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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 03:45

« [Les] propos [de l’ancienne procureure du parquet national financier], qui ont suscité un émoi important, sont interprétés par certains comme révélant d’éventuelles pressions qui auraient pu être exercées sur la justice dans une procédure ouverte à un moment essentiel de notre vie démocratique. Il est donc essentiel de lever tout doute sur l’indépendance et l’impartialité de la justice dans cette affaire. Le Président de la République a demandé au Conseil supérieur de la magistrature d’analyser si le parquet national financier a pu exercer son activité en toute sérénité, sans pression, dans le cadre d’un dialogue normal et habituel avec le parquet général. » (Communiqué de l’Élysée du 19 juin 2020).



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L’ancienne procureure du parquet national financier a fait une déclaration le 10 juin 2020 devant une commission d’enquête parlementaire qui a provoqué une forte polémique. Même si elle a souhaité réduire la portée de ses propos quelques jours plus tard, elle a laissé entendre que le traitement de "l’affaire Fillon" n’avait pas été ordinaire et que le candidat François Fillon a été victime d’un traitement très particulier qui a abouti à sa mise en examen quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Le 29 juin 2020, François Fillon devrait être fixé sur son sort judiciaire.

Certains responsables de LR ont crié à la manipulation politique, certains allant jusqu’à dire qu’on leur a volé l’élection présidentielle. Le 19 juin 2020, afin de calmer les ardeurs, celui que certains considèrent comme le bénéficiaire de tout cela, le Président Emmanuel Macron, a annoncé qu’il saisissait le Conseil supérieur de la magistrature (dont il est constitutionnellement le président) afin de tirer cela au clair. Il a eu raison de réagir aussi rapidement : on peut être bénéficiaire de circonstances qu’on n’a jamais voulues.

On peut s’amuser à refaire le monde. C’est de l’uchronie et ce n’est pas très utile sinon se rassurer. Cela fait penser un peu à Abraracourcix, le chef du village d’Astérix, qui disait souvent que s’il avait voulu, il aurait été sénateur à Rome. Les compères Goscinny et Uderzo (qui a disparu il y a exactement trois mois) ne manquaient pas d’humour appliqué à la sociologie politique française.

Comme j’ai été soutien et électeur de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, on ne pourra pas me soupçonner de vouloir faire du "Fillon bashing", mais il faut aussi savoir être lucide. François Fillon est un drôle d’animal politique. Il n’est pas un homme providentiel, comme ont pu l’être Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, et même Dominique de Villepin, Jean-François Copé et Laurent Wauquiez. Issu d’un parti par essence un tantinet bonapartiste, François Fillon, lui, n’avait rien, dans ses attitudes, de bonapartiste. Au contraire, il était plutôt un parlementariste laborieux. Toute sa force personnelle reposait depuis 2007 sur ses relations excellentes avec les parlementaires de son courant politique. En ce sens, il est plus comparable à Jacques Chaban-Delmas qu’à Georges Pompidou ou Valéry Giscard d’Estaing.

Je ris beaucoup en ce moment de voir à quel point aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon et ses sbires sont les premiers soutiens de François Fillon ! Et j’en connais la raison, la double raison. Il y a dans la motivation un antimacronisme viscéral qui veut réécrire l’histoire en disant qu’Emmanuel Macron a été mal élu, ou que son élection n’était pas légitime, ce qui est évidemment faux. Mauvaise foi d’un ancien candidat qui aurait trouvé légitime d’être élu lui-même avec moins de voix que celui dont il dénonce la légitimité.

L’autre motivation du chef des soi-disant "insoumis", c’est bien sûr de fustiger la justice qui lui a pourri sa vie depuis deux ans. Il suffit de voir comment Jean-Luc Mélenchon ramène une question sur l’affaire Fillon à sa propre affaire, à sa propre perquisition. Ce n’est pas que de l’égocentrisme, c’est aussi une haine de la justice depuis qu’il en est une supposée victime (en 2017, en revanche, le candidat Jean-Luc Mélenchon trouvait tout à fait normal que François Fillon fût mis en examen un mois avant l’élection).

Nous verrons le jugement que rendra la justice le 29 juin 2020 (à moins qu’on ne rouvre le procès, comme l’ont réclamé les avocats de la défense), mais je doute que l’affaire s’arrêtera là, il y aura sûrement appel d’une manière ou d’une autre. Dans tous les cas, ce qu’on reproche à François Fillon a été le fait de très nombreux parlementaires depuis une cinquantaine d’années : embaucher un ou des membres de leur famille pour être leurs collaborateurs.

C’est désormais interdit depuis 2017, mais même le Ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, en arrivant place Beauvau, avait pour collaborateur parlementaire encore un membre de sa famille, et s’il a dû quitter le gouvernement après cette découverte, je n’ai pas connaissance qu’une affaire judiciaire soit en cours le concernant. Une justice à plusieurs vitesses donc.

Or, ce qu’on reproche à François Fillon, ce n’est évidemment pas d’avoir recruté son épouse ou ses enfants, car ce n’était pas interdit, même si moralement cela pouvait prêter à soupçon. Ce qui l’a encouragé à en finir avec ce type de collaboration dès 2013 (bien plus tôt que Bruno Le Roux, donc). On lui reproche que son épouse aurait été rémunérée (grassement) sans avoir accompli le travail associé, bref, ce qu’on lui reproche, c’est un emploi fictif qui, par voie de conséquence, aurait enrichi le couple Fillon de manière indue.

Le vrai problème de fond dans cette affaire, c’est que les parlementaires sont libres d’utiliser leurs ressources comme bon il leur semble. Refuser ce principe est remettre en cause l’indépendance des parlementaires. Si la justice, et pourquoi pas, le gouvernement venaient à surveiller les activités personnelles des parlementaires et de leurs collaborateurs, il n’y aurait plus de fonction de contrôle, indispensable à une démocratie équilibrée. C’est pourquoi une condamnation changerait la nature du régime politique.

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Ce qu’on reproche à la justice, c’est de s’être fait François Fillon, alors qu’il a utilisé toutes les possibilités légales, d’une part, et qu’il était le candidat favori, d’autre part, à une élection présidentielle, l’échéance fondamentale qui dessine le paysage politique pendant cinq ou dix ans.

Il y a cependant une erreur d’interprétation. Le traitement très particulier de l’affaire Fillon par la justice a-t-il eu un rôle dans l’échec de François Fillon à l’élection présidentielle ? À mon sens, non, pour deux raisons. Si elles n’avaient pas été là, peut-être que la mise en examen, qui n’a été qu’un achèvement, aurait été cruciale, mais cela n’a pas été le cas en 2017.

D’une part, le favori de l’élection, auréolé par sa désignation triomphale à la primaire LR de novembre 2016, commençait à dévisser dans les sondages dès le début de janvier 2017, avant l’éclatement de l’affaire. En effet, candidat que les médias avaient négligé pendant six mois (à tort), François Fillon était porteur d’un programme politique désormais passé au crible des médias. Or, sa politique de restriction budgétaire, notamment pour la sécurité sociale et pour la fonction publique (suppression de 500 000 postes !), commençait à devenir un véritable boulet de campagne et sa capacité à justifier ces mesures restait encore à prouver. Son manque de charisme n’était pas forcément un handicap puisque sa force devant les électeurs était sa probité, son honnêteté, son intégrité.

Je commençais d’ailleurs à m’inquiéter de la mollesse de son début de campagne, en janvier 2017, comme s’il se croyait déjà élu, une erreur qui coûta l’Élysée à Édouard Balladur. Si j’avais choisi François Fillon, ce n’était pas forcément pour son programme économique qui me paraissait trop ultra, et je comptais sur son écoute, celle-ci déjà éprouvée, des parlementaires de sa future majorité pour tempérer ses ardeurs réformatrices, mais il avait réussi, avec ses discours pour la plupart excellents (j’ai eu une petite idée de la plume), à faire la synthèse avec deux France, à rassembler le réalisme économique et européen et le sens de l’État, de l’histoire, de la souveraineté nationale.

Élu Président, François Fillon aurait sans doute été un adversaire redoutable pour la famille Le Pen, car il naviguait sur tout le territoire de la droite, de son extrême parfois dite catholique (c’est un oxymore de mettre catholique, qui veut dire universel, avec extrême, il n’y a que le rassemblement qui peut être catholique, mais c’est pourtant une force politique, née du débat public sur le mariage pour tous), jusqu’aux terres centristes, sociales et démocrates, pour la construction européenne et la décentralisation, telle qu’on peut le concevoir dans sa région Pays-de-la-Loire et Bretagne. Pour corser le tout, ne l’a-t-on pas appelé le candidat de Moscou, en raison d’une russophilie qui est certaine ?

D’autre part, même sans le boulet du programme économique, même sans l’immixtion de la justice pendant la campagne, François Fillon a très mal réagi après les révélations du "Canard enchaîné". Piqué au vif, noyé dans une pudeur conjugale, le seul vrai premier message après l’éclatement de cette affaire, ce fut une déclaration d’amour à sa femme en plein meeting. Tout le monde s’en moquait, si ce n’était qu’il était bien content que cet amour fût là (c’est toujours triste une séparation), mais surtout, c’était complètement hors sujet ! Sans compter ses maladresses en affirmant qu’il renoncerait à sa candidature en cas de mise en examen et qu’il voulait que la justice allât vite (ce qu’elle fit !).

La réponse devait être politique et personnelle. Au lieu de cela, aucun conseiller n’a pu discuter avec lui, il s’est renfermé dans une sorte de rumination solitaire, et pire, le seul angle d’attaque, c’était de dire qu’il y avait un complot contre lui, et en disant cela, il se victimisait et prenait acte qu’il ne serait jamais Président de la République (un Président ne pleurniche pas, il regarde l’avenir et propose un rêve, il va de l’avant).

Au-delà de l’emploi douteux de son épouse, c’était bien sur le plan de la morale que François Fillon a dégringolé dans l’esprit d’une partie de son propre électorat (il a perdu environ 5% qui ont dû se partager à sa droite et à sa gauche). En effet, le piège des costumes offerts dans lequel il est tombé après l’éclatement de l’affaire est invraisemblable, un romancier n’aurait jamais osé l’imaginer ! Au lieu de la prudence pendant les quatre mois de campagne, il est retombé dans un travers méconnu mais désormais public, qui n’est pas illégal mais détestable : la vénalité ! L’image d’un rond-de-cuir, autoproclamé père la vertu, qui amasse tout ce qu’il pouvait amasser a eu un effet beaucoup plus désastreux dans les consciences que les éventuelles manœuvres judiciaires.

Et puis, incidemment, n’était-ce pas un test grandeur nature en cas de crise ? Comment aurait réagi François Fillon si Vladimir Poutine ou Donald Trump l’avaient provoqué ? Aurait-il su garder sa raison et réagir froidement et efficacement ? Je le croyais avant l’affaire, je n’en suis plus sûr après, mais j’avais trop de doute sur la capacité d’Emmanuel Macron à incarner la fonction présidentielle que je n’ai pas changé mon choix. Du reste, sur ce sujet, Emmanuel Macron, critiqué pour son aspect supposé autoritaire, est entré dans la fonction excellemment dès le premier jour, mieux que tous ses prédécesseurs après De Gaulle.

Revenons cependant au traitement judiciaire hyperrapide, à cette enquête préliminaire ultracourte et à cette instruction judiciaire ultraefficace avec désignation d’un juge qui était connu pour mettre en difficulté les politiques. Comme je viens de l’expliquer, François Fillon n’avait pas besoin de cela pour sombrer dans l’échec, son élection n’a jamais été acquise. Et il n’est pas la seule victime d’une "affaire" en pleine campagne présidentielle. C’est même plutôt la tradition en France, tradition regrettable mais réelle ; les enjeux politiques sont si importants…

Ainsi, en 1974, Jacques Chaban-Delmas a été dégommé sur ses impôts (il bénéficiait de l’avoir fiscal, tout à fait légalement). En 1981, Valéry Giscard d’Estaing, pourtant favori, a sombré avec les diamants de Bokassa, une affaire qui n’en aurait jamais été une s’il avait daigné se défendre (son orgueil l’a perdu, exactement comme François Fillon !). En 1988, l’affaire Gordji a aussi mis en difficulté Jacques Chirac même si ce n’était pas vraiment la cause de son échec. En 1995, une multitude d’affaires ont noyé le candidat Édouard Balladur (notamment en attaquant ses proches, comme Charles Pasqua), et juste après l’élection, ce furent des chiraquiens qui étaient plongés dans des affaires (les histoires d’appartements parisiens pour Alain Juppé et Jean Tiberi). Il est vrai que depuis 2011, les affaires sont maintenant rudement plus redoutables : ce sont les candidats favoris qui sont visés, par leurs propres frasques (Dominique Strauss-Kahn, François Fillon).

François Fillon s’est ridiculisé en dénonçant un "cabinet noir" à l’Élysée qui lui aurait nui. Concrètement, je ne vois toujours pas l’intérêt qu’aurait eu François Hollande à vouloir s’immiscer dans l’élection présidentielle, car il n’était pas lui-même candidat et personne ne lui convenait : ni Benoît Hamon, le candidat officiel du PS, encore moins Jean-Luc Mélenchon, évidemment, pas plus Emmanuel Macron qu’il n’avait aucune raison d’aider alors que la candidature de ce dernier avait précipité sa propre non-candidature.

On pourrait juste faire l’hypothèse que ce n’est pas le pouvoir politique qui aurait cherché à manipuler les juges, mais pour une fois, l’inverse, des juges qui auraient voulu attaquer la classe politique. L’étiquette politique de François Fillon n’aurait dans cette hypothèse aucune importance. C’est presque la thèse de Jean-Luc Mélenchon, car lui va plus loin en disant : tout candidat qui aurait pu barrer la route à Emmanuel Macron aurait été empêché comme François Fillon. Je n’y crois pas pour la simple raison que personne ne croyait qu’Emmanuel Macron aurait pu étre élu, et donc, personne n’aurait cherché à empêcher sa non-élection car elle était prévue.

L’hypothèse d’une sorte de vengeance corporatiste des juges contre les responsables politiques pourrait être crédible. S’il n’y a pas eu manipulation, il y a eu en tout cas incompétence. Le Ministre de la  Justice de l’époque, Jean-Jacques Urvoas, lui-même rattrapé par la justice quelques mois plus tard, aurait dû faire en sorte que la justice n’intervienne pas de manière directe dans le bon déroulement d’une campagne présidentielle.

On pourra toujours dire, et sur le fond, on aura raison, que c’était mieux que les électeurs fussent informés des éventuelles infractions d’un candidat, mais le problème, c’est que la culpabilité n’est reconnue qu’une fois la condamnation définitive prononcée. La présomption d’innocence, dans les faits, n’existe pas lorsqu’il y a une mise en examen. On pourrait d’ailleurs imaginer une certaine immunité des candidats à l’élection présidentielle pendant le temps de la campagne. Pour éviter toute interférence, au même titre que le Parlement arrête ses travaux pendant la campagne.

De plus, il peut y avoir une injustice de fond, comme pour François de Rugy, mais dès lors que le soupçon entache une personnalité, comment celle-ci pourrait s’en débarrasser si jamais elle était quand même élue ? La politique, c’est aussi une affaire de circonstance. Il y a de la préparation, du travail, de la compétence, mais il y a aussi une part de chance ou de malchance : la bonne personne au bon moment. Les plats repassent rarement plusieurs fois (François Bayrou n’a eu sa chance qu’en 2007, et pas en 2012, idem Ségolène Royal). Emmanuel Macron a eu simplement de la chance, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de son élection, choisi en conscience le 7 mai 2017 par plus de 20,7 millions de Français contre 10,6 millions à Marine Le Pen (pour donner une comparaison, De Gaulle a été réélu le 19 décembre 1965 par près de 13,1 millions de Français contre 10,6 millions à François Mitterrand).

Et cette expérience a aussi montré qu’il ne fallait pas rompre tout lien entre le gouvernement et le parquet. Si le parquet était en roue libre, où serait la démocratie, qui est représentée ici par le gouvernement démocratiquement soutenu ? J’en reviens à la proposition de Raymond Barre en 1988, celle de faire élire un Ministre de la Justice réellement indépendant, élu par les députés pour la durée de la législature, indéboulonnable et autorisé à donner des consignes au parquet.

Le plus curieux, dans cette affaire, c’est que de tous les candidats à la candidature LR, sans doute François Fillon est celui qui a su le plus facilement tourner la page de son échec. Il s’est retiré de la vie politique et a des responsabilités dans un fonds d’investissement. Alain Juppé, le favori initial de 2017, rage toujours d’avoir chuté à la primaire LR et s’est casé comme sage au Conseil Constitutionnel, gelant définitivement son avenir. Quant à Nicolas Sarkozy, il est retiré de la vie politique, mais il bouillonne encore d’envie de faire un retour, et il conseille beaucoup son dernier successeur.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (24 juin 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
A-t-on volé l’élection de François Fillon ?
François Fillon, victime de la morale ?
Une affaire Fillon avant l’heure.
François Fillon, artisan de la victoire du Président Macron.
L’élection d’Emmanuel Macron le 7 mai 2017.
Matignon en mai et juin 2017.
François Fillon et son courage.
Premier tour de l'élection présidentielle du 23 avril 2017.
Macron ou Fillon pour redresser la France ?
François Fillon, le seul candidat de l’alternance et du redressement.
Programme 2017 de François Fillon (à télécharger).
La Ve République.
L’autorité et la liberté.
Un Président exemplaire, c’est…
Interview de François Fillon dans le journal "Le Figaro" le 20 avril 2017 (texte intégral).
Interview de François Fillon dans le journal "Le Parisien" le 19 avril 2017 (texte intégral).
Discours de François Fillon le 15 avril 2017 au Puy-en-Velay (texte intégral).
Discours de François Fillon le 14 avril 2017 à Montpellier (texte intégral).
Discours de François Fillon le 13 avril 2017 à Toulouse (texte intégral).
Tribune de François Fillon le 13 avril 2017 dans "Les Échos" (texte intégral).
Discours de François Fillon le 12 avril 2017 à Lyon (texte intégral).

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20200610-fillon.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/a-t-on-vole-l-election-de-francois-225372

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commentaires

Marie 28/06/2020 18:00

Bonjour,
Comme vous M. Rakotoarison j'ai soutenu M. Fillon et je suis navrée de cette élection volée même si elle n’était pas absolument acquise !
Selon moi E. Macron à ce jour est un mauvais Président...
Pensez-vous vraiment qu'il puisse surgir un homme politique providentiel. Comment le voyez-vous ?

Marie 03/07/2020 21:08

Bonjour M. Rakotoarison, merci pour votre réponse.
Je ne suis pas toujours d'accord avec vous mais j’apprécie la finesse de votre analyse et la la rigueur de votre raisonnement.

Sylvain Rakotoarison 30/06/2020 09:44

Bonjour Marie,
Je pense qu'Emmanuel Macron a mieux réagi face à la crise du coronavirus que ce qu'auraient fait tous ses concurrents qui auraient pu être à sa place car il est un pragmatique capable de remettre en cause ses idées.
Il ne reste plus qu'un an et demi avant la prochaine élection présidentielle, et en France, il faut plus de temps qu'aux Etats-Unis pour devenir un candidat crédible. Même Emmanuel Macron, le processus de sa candidature a réellement commencé en mars 2015 (au cours d'une émission politique). C'est donc déjà un peu tard pour un nouveau venu dans le débat présidentiel de 2022.
Cordialement,
S.

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