit +c'est moi qui suis visé+ après avoir dit +c'est mon père qui est visé+", a assuré M. de Villepin.


Dominique de Villepin en guerre ouverte contre Nicolas Sarkozy

Lundi 1 décembre 2008 - 16h35 - Sophie Louet

Dominique de Villepin a engagé la contre-offensive dans l'affaire Clearstream et accuse désormais publiquement Nicolas Sarkozy d'avoir faussé délibérément le dossier à des fins politiques.

Sonné par son renvoi en correctionnelle, le 17 novembre, pour "complicité de dénonciation calomnieuse", notamment, au terme de quatre ans d'enquête sur les fausses listes de comptes de la société financière Clearstream, l'ancien Premier ministre renoue avec la geste napoléonienne, dont il est un expert.

"L'Aigle replie ses ailes pour mieux bondir, quand il fait preuve d'analyse et de récupération", disait-il de Napoléon Ier.

Dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France et une interview sur Europe 1, lundi, l'auteur des "Cent jours" fond sur le chef de l'Etat, partie civile dans ce dossier où Dominique de Villepin est soupçonné par les juges d'instruction d'avoir, en 2004, ajouté le nom de Nicolas Sarkozy sur la liste des détenteurs de comptes de Clearstream.

Révolues les esquisses de réconciliation qu'un ton plus modéré de la part des deux parties avait permis d'entrevoir.

La guerre est désormais ouverte.

"Je crains que Nicolas Sarkozy ne soit en grande partie aveuglé par la passion, cédant même parfois à une tentation de victimisation", déclare Dominique de Villepin dans Le Parisien.

"La passion qu'il a mise dans cette affaire a effectivement pesé sur l'instruction et orienté l'ensemble de ce dossier depuis le départ", ajoute-t-il, réaffirmant son innocence.

L'ancien bras droit de Jacques Chirac estime que la justice ne peut "résister à la pression ainsi mise" et à la "confusion" entre "les intérêts publics d'une partie civile" et "la responsabilité publique du président de la République".

Il considère ainsi que le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, "est dans une position intenable".

Dans un entretien à l'hebdomadaire Marianne, ce dernier dit son "mépris" pour ceux qui évoquent une pression de l'Elysée - Dominique de Villepin s'indigne d'une "volte-face" infondée du parquet - et annonce qu'il soutiendra lui-même l'accusation.

Le procès devrait intervenir fin 2009 ou début 2010.

"JE NE VEUX PENDRE PERSONNE"

Dénonçant une instruction "partiale", éloignée de "la vérité des faits", Dominique de Villepin a relevé sur Europe 1 que "le nom de Nicolas Sarkozy n'est à aucun moment cité dans les listings" de Clearstream. C'est le patronyme de son père, Nagy-Bocsa, qui y figure.

L'ancien chef du gouvernement dit s'être "toujours interrogé sur les dommages" que Nicolas Sarkozy aurait eu à subir.

"La justice est un bien fragile, les hauts fonctionnaires placés auprès des hommes politiques sont parfois fragiles : quand ils ont le sentiment qu'il y a une vérité - entre guillemets - qui ferait plaisir à ceux qu'ils servent, à ceux qui sont puissants, eh bien ils ont tendance à s'aligner sur le mieux-disant", affirme Dominique de Villepin.

Et pour l'ancien rival, "Nicolas Sarkozy a toutes les manettes en main" : il est "maître de l'ensemble du processus judiciaire", "maître de la composition de la juridiction", maître du calendrier du procès, de l'accès à l'information".

"Dès l'origine, j'ai été désigné comme le bouc émissaire. Tout s'est mis en place pour un véritable lynchage médiatique et judiciaire", insiste-t-il.

Pour autant, Dominique de Villepin assure n'avoir "de haine contre personne". "Je ne veux pendre personne à un croc de boucher", glisse-t-il, reprenant insidieusement des propos prêtés au président français.

"Mon combat n'est pas un combat personnel, pas plus qu'un combat contre Nicolas Sarkozy", souligne-t-il.

Dominique de Villepin soutient que ces avatars judiciaires, qui le privent de tout horizon politique à brève échéance, ne "l'impressionnent" pas.

"Je n'attends rien", lâche-t-il, balayant les spéculations sur son éventuelle candidature aux élections européennes ou régionales.

De l'exil de Napoléon Ier sur l'île d'Elbe, Dominique de Villepin affirmait que "toute traversée du désert peut se révéler extrêmement féconde".

Edité par Yves Clarisse



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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:50

(dépêche)

 

 


Clearstream: Villepin accuse Sarkozy d'avoir "violé le droit au procès équitable"
24.11.2008 - 19:31

 

Dominique de Villepin a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "violé le droit au procès équitable" et le "principe de l'égalité des armes" dans le dossier Clearstream où le président est partie civile, dans un mémoire transmis lundi au Conseil d'Etat et que l'AFP a pu consulter.

 

L'ancien Premier ministre, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, a saisi le 7 novembre le Conseil d'Etat contre un décret du président Sarkozy prolongeant les fonctions de l'un des juges en charge du dossier.

"Le détournement de pouvoir auquel le Président de la République s'est livré, en maintenant M. Henri Pons dans ses fonctions, dans le seul but de poursuivre l'information dans laquelle il est partie civile, constitue à l'évidence une violation du principe de l'égalité des armes et, plus largement, du droit au procès équitable", explique un des avocats de M. de Villepin, Me Yves Richard, dans son mémoire.

Dans ce document de 24 pages, le conseil s'attache à démontrer comment la constitution de partie civile du chef de l'Etat a pu, selon lui, influer sur l'instruction du dossier, sur les réquisitions du parquet et sur l'ordonnance de renvoi signée par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.

"Il importe de souligner qu'il (ce détournement de pouvoir, ndlr) apparaît d'autant plus éclatant lorsque l'on observe le comportement adopté par le Président de la République, partie civile, dans l'affaire en cause", écrit l'avocat selon qui "M. Sarkozy, s'estimant visé par la dénonciation calomnieuse (...) a clairement laissé apparaître qu'il utiliserait tous les moyens mis à disposition pour obtenir satisfaction".

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:08

(dépêches)

 

 


Pasqua: « C’est grâce à moi que Devedjian est là »

 

Propos recueillis par Frédéric Choulet et Philippe Martinat | 29.10.2008, 07h00

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Conseil général des Hauts-de-Seine

Ancien ministre de l’Intérieur, ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, toujours sénateur, Charles Pasqua, à 81 ans, écrit ses Mémoires. Et règle quelques comptes.

On vous attaque souvent sur la manière dont vous avez dirigé le département des Hauts-de-Seine jusqu’en 2004. Y avait-il un système Pasqua ?

Charles Pasqua. Il n’y a jamais eu de système Pasqua. Tout ce que j’ai fait dans ce département, ce n’était pas pour moi. J’ai souhaité, c’est vrai, que les Hauts-de-Seine soient exemplaires, à l’avant-garde du développement économique, de la formation et du social. Et j’ai surtout fait en sorte que ce département acquière une personnalité qu’il n’avait pas. Je n’aurais pas pu obtenir ce que je souhaitais s’il n’y avait pas eu entre la majorité du conseil général et l’association des maires du département une véritable osmose. Il y avait d’ailleurs parmi eux Patrick Devedjian qui, comme d’autres maires, a bénéficié pour sa commune d’Antony des retombées de cette politique.

La Sem 92 Coopération est montrée du doigt…

Lorsque je suis arrivé à la tête du département en 1988, je voulais, dans le prolongement de la démarche du général de Gaulle, que nous consacrions 1 % de notre budget à l’aide au développement. Et c’est pour disposer d’un outil efficace que j’ai créé la Sem 92 Coopération, dans laquelle figuraient des partenaires publics comme la Caisse des dépôts ou privés. Au moment où l’on décide de dissoudre cette structure ce qui est le droit le plus absolu de l’actuel président du conseil général (NDLR : Patrick Devedjian) dès lors qu’il est soutenu par sa majorité je ne peux pas laisser dire tout et n’importe quoi.

« Tout le monde était au courant »

Que répondez-vous à vos adversaires vous reprochant votre gestion passée opaque ?

Comment peut-on parler de gestion opaque alors qu’aucun dossier de la Sem en direction des collectivités locales en Afrique ou ailleurs n’a été décidé autrement que par la commission permanente du conseil général des Hauts-de-Seine, où tout le monde était représenté, y compris les communistes et les socialistes ? Or, de 1991 à 2004, cette commission a eu à connaître de dossiers de la Sem 92 Coopération 83 fois. Tout le monde était au courant. La Sem est intervenue dans 31 pays dans le monde. Nous avons construit des hôpitaux, des dispensaires, des écoles, nous avons amené l’eau à 3 000 villages : il faut aller parler aux Africains. Allez-y !

Quels étaient les intérêts des entreprises privées à participer à cette Sem ?

Ces grandes entreprises, notamment des laboratoires pharmaceutiques, n’ont pas fait d’affaires avec la Sem. Elles sont venues pour avoir de bonnes relations avec le département, c’est tout.

Le pôle universitaire Léonard-de-Vinci, surnommé la « fac Pasqua », est-il mal géré ?

Si on veut tuer son chien, on dit qu’il est enragé. C’est trop facile ! Quand on parle de mauvaise gestion, il faut parler de la gestion du conseil général des Hauts-de-Seine. Est-ce qu’il y a eu des critiques sur la situation financière du département lorsque je l’ai quitté ? Non, c’est l’inverse. En revanche je serais curieux de voir ce que sera la situation financière du conseil général dans trois ou quatre ans…

« Jean Sarkozy est intelligent, il tient de son père »

Vous en voulez à Patrick Devedjian, votre successeur à la tête du département ?

Non, pas du tout. C’est grâce à moi qu’il est là. C’est moi qui suis allé le chercher, alors qu’il était mon avocat, pour lui proposer de se présenter aux municipales à Antony en 1983. Et j’ai tout fait pour qu’il soit élu. Je ne vois pas dans quelle mesure la majorité départementale actuelle pourrait être hostile à un certain nombre de choses que j’ai faites, étant donné que c’était la majorité de l’époque.

Que pensez-vous de Jean Sarkozy ?

C’est un jeune homme intelligent, qui tient de son père. Cela ne doit pas rassurer Devedjian…

Vous êtes accusé de « trafic d’influence » et de « recel d’abus de biens sociaux » dans le procès de l’Angolagate portant sur des livraisons d’armes par l’homme d’affaires Pierre Falcone. Etes-vous inquiet ?

Non, je ne vois pas ce que je fais là-dedans. Je ne sais pas si ce procès ira jusqu’au bout, étant donné que l’Etat angolais a confirmé que Falcone était son mandataire, qu’il a agi pour son compte et qu’il n’y a pas eu de transit commercial sur le sol national. Par ailleurs, la position du gouvernement français apparaît très compromise puisqu’un des avocats de Falcone a présenté au tribunal une note de la DGSE adressée aux principaux responsables du gouvernement, en date de décembre 1995, qui établit le détail de toutes les armes envoyées en Angola. Donc Chirac, Juppé, etc. étaient au courant, et ils n’ont rien fait. Pourquoi est-ce que, tout d’un coup, en 1997, le ministre de la Défense de l’époque (NDLR : Alain Richard) a déposé une plainte ?

Le versement au dossier des carnets d’Yves Bertrand, l’ancien patron des RG, peut-il modifier le cours du procès ?

C’est tout à fait possible. Il peut y avoir certaines surprises dans ces carnets. A partir du moment où Nicolas Sarkozy comme moi-même avons porté plainte contre Bertrand et que nous nous constituons partie civile, nous allons avoir accès aux carnets. Le parquet a finalement décidé que les carnets Bertrand devaient être remis aux différentes parties afin de ne pas créer d’inégalité juridique. Il y a 45 avocats, 25 carnets, imaginez ce que cela représente… si on considère que ces carnets ont une incidence sur la procédure, ce qui paraît évident à ceux qui ont vu ces carnets dans le cadre de l’instruction de l’affaire Clearstream… Et déjà certains avocats font valoir que le versement de ces carnets devrait entraîner à tout le moins la suspension du procès.

Où en sont vos Mémoires ?

Ils sont achevés. Le second tome s’appelle, comme le premier, « Ce que je sais ». Il va sortir le 18 novembre au Seuil. Cela couvre la période de 1988 à 1995. Le sous-titre, c’est « Un magnifique désastre »…

Le Parisien

 


Mémoires - Pasqua persiste et signe

Saïd Mahrane
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PolitiquePublié le 20/11/2008 N°1888 Le Point

Charles Pasqua est définitivement un sacré annaliste. Et, de surcroît, un fin analyste. On le savait déjà depuis le premier tome de ses Mémoires, sous-titré « Les Atrides », dans lequel l'hypermnésique Pasqua narrait ses souvenirs d'une période agitée, 1974-1988. Le deuxième, « Un magnifique désastre » (1), se veut encore plus savoureux en réflexions et plus charnel en anecdotes. 1988 : débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle entre Mitterrand et Chirac. Pasqua conseille au candidat gaulliste d'aborder l'affaire du « Rainbow Warrior ». Ce dernier ne le fera pas. Le « mauvais génie » Balladur a estimé que « ce ne serait pas convenable ». Pour Pasqua, ce renoncement a été fatal à la droite.Plus loin : « Balladur roule pour lui-même (...) Chirac n'y verra que du bleu. » De l'ancien président de la République le sénateur des Hauts-de-Seine dresse un piètre portrait : « Manque de convictions, absence de sens politique. » Bigre ! Les conseils de Mitterrand à Chirac s'avéreront néanmoins précieux. En août 1994, les deux hommes se voient longuement : « C'est à compter de ce jour que le maire de Paris (...) parlera d'héritage social du gaullisme, de nouveau contrat social... » La même année, le Premier ministre Balladur, « excédé par les appels incessants du maire de Paris », ne le prendra plus au téléphone et le fait même « déconnecter du réseau interministériel » auquel sa ligne était raccordée. Présidentielle de 1995 : Pasqua soutient Balladur. Sarkozy, chargé de la campagne du Premier ministre, lui lance : « Il sera élu président, et vous serez son Premier ministre. Dans une deuxième phase, je vous succéderai ! » Puis vint Bayrou, alors ministre de l'Education, soucieux de savoir « quel poste je lui donnerai dans mon gouvernement... Je fus pris d'un fou rire ». La suite, on la connaît. « La mère Teresa » (Chirac) sera élue. Le début d'un « désastre annoncé »?

1. « Ce que je sais. Un magnifique désastre, 1988-1995 » (Seuil, 345 p., 20 E).

 

 

 
Mitterrand, Chirac, Balladur et moi 
     
Charles Pasqua L'Express du 06/11/2008  

Dans le deuxième tome de ses Mémoires, à paraître le 13 novembre, Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, évoque la période 1988-1995.

Conversations avec Mitterrand
[Entre 1989 et 1995, Charles Pasqua rencontre à plusieurs reprises, discrètement, le chef de l'Etat.]

François Mitterrand, qui avait une certaine estime pour moi, disait que j'étais un «bon républicain», comme si j'avais eu besoin d'un brevet présidentiel pour m'en convaincre! Les contacts, que mes activités ministérielles avaient rendus nécessaires, s'étaient bien passés. Je lui manifestais toujours le respect dû à sa fonction, mais il sentait bien que, au-delà de tout cela, je demeurais un adversaire résolu. J'éprouvais cependant pour lui de la considération; son intelligence, sa grande culture, ses connaissances de l'histoire politique étaient incontestables. Ses capacités manoeuvrières me fascinaient, les miennes ne le laissaient pas indifférent...

Il devait être un peu las de la fréquentation de ses amis politiques et trouvait plaisir à nos échanges. Le rituel était toujours le même. Nos rencontres avaient lieu à Louveciennes, le vendredi, après son parcours de golf. Nos déjeuners, en tête à tête, nous permettaient de nous entretenir librement et à bâtons rompus, d'échanger nos points de vue sur nos amis respectifs, sur la situation politique intérieure ou internationale.

Les analyses du président étaient celles d'un homme d'Etat féru d'histoire, sans illusions sur les hommes. Je ne rapporterai qu'une seule anecdote de nos conversations. Elle a trait à Jacques Chirac. Lors de l'un de nos entretiens, il me dit qu'il considérait que celui-ci avait mûri et qu'il serait probablement prêt pour l'échéance de 1995. François Mitterrand ne gardait pas un mauvais souvenir de leur cohabitation - et pour cause, l'un ayant roulé l'autre dans la farine - et il était clair qu'il l'appellerait sans problème à constituer le gouvernement si l'opposition l'emportait lors des élections législatives. J'en avais eu l'assurance. Quant à la présidentielle, alors que pour le PS on parlait beaucoup de Jacques Delors, il me dit un jour: «Allons, que Chirac ne polarise pas son attention sur lui, je suis sûr que Delors ne sera pas candidat. Il ne veut pas être élu, il veut être nommé!»

Balladur se sent pousser des ailes
[En 1993, Edouard Balladur est nommé Premier ministre, Charles Pasqua ministre de l'Intérieur. A l'été 1994, les sondages le portent au pinacle. A Toulon, alors qu'est fêté le 50e anniversaire du débarquement en Provence, un conseil de sécurité intérieure est organisé.]

Au cours de cette réunion, l'état de santé du président se dégrade rapidement. Je comprends, et je vois, qu'il souffre. C'est donc sans surprise que je l'entends décider, une fois les mesures appropriées arrêtées, de rentrer à Paris sans tarder, le Premier ministre devant le remplacer dans ses obligations. Personne ne pouvait imaginer les conséquences de cette décision. L'après-midi, lors du point de presse prévu à Saint-Tropez, Edouard Balladur, après avoir tiré les leçons de cette magnifique journée - c'est ainsi qu'il la percevait - accepta de répondre à quelques questions. La première d'entre elles, bien entendu, concernait le Kosovo.

J'entends d'une oreille distraite le Premier ministre répondre que ce sujet a été examiné par le Conseil de sécurité intérieure qu'il a réuni le jour même sur le Foch, puis détailler les mesures arrêtées. Tout à l'euphorie du quasi-intérim qu'il vient d'assurer quelques heures durant, il omet cependant de faire référence à la présence du chef de l'Etat et à l'accord de celui-ci sur ces mesures: un «détail». A l'instant même, je réalise la gravité de la faute qui vient d'être commise...

Comment peut-il s'exprimer comme si le président de la République ne comptait plus, n'existait plus? Comment lui, toujours si prudent, peut-il se dévoiler à cet instant? Je connais suffisamment François Mitterrand pour savoir qu'il ne lui pardonnera jamais ce qui peut être considéré comme une atteinte au domaine réservé ou a minima comme une muflerie. [...] Ce 14 août 1994, Edouard Balladur, sans s'en douter, vient de réduire à néant les efforts qu'il a entrepris, depuis plus de dix ans, j'en ai aujourd'hui acquis la certitude, pour accéder à la magistrature suprême.

[En décembre 1994, un avion d'Air France reliant Alger à Paris est détourné. Trois otages sont tués, avant la libération de l'appareil à Marseille, où quatre terroristes sont abattus.]

Il avait bien été prévu, à l'origine, de faire sauter l'avion sur Paris [...]. Nous en aurons confirmation quelques années plus tard. Pourtant, sur le moment, cette information fut accueillie avec un scepticisme poli. Voyons, cela n'était guère vraisemblable! Sans doute une exagération du ministre de l'Intérieur. Sept ans plus tard, un 11 septembre...

[...] Sitôt la conclusion heureuse de cette prise d'otages connue, il m'avait été demandé de me rendre toutes affaires cessantes à l'Hôtel Matignon. Devant l'urgence, j'imaginais quelque événement dramatique. Pas du tout! Je fus projeté dans la salle de presse transformée en pandémonium, devant un parterre de médias de tous ordres. Le Premier ministre se trouvait déjà à la tribune, manifestement j'étais le dernier! [...] Revendiquant la responsabilité de l'opération, il engrangea le succès. Je reconnus là la patte de Nicolas Sarkozy. J'en ressentis néanmoins un certain malaise. Tous savaient que j'étais réticent, c'est le moins que l'on puisse dire, quant à l'exploitation de telles opérations.

Une rencontre avec Chirac
[Le 7 mai 1995, au terme d'une incroyable remontée, Jacques Chirac est élu président - sans le soutien de Charles Pasqua. Quand, six jours plus tard...]

Le samedi, je reçois un appel téléphonique de Jacques Chirac, qui a l'air tout étonné que je ne sois pas allé le voir. Après que je lui ai fait observer qu'il avait tout loisir de me convoquer compte tenu de son nouveau statut, rendez-vous est pris pour le lendemain à 18 heures à l'Hôtel de Ville. Je ne suis pas déçu par son entame: «Tu sais, je te garantis qu'Edouard m'a trahi, il m'avait donné sa parole.» Je suis consterné. Se rend-il compte du ridicule de la situation? Quel intérêt à ressasser cet épisode? «Cela n'a aucune importance, plus aucune importance, tu as été élu président de la République. Il te faut en priorité ressouder ce qui sera demain ta majorité, fût-ce au prix du pardon des offenses. Tu dois rallier à toi Balladur, ainsi que les parlementaires qui t'ont soutenu au second tour.»

Jacques réfléchit.

«Mais que veux-tu que je lui offre?

- Donne-lui la mairie de Paris, cela honorera les Parisiens et lui sera tout à fait à sa place dans ce décor!

- Je ne peux pas!»

Ah! La crainte de voir Edouard Balladur s'en servir comme d'un tremplin, pour des échéances futures?

La chute est savoureuse:

«Je l'ai promise à Jean Tiberi!»

[...] Je comprends qu'il ne fera aucun geste en direction de son «ami de trente ans». Il est inutile de tenter de le convaincre. J'ai, de toute manière, épuisé mon capital patience.

Nous nous livrons ensuite à un examen de la situation du pays pour tout ce qui concerne la sécurité et le terrorisme. De la politique à conduire dans les années à venir il ne sera jamais question, car nous savons l'un et l'autre à quoi nous en tenir.

Il est, à mon égard, chaleureux:

«Tu comprends bien que, compte tenu de ton poids, de ton impact, tu ne peux entrer au gouvernement que pour y tenir les premiers rôles!»

Quelle sollicitude! Merci, Jacques. J'en ris encore. Je lui explique, afin que les choses soient claires, que je n'attends rien, que je n'ai besoin de rien.

 

 
Pasqua, parrain secret de Berlusconi

Publié le 06/11/2008 N°1886 Le Point
Hervé Gattegno

Devinette politique : quel dirigeant européen doit sa carrière à Charles Pasqua ? Chirac ? Sarkozy ? Ni l'un ni l'autre, mais Silvio Berlusconi ! C'est le scoop le plus inattendu livré par Pasqua dans le deuxième tome de ses Mémoires (« Un magnifique désastre, 1988-1995 », Seuil, à paraître le 13 novembre). L'ancien grognard du RPR y raconte qu'en 1993 un émissaire vint de Milan pour le consulter : le Cavaliere s'alarmait des attaques des partis italiens contre son groupe de presse et redoutait l'adoption d'une loi antitrust. Pasqua (alors membre du gouvernement Balladur) lui conseilla de « répliquer à ses adversaires sur leur propre terrain, celui du combat politique ». Ainsi fut lancé le projet de constitution d'un parti berlusconiste-avec l'aide secrète de deux conseillers spécialement dépêchés en Italie, William Abitbol et Jean-Jacques Guillet. L'opération prit corps en février 1994 : « Forza Italia était né, je pouvais en revendiquer une part de paternité », jubile-t-il. Non sans préciser qu'Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, n'en sut jamais rien...


 

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:35

(dépêches)



Sarkozy-Fillon : ils se parlent !

Publié le 06/11/2008 N°1886 Le Point

Le premier a rangé ses petites phrases assassines, le second exprime son admiration. A croire que la gestion de crise a détendu les relations entre le président et son Premier ministre...
Anna Bitton

« Faites venir le Premier ministre, ça lui fera plaisir. » Avant l'été, encore, Nicolas Sarkozy ne pouvait retenir ce genre de perfidie devant ses collaborateurs. Aujourd'hui, plus un mot de travers sur François Fillon. Après dix-huit mois de « cohabitation subliminale » (l'expression est d'un conseiller de Matignon), le président ne parle plus guère du chef du gouvernement devant des tiers. « Il est sorti de son écran radar », diagnostique un ami de Sarkozy. Décodage : il ne lui pose plus de problème. Ce ne fut pas une mince affaire que ce calage entre les deux têtes (dures) de l'exécutif ! Ils reviennent de loin, très loin. Pensez : il y a un an presque jour pour jour, le 12 novembre, au retour du conseil des ministres franco-allemand qui s'était tenu à Berlin, les membres de la délégation qui se retrouvèrent dans l'avion de Sarkozy (les autres ayant embarqué dans celui de Fillon) eurent la surprise d'entendre le président déclarer, sitôt assis : « On est quand même mieux entre nous, sans Fillon !» Provocation gratuite. L'aversion vint ensuite. « Je ne le supporte plus », éructait régulièrement Sarkozy auprès d'un confident, au printemps. C'était violent, c'était physique, c'était éruptif. A présent, quand ce même confident en vient, de son propre chef, à aborder le sujet Fillon, Sarkozy le coupe net : « De qui parles-tu ? » Bonne nouvelle, donc : le locataire de Matignon n'indispose plus le président, qui l'a assuré de son maintien à son poste. « J'ai besoin de toi. Jusqu'à la fin 2009. Jusqu'aux régionales. » Pourquoi le chef de l'Etat se séparerait-il avant cette date d'un Premier ministre qui s'est plié, physiquement et politiquement, aux règles du sarkozysme institutionnel ? Il a constaté que Fillon n'était pas si remplaçable que cela, qu'il était populaire et qu'il lui était bien utile. L'intéressé n'en demandait pas davantage. Le spectre d'une éviction humiliante a enfin cessé de le hanter. « On va remanier », confie-t-il, rasséréné, à quelques-uns de ses interlocuteurs, depuis qu'il sait qu'il se succédera à lui-même. « On. » Le pronom phare de cette nouvelle séquence. De cette séquence pacifiée. « Il fallait un peu de temps pour que les choses s'ajustent, expose Fillon au Point . On a trouvé une vitesse de croisière. La relation est beaucoup plus apaisée. Tout est plus facile. » Ce jour-là, son odieuse sciatique n'arrachera aucune grimace au locataire de Matignon, quand il se lèvera de son joli fauteuil. Le sourire est sans appel. L'homme a soigné ses meurtrissures, ravalé ses aigreurs, découvert de petits bonheurs. « Il va mal physiquement, mais bien politiquement », diagnostiquait Brice Hortefeux à la sortie de son déjeuner amical avec le chef du gouvernement, le 30 octobre. On ne voulait pas y croire. Il faut se rendre à l'évidence...

Tête-à-tête

« Sois heureux, tu es Premier ministre », n'a eu de cesse de l'exhorter Sarkozy, depuis ce 21 novembre 2007 où il le décora, selon la tradition, à l'issue de ses six premiers mois à Matignon. « Sois heureux. » Cette formule horripilait Fillon. Aujourd'hui, il a compris combien elle était sincère. Sincèrement indignée. Comme le fut la réaction du président au film de Raphaëlle Bacqué, « L'enfer de Matignon ». A peine le chef de l'Etat en avait-il visionné quelques minutes que déjà il tempêtait contre ceux qui « se morfondent alors qu'ils sont à l'aboutissement d'une carrière ».

Fillon ne se morfond plus. « C'est un moment absolument privilégié, nous affirme-t-il à présent. Là-dessus, Nicolas a totalement raison. Je gère des réformes que je réclame depuis des années. A cette aune-là, oui, je suis heureux. Je le serais plus encore si la France avait 3 % de croissance... » Indécrottable. Ce qu'il ne dit pas, c'est que, s'il est moins malheureux, c'est surtout parce que, désormais, le président consent à lui accorder des tête-à-tête réguliers. « Ce n'était pas le cas, avant », précise-t-il, l'oeil fugacement mortifié. A la fin du printemps, il a provoqué une discussion avec Sarkozy sur le mode de fonctionnement de leur tandem. Décision a été prise, à la demande d'un Premier ministre exaspéré par le petit jeu des entourages, de se voir seul à seul au moins une fois par semaine. Pour tordre le cou aux « rumeurs qui faisaient bouillir le sang et monter la tension ». Pour retrouver quelque chose du « contact personnel » (Fillon dixit) qu'ils avaient réussi à nouer pendant la campagne. Pour ne plus s'en remettre aux collaborateurs du président ( « Entre ceux qui se chargent de défaire la relation et ceux qui s'autoproclament pour la reconstruire, nous pourrions économiser plusieurs grands emplois de l'Elysée », persifle un ami de Fillon.)

Lien direct

Le chef du gouvernement avoue qu'il lui faut lutter en permanence pour préserver ce rendez-vous, qui a souvent lieu le mercredi, avant ou après le conseil des ministres, parfois le dimanche. « Ce lien direct a beaucoup facilité les choses », insiste-t-il. Sans parler du téléphone. Fillon n'en est pas fan. Il n'y a pas facilement recours, ou alors pour des conversations « épouvantablement brèves ». Il a compris que Sarkozy avait pu interpréter cette réserve comme de la distance. « Désormais, je décroche le téléphone chaque fois que nécessaire. » Cela prive, pense-t-il, les mauvais esprits du plaisir d'enfoncer des coins entre eux. « Quand il y a un problème, la règle, c'est de s'appeler pour le résoudre. » Parfois seulement pour prendre la température. « Comment s'est passée la journée ? »

La crise a eu la vertu d'amplifier encore la fréquence de leurs échanges. Multiquotidiens, désormais. Rien que pour cela, Fillon en viendrait presque à aimer les réunions de crise nocturnes. « Nicolas Sarkozy commence par contester toutes les positions qui lui sont présentées, rapporte-t-il. Je me suis rendu compte que c'était une méthode excellente. Avant qu'en pleine nuit on prenne la décision d'intervenir dans Dexia, il a passé une heure à faire comme s'il n'était pas partisan de cette intervention. C'est une vraie force, ça marche pour tout. » Diantre ! Fillon n'a pas toujours enseveli Sarkozy sous les compliments... A croire que la crise a eu raison des pudeurs et des réticences du Premier ministre. Lequel poursuit, alors même qu'on ne lui demandait rien : « Il y a une autre chose que j'ai apprise à sa fréquentation : on n'a jamais le temps. En homme de l'Ouest, j'ai tendance à rechercher le compromis plutôt que l'affrontement. Mais il y a des sujets sur lesquels repousser la décision rend les choses impossibles. Dans cette période de crise, on a vraiment besoin d'aller vite. » Vive Sarkozy, ce gestionnaire de crise époustouflant ! Cette fascination nouvelle n'a pas échappé à la petite dizaine de parlementaires que le chef du gouvernement réunit tous les quinze jours. Lorsque Fillon est revenu de Bruxelles et du Québec, « il nous a raconté comment Sarkozy avait pleinement exercé le leadership au sein du Conseil européen, qu'il avait fait taire le Polonais, que c'était la première fois qu'un président en exercice distribuait la parole, relate la députée UMP Valérie Rosso-Debord. Je ne l'avais jamais vu parler de Sarkozy avec autant d'admiration ». Même ce collaborateur élyséen qui n'est pas le premier à dire du bien de Fillon à son patron l'a constaté : « Il s'est aperçu que Nicolas Sarkozy était le meilleur. Il en doutait un peu, à certains moments. Il n'en doute plus. »

Et Sarkozy, lui, a pu mesurer l' « immense résistance au mal de son Premier ministre », comme le confirme Catherine Pégard, qui n'a jamais cessé de faire le lien entre les deux hommes. Fillon s'agace de ce qu'il lit dans les journaux, mais il avance. Il ne reste pas sur sa blessure. « François, c'est du Corten, l'acier dont on fait les pétroliers », se félicite son conseiller Jean de Boishue. « Solide et loyal », estime Fillon de lui-même. Depuis la chute sondagière de cet hiver 2007-2008 où il a considéré que son Premier ministre lui avait manqué par son silence, Sarkozy ne l'a pas pris en défaut de loyauté. « Il n'y a pas de réunions secrètes au pavillon de musique », certifie sa grande copine Roselyne Bachelot. Dans la gestion de crise, Fillon espère avoir prouvé qu'il était un partenaire. Admiratif et aux ordres, certes, mais associé. « Il n'y a pas une décision prise depuis le début de la crise qui ne l'ait été de concert », fait-il valoir.

« Il a le sentiment d'avoir trouvé la bonne méthode de travail avec le président, qui lui aussi en est satisfait, atteste Hortefeux. C'est Fillon qui a changé d'attitude. » « On a changé tous les deux », rétorque le Premier ministre. Fillon a arrêté de s'insurger douloureusement contre cet état de fait : le président fait tout et lui le reste. Sarkozy a mis les formes : il l'associe, l'emmène au Conseil européen, lui propose de le remplacer au Québec, le met en valeur dans tous les petits déjeuners de la majorité (qui se tiennent aujourd'hui systématiquement à l'Elysée, ce qui a au moins le mérite d'ôter le suspense...). Dès lors qu'il ne se braque ni ne boude, qu'il ne prend pas contre lui ce qui se fait sans lui, Fillon peut être valorisé dans un second temps, un second espace, le sien. Celui qu'il vient d'occuper en menaçant les banques rétives à financer les entreprises d'une entrée de l'Etat dans leur capital. Celui qu'il occupera dès que l'occasion s'en présentera. « A lui de prendre tel qu'il est cet espace laissé par Sarkozy, de ne pas demander autre chose », assène un conseiller élyséen.

« Il a enfin compris », soupire parfois le président en petit comité. Il a en tout cas pris sur lui. « Au début, je faisais l'erreur d'essayer, dans mes rapports avec le président, de construire les choses de manière très rationalisée. Là, ce sont les faits qui l'emportent sur tout. Les faits et la relation directe. » Un brin de contrition, un soupçon de fatalisme, une rasade de contentement. Nous aurait-on changé notre ombrageux Fillon ? Il n'a pas cillé, l'autre jour, le 27 octobre, quand le maire de Manosque lui a, à trois reprises, donné du « Monsieur le ministre ». Le soir même, encore, il lui fallut se montrer stoïque quand il dut abréger son rendez-vous avec Jean-François Copé, Henri de Raincourt, Bernard Accoyer et Gérard Larcher, qu'il entretenait de l'affaire du projet de loi Boutin. « On va arrêter la réunion, car je sais que vous devez être à l'Elysée à 20 heures pour parler de ça. » Il n'a pas pâli. Lui demande-t-on si un équilibre a été trouvé entre les initiatives élyséennes et les mises en oeuvre matignonesques qu'il part d'un franc éclat de rire : « Nicolas est très associé à la mise en oeuvre également, jusque dans les détails. » Alors ? « On prend les décisions ensemble, on se répartit le travail de mise en oeuvre ensemble et on communique ensemble. »

Dans les rares enceintes où il pourrait exister en solo, Fillon ne se saisit pas toujours des opportunités tribuniciennes. Les 28 et 29 octobre, à l'Assemblée, il n'a répondu à aucune des questions d'actualité. « On l'a rarement vu aussi effacé », constatait François Goulard. La semaine précédente, il avait, devant les parlementaires, donné de la voix contre Copé, un de ses meilleurs alliés depuis le début de la mandature. Injonction de Sarkozy ou poussée de fièvre ? Seule certitude : le président a apprécié, il a appelé son Premier ministre. Copé, lui, a envoyé un message pour demander une explication à Fillon, qui a laissé passer deux jours avant de le rappeler. Quand ils se sont vus, le président du groupe UMP était frais : « François, qu'est-ce que t'as fait ? Fais-toi passer une revue de presse, ça fait dix-huit mois que je dis du bien de toi. Ici, tous les mardis, t'es applaudi. C'est l'un des rares endroits où les gens sont toujours avec toi. »

Fillon a voulu se rabibocher. « Il ne peut pas se permettre d'être totalement isolé », analyse un ministre, qui est bien placé pour savoir que Fillon se méfie de nombre des membres de son gouvernement. Bachelot exceptée, il ne les a pas choisis, ne s'oblige pas à les recevoir, les suspecte de le court-circuiter. « Peut-être a-t-il été irrité que Copé aussi prétende négocier directement avec Sarkozy », conjecture ce même ministre... Le locataire de Matignon assure ne pas regretter cette « mise au point » : « J'ai rappelé que le groupe ne pouvait pas imposer la composition d'une commission au président. » Au risque de perdre le soutien des parlementaires ? « Une majorité d'entre eux souhaitent qu'il n'y ait pas de confusion des rôles entre l'exécutif et le législatif », réplique-t-il. Fillon n'hésite pas, pour la circonstance, à parler de lui à la troisième personne : il ne juge pas cet épisode susceptible d' « altérer la popularité du Premier ministre au sein du groupe ». Qu'a bien pu lui dire Sarkozy pour lui redonner pareille confiance ? Jamais, au cours de leurs conversations, le président n'est revenu sur les blessures d'orgueil qu'il lui infligeait encore dans un passé récent. « Mais il nous arrive de parler de l'avenir », se rengorge soudain le Premier ministre. Présume-t-il que Sarkozy lui autorisera tous les désirs d'avenir, et d'abord parisiens, pourvu que cela conjure le risque de le voir s'ériger en recours ? Un proche a mis en garde le président : « Méfie-toi, Fillon aura sa revanche. »

Le temps des fâcheries...

« Si vous m'applaudissiez une quatrième fois, il me virerait ! », François Fillon à des parlementaires, novembre 2007

« De quoi se plaint-il ? Grâce à moi, il est Premier ministre ! », Nicolas Sarkozy, automne 2007

... Le temps des amis

« La relation est beaucoup plus apaisée. On a changé tous les deux », François Fillon au Point, le 3 novembre 2008

« Il a enfin compris », Nicolas Sarkozy, en privé





Quand Fillon devient le chouchou de Sarkozy

Publié le 09/01/2008 à 17:39 Le Point.fr
Michel Richard

Fillon, mais c'est bien sûr ! Comment avait-il pu l'oublier ? Comment ne pouvait-il jurer que par Xavier Bertrand ou Rachida Dati, le passant, lui, par pertes et profits ? Quelle étourderie coupable d'avoir ainsi paru le tenir pour si peu ! Une affreuse méprise, un impardonnable malentendu. Alors, pour que nul n'en ignore, Nicolas Sarkozy, en deux heures de conférence de presse, n'a eu qu'un nom à la bouche : "Fillon" par-ci, "Fillon" par-là, quand ce n'était pas "François". Il n'y en avait que pour lui, à croire que, sans lui, rien n'eût été possible et que le Président lui-même ne serait pas ce qu'il est.

Sarkozy est ainsi : il en fait toujours beaucoup, et même un peu trop. Des protestations d'amitié ostentatoires, des signes d'affection exubérants et là, vis-à-vis de Fillon, des hommages trop appuyés pour n'être pas quelque peu suspects. Sacré Sarko qui pousse l'aplomb jusqu'à nier avoir qualifié un jour de "collaborateur" son Premier ministre...

Pourquoi tout ça ? Sans doute pour mettre un peu de liant dans un gouvernement que notations et remaniement annoncé mettent en état de nerfs. Mais n'excluons pas que Sarkozy découvre soudain les charmes et les vertus d'un Premier ministre. Aux premiers frimas d'impopularité, un fusible à triste figure peut avoir un grand rôle à jouer...



La crise offre un nouveau rôle à Fillon au côté de Sarkozy

Bruno Jeudy
15/10/2008 | Mise à jour : 22:47 | Commentaires  24 .

Nicolas Sarkozy et François Fillon, mercredi, lors du Conseil européen de Bruxelles. C'est la première fois, hors périodes de cohabitation,qu'un premier ministre accompagne le chef de l'État à ce grand rendez-vous international.
Conséquence inattendue de la tourmente financière, le président associe davantage son premier ministre à son action.
 
Qu'arrive-t-il à François Fillon ? Très peu présent dans les médias avant l'été, le premier ministre se déploie aujourd'hui tous azimuts. C'est l'une des conséquences inattendues de la crise financière. L'omniprésence de Nicolas Sarkozy, en tant que président en exercice de l'Union européenne, n'empêche pas François Fillon de se retrouver en première ligne sur la scène nationale.

Le premier ministre s'emploie depuis plusieurs jours à exploiter cet espace médiatique au maximum. Sur RTL mercredi matin ; dans le JT de TF1 lundi soir ; dans les colonnes du quotidien économique La Tribune quelques jours plus tôt. Sans compter ses discours à répétition à l'Assemblée nationale appelant à «l'unité nationale». Mieux, «M. Nobody», comme le surnommaient méchamment quelques conseillers de l'Élysée au printemps dernier, ne quitte plus le sillage de Sarkozy.

Pour la première fois - hors périodes de cohabitation -, le premier ministre participe depuis mercredi au Conseil européen de Bruxelles. Le week-end dernier, il était assis à la table des dirigeants de l'Eurogroupe réunis à l'Élysée. La veille, il était resté avec le président pour la rencontre au sommet avec la chancelière allemande Angela Merkel à Colombey-les-Deux-Églises. Une présence inédite selon les codes diplomatiques. Ce week-end, Fillon retrouvera encore Sarkozy au Canada où il le remplacera au pied levé lors du sommet de la francophonie. Le président doit rencontrer samedi George Bush.

Fillon et Sarkozy seraient-ils vraiment «interchangeables» comme l'a théorisé un jour le premier ? À l'Élysée, on livre une version un peu moins idyllique. «C'est vrai que Nicolas associe Fillon à toutes les réunions sur la crise. Ce qu'il veut, c'est afficher l'unité de l'exécutif vis-à-vis de nos partenaires européens» , explique un conseiller. Ironique, le même homme ajoute : «Accompagner le président, ça fait plaisir au premier ministre !»

Nouvelle stratégie payante

Ce n'est donc pas encore la lune de miel. Pas décidé à lui laisser un centimètre, le président continue de tout diriger depuis l'Élysée. C'est, bien sûr, lui, et personne d'autre, qui annoncera la semaine prochaine le plan emploi pour endiguer la remontée du chômage.

Mercredi sur RTL, le premier ministre s'est contenté de faire du teasing en évoquant la relance des contrats aidés. Un rôle qui ne semble pas le gêner. Fillon ne cherche plus à se démarquer du président comme il le faisait l'an passé quand il était qualifié de «collaborateur» ou quand il n'hésitait pas à dénoncer un «État en faillite». Sur cette question sensible de la dette, le très rigoureux Fillon a d'ailleurs lâché du lest en prévoyant pour 2009 «une légère augmentation du déficit» .

Parlant désormais d'une même voix, Sarkozy et Fillon voient leurs courbes de popularité évoluer au même rythme. Celle du premier ministre baissant plus vite que celle du président. Certains guettent maintenant le moment où Sarkozy va repasser devant Fillon dans les sondages. Dix-huit mois après sa nomination à Matignon, il a définitivement choisi d'avoir la paix avec l'Élysée. «Il a capitulé», constate un dirigeant de la majorité. Volontaire ou pas, cette nouvelle stratégie de Fillon semble payante. En faisant le dos rond, il s'est donné les moyens de voir son bail à Matignon prolongé au-delà du printemps 2009. Plus personne ne parle aujourd'hui de son remplacement. Certains ministres le voient en place jusqu'aux régionales de 2010.

Si ses dernières interventions se résument au service après-vente des décisions du président, cela ne l'empêche pas de se faire entendre. Témoin : sa réactivité sur les sifflets contre la Marseillaise. Une fois n'est pas coutume, Fillon a doublé Sarkozy sur l'un des terrains de jeu préférés du président. En tapant haut et fort, il a donné le tempo et masqué, au passage, la discrétion de Bernard Laporte, le secrétaire d'État aux Sports, présent dans les tribunes du Stade de France.



La tentation parisienne de François Fillon

Bruno Jeudy
22/10/2008 | Mise à jour : 16:04 | Commentaires  97 .

François Fillon dispose de précieux soutiens s'il décide de partir à la conquête de la mairie de Paris.

Selon ses amis, le premier ministre envisage «sérieusement» une candidature dans la capitale.
 
François Fillon candidat à la mairie de Paris en 2014 ? Récurrente depuis plusieurs mois, l'hypothèse devient de plus en plus sérieuse. Officiellement, le premier ministre se concentre sur la «mission» que lui a confiée le président de la République. Matignon s'est déjà fendu d'un démenti sur le sujet avant l'été. Cela n'empêche pas l'homme de la Sarthe de réfléchir à l'après-Matignon. En place depuis dix-huit mois, il ne se sent pas menacé par un prochain remaniement. Son remplacement n'est pas d'actualité, au moins jusqu'à la fin de la présidence française de l'Union européenne. Son bail pourrait même être prolongé bien au-delà des européennes, en juin 2009.

À 54 ans, François Fillon sait bien que sa carrière politique ne s'achèvera pas en quittant l'Hôtel Matignon. Ce passionné de course automobile et d'alpinisme a toujours dans un coin de la tête cette envie de s'évader du monde ­politique. Il a même rêvé au printemps de présider la Fédération internationale de sport automobile ! Mais le virus de la politique reste plus fort que tout chez cet homme qui en fait depuis 1976, date à laquelle il est entré au cabinet de Joël Le Theule, ministre de Valéry Giscard d'Estaing. «Au petit jeu des mandats qu'il pourrait briguer, l'hypothèse d'une candidature à la mairie de Paris est la plus sérieuse», reconnaît un de ses amis. Comme ses prédécesseurs, il a bien sûr évoqué publiquement la possibilité d'embrasser une carrière ­européenne, à la Commission de Bruxelles ou ailleurs. Sans vraiment y croire.

Une échéance lointaine

Depuis, il a avancé dans sa réflexion. La première «vraie» conversation sur son avenir remonte à six mois, explique un de ses compagnons de route. Fillon ne veut pas abandonner sa région, les Pays de la Loire, sans avoir préparé sa succession. Ne vient-il pas de recevoir les présidents de droite des conseils généraux de sa région ? Son amie Roselyne Bachelot devrait - même si elle en a peu envie - être désignée tête de liste dans cette Région «gagnable» par l'UMP.

La page des Pays de la Loire tournée, Fillon regarde «sérieusement» la carte de Paris. «L'idée de venir dans la capitale le séduit, mais je ne sais pas s'il ira jusqu'au bout», confie un de ses proches. Il est vrai que l'échéance est lointaine (2014) et que, d'ici là, il va se passer bien des choses. L'hypothèse d'un parachutage dans la capitale ne déplaît pas à l'Élysée. Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient, selon un ministre proche des deux hommes, envisagé cette idée lors d'un tête-à-tête avant l'été.

Pour réussir son projet, François Fillon dispose de relais précieux dans la capitale. Plusieurs de ses conseillers et amis y sont élus : Daniel-Georges Courtois dans le XVe, Vincent Roger dans le IVe. Un autre proche, Grégory Canal, adjoint au maire du XVe, sera bientôt délégué UMP dans la circonscription de Jean-François Lamour. Lors de l'université d'été de l'UMP à Royan, on a même vu de jeunes militants, encouragés par Matignon, scander «Fillon à Paris !» Sans attendre la décision du principal intéressé, ses amis préparent donc le terrain.

Si le patron de la fédération UMP, Philippe Goujon, se prononce en faveur de la venue du premier ministre (lire ci-dessous), d'autres élus sont plus sceptiques. Les plus anciens sont encore marqués par l'échec de Philippe Séguin en 2001. «Fillon à Paris ? Quelle drôle d'idée… Il a le profil idéal du gendre de province des années 1980», grince un conseiller de Paris. Un autre renchérit : «Ce qu'il nous faut à Paris, à droite, ce n'est pas un ­parachutage, c'est une victoire.» Cruel, un élu expérimenté assène : «L'image d'un premier ministre s'émousse très vite. Regardez Raffarin qui a échoué au Sénat !» ­Comme tout parachutage, celui de Fillon ne sera donc pas de tout repos. «Je trouve qu'il a le look des bobos sérieux», soutient un conseiller.

Sa candidature pourrait donner le départ à une relance de l'UMP parisienne en panne de leader depuis le départ de… Jacques Chirac en 1995. Si François Fillon se risque à changer de territoire électoral, il semble acquis qu'il ne le fera pas au moment des élections régionales de 2010. Candidate en Ile-de-France, Valérie Pécresse est formelle : «Le premier ministre m'a dit qu'il ne veut pas être candidat aux régionales ni dans les Pays de la Loire, ni en Ile-de-France.» La porte d'entrée ­probable se situerait plutôt au moment des sénatoriales en septembre 2011.



Goujon : «Le premier ministre peut unir la droite à Paris»

Propos recueillis par Sophie de Ravinel
21/10/2008 | Mise à jour : 22:47 | Commentaires  9 .

«C'est à l'UMP de convaincre de l'alternative qu'elle représente pour faire de Paris une ville mieux gérée», explique Philippe Goujon.

Le député et maire du XVe arrondissement brigue un nouveau mandat à la tête de la fédération UMP de la Capitale.
 
LE FIGARO. - Avez-vous pris la décision de vous représenter pour présider la Fédération UMP à Paris ?
Philippe GOUJON. - Oui, je suis officiellement candidat. Un appel en ce sens lancé par tous les élus des arrondissements de la reconquête (détenus aujourd'hui par le PS, NDLR) a largement contribué à cette décision. Leur confiance me touche, elle m'est indispensable. J'ai toujours été convaincu que le développement de notre mouvement politique est vital dans ces arrondissements afin de reconquérir Paris. C'est là, qu'avec eux, je compte faire porter les efforts. Je sais aussi pouvoir compter sur la confiance de toutes les sensibilités de l'UMP à Paris, exprimée par les élus, les maires et les parlementaires ; sans compter sur la confiance des responsables nationaux : Patrick Devedjian, Xavier Bertrand, Jean-François Copé…

Vous aviez pourtant promis aux électeurs du XVe que vous alliez vous consacrer exclusivement à votre arrondissement…
Nous sommes face à une situation d'exception. Au moment où la France traverse une crise financière sans précédent, la droite parisienne doit plus que jamais préserver son unité. Le président de la République la considère comme une priorité pour notre reconstruction. Et dans mon action politique, j'ai toujours considéré essentiel d'être garant de l'unité. En 2001, ce n'est pas Delanoë qui a gagné. C'est nous qui avons perdu du fait de nos divisions.

Vous avez déjà fait savoir que vous ne seriez pas candidat à la mairie en 2014. Le nom de François Fillon est évoqué. Qu'en pensez-vous ?
Selon moi, Paris ne pourra être reconquise que par une personnalité de dimension nationale. Je pense qu'il est capable d'assurer le leadership et l'unité de la droite à Paris. Sa valeur politique est reconnue et appréciée, très largement. Mais l'élection n'a lieu qu'en 2014. Nous avons le temps de choisir notre candidat. Aujourd'hui, le temps est à la reconstruction.

Pensez-vous qu'il lui faille entrer dans la capitale par le biais des régionales de 2010 ?
Dans la tempête qu'elle traverse, la France a besoin de lui au poste qu'il occupe actuellement, à la tête du gouvernement.

Comment voyez-vous l'éventuelle désignation de Bertrand Delanoë à la tête du PS ?
Les Parisiens vont s'apercevoir que le maire de Paris les a trompés en n'étant pas le maire à plein temps qu'il avait promis d'être. Sa candidature l'amène aussi à prendre des positions idéologiques dans la gestion de Paris. Exemple : sa valse-hésitation sur le service minimum d'accueil qu'il refuse pour se dégager de son image libérale ou sa décision de remunicipaliser l'eau. Pire encore, le matraquage fiscal inadmissible qu'il vient d'imposer aux Parisiens.

Un boulevard pour l'UMP ?
Sa candidature au PS le pousse à radicaliser ses positions. À l'UMP de convaincre les Parisiens de l'alternative qu'elle représente pour faire de Paris une ville mieux gérée et plus propre, une ville où on circule mieux, favorable au développement économique. Une ville où on se préoccupe des classes moyennes et des familles.



Grenoble: réunion autour de Sarkozy

Source : AFP
13/11/2008 | Mise à jour : 13:53 | .

Nicolas Sarkozy réunira à 16H00 les ministres de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé à l'Elysée afin de faire le point après la mort d'un étudiant, poignardé mercredi par un homme échappé d'un hôpital psychiatrique à Grenoble, a annoncé l'Elysée.


Pour Sarkozy, un retour à la tête de l'UMP ne s'impose pas

Jean-Baptiste Garat
31/10/2008 | Mise à jour : 22:15 | Commentaires  47 .

Nicolas Sarkozy (hier à la Bibliothèque nationale de France, à Paris) reste omniprésent à l'UMP. Chaque lundi matin, il reçoit les dirigeants du parti pour leur donner la feuille de route hebdomadaire.
L'Élysée repousse la proposition de Patrick Devedjian qui souhaite que le chef de l'État redevienne président du parti.
 
Président de tous les Français et président de l'UMP. La proposition choque dans un pays où, depuis les débuts de la Ve République, le chef de l'État n'est pas censé conserver de liens privilégiés avec le parti dont il est issu. Mais son auteur, Patrick Devedjian, le secrétaire général du parti, considère au contraire que cela permettrait de «sortir de l'hypocrisie». Un nouveau pavé dans la mare du parti sarkozyste. Après avoir menacé, cet été, de nettoyer les écuries d'Augias, sous-entendu faire le ménage dans le département des Hauts-de-Seine où il a succédé à Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian continue d'exercer ce ministère de la parole qu'il affectionne tant.

Jeudi sur LCI, il a donc mis un joli pataquès en relançant les spéculations sur un retour de Sarkozy à la tête de l'UMP. Extrait : «Un parti politique a besoin d'un leader et notre leader naturel c'est le président de la République.» Emporté par son élan, le secrétaire général de l'UMP livre publiquement le fond de sa pensée : «Nous avons des liens étroits avec le président qui suit notre action, mais moi je suis pour l'affirmation de l'autorité naturelle du chef de l'État sur l'UMP.»

En question, donc, la présidence du parti majoritaire, vacante depuis l'élection de Sarkozy à l'Élysée. Les statuts de l'UMP ont été modifiés à l'époque pour qu'à la direction d'un homme succède, le temps du mandat présidentiel, une direction collégiale partagée entre le secrétariat général de Patrick Devedjian et le conseil national, dont le premier vice-président est Jean-Pierre Raffarin. «J'ai changé parce qu'à l'instant même où vous m'avez désigné j'ai cessé d'être l'homme d'un seul parti, fût-il le premier de France », expliquait alors Nicolas Sarkozy à ses troupes lors de sa désignation comme candidat à l'Élysée en janvier 2007.

Depuis, le président a régulièrement regretté son choix d'abandonner la tête du parti. «Je n'aurais jamais dû quitter l'UMP. C'est une erreur», confie-t-il régulièrement. S'il a abandonné la présidence de l'UMP, il reste le «chef naturel et de cœur» , comme le concède Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti. Chaque lundi matin, il reçoit à l'Élysée les dirigeants pour leur donner la feuille de route hebdomadaire. «Il attache une très grande importance à ce moment. Les ordres sont précis. C'est lui et presque lui seul qui parle», témoigne un participant. On l'a même vu à plusieurs reprises à la tribune du conseil national de l'UMP. Une présence inédite pour un chef de l'État sous la Ve République.

Anticipation du remaniement ministériel

En clair : s'il reste omniprésent, un retour à la tête des instances de l'UMP n'est plus nécessaire. Encore moins d'actualité. L'Élysée a, d'ailleurs, minimisé la sortie de Patrick Devedjian. Nicolas Sarkozy «est le président de tous les Français. Point final», insiste Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP et conseiller à l'Élysée. Fermez le ban. Secrétaire général adjoint et possible successeur de Patrick Devedjian, Xavier Bertrand tente de calmer le jeu. «La question du leadership n'est pas posée. On a un chef et un seul chef pour longtemps, c'est Nicolas Sarkozy.»

Que cherche donc Devedjian ? Si la sincérité de sa proposition ne fait pas de doute, le secrétaire général de l'UMP anticipe un remaniement ministériel qui irait de pair avec une réorganisation du parti. «Pour l'instant, le président ne parle que du remaniement de l'UMP. Dans son esprit, il devrait avoir lieu au début de l'année 2009», croit savoir un des ministres préférés du chef de l'État. Selon d'autres proches de Sarkozy, l'entrée de Devedjian dans le gouvernement ne ferait plus guère de doute. À défaut de la Chancellerie sur laquelle, avoue-t-il, il a fait une croix, le député des Hauts-de-Seine pourrait occuper le ministère de l'Immigration, un poste clé du gouvernement.



Hortefeux et Bertrand affichent leur entente 

De notre envoyé spécial dans le Puy-de-Dôme, Jean-Baptiste Garat
24/10/2008 | Mise à jour : 21:13 | Commentaires  17 .

Xavier Bertrand et Brice Hortefeux. À la demande de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Immigration et son collègue du Travail ont décidé de mettre leur rivalité entre parenthèses.
 
Entre ces deux hommes, le courant ne passe pas. Ils appartiennent à la même génération, au même parti, au même gouvernement, revendiquent la même fidélité à Nicolas Sarkozy. Mais Xavier Bertrand et Brice Hortefeux se toisent plus qu'ils ne se croisent. «Ce n'est pas l'amour fou, ils ne passeraient pas leurs vacances ensemble, mais ils se parlent !», explique-t-on chez l'un. «Entre eux, cela relève de la coexistence pacifique : on n'est pas obligé de s'aimer pour travailler ensemble», convient-on chez l'autre.

Au gouvernement, leur action leur a valu à tous deux les louanges rares de l'Élysée au point qu'ils font figure chacun de premier-ministrable. À l'UMP, leur zèle les place également en possible recours au cas où… Et s'ils ne revendiquent d'autre ambition que de servir au mieux la politique de réforme de Nicolas Sarkozy, le chouchou d'entre les chouchous et le fidèle d'entre les fidèles concourent trop souvent sur le même terrain pour s'aimer. Ils se sont pourtant retrouvés, vendredi dans le Puy-de-Dôme, le temps d'une grande journée de réconciliation.

Entre membres du gouvernement d'abord, quand le ministre de l'Immigration a accompagné son collègue du Travail pour un déjeuner avec des entrepreneurs locaux et une visite de l'usine Plastyrobel, près de Riom. Entre cadres du parti présidentiel, ensuite, quand Xavier Bertrand, secrétaire général adjoint de l'UMP, a été reçu par Brice Hortefeux, nouveau secrétaire national en charge des élections.

Message d'unité et de loyauté

Les deux hommes n'ont pas d'autre choix que de se retrouver. Xavier Bertrand, promu à l'UMP après la défaite des municipales pour remettre le parti en ordre de bataille, s'est lancé dans un tour de France des régions. «Je serai allé partout avant la fin octobre», annonçait-il cet été alors qu'il avalait les kilomètres. À quelques jours de l'échéance, deux régions manquaient encore à l'appel : le Limousin, où il se trouvait jeudi, et l'Auvergne qu'il a gardé pour la fin. Brice Hortefeux, de son côté, ne pouvait manquer la visite sur ses terres de son collègue du «G7» ministériel, même s'il soupirait à l'idée que Bertrand passe non pas une mais deux nuits à Clermont-Ferrand.

Mais cette entente affichée tient d'abord à la volonté exprimée par Nicolas Sarkozy. «Je veux que tu t'entendes avec tout le monde», a demandé le chef de l'État à Brice Hortefeux. «Il faut que vous fassiez des choses ensemble», s'est entendu dire Xavier Bertrand.

«Malgré la différence de nos parcours, nous avons en commun l'essentiel : le souci de la cohésion de l'action gouvernementale et celui du rassemblement de notre famille politique», a lancé Brice Hortefeux devant les quelque 600 militants UMP réunis à Pérignat-lès-Sarliève. «Oui, nous sommes différents, mais nous sommes complémentaires. Certes, on ne se ressemble pas. C'est pour cela que nous devons nous rassembler», a expliqué pour sa part Xavier Bertrand. Pour enfoncer le clou, le ministre de l'Immigration a souligné que l'intitulé de leurs ministères respectifs partageait un même mot : l'un est ministre de la Solidarité, l'autre du Développement solidaire. Avant de reprendre la définition donnée par Saint-Exupéry du mot «solidarité» : «Faire partie de l'équipage d'un même navire.» «Ce navire, c'est bien sûr notre famille politique, dont Nicolas Sarkozy est le capitaine naturel», a expliqué Hortefeux.

Ce message d'unité et de loyauté était d'autant plus attendu par les militants que le « navire » est en pleine tourmente. Vu de Clermont-Ferrand, comme des autres fédérations UMP, le temps de la crise financière et de la récession économique rend encore moins compréhensible les querelles d'hommes. Alors que les tensions sont de plus en plus palpables entre l'exécutif et le Parlement, les deux ministres ont voulu montrer, le temps d'une journée, un autre visage.



Roselyne Bachelot lorgne sur Paris
 
Par Hervé Gattegno, Fabien Roland-Lévy et les services du Point

L'hypothèse Rachida Dati abandonnée, le scénario Christine Lagarde manquant de crédibilité, la fédération UMP de la capitale reste en quête d'un nouveau leader, plus apte que le sénateur Philippe Goujon à redresser la droite parisienne dans la perspective des municipales de 2014. Une autre femme du gouvernement s'apprête à entrer dans la course à l'occasion des élections internes prévues en novembre: Roselyne Bachelot-Narquin, actuelle ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et secrétaire générale adjointe de l'UMP. La bouillante Roselyne a d'ores et déjà pris ses dispositions pour quitter le Maine-et-Loire, dont elle est députée depuis 1988. Signe avant-coureur: elle pourrait prendre la tête de liste de la majorité dans la capitale lors des régionales de 2010. Mais elle pourrait aussi chauffer la place pour François Fillon, dont elle est une fidèle, si le Premier ministre, lui aussi intéressé, décide de différer son entrée en lice parisienne.
 

Le bon coup de Jean-Pierre Raffarin

Fin manoeuvrier, Jean-Pierre Raffarin a réussi à s'imposer comme principal orateur à l'université d'été des jeunes de l'UMP, organisée à Royan du 5 au 7 septembre: une tribune idéale pour lancer médiatiquement sa campagne pour la présidence du Sénat. Il a profité de ses hautes fonctions au sein du parti (il en préside le conseil national) pour souffler, il y a plusieurs mois, l'idée d'accueillir la manifestation dans la cité balnéaire charentaise. Une fois ce choix ratifié, c'est son compère Dominique Bussereau, secrétaire d'État et élu du cru, qui a supervisé la sélection et l'ordre de passage des intervenants. D'où la prééminence accordée à Raffarin, ancien Premier ministre, mais aussi ex-président de la région Poitou-Charentes. Plusieurs hiérarques de l'UMP assurent n'avoir "pas vu venir le coup" - pas plus que Gérard Larcher, son principal concurrent dans la bataille qui s'ouvre au Palais du Luxembourg. D'ici aux sénatoriales, Raffarin profitera de sa notoriété en province, bien supérieure à celle de son rival, pour soutenir plusieurs dizaines de candidats.

H. G . 




 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 20:35

(dépêche)




La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy
LE MONDE | 04.11.08 | 13h49  •  Mis à jour le 04.11.08 | 17h57

Et s'IL y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy, qui se targue d'avoir accueilli M. Obama, venu en observateur pendant la bataille électorale française de 2007, veut analyser - au-delà des qualités propres du candidat démocrate - les ressorts de sa campagne.

 Sans attendre le résultat du scrutin du 4 novembre, l'équipe de communicants recrutés par M. Sarkozy pour préparer les échéances de 2012 s'est déjà inspirée du travail du candidat démocrate sur la Toile pour tenter de construire, à l'échelle de l'UMP, un réseau communautaire, un "site conçu comme un média politique global".

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

De David Axelrod, ancien journaliste à la tête d'un cabinet de consulting, à Chris Hughes, cofondateur de Facebook, le sénateur de l'Illinois a réussi à agréger les intelligences du pays. "Dans le même temps, note un conseiller de M. Sarkozy, Obama a été capable de construire une campagne du bas vers le haut où le citoyen s'investit en tant qu'agent électoral et fabrique des relais dans tout le pays."

Dès la convention démocrate de Denver, en août 2008, l'UMP avait dépêché ses observateurs, quand le Parti socialiste avait presque ignoré ce rendez-vous. Louis Giscard d'Estaing, président du groupe d'amitié France-Etats-Unis à l'Assemblée nationale, et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, avaient notamment fait le déplacement.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

LA "MARQUE" DU CANDIDAT

Professionnalisation, scénarisation à outrance : les Français rêvent d'importer la méthode. "Nous devons être capables, note Michel Bettan, de créer un événement fondateur, majeur, comme la convention démocrate, qui mobilise sur plusieurs jours." "Nous avions amorcé cette démarche en 2007, au Bourget. Mais il faudra aller beaucoup plus loin en 2010, précise Christophe Lambert. L'organisation d'Obama est quasi militaire."

La publicité, le financement, les lobbies ; les conseillers de Nicolas Sarkozy rêvent de briser les carcans et les tabous français. "En France, déplore M. Bettan, la législation interdit toute publicité. Il nous faut inventer de nouvelles fenêtres. On peut, par exemple, réfléchir à l'utilisation de spots sur Internet."

"Les Américains n'ont pas peur de l'émotionnel. En France, sur cette question, on est encore mal à l'aise, note M. Lambert. Et c'est pourtant le registre le plus fort. L'émotion, la famille, éventuellement les drames : les Américains utilisent tout ce qui donne de l'épaisseur à une marque." Car les communicants parlent désormais de la "marque" d'un candidat, la "marque Obama", la "marque Sarkozy".

Une marque qu'il s'agit de développer comme n'importe quel autre produit avec son logo, sa typographie, son slogan, son positionnement, ses valeurs. La campagne présidentielle de 2012 risque d'avoir un fort accent américain.

Sophie Landrin
Article paru dans l'édition du 05.11.08




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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 16:04

(dépêche)


Le sénateur Raffarin réfléchit au soleil sur son avenir au sein de l'UMP

Jean-Pierre Raffarin en quête d'avenir

mis à jour le 15/10/2008 16:27:41 - publié le 16/10/2008 17:00

P. Kovarik AFP

Le sénateur s'est inscrit comme "apparenté au groupe UMP".

Après l'échec de sa candidature à la présidence du Sénat, Jean-Pierre Raffarin arrêtera sa stratégie à son retour de l'île Maurice, où il se reposera au début de novembre.

En attendant, il s'est inscrit comme "apparenté au groupe UMP" et se donne le temps de la réflexion : il a prévenu François Fillon qu'en l'état actuel de la situation il envisageait de ne pas voter le budget. Il estime aussi que Xavier Bertrand ne l'a pas soutenu, contrairement à ce qu'il lui affirmait. Le sénateur de la Vienne a profité d'un mot d'esprit du ministre, faisant allusion au Sénat, lors du bureau politique de l'UMP, le 7 octobre, pour le moucher : "L'humour, c'est comme les Affaires sociales : c'est une affaire de professionnels."


Sur la rencontre entre Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy le 13 octobre 2008, lire ICI.

Et la rencontre entre Jean-Pierre Raffarin et François Fillon le 6 octobre 2008 est racontée ici.


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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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