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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 19:22

Pyrrhus était un roi grec, notamment des Molosses (peuplade d'Epire). Il était un bon militaire mais un piètre politique. Mari d'Antigone, il combattit souvent les Romains et voulait envahir toute l'Italie et la Sicile.

 

En 280 av. J.C., il épouvanta les Romains à Héraclée en utilsant des éléphants.

 

Il gagna aussi la bataille d'Ausculum en 279 av. J.C. mais ces deux dernières victoires lui coûtèrent très cher en hommes.

 

Une analogie avec ce qu'il se passe en ce moment au PS ?

 

Un peu... la succession d'Alexandre le Grand entraîna une balkanisation de son empire...

 

Et en 280, une râclée à cause de la vue d'éléphants... et une victoire à la Pyrrhus...

 

 

SR

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/24/1336326_victoire-a-la-pyrrhrus.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 07:25

(dépêches)

 

 

 


 
Comment tricher dans les fédés

Le PS en chantier
Casse tête pour la succession de François Hollande.

Politiques 24 nov. 1008 - 6h51

Mort qui vote, chiffres et signatures falsifiés… panorama des pratiques.

130 réactions
PAUL QUINIO
 
Le PS va-t-il ouvrir, comme le dit un ancien militant, «le grand livre de la triche» que tous les ténors socialistes rangent après chaque scrutin interne au rayon des archives classées «secret-défense-des-intérêts-bien-compris-du-parti». Rien de moins sûr, car le dossier est explosif. Il n’épargnera personne. Il dégoûtera un peu plus les militants et fera vaciller le dernier principe qui reste quand tout fout le camp : le vote militant.

Car, même si un cadre qui a participé dans le passé à des commissions de récolement précise qu’elles commencent toujours par valider les fédérations où il n’y a pas de problèmes, «et c’est la grande majorité», les «bonnes vieilles» pratiques ont de beaux restes. Et, malgré le ménage entrepris par Lionel Jospin et François Hollande en 2000, les grandes fédérations (Bouches-du-Rhône, Hérault, Nord, Pas-de-Calais) restent des territoires suspects. A Paris, où la fédération compte beaucoup de cadres, «c’est plus dur de tricher», précise un connaisseur. Il ajoute, ironique : «Il suffit de voir ce qui est arrivé à Delanoë», minoritaire dans sa propre section.

«Bonne franquette».Mais, au fait, comment font-ils pour frauder ? «Rien de plus simple», répond un socialiste averti. «Il y a 50 milliards de façons de s’y prendre», confirme l’ancien, qui précise que «le grand livre» comporte deux grands chapitres. Le premier relate ce qui peut se passer dans les sections le soir des votes ; le second dans les fédérations départementales, qui centralisent par téléphone les résultats.

Dans les sections, surtout dans les petites en milieu rural, «tout se passe à la bonne franquette», rappelle d’abord un militant. «On sert un coup un boire, les anciens se retrouvent», tout le monde se connaît. Et, surtout, le secrétaire de section sait qui vient voter et qui ne viendra pas. Rien de plus facile de voter discrètement pour un absent, notamment à l’ouverture du scrutin, peu après 17 heures, «quand il n’y a encore personne, sauf les deux ou trois responsables qui sont de mèche». Soit quelqu’un «signe à la place» des absents. Soit, «quand on constate un écart entre le nombre d’enveloppes et celui des signatures sur le bordereau, le secrétaire de section s’en sort en disant : "Mince, Machin a oublié de signer." Et signe à sa place».

Ces petits manèges sont plus faciles quand aucun scrutateur n’a été envoyé pour vérifier la validité des opérations de vote. Mais, quand il y en a un, «on peut toujours organiser un leurre pour attirer son attention sur un petit problème, et dans son dos glisser quelques enveloppes dans l’urne», raconte un cadre fédéral.

Un autre, rangé des voitures, se souvient avoir dû examiner en commission de récolement trois contentieux : celui d’une section moribonde qui ne s’était pas réunie pour voter mais dont la fédération avait les résultats, un autre «où un mort avait voté», un dernier où le résultat avait été proclamé avant le dépouillement.

«3 transformé en 8». Les opérations de collecte des résultats à la fédération départementale sont l’autre théâtre des tricheries. «Un leader de petite motion m’a dit un jour qu’il disposait de six voix dans une section. En arrivant à la fédé, il ne les avait plus…» raconte un militant. Confrontés à des scores à ses yeux pas satisfaisants, «le responsable fédéral peut rajouter trois cents voix, cinq voix dans telle section, dix dans telle autre, quinze ailleurs, de préférence dans les petites, rapporte un militant. Un 3 transformé en 8, c’est vite arrivé ! Et comme personne ne vient jamais fouiller dans nos affaires»… Personne ?

 

 

Commission PS: Daniel Vaillant quitte les travaux pour «obligations municipales»

 

Politiques 24 nov. 2008 - 10h06 (mise à jour à 14h26)
HEURE PAR HEURE

Les travaux de la commission de récolement continuent malgré le départ de son président. Bruno Le Roux prend le relai.

499 réactions
FRANÇOIS VIGNAL (avec AFP)

15h59 Bertrand Delanoë se dit «très malheureux» en tant que «militant socialiste» après le vote controversé à l'élection du premier secrétaire du PS. En revanche, déclare-t-il, «je suis assez fier d'appartenir à une fédération où il n'y pas une voix contestée», faisant valoir qu'il n'y a pas eu de fraude à Paris.

15h40 Surprise. Daniel Vaillant, qui préside la commission de récolement, quitte Solférino. Il doit partir «pour obligations municipales» dit-il... Bruno Le Roux préside en son absence la commission, qui continue ses travaux. Daniel Vaillant souligne qu'il faudra, après la commission, «un travail dans la soirée, la nuit, demain matin, pour corroborer les renseignements» sur les contestations, «afin de rendre le rapport demain pour le conseil national».

15h10 Un passant lance, devant les journalistes qui attendent emmitouflés, «Obama, au PS !»

15 heures. C'est la reprise des travaux de la commission. Le ton de Jean-Pierre Mignard, représentant Ségolène Royal, semble un peu plus à l'apaisement. «La commission est la première de nos juridictions», dit-il. Une solution juridique ne doit être entreprise «que si le PS n'est plus capable par lui-même de trouver une solution.»

14h55 Devant la brasserie qui fait l'angle avec la rue de Solférino, un proche de François Rebsamen, lui-même soutien de Royal, parle à quelques journalistes. Il ne fait pas partie de la commission de récolement, mais raconte néanmoins ce qui s'y passe et donne son analyse. «Daniel Vaillant est arrivé ce matin en disant "Il y a un résultat annoncé, avec Martine Aubry en tête de 42 voix". Connaissant le parti, ça ne bougera pas», dit-il, pronostiquant un Daniel Vaillant sortant en fin de journée pour annoncer que tout est renvoyé demain au conseil national, devant le nombre de contestations...

Le proche de «Rebs» continue, et précise que «sur un total de 72 PV» de votes litigieux, «15 n'ont pas été signés» par l'un ou l'autre des deux camps, ou les deux. Il ajoute qu'«il manque les PV du Nord et de Seine-Maritime, qu'on devrait avoir dans l'après-midi».

Au même moment, Christophe Borgel, proche de Martine Aubry, passe devant son «camarade». «Ne croyez-pas tout ce qu'il dit!», rigole-t-il. Rire général. Ce lieutenant d'Aubry reprend son sérieux : «Il y a des gens qui ont mis en cause un vote. Faut-il encore qu'ils le démontrent vraiment».

13h50 Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian:«Si j'avais un conseil à donner (aux socialistes), pour qu'ils ne passent pas leur vie à se chamailler sur les conditions de l'élection et la légitimité, c'est de recommencer leur élection».

13h20 Les membres de la commission de récolement sortent. C'est la pause de midi. Daniel Vaillant, qui l'a préside, ne fait pas de commentaire. Il se borne à un «on travaille».

Le sénateur royaliste David Assouline suit d'abord le même chemin: «On travaille. C'est très studieux». Avant de lâcher un peu plus: «On met du temps sur tous les récolements. Nous n'avons même pas encore reçu l'ensemble des PV (procès verbaux) des fédérations», s'agace-t-il. L'ambiance est cependant «respectueuse». Alors que la commission doit reprendre ses travaux vers 15 heures, il annonce «encore de nombreuses heures de travail».

Jean-Pierre Mignard, l'autre soutien de Royal présent, évoque une ambiance «ferme et cordiale». «C'est un long travail d'inventaire, avec des contestations de part et d'autre. Elles concernent une quarantaine de fédérations». Le président de Désir d'avenir prédit que «ça va nous entraîner sans doute très loin dans la nuit».

Christophe Borgel, présent pour Martine Aubry, sort à son tour: «Tout va bien». Mais quand les journalistes lui apprennent que Mignard évoque une quarantaine de fédérations problématiques, il fronce les sourcilles: «C'est étonnant. On vient de prendre un engagement de ne pas en parler.» Et la machine à petites phrases reprend du service: «Je dis méfiance, c'est le même qui donnait Ségolène Royal gagnante à 53% vendredi», lance Borgel, soulignant que Jean-Pierre Mignard ne peut pas présumer du temps que durera la commission.

François Lamy, bras droit de Aubry, sort à son tour. «Il y a des ajustements. Il faut faire confiance à notre droit interne», souligne-t-il. Après le conseil national, «il faudra constituer une équipe, (…) avec toutes les compétences, y compris celles venant de Ségolène Royal», ajoute Lamy, qui se place toujours en position de gagnant. Quant à l'avenir du PS, il se veut rassurant: «On a subi une crise importante entre 1990 et 1995, où le PS a eu cinq premiers secrétaires différents. En 1997, nous avons gagné».

11h58 Et si le conseil national du PS nommait Royal et Aubry «co-premières secrétaires nationales»? Voilà la proposition de deux adjoints au maire de Metz, Anne Fritsch-Renard (pro-Royal) et Olivier Payraudeau (partisan de Martine Aubry) qui avancent «à titre d'exemple» les noms Michel Sapin ou Pierre Moscovici qui s'étaient initialement prononcés pour Bertrand Delanoë.

11h54 «Pourquoi faut-il (...) qu'à chaque rendez-vous démocratique interne au PS, ce soit toujours les mêmes départements qui focalisent l'attention et les critiques?», s'interroge Jean-Jacques Urvoas, le premier secrétaire du PS dans le Finistère, qui avait pris position pour la motion de Bertrand Delanoë avant le Congrès de Reims, puis s'était prononcé pour Martine Aubry. «Tout cela est une insulte pour les dizaines de milliers d'adhérents qui votent dans le calme et la sérénité»

10h47 Yvon Graïc, le mandataire de Ségolène Royal en Seine-Maritime: «Nous ne parlons pas de tricheries ni de magouilles mais simplement nous voulons que les choses soient vérifiées». Il précise que la commission de récolement fédérale (départementale, ndlr) doit se réunir cet après-midi dans cette fédération fabiusienne.

9h45 Début des travaux de la «commission de récolement», au siège du parti, rue de Solferino. Cette commission, dirigée par le député et ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant, est chargée d'examiner les contestations du scrutin de vendredi pour la désignation du nouveau premier secrétaire du Parti socialiste.

La commission comprend treize membre parmi lesquels trois mandataires de chaque camp, et deux représentants de l'eurodéputé Benoît Hamon, éliminé du second tour par le vote militant du 20 novembre.

9h34 Pour Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, le PS offre «un bien triste spectacle pour un bien triste programme» avec ses déchirements: «on ne peut plus compter sur lui pour faire figure d'opposition principale à la politique du gouvernement».

8h58 Sur France inter, Ségolène Royal assure qu'elle «fait confiance à la commission de récolement». «Si je l'emporte de dix voix je demande un (nouveau) vote des militants. Ce n'est pas une question de personnes, c'est une question de principes».

8h21 Pierre Moscovici, partisan de la motion de Bertrand Delanoë, plaide pour «une direction collective, resserrée associant tous les courants» du PS afin de faire pendant quelques mois «un travail d'apaisement, de réconciliation». Interrogé sur RTL, il ajoute: «la réalité c'est qu'on ne sait pas vraiment et qu'on ne saura pas» qui de Martine Aubry ou de Ségolène Royal a gagné l'élection pour le poste de premier secrétaire du PS.

21h51 Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), se met en congé du parti socialiste. «Je ne veux plus participer à cette mascarade. C'est lamentable. J'ai honte. Au moment où le parti socialiste se déchire en deux sur une position libérale, ma présence au PS ne sert plus à grand chose à gauche».

20h32 Les déchirements au sein du PS sont un «triste événement, mal perçu» à étranger, assure Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères qui a achevé samedi une tournée de trois jours en Ethiopie, au Tchad et au Mali.

(Source AFP)

 
La commission de récolement doit départager Aubry et Royal

Le PS en chantier
Casse tête pour la succession de François Hollande.

Politiques 24 nov. 2008 - 11h50

La commission de récolement, chargée d’examiner les cas litigieux après le vote vendredi pour élire la nouvelle première secrétaire, est en cours. Les représentants des deux camps sont venus avec leurs dossiers...

124 réactions
F.V.

Nouvel acte dans le psychodrame que vit le Parti socialiste. Depuis ce matin, 9h45, la «commission de récolement» a ouvert ses travaux. Par ce terme, renvoyant au vocabulaire des huissiers, le PS doit examiner les contestations liées au vote pour le poste de premier secrétaire. Le rapport final sera examiné demain par le conseil national, qui devrait définitivement prendre une décision.

Le député et ancien ministre jospiniste Daniel Vaillant préside la commission. Des représentants de Royal, Aubry et Hamon sont aussi autour de la table. Un travail de longue haleine les attend. A son arrivée au siège du PS, peu avant 9 heures, Daniel Vaillant a assuré que les procès verbaux du scrutin seront examinés «les uns après les autres», parlant de «travail méthodique». Il s’est au passage étonné que les élections des premiers secrétaires fédéraux (pour le département) n’aient pas autant suscité de réclamations, alors que les scrutins ont eu lieu dans les mêmes bureaux et le même jour que le vote pour élire le patron du PS.

«Il faut instruire les dossiers sans a priori»

Se frayant un passage au milieu des journalistes et cameramen, le sénateur David Assouline, venu pour Ségolène Royal avec Jean-Pierre Mignard, s’est voulu plutôt apaisant, après les attaques du week-end. «Il y a des dizaines de contestations. Il faut instruire les dossiers sans a priori», «on va travailler normalement», a-t-il dit, alors que Ségolène Royal a assuré ce matin «faire toute confiance» à la commission. David Assouline ajoute cependant, manière de mettre un peu la pression, qu’«il n’y a pas de résultat pour le moment. Il faut sortir de la commission avec un résultat».

A peine deux minutes plus tard, Christophe Borgel, pour Martine Aubry, rappelle qu’il entre dans la commission sans changer de position: «Ce ne serait pas raisonnable de revoter», alors que Ségolène Royal le demande depuis samedi matin. «Nous allons avoir un travail sur les contentieux», dit-il, tout en dénonçant «les déclarations qui mettent en accusation et divisent les socialistes». «Il faut accepter les résultats. (On ne peut pas) demander à la justice de désigner le leader du parti d’opposition», prévient Christophe Borgel. Côté Royal, on n’exclut pourtant pas une action devant les tribunaux. Avant de pousser la porte de Solférino, Borgel ajoute : «Nous respecterons les instances du PS». Précision : le conseil national, qui se réunit demain, ne compte que 30% de partisans de Royal.

Scores gonflés

Parmi les cas qui doivent être examinés à la loupe par la commission de récolement, celui du Nord, où les royalistes dénoncent notamment un score gonflé pour la maire de Lille de 20 voix ; en Nouvelle-Calédonie, les votes favorables à Royal n’ont pas été transmis ; en Moselle, une erreur humaine a entraîné l’inversion des voix, en défaveur de l’ex-candidate à la présidentielle ; les royalistes ont aussi des suspicions sur la Seine-Maritime, fédération fabiusienne, où l’augmentation du score de Royal, entre les deux tours, est plus faible qu’ailleurs en France.

En face, le camp Aubry a aussi ses dossiers. En Gironde, une section a enregistré trop de voix pour Royal (41 de plus) et pas assez pour Aubry (11 de moins). Les partisans de la maire de Lille pointent aussi leurs regards sur les Bouches-du-Rhône et l'Hérault, qui figurent parmi «les grosses fédés». Elles ont largement voté Royal (à 72,5 % et 67,2 %). Et reste le cas de la Guadeloupe. En raison du décalage horaire, la fédération votait encore vendredi soir, alors que la rue de Solférino était déjà en ébullition. Résultat, 82% des voix pour Ségolène Royal. A la commission de récolement de mettre au clair tous ces cas litigieux.


 
Pantalonnade

Le PS en chantier
Casse tête pour la succession de François Hollande.

 

Politiques 24 nov. 2008 - 6h51
86 réactions
laurent joffrin
 
Fous ! Ils sont devenus fous ! La rage suicidaire qui a saisi les socialistes depuis deux jours laisse la gauche profonde pantoise, furieuse et désabusée. Déjà, l’interminable processus de désignation du premier secrétaire avait enfoncé l’opinion dans les méandres d’une compétition amère et byzantine. C’était, pensait-on, le résultat d’anciennes procédures, respectables à défaut d’être modernes, démocratiques en tout cas. La contestation du vote final, les accusations croisées de tricherie et l’extravagante menace de porter le différend devant les tribunaux transforment ce processus obscur en éclatante pantalonnade. Ainsi, un tribunal pourrait être conduit à désigner le chef de l’opposition en France ! Détournement du droit, humiliation de la politique… Ils ont triché ! «Nous ne laisserons pas faire !» disent les plus remontés des protagonistes. Ils ne font que mettre en lumière l’usure et la corruption d’un appareil dont les votes sont incertains, biaisés et finalement non représentatifs. Exécuteur du ségolisme, Manuel Valls proclame que le vote de Lille était truqué. Ses adversaires rétorquent que ceux de l’Hérault ou des Bouches-du-Rhône, fiefs royalistes, sont tout aussi suspects.

La vérité, c’est qu’on les croit tous. Et que c’est ce mécanisme électoral qu’il faut jeter aux orties. Les adversaires de Ségolène Royal affirment que sa conception du parti ne leur convient pas et que ses positions sont trop fluctuantes pour qu’on lui fasse confiance. Vraie ou fausse, l’accusation supposait chez ces procureurs une attitude logique. Que n’ont-ils, si le parti était en danger, suscité en face d’elle une coalition cohérente fondée sur des idées fortes ? Mais non. L’acide de l’ambition a dissous tous les arguments. C’est à la dernière minute, dans une ambiance de complot vénitien, qu’ils ont intronisé Martine Aubry en amazone du «Tout sauf Ségolène». Le résultat ne s’est pas fait attendre : déterminée, imaginative, Ségolène Royal a pris le rôle de la réformatrice et Martine Aubry celui de la Sainte-Mère des conservatismes. Le score de Royal est passé du tiers à la moitié des adhérents, démontrant avant tout la volonté de renouveau qui émane de la base. On dira qu’on peut se passer du PS, qu’il y a d’autres forces politiques en France capables d’incarner un idéal progressiste, à gauche et même au sein de la droite. Certes. Bayrou, Besancenot, Cohn-Bendit ont tous trois légitimité à recueillir les dépouilles d’un socialisme décidément trop étranger au monde qui l’entoure. Certains diront que le volontarisme sarkozien peut aussi fournir une issue de secours… Mais si l’on n’est ni sarkozyste, ni centriste, ni trotskiste, à quel saint se vouera-t-on ? Ou à quelle sainte ? Par sa force électorale et son implantation locale, le PS est incontournable sur l’échiquier politique. Sa transformation en champ de foire informe déséquilibre d’un coup la démocratie française, en coupant à l’opposition l’espoir de gouverner à brève échéance. Il n’est qu’une solution à cette tragicomédie : respecter les procédures actuelles, aussi contestables soient-elles, désigner une gagnante et transformer à grande vitesse cette machine passéiste en formation politique digne de ce nom. Changer ou mourir…
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PS: il va falloir récoler les morceaux...
 

Le PS en chantier
Casse tête pour la succession de François Hollande.

Politiques 24 nov. 2008 - 15h46 (mise à jour à 16h06)
 
A défaut d'offrir une alternative crédible à la politique de Sarkozy, le PS nous aura au moins donné l'occasion d'apprendre un mot nouveau. Qui, en dehors des bibliothécaires et de quelques linguistes distingués, peut jurer qu'il connaissait le «récolement» il y a encore quelques jours ? Pas grand monde. Et d'ailleurs, ça veut dire quoi, «récolement» ?

Il s'agit, nous apprend le dictionnaire juridique, «d'un contrôle opéré par un huissier ou par un greffier fait après inventaire, après saisie ou après apposition de scellés afin de vérifier que les biens mis sous main de justice n'ont pas été déplacés ou détournés». Huissier, saisie, scellés, main de justice: tout cela colle assez bien avec l'ambiance au PS en ce moment.

Autre définition, fournie par wikipedia celle-là : «Le récolement est une opération de contrôle de la présence de documents dans un local d'archives, dans une bibliothèque ou dans un centre de documentation». A ne pas confondre, précise malicieusement la feuille de chou avec le recollement des morceaux qui, au parti socialiste, s'annonce difficile...

 
Faux en écriture, diffamation...: les coups volent au PS

Le PS en chantier
Casse tête pour la succession de François Hollande.

Politiques 23 nov. 2008 - 15h45

Le premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Gilles Pargneaux, proche d'Aubry, va porter plainte pour diffamation contre Manuel Valls, après que celui-ci a annoncé une plainte pour faux en écriture dans une section PS à Lille.

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Le premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Gilles Pargneaux, proche de Martine Aubry, a annoncé dimanche qu'il porterait plainte pour diffamation contre Manuel Valls, après son annonce d'une plainte pour faux en écriture à propos d'un décompte de voix d'une section PS à Lille.

"Je vais déposer plainte contre Manuel Valls pour diffamation", a déclaré Gilles Pargneaux à l'AFP, après que le député-maire d'Evry, lieutenant de Ségolène Royal, a annoncé sur Canal + qu'une plainte serait déposée pour "faux en écriture" suite à la contestation du décompte des voix entre Martine Aubry et Ségolène Royal dans une section lilloise.

"L'annonce des résultats donnait 110 voix pour Martine Aubry, devant les caméras. Dans le PV qui est arrivé à la fédération, on lit désormais 130 voix. Donc il y a eu 20 voix qui se sont portées en faveur de Martine Aubry pour faux en écriture", a accusé Manuel Valls. "Donc, il y aura une plainte qui sera déposée".

"On a constaté visiblement une erreur dans la proclamation des résultats. Les observateurs de Ségolène Royal étaient présents et n'ont fait aucune remarque tout au long de la soirée", a de son côté estimé M. Pargneaux.

"Quand on est toute la soirée ensemble dans la plus grande transparence, on est en droit de le dire si on trouve qu'il y a des problèmes, pour les régler tout de suite", a-t-il ajouté.

"D'un coup dans la journée, on dit +ah, il y a un problème, parce qu'on a vu le secrétaire de section à la télévision annoncer 110 voix pour Martine Aubry, et finalement, on voit 130 voix sur les tableaux récapitulatifs. J'ai vérifié, je vois le bordereau avec 130 voix: pourquoi, s'il y a eu un problème, on ne m'en a pas parlé avant?", s'est interrogé Gilles Pargneaux.

"Compte tenu que Manuel Valls a publiquement ciblé ce problème, je porte plainte pour diffamation", a concluGilles Pargneaux.

 

Le parti socialiste en pleine confusion sur les chiffres

Le PS en chantier
Casse tête pour la succession de François Hollande.

Politiques 23 nov. 2008 - 16h01

Depuis samedi, les deux camps évoquent des tricheries ou des erreurs ayant, selon eux, faussé le scrutin, les royalistes réclamant un nouveau vote, "contrôlé et incontestable". Samedi, les deux camps ont évoqué des tricheries ou des erreurs ayant,

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La bataille de chiffres continue à faire rage aujourd'hui entre les camps Aubry et Royal, la première étant donnée victorieuse dans la course à la tête du PS, à la veille de l'examen par une commission de ces contentieux symboliques d'une profonde division du parti.

"Les disputes sur les résultats sont de mise après toute consultation", observait ce matin un responsable socialiste qui, dans cet entre-deux du parti, préférait garder l'anonuymat. "Mais évidemment, l'enjeu est inédit."

Enjeux capitaux

Il est en effet rien moins que la direction du premier parti d'opposition pendant trois ans: la future patronne préparera les socialistes à la présidentielle, perdue trois fois de suite par le parti.

Selon un décompte proclamé samedi par la direction du PS, à l'issue d'une nuit blanche pleine de bruit et de rumeur, la maire de Lille a devancé l'ex-candidate à la présidentielle de 42 voix, sur 134.784 suffrages exprimés.

Un air de Floride

Samedi, les deux camps ont évoqué des tricheries ou des erreurs ayant, selon eux, faussé le scrutin, les royalistes réclamant un nouveau vote, "contrôlé et incontestable".

Aujourd'hui, dans cette configuration à la "floridienne" (recompte de votes en 2000 pour départager Gore et Bush) où chaque voix pèse lourd, des informations continuaient à filtrer sur des erreurs matérielles, des rectifications en cours.

La plus spectaculaire a été la Gironde dont le premier fédéral sortant, Alain Anziani, mandataire d'Aubry, a fait état d'une "erreur de retranscription" dont la correction se traduit, assure-t-il, par 11 voix de plus pour sa championne et 41 de moins pour sa rivale.

Attention, a illico mis en garde l'eurodéputé royaliste Gilles Savary, il faut attendre un "résultat consolidé" après "vérification des listes d'émargement, sous contrôle pluraliste".

De Guadeloupe, de Moselle, de Nouvelle-Calédonie, de Lille sont aussi venus des dénonciations d'"anomalies", des demandes de corrections de part et d'autre.

C'est à la "commission de récolement" (terme utilisé pour les inventaires d'huissier...) qu'il revient de passer en revue les procès-verbaux de fédérations.

Dirigée par le député Daniel Vaillant, un proche de Lionel Jospin, avec pour rapporteur Philippe Bonnefoy ("un nom qui garantit", s'amuse un cacique), elle se réunit lundi à 09H00 pour un chantier qui promet d'être long: toute la journée et peut-être encore mardi, avant le Conseil national appelé à trancher.

La commission comprend trois mandataires de chaque camp, avec, en observateur, un représentant de l'eurodéputé Benoît Hamon, éliminé du second tour par le vote militant du 20 novembre.

Un fin connaisseur du PS prédit que les problèmes viendront des petites fédérations, le ménage ayant été fait, à ses yeux, dans les très grosses naguère accusées de libertés avec les listes électorales et les urnes.

Ainsi les Bouches-du-Rhône, souvent dans le collimateur, n'ont pas enregistré de contestation. Robert Navarro, secrétaire fédéral (royaliste), assure que les résultats de l'Hérault ont déjà été validés sans difficulté.

La commission adressera un rapport au conseil national qui prendra sa décision sur la base de chiffres définitifs.

Après ce "débat arithmétique", il faudra bien en revenir au "débat politique", affirme un haut-responsable du parti. Sous-entendu : il faudra inventer une façon de gouverner un parti scindé en deux blocs, en pleine guerre froide.

Mais "les deux protagonistes ne semblent pas dans cet état d'esprit", observe en forme de litote, un député PS.

(Source AFP)

 

 

 

 

 

 

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 04:15

Il date du 22 novembre 2008 et est disponible sur le site du Parti socialiste à ce lien :

 

http://www.box.net/shared/static/17m6tbj7i7.pdf

Il manque les résultats de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française.

 

 

 

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 19:26

Dans le journal de 20 heures de Claire Chazal sur TF1 le samedi 22 novembre 2008, j'avais noté que Ségolène Royal avait sorti un lapsus.

 

Je le retranscris plus précisément (je n'avais pas rêvé).

 

Alors qu'elle évoquait les résultats litigieux, elle expliquait les deux cas possible, si c'est elle qui arrive en tête, alors, elle la soutiendra l'unité du parti, ...mais si ce n'est pas elle...

 

 

"Si c’est moi qui n’arrive pas devant, eh bien, nous aiderons celle qui n’arrive pas devant."

 

 

On pourrait croire que c'est un lapsus, mais en fait, non, c'est très clair sur ses intentions.

 

Et déjà, les rumeurs vont bon train sur un départ des royalistes du Parti socialiste... en cas d'arrivée en première place de Martine Aubry.

 

Une scission pas si incohérente que cela...

 

Avantages et inconvénients ici.

 

 

SR

 

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/23/1335127_segolene-royal-lapsus-ou-intention.html

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 10:22

(dépêche)

 


Le Ps se réunit lundi pour examiner les recours, Royal parle de saisir la justice

 

dossiers

PARIS (AFP) - 23/11/08 12:24

Le PS s'enfonce dans la crise

 

Le PS doit réunir sa "commission de récolement" pour examiner les recours nés de l'élection à sa tête de Martine Aubry, tandis que le camp de Ségolène Royal, la rivale battue d'un souffle, envisage une instance de médiation, ou même de saisir la justice.

La "commission de récolement", chargée de faire l'inventaire de toutes les contestations issues du vote des militants dans les 3.200 sections du parti, se réunira lundi matin.

Cette commission animée notamment par Philippe Bonefoy - président du bureau national des adhésions et homme du contentieux au PS - comprendra notamment trois représentants de chacune des deux candidates et un représentant de Benoît Hamon, présent au 1er tour, selon M. Vaillant. Elle fera un rapport au Conseil national du parti, prévu mardi, "constatant les accords et les désaccords" et il appartiendra au Conseil "de prendre ses responsabilités et de valider ou non ces résultats".

Interrogé sur la menace de Manuel Valls, l'un des lieutenants de Mme Royal, de saisir éventuellement la justice, M. Vaillant a estimé que "ce serait une rupture de plus. Je ne crois pas que la judiciarisation de la vie interne du Parti socialiste soit la solution". Il a souligné que le parti allait demander aux fédérations d'envoyer leurs bordereaux signés avec les éléments qui pourraient nourrir les contestations. L'ancien ministre a remarqué que "l'élection des premiers secrétaires fédéraux, élus vendredi par les mêmes électeurs dans les mêmes bureaux de vote, ne semble pas avoir posé de problèmes majeurs" ce qui "relativise les contestations".

Cette commission représentant toutes les tendances doit établir un rapport, qui sera à son tour examiné par le Conseil national mardi soir 25 novembre.

Selon le 1er secrétaire sortant, François Hollande, c'est ce parlement du PS, où les amis de Mme Royal ne "pèsent" que 30%, qui décidera en dernière instance: "Il va se prononcer sur le résultat et désigner la prochaine première secrétaire".

Si M. Hollande affirme que le Conseil national décidera en dernière instance, les proches de Ségolène Royal assurent en revanche que celle-ci est prête à contester le résultat de l'élection par "tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires", comme en a averti samedi Manuel Valls. Jean-Pierre Mignard, avocat et proche de Mme Royal a suggéré la constitution d'un "jury de médiation, de conciliation" qui pourrait être composé de "trois personnalités reconnues pour leur grande intégrité morale et leur compétence juridique". Il a cité à cet égard l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, actuellement sénateur.

Ces trois personnalités seraient chargées de dénouer la situation, les deux camps s'engageant à respecter leur décision, a ajouté Me Mignard. Quant à une saisine de la justice, -une requête auprès du tribunal de grande instance avec une assignation à jour fixe -, le juge aurait alors selon Me Mignard à apprécier si la présentation "d'une liste d'irrégularités est légitime".

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 20:36

Le Parti socialiste s’est floridé cette nuit du 21 au 22 novembre 2008. C’est la confusion la plus totale.

 

Quelques dizaines de voix (42 ?) sépareraient Martine Aubry et Ségolène Royal parmi plus d’une centaine de milliers de voix. Martine Aubry revendique la victoire, mais Ségolène Royal la conteste et demande un nouveau vote…

Deux choses sont cependant démontrées :


1. L’arithmétique électorale n’a rien de rationnelle.

L’ancien directeur de campagne de Ségolène Royal, Patrick Mennucci, venait, entre les deux tours, de poser son désormais fameux théorème : 25 + 25 = 35. On pourra également rajouter depuis cette nuit celui-ci : 35 + 22 = 50.

Martine Aubry est loin d’avoir fait le plein des voix des hamonistes. Même s’il lui manque quelques voix pour gagner (ce qui reste à confirmer), Ségolène Royal a encore une fois renforcé son assise au sein de la base socialiste.


2. Le Parti socialiste est clairement divisé en deux.

L’éclatement du Parti socialiste est désormais patent : une coupure étrangement en deux partis égaux.

Beaucoup de militants "anti-royalistes" estiment que la faible avance (mais quand même avance) de Martine Aubry suffirait à faire le rassemblement qu’ils ont été incapables de faire à Reims ou avant, en faisant par exemple une direction collégiale incluant Martine Aubry, Vincent Peillon et Benoît Hamon.

Dans un tel cas, on se poserait forcément la question de la cohérence politique alors que quelques jours avant, tout les séparait : ligne idéologique, stratégie d’alliance et vision de l’avenir de leur parti…


Un net clivage

La question reste toujours la même : quel a été le clivage réel qui a motivé le choix quasi-quantique des militants socialistes, incapable de clairement lever l’indétermination socialiste ?

Je l’ai déjà écrit par ailleurs, le clivage était le même que celui opposant François Mitterrand à Michel Rocard au congrès de Metz en 1979, à savoir, la gauche archaïque face à la gauche moderne. Le malheur, c’est que tout corps a besoin à la fois de ses racines (qui ressourcent) et d’une vision d’avenir (qui grandit).

Ségolène Royal, c’est une vision moderne qui fait fi de toutes les traditions. En ce sens, comme pour Nicolas Sarkozy, rien n’est tabou pour Ségolène Royal. Elle a compris que la France "se prenait" par la droite comme seul a su le faire François Mitterrand (en 1988, c’était moins le cas en 1981). Elle a compris aussi que les statuts du PS sont dépassés et qu’il faut absolument les réformer pour l’adapter aux enjeux politiques actuels. L’UMP, le MoDem et même le FN l’ont compris depuis longtemps : leur direction partisane est sans doute "monovocale" mais a le mérite d’être efficace et compréhensible aux yeux de l’opinion publique. Son "populisme", même s’il a effrayé, a permis de redonner de l’audience parmi les classes moyennes ou peu aisées à un parti devenu essentiellement attractif pour une classe "bobo".

Martine Aubry, c’est la vieille tradition du Parti socialiste actuel. Un conglomérat d’éléphants à peine éduqués qui peinent à cacher leur impatience d’être candidats. Ses partisans donnaient notamment comme argument qu’elle avait réussi à rassembler des courants bien hétéroclites : fabiusiens, strauss-kahniens puis delanoïstes, hollandais, rocardiens etc. Certes, mais justement, ces courants n’ont pas disparu. Aubry servait à mettre en attente les ambitions présidentielles des éléphants (Strauss-Kahn, Fabius, Hollande, Delanoë etc.). Mais maintenant ? Le pire, c’est que la direction nationale étant représentée à la proportionnelle (l’archaïsme le plus létal), la prochaine première secrétaire aura bien dû mal à conduire le Parti socialiste de façon non chaotique.


Reims comme de l’acharnement jospinien

Pourtant, si on reprend le précédent de 1995, Ségolène Royal aurait dû devenir dès l’automne 2007 première secrétaire du Parti socialiste. Le premier secrétaire sortant Henri Emmanuelli s’était effacé sans broncher pour laisser Lionel Jospin reprendre le contrôle du PS en raison de son score honorable à l’élection présidentielle de 1995. Ségolène Royal avait, en 2007, réussi une meilleure performance que Jospin en 1995 (et qu’en 2002 évidemment !). Le PS aurait dû en toute logique lui laisser les clefs… sauf que de nombreuses raisons dont la rancœur des éléphants de s’être fait démunir de la candidature à l’élection présidentielle ne serait pas la moindre.


Et maintenant ?

Le camp royaliste semble très remonté pour contester fermement les résultats. Dans tous les cas, à quelques voix près, les deux camps sont de même audience.

Je doute qu’un quatrième vote soit organisé dans les jours qui viennent. En revanche, un recomptage des bulletins ne devraient pas non plus calmer le jeu : même si le recomptage favorisait Ségolène Royal, ce serait également de quelques voix d’avance et cela ne dissiperait pas la contestation… de l’autre camp.

En analysant la situation, je me dis que la seule solution possible pour en finir avec cette crise qui décompose en direct le Parti socialiste, c’est la "séparation".

En effet, quels sont les constats ?

1. Le Parti socialiste est coupé en deux. Une partie qui veut continuer comme avant avec un fonctionnement qui le détruit. Une partie qui ne veut plus de ça.

2. Les rancœurs sont désormais très fortes, d’autant plus que se superposent, au-delà de la candidature à la prochaine élection présidentielle, des enjeux locaux ou européens importants pour la carrière des élus socialistes : européennes en juin 2009, régionales en mars 2010, sénatoriales en septembre 2011 et aussi législatives en juin 2012. Or, à chaque investiture, les luttes internes vont être torrides… (On l’a déjà remarqué pour l’élection des premiers secrétaires fédéraux).

3. Indépendamment de la carrière des élus locaux, il y a les ambitions nationales des seconds couteaux. Manuel Valls, Pierre Moscovici, Vincent Peillon, entre autres, ont considérablement perdu du terrain dans leur objectif de devenir un jour eux-mêmes des éléphants. Moscovici pourra se rattraper à des branches (il a zigzagué sans arrêt depuis trois mois), Vincent Peillon représenter l’aile royaliste au sein d’une direction aubryiste, mais Manuel Valls dont plus personne ne voudrait, que fera-t-il ?…


La logique ?

La logique, étrangement, c’est Jean-Luc Mélenchon qui l’a comprise, mais un peu trop tôt. Il a démissionné du PS bien avant la véritable bataille interne. Il s’est chevènementisé ou pasqualisé. Il ne représentera plus qu’un groupuscule inaudible. Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, en restant dans le jeu au sein du PS, l’avaient bien compris.

Si Martine Aubry était déclarée première secrétaire officiellement (ce qui est fort probable), alors Ségolène Royal aurait à faire un choix simple mais crucial : resterait -elle ou pas au sein du Parti socialiste ?


Les arguments pour rester sont évidemment nombreux :


1. Elle a dit qu’elle resterait. En se reniant, elle perdrait en crédibilité (mais elle en avait de même pour le SMIC à 1 500 euros et d’autres mesures).

2. Elle perdrait une bonne partie de ses partisans très attachés à leur parti.

3. On lui reprocherait d’être mauvaise joueuse.

4. Elle n’est pas une femme d’appareil et ne saurait pas créer et administrer un parti (comme l’a fait récemment François Bayrou).


Mais qu’aurait-elle à perdre en quittant avec armes et bagages un parti qui l’a toujours rejetée et dont les éléphants ont montré que pour eux, la direction de leur parti comptait plus que la candidature à l’élection présidentielle ?

1. Contrairement à ses adversaires internes, Ségolène Royal n’a aucun patriotisme de parti. Elle n’agit pas pour préserver un parti, mais pour défendre soit sa personne (son ambition) soit des idées (son projet, si elle en a un). Un état d’esprit qu’ont toujours eu les leaders de la droite et du centre (il suffit de voir comment la fusion du RPR et d’une partie de l’UDF en UMP s’est réalisé sans heurt, à part quelques nostalgiques ultra-minoritaires qui tenaient à "leur" parti gaulliste ; la disparition de l’UDF a fait plus de dégâts avec le MoDem et le Nouveau Centre). De plus, Ségolène Royal militait pour changer la dénomination archaïque du Parti socialiste (Dominique Strauss-Kahn aussi d’ailleurs, lui qui prônait en 2006 la sociale-démocratie).

2. Ségolène Royal jouit d’une véritable originalité dans le paysage politique qui sera effacée inéluctablement en restant au sein d’un parti dirigé systématiquement pour l’empêcher de se présenter une nouvelle fois en 2012.

3. Ségolène Royal n’a pas besoin du Parti socialiste : elle a son club de fans avec "Désir d’Avenir" et en terme de marketing électoral, la marque Royal est plus redoutable que la marque PS.

4. Enfin, politiquement, elle s’est adaptée à notre époque et pourrait nouer des alliances avec les centristes sans rester dans l’ambiguïté d’une alliance avec les communistes et la gauche altermondialiste.


Quelles seraient les conséquences d’une scission du PS ?

1. Localement, peut-être aucune si, au lieu d’être internes (dans les courants), les rivalités s’exprimaient en externe tout en préservant un accord électoral local avec le PS restant (d’autant plus que les fédérations sont aujourd’hui très royalistes ou très anti-royalistes).

2. Nationalement, une possibilité pour Ségolène Royal de proposer explicitement une alliance et un contrat de gouvernement au MoDem de François Bayrou (qui, à mon sens, aurait tort d’accepter).

3. Au sein du PS restant, la poursuite des querelles d’éléphants, puisque finalement, tous les éléphants du cirque de Rennes en 1990 seraient toujours en place en 2008 : Fabius, Jospin, Mauroy, Rocard, et leurs enfants Strauss-Kahn, Delanoë, Aubry etc.

4. Le pays y gagnerait en clarification. Naturellement, le PS résiduel se concentrerait sur sa gauche (ce que voulaient d’ailleurs les militants aubryistes) et, quoi qu’en diraient les dirigeants du PS, serait forcément en concurrence avec Olivier Besancenot (qui, d’un point de vue marketing politique, aurait une longueur d’avance).

5. Nicolas Sarkozy, dans tous les cas, n’aurait pas trop à s’en faire : séparé ou pas, le PS a sombré dans un égocentrisme qui doit écœurer les Français.

6. François Bayrou aurait tout intérêt à une scission du Parti socialiste et pourrait espérer "récupérer" quelques royalistes déçus par leur parti.

7. Le Parti radical de gauche aurait aussi un choix à faire entre sa réunification avec les radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo, la fidélité au PS historique et une union avec des royalistes séparatistes…


Avenir, désir et envie

Ségolène Royal semble avoir néanmoins perdu la partie de Reims (et perdu le parti). Son attitude dans les prochains jours scellera son avenir présidentiel : contestation des résultats et volonté réaffirmée de diriger le PS, acceptation d’une direction Aubry ou encore, démission du PS et transformation de "Désir d’Avenir" en véritable parti politique.


Et vous vous étonnez que les socialistes ne soient pas au pouvoir depuis longtemps ?



Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 novembre 2008)


Pour aller plus loin :

Précis de mathématiques pas amusantes.

Y aura-t-il un pilote dans l’avion ?

Pour une petite culotte...


Autres articles sur le PS.



 

 

 

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47615

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/22/1334055_pret-a-la-scission.html

 

 

http://www.centpapiers.com/pret-a-la-scission/3162/
 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 20:12

Elle était l'invitée de Claire Chazal sur TF1.

 

Royal : "Il n'est pas question de quitter le Parti socialiste".

Mais peut-elle dire autre chose avant mardi ?

La scission est pourtant une belle tentation.

Elle fait aussi un lapsus... Si ce n'est pas moi, alors nous ferons la rénovation avec celle qui n'est pas arrivée en tête... (ça veut dire quoi ?).

Rien d'autre de dit...

 

SR

http://www.lepost.fr/article/2008/11/22/1334365_royal-decide-de-rester-au-ps-pour-l-instant.html

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 19:53

Il a confirmé qu'une erreur a bien eu lieu et qu'il n'y a plus que 18 voix d'écart entre Martine Royal et Ségolène Aubry...

 

Il a par ailleurs déclaré que les résultats seront vérifiés lundi et que le conseil national du PS statuerait sur les résultats le mardi 25 novembre 2008.

 

C'était dans le "Soir 3" de France 3 à 19:45 ce 22 novembre 2008.

 

Les résultats complets sont à ce lien ainsi que quelques calculs d'apothicaires.

 

SR

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/22/1334347_hollande-confirme-les-seulement-18-voix-d-ecarts-entre-aubry-et-royal.html

 

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 18:43

C'est vraiment une situation ubuesque que Pierre Desproges, Coluche et bien d'autres comiques j'aurais jamais pu imaginer en cogitant ensemble.

 

Rappelons les faits.

 

Début de la matinée, peu avant six heures, le PS annonce officiellement les résultats : Martine Aubry crie victoire et le camp des royalistes conteste, notamment Manuel Valls prêt à aller devant les tribunaux...

 

42 voix d'avance pour Aubry.

 

Le détail :

 

Inscrits : 232 912.

Votants : 137 116.

Exprimés : 134 784.

 

Martine Aubry : 67 413 (50,02%).

Ségolène Royal : 67 371 (49,98%).

 

Mais voilà...

 

La fédération de la Moselle a fait une boulette involontaire.

 

En fait, ce ne serait pas 42 voix d'écart, mais seulement 18 !!

 

C'est confirmé par François Hollande sur France 3 (Soir 3 du 22 novembre 2008 à 19:45).

 

 

 

Info Europe1: 18 voix séparent Aubry de Royal

 

France> Politique

Créé le 22/11/08 - Dernière mise à jour à 18h32 3 commentaires


Information Europe 1: seules 18 voix (et non 42) sépareraient finalement Martine Aubry de Ségolène Royal à la suite d'une erreur de saisie en Moselle dans la section de Talange. L'information, non encore confirmée par Solférino, a été annoncée par le socialiste Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle. Pour le sénateur, il s'agit simplement d'une "erreur humaine". Ce coup de théâtre pourrait apporter de l'eau au moulin du camp Royal qui refuse toujours de reconnaître la victoire de la maire de Lille et réclame un nouveau scrutin.

Aubry-Royal: 18 voix d'écart et pas 42?

Congrès du PS, martine aubry, segolene royal, Politique

Par La rédaction du Post
le 22/11/2008, vu 0 fois, 0  

 

La fédération de Moselle annonce avoir fait une petite erreur...

C'est Europe 1 qui révèle l'information: une erreur a été faite dans le décompte des voix en Moselle, si l'on en croit le sénateur de Moselle Jean-Marc Todeschini. 24 voix ont été attribuées par accident à Martine Aubry lors de l'élection.

Jean-Marc Todeschini, au micro d'Europe 1, s'explique: "la permanente a un tableur, qu'elle remplit au fur et à mesure des résultats qui tombent, soit par fax, soit par téléphone, soit par email. Il y avait plein de monde dans le bureau, c'est une erreur humaine. Elle a inversé un résultat en faveur de Martine Aubry. Au lieu d'avoir 569 voix, Martine Aubry en a 557, et au lieu d'en avoir 891 pour Royal, y'en a 903."

"Je ne ressens rien de particulier, j'ai mal à la tête" a conclu le sénateur.

L'information n'a pas encore été confirmée par le siège du PS.

Mais d'autres ne se privent pas de faire quelques calculs en supprimant les fédérations un peu trop partisanes...

 

Un petit calcul qui n'a aucune raison d'être pertinent, puisque les fédérations "trop partisanes" ne pèsent pas forcément pareil, et donc en supprimant les voix correctes (c'est-à-dire ne dépassant pas 60%) des grosses fédérations, cela handicape l'une ou l'autre des candidats, donc, calcul sans pertinence mais je vous le livre ici...

 

 

La victoire de Martine Aubry n’est pas contestable

Ségolène Royal conteste le résultat, en raison de “votes massifs” dans certaines fédérations.

Pour en avoir le coeur net, à partir des résultats fournis par le parti socialiste, j’ai décidé d’établir une méthodologie simple :

Calculer le résultat sans prendre en compte les fédérations ou le vote penche massivement pour l’une ou l’autre des candidates.

Les résultats sont sans appel

En considérant toutes les fédés :
134784 exprimés, Aubry 67413 (50,02 %)

En retirant les fédés avec un vote à plus de 90% pour l’une ou l’autre (Réunion, Mayotte) :
132862 exprimés, Aubry 67067 (50,48%)

En retirant les fédés avec un vote à plus de 80% (Guadeloupe, Martinique, …) :
130847 exprimés, Aubry 66720 (50,99%)

En retirant les fédés avec un vote à plus de 70% (Nord, Seine Maritime, Bouches du Rhône, …) :
106353 exprimés, Aubry 54088 (50,86%)

En retirant les fédés avec un vote à plus de 65% (Pas-de-Calais, Landes, Hérault, ….) :
87372 exprimés, Aubry 44165 (50,55%)

En retirant les fédés avec un vote à plus de 60% :
73461 exprimés, Aubry 37795 (51,45%)

Les votes les plus “massifs”, donc les plus suspects, avantagent donc nettement Ségolène Royal

Plus on élimine les fédés s’écartant de l’écart-type, plus la victoire de Martine Aubry est nette.

Edition 18h00
Suite à des suggestions, j’ai fait un calcul d’écrétage selon la règle suivante :

Si le résultat est supérieur à 60% pour une candidate, les voix au dessus de 60 % ne sont pas prises en compte.

128305 exprimés, Aubry 64466 (50,24 %)

NB : le fichier excel si vous souhaitez vérifier le calcul

Posté le : 22 novembre 2008 dans Congrès, réactions.

(fin de citation du blog) 

 

 

 

SR

 

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 03:47

(dépêches)

 


PS: Jospin vote pour Aubry et tacle Royal

21 nov 2008 - 00h16

Lionel Jospin a voté jeudi soir pour Martine Aubry lors de l'élection du Premier secrétaire du PS. L'ancien Premier ministre, qui n'avait pas participé le 6 novembre au vote sur les motions en raison d'un déplacement prévu de longue date en Estonie, s'est rendu à 18h45 au local PS du XVIIIe arrondissement, où votaient les trois sections de l'arrondissement.

 

"Personnellement j'aurais souhaité voter pour Bertrand Delanoë au premier secrétariat. Je pense qu'il était le mieux qualifié pour faire ce travail dans les deux ou trois ans qui viennent. Pour autant, ce soir, j'ai voté (...) pour Martine Aubry au plan national", a-t-il expliqué après avoir glissé son bulletin dans l'urne de sa section "La Chapelle-Goutte d'Or". Il a croisé dans le bureau de vote son ami Bertrand Delanoë, qui avait appelé lundi ses partisans à voter pour la maire de Lille.

"Au congrès s'est dessinée une majorité potentielle très large pour une orientation politique, même si elle n'a pas été malheureusement concrétisée. Je pense donc qu'il vaut mieux que le Premier secrétaire qui dirigera le parti dans les trois ans qui viennent soit à l'unisson de cette orientation qui a été dégagée par les militants", a poursuivi M. Jospin.

Au passage, l'ancien Premier ministre, dont les relations sont très mauvaises avec Ségolène Royal, a répliqué aux attaques de la candidate contre le "vieux parti". "Dans le socialisme, les 'néos', ceux qui ont été contre le vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de très bons souvenirs", a-t-il lâché. Une allusion aux néo-socialistes des années 30, dont certains derrière Marcel Déat optèrent pendant l'occupation pour la collaboration totale avec l'Allemagne nazie. "Le sujet n'est pas vieux ou nouveau, le sujet c'est à mon avis plutôt une question d'authenticité", a conclu Lionel Jospin.

Le vote dans le XVIIIe arrondissement, fief de Bertrand Delanoë et de l'historique "bande du XVIIIe" (Lionel Jospin, Daniel Vaillant, Claude Estier, Bertrand Delanoë), a donné des résultats contrastés. La section du maire de Paris a donné un net avantage à Ségolène Royal, qui y a obtenu 53,3% des voix, devant Martine Aubry (27,8%) et Benoît Hamon (18,9%). Martine Aubry a en revanche remporté la majorité absolue dans la section de Lionel Jospin, avec 56,7% des voix, devant Ségolène Royal (32,47%) et Benoît Hamon (10,82%).

Beaucoup de militants confiaient après le vote avoir choisi Ségolène Royal. "Je préfère le parti de militants au parti d'apparatchiks", a expliqué Sylvain Lavaud, un ancien adhérent qui a acquitté ses arriérés de cotisation pour pouvoir voter. Danielle, une retraitée, a choisi Ségolène Royal après avoir voté pour la motion Delanoë le 6 novembre en raison de l'attitude "ignoble" du maire de Paris vis-à-vis de la candidate. "Vivement que le parti change", a lâché Philippe Ardoin, un adhérent à "20 euros" de 2006.

Certains électeurs de Martine Aubry paraissaient moins convaincus. "C'est le choix obligatoire", confiait Josiane, une retraitée "montée" spécialement du Var pour voter. "C'est quand même mieux qu'autre chose". Bertrand Delanoë, venu voter un quart d'heure avant Lionel Jospin, a reconnu "de la diversité". AP

 

PS: le camp Royal prédit une "nette victoire", coude à coude selon le camp Aubry

Vendredi 21 novembre 2008 - 23h55

Ségolène Royal "s'oriente vers une nette victoire", selon François Rebsamen, n°2 du PS et soutien de celle-ci à l'élection du premier secrétaire du PS, alors que des lieutenants de Mme Aubry donnaient les deux candidates au coude à coude. Evènement.

 

M. Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, qui se trouve actuellement en Côte-d'Or, interrogé par téléphone par l'AFP, s'est toutefois refusé à donner un chiffre précis.

"Avec les chiffres que nous avons des fédérations et de nos représentants dans ces fédérations, on est à 50/50", a en revanche déclaré à l'AFP François Lamy, bras droit de Mme Aubry et "certainement pas 53/47", chiffres qui circulent dans le camp Royal rue de Solférino, au siège du PS, où de nombreux journalistes attendent les résultats de l'élection.

Claude Bartolone, fabiusien et soutien de Mme Aubry, a indiqué à l'AFP que sur "72.353 suffrages exprimés, Aubry recueille 49,7% et Royal 50,3%". Il a estimé qu'en "projections" sur la totalité des fédérations de métropole Mme Aubry devrait être très légèrement en tête.

"On est dans un mouchoir de poche, mais il semble qu'il y ait un petit avantage pour Royal", a de son côté déclaré un responsable du parti, sous couvert d'anonymat.

Mme Royal avait rassemblé jeudi lors du premier tour de vote des adhérents au PS 42,9% des voix, contre 34,5% à Martine Aubry et 22,6% à Benoît Hamon selon les chiffres quasi-définitifs, rendus publics vendredi par le parti.

Benoît Hamon avait appelé à voter pour Mme Aubry. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait obtenu 25,2% lors du vote des militants sur les motions le 6 novembre, avait lui aussi appelé à voter pour le maire de Lille.



Ségolène Royal serait en tête du scrutin face à Martine Aubry

Vendredi 21 novembre 2008 - 23h23

Ségolène Royal serait en tête du scrutin vendredi soir pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, selon plusieurs dirigeants du PS.

 

Deux responsables contactés par Reuters en fin de soirée évoquaient sous couvert de l'anonymat une victoire "confortable" de l'ex-candidate à la présidentielle face à Martine Aubry, maire de Lille, au deuxième tour de l'élection.

Ils évoquaient le chiffre de 52% à 53% des suffrages des militants appelés à se prononcer pour Ségolène Royal.

Dans le camp de Martine Aubry, la prudence était cependant de mise. "A l'heure où je vous parle, après dépouillement d'un peu plus de 40.000 bulletins, on est à 50,9% pour Royal et 49,1% pour Aubry, c'est serré", déclarait un proche.

PS: Martine Aubry et Ségolène Royal à 50-50, selon les aubrystes

Samedi 22 novembre 2008 - 00h20

 

Martine Aubry et Ségolène Royal étaient au coude-à-coude à 50-50 vendredi soir après le dépouillement de 61.395 bulletins de vote au second tour de l'élection du Premier secrétaire du PS, selon les aubrystes.

 

"On est à 50-50", a déclaré à la presse François Lamy, bras droit de la maire de Lille.

D'autres informations non confirmées faisaient état d'une victoire de Ségolène Royal avec entre 52% et 53% des voix.

 


1h15: 140 voix d'écart, pronostique un hollandiste


Un proche d'Hollande vient de nous envoyer un de ces fameux textos qui font le sel des soirées électorales. Selon lui, "c'est fini": Aubry est à 50,51% et Royal à 49,49%, résultats qui ne prennent pas en compte la modeste fédération de Guadeloupe. Ce proche d'Hollande pronostique un écart final de 140 voix: "Il y aura de la bagarre". On n'en doute pas, des résultats aussi serrés ne manqueront pas d'être contestés par le camp Royal...

 

 

 

 

 

 

 

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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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