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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 22:25

Le rapport de bilan sur l'action contre le paludisme (ou malaria) depuis l'an 2000 a été publié le jeudi 17 septembre 2015 par l'Organisation mondiale de la Santé. Il est intitulé : "Achieving the Malaria Millennium Development Goal Target".

Cliquer sur le lien pour télécharger le rapport (fichier .pdf) :
http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/184521/1/9789241509442_eng.pdf

Sur le paludisme, lire ceci :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20150919-malaria-paludisme.html


SR



 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:37

Le célèbre cancérologue Léon Schwartzenberg est né il y a exactement 90 ans, le 2 décembre 1923 à Paris. Léon Schwartzenberg a fait des études de médecine spécialisées en hématologie puis cancérologie, avoir s'être vu interdit d'étudier sous Vichy et s'être engagé dans la Résistance. Il devint connu du grand public en rompant le silence sur le cancer par la publication du livre coécrit avec le journaliste Pierre Viansson-Ponté (1920-1979) : "Changer la mort" (1977) où ils encourageaient les médecins à dire toujours la vérité aux malades. Il se préoccupa aussi du sida au début des années 1980 et fut le médecin de Thierry Le Luron (1952-1986).

Michel Rocard le nomma dans son second gouvernement Ministre délégué à la Santé où il battit le record de brièveté ministérielle de Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1974 (du 29 juin 1988 au 7 juillet 1988) en raison de ses positions en faveur de la légalisation du cannabis et en faveur du dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes. Il fut élu député européen de 1989 à 1994 et s'est présenté à Nice sur les listes Tapie pour les élections régionales de mars 1992. Il s'investit aussi auprès des sans-papiers et des sans-logis au même titre qu'Albert Jacquard.

Il est mort à 79 ans le 14 octobre 2003 à Villejuif des suites d'un cancer du foie.

SR

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 00:03

Le célèbre cancérologue Léon Schwartzenberg est mort il y a exactement dix ans, le 14 octobre 2003. Né le 2 décembre 1923 à Paris, Léon Schwartzenberg a fait des études de médecine spécialisées en hématologie puis cancérologie, avoir s'être vu interdit d'étudier sous Vichy et s'être engagé dans la Résistance. Il devint connu du grand public en rompant le silence sur le cancer par la publication du livre coécrit avec le journaliste Pierre Viansson-Ponté (1920-1979) : "Changer la mort" (1977) où ils encourageaient les médecins à dire toujours la vérité aux malades. Il se préoccupa aussi du sida au début des années 1980 et fut le médecin de Thierry Le Luron (1952-1986).

Michel Rocard le nomma dans son second gouvernement Ministre délégué à la Santé où il battit le record de brièveté ministérielle de Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1974 (du 29 juin 1988 au 7 juillet 1988) en raison de ses positions en faveur de la légalisation du cannabis et en faveur du dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes. Il fut élu député européen de 1989 à 1994 et s'est présenté à Nice sur les listes Tapie pour les élections régionales de mars 1992. Il s'investit aussi auprès des sans-papiers et des sans-logis au même titre qu'Albert Jacquard.

Il est mort à 79 ans le 14 octobre 2003 à Villejuif des suites d'un cancer du foie.

SR

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:33

Samedi 20 avril 2013 débutera la semaine mondiale de la vaccination organisée par l’ONU. Une manière de sensibiliser la population mondiale sur sa responsabilité individuelle face à la propagation des maladies.


yartiVaccin201301Ce n’est pas rien : chaque année dans le monde, deux à trois millions de décès sont évités grâce à la vaccination : polio, rubéole, tétanos, coqueluche, diphtérie, rougeole, pneumonie, diarrhée à rotavirus sont ainsi éliminés grâce au principe du vaccin.

C’est un résultat remarquable mais c’est encore insuffisant. Pire, depuis l’épisode de la grippe A (dont le principe de précaution était justifié) en 2009, certaines rumeurs et désinformations vont bon train, notamment sur le Web, pour dévaloriser le vaccin, soit en prétendant leur inefficacité, soit en désinformant à outrance sur ses effets secondaires (ce qui a donné la belle vie à certains humoristes). Cette intoxication a même envahi certain personnel médical.

Et cela s’est très rapidement traduit sur les statistiques mondiales : on assiste en effet à une résurgence de certaines maladies largement évitables, comme la rubéole, la rougeole et la diphtérie, dans tous les pays, qu’ils soient développés ou en voie de développement (il y a ainsi des épidémies de rougeole au Pakistan mais aussi en Europe occidentale).

Geeta Rao Gypta, la directrice exécutive adjointe de l’UNICEF, peut ainsi témoigner : « Dans certaines parties du monde, une forme de complaisance de la vaccination a conduit à des lacunes au niveau de la couverture vaccinale. Or quand les lacunes s’installent, les flambées épidémiques font suite. ».

Ce n’est pas anodin. La désinformation a découragé de nombreux parents à faire vacciner leurs enfants en bas âge. Le but de la semaine mondiale de la vaccination est de casser les faux mythes qui courent sur la vaccination. Le slogan utilisé dans cent quatre-vingt pays est simple et universel : « Protégez votre monde, faites-vous vacciner ! ».

En effet, rappelons une fois encore le principe du vaccin : il ne fonctionne pour enrayer une épidémie que s’il est administré par environ 40% d’une population. En deçà, il sera effectivement inefficace globalement car la couverture vaccinale ne sera plus assurée… C’est un domaine où une décision individuelle peut avoir des conséquences désastreuses sur la collectivité.

yartiVaccin201302
(Dessin provenant de ce site Internet).

En d’autres termes, ceux qui, individuellement, refusent pour des raisons dogmatiques de se faire vacciner seront involontairement la cause de décès d’autres personnes, plus faibles qu’eux, qui n’auront pas pu, pour diverses raisons, se faire vacciner et qui auront été contaminées par ces maladies.

Car au-delà d’un aspect purement psychologique que l’OMS (Office mondial de la santé) souhaite prendre en compte, il y a un aspect logistique tout aussi crucial pour notamment les vingt-deux millions d’enfants des pays en voie de développement.

Il y a encore de nombreux problèmes de stockage (à certaines températures) et d’approvisionnement des vaccins, même si Flavia Bustreo, sous-directrice de l’OMS, s’est réjoui de grands progrès depuis quelques années : « Nous avons constaté des avancées majeures dans les domaines de la mise au point et de la fourniture de vaccins. ».

Cette semaine mondiale sera donc considérée à cette cause sanitaire qui concerne toute le monde. Ce sera l’occasion de rappeler qu’il faut que les gouvernements puissent améliorer l’acheminement des "bons" vaccins auprès de leurs populations et que les parents acceptent de faire vacciner leurs enfants.

L’enjeu ne tient qu’à une seule finalité, la diminution du nombre des décès par maladies évitables. Ni à un supposé complot des industries pharmaceutiques (heureusement qu’elles sont là pour concevoir, produire et fournir en vaccins), ni à un supposé complot d’un Empire venu d’on-ne-sait-où et qui voudrait contrôler la population (d’une manière encore inconnue et pour un objectif à la connaissance inaccessible).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 avril 2013)
http://www.rakotoarison.eu

(Source : OMS).


Pour aller plus loin :
La grippe A, plus mortelle que prévue (2 juillet 2012).
Pourquoi il faut se faire vacciner (14 décembre 2009).
Protégez vos enfants !
Les effets pervers du vaccin (18 décembre 2009).
Le virus du sida au centre du Nobel 2008 (7 octobre 2008).
Un espoir pour le sida ? (31 octobre 2007) 

yartiVaccin201303 


http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/semaine-mondiale-de-la-vaccination-134520

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:53

On marche sur la tête ! Mais qu’est-ce qui est vraiment le plus dingue : l’ultralibéralisme qui confond à terme bœuf et cheval ou la réglementation nationale qui interdit la délivrance des médicaments en-dehors de l’avis éclairé des pharmaciens dûment reconnus ?


yartiPubLeclerc08Depuis plusieurs jours, un spot publicitaire est diffusé à la télévision. Il s’agit des hypermarchés Leclerc qui cherchent à promouvoir un rayon particulier de leurs magasins, la parapharmacie, mais ils aimeraient aussi avoir un rayon pharmacie sans être taxés d’exercice illégal de la médecine.

C’est une publicité "militante". C’est-à-dire à la fois politique et idéologique, même si elle est bien sûr à finalité commerciale. D’habitude, Leclerc a habitué le consommateur à des combats plutôt sympathiques : ceux du prix bas passant par la concurrence. Et donc, par la déréglementation.

Malheureusement, la concurrence n’engendre pas forcément des prix bas, et les prix bas n’engendrent pas forcément la qualité et même la sécurité des consommateurs. Le scandale des lasagnes de bœuf fabriquées avec de la viande chevaline roumaine est le dernier exemple de cette drôle d’économie mondialisée.


La cible : les médicaments délivrés sans ordonnance

Ici, le spot se veut du bon sens et est surtout destiné aux "petits malades", ceux qui ont besoin d’une aspirine de temps en temps par exemple. Il nous montre une ménagère de moins de 50 ans qui explique à son mari (curieusement occupé avec des outils de bricolage, la publicité serait un peu machiste que cela ne m’étonnerait pas) qu’elle n’a pas pu acheter de tube d’aspirine à son hypermarché Leclerc (pourtant, il y a généralement une pharmacie dans la galerie marchande, ouverte aux mêmes horaires que l’hypermarché).

yartiPubLeclerc03

Et on la voit alors en flash-back discutant au rayon parapharmacie avec un homme sérieux, très scolaire, portant des lunettes et une blouse blanche (notez bien, un homme et pas une femme) qui se dit être "docteur en pharmacie". On peut même le croire car il présente à la bonne dame son diplôme qu’il a obtenu après six années d’études supérieures. En fait, on le croit sur parole puisque le diplôme n’est pas du tout lisible (cela pourrait être le diplôme du pêcheur du plus gros poisson de la tombola de Villard-de-Lans qu’on n’y verrait que du feu).

yartiPubLeclerc01


Bon sens trompeur et grosse démagogie

Tout est misé sur l’étonnement et le supposé bon sens : Leclerc embaucherait (à vérifier) des "docteurs en pharmacie" mais ceux-ci n’auraient pas le droit de vendre des médicaments. Je doute qu’il y ait réellement ce type de recrutement (quel pharmacien diplômé accepterait-il un tel emploi ?) mais l’objectif est évidemment de marquer les esprits.

Bon sens avec un brin de grosse démagogie, surtout quand on connaît l'impopularité des grands groupes de big pharma, comme avec cette question frappante : « Êtes-vous assez riche pour avoir mal à la tête ? ».

En allant sur le site Internet spécialement destiné à ce sujet, Leclerc en profite pour rappeler que ses produits de parapharmacie sont moins chers que chez ses concurrents : « Nos docteurs en pharmacie sont formels : un produit de parapharmacie vendu plus cher n’est pas plus efficace, il est juste plus cher. Comparez le prix de 123 produits relevés dans 359 magasins. » en faisant habilement la confusion entre parapharmacie et pharmacie (les médicaments sans ordonnance sont de la pharmacie).

yartiPubLeclerc06

On peut d’ailleurs voir ici une illustration rarissime de la publicité comparative qui est pourtant autorisée en France depuis la loi du 18 janvier 1992.


Assignation rejetée à Colmar

La publicité avait fait l’objet d’une assignation par des groupements de plus de quatre mille pharmaciens dès novembre 2012 pour son caractère "trompeur" mais le tribunal de grande instance de Colmar a rejetée la demande le jeudi 14 février 2013 (il y aura un jugement en appel).

L’objectif des pharmaciens étaient de retirer cette « campagne trompeuse pour le consommateur et dangereuse en terme de santé publique », notamment parce que « Leclerc fait comme s’il vendait déjà des médicaments dans ses supermarchés ».

Cependant, la chambre commerciale du tribunal a estimé que cette publicité des centres Leclerc relevait simplement de « la liberté d’expression, dans le cadre d’une publicité d’opinion reconnue par un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme ».


"On marche sur la tête"

La fin du spot à la télévision est, elle aussi, martelée en vert sur l’écran : « Nos docteurs en pharmacie n’ont toujours pas le droit de vendre des médicaments sans ordonnance. Oui, on marche sur la tête. » !

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La dernière phrase laisse donc supposer que cette situation est complètement loufoque. Et surtout trompeuse puisqu’elle laisserait entendre qu’on (entendez l’État) ne ferait pas confiance aux docteurs en pharmacie recrutés par Leclerc mais seulement aux pharmaciens traditionnels. En plus pour des médicaments pas très importants.

D’une part, rappelons tout de suite qu’il existe de très nombreux médicaments capables d’être achetés sans ordonnance mais nécessitant cependant des conseils des pharmaciens, comme, par exemple (j’en ai heureusement bénéficié), des anti-inflammatoires. Ces médicaments, même délivrés sans ordonnance, ne sont donc pas tous aussi anodins qu’une simple aspirine. D’ailleurs, aucun principe actif n’est anodin.

D’autre part, au lieu de jouer sur une plaisante victimisation (l’État est contre les centres Leclerc, voire, l’État est contre les prix bas), la publicité aurait dû rappeler que la vente des médicaments est strictement réglementée.


La réglementation actuelle

La vente de médicaments ne peut se faire que dans des pharmacies et le nombre de pharmacies est très réglementé en fonction du nombre d’habitants. Sans cette réglementation qui renforce l’aménagement du territoire, certains villages ne pourraient plus bénéficier de certaines pharmacies et dans les villes, la concurrence serai tellement rude qu’il ne resterait plus que des grosses pharmacies qui auraient rapidement un monopole.

Actuellement, il existe 23 000 pharmacies en France et 55 000 pharmaciens. Remarquez également que la publicité parle sans cesse de "docteurs en pharmacie" et pas de "pharmaciens" (on peut faire un doctorat de pharmacie et continuer dans la recherche sans devenir pour autant pharmacien).

yartiPubLeclerc02

La loi n°2001-1168 du 11 décembre 2001 autorise que les pharmaciens ne soient pas pleinement propriétaires de leur pharmacie, tant qu’ils aient au moins 51% des parts et que les 49% restantes soient détenus par d’autres pharmaciens diplômés. Il est ainsi interdit que des personnes ou organismes extérieurs (fonds de pension, fonds d’investissement etc.) soient associés au capital des pharmacies françaises : la santé prime sur la finance.

Ces deux spécifications (restriction du nombre et propriété des pharmacies), qui remettent en cause le principe de libre entreprise en Union Européenne, ont été largement validées par l’arrêt du 19 avril 2009 de la Cour de Justice de l’Union Européenne : « Cette restriction peut néanmoins être justifiée par l’objectif visant à assurer un approvisionnement en médicaments de la population sûr et de qualité. ». Du reste, dans son arrêt du 22 avril 2009, la même cour expliquait : « La politique de santé définie par un État membre et les dépenses publiques dans ce domaine ne poursuivent aucun but lucratif ou commercial. ».


De quel marché s’agit-il ?

Dans le combat que livre Leclerc, les dépenses publiques ne sont pas concernées puisqu’il s’agit des médicaments délivrés sans ordonnance, donc, forcément, sans remboursement par la Sécurité Sociale.

Avec un million et demi d’euros de chiffre d’affaires moyen par pharmacie, les médicaments sans ordonnance représentent 6% de la marge brut, ce qui reste faible et donc, la demande d’élargir l’offre aux distributeurs généralistes ne devrait pas être trop pénalisante financièrement pour les pharmacies traditionnelles.

Cette revendication commerciale a même été formulée très officiellement par le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali du 23 janvier 2008, dans sa décision 212 : « Limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance, sur le modèle italien, sans autoriser la publicité pour les produits non soumis à prescription ».

Cette proposition est d’ailleurs complétée de manière très "ultralibérale" par la fin du monopole des pharmacies par les seuls pharmaciens : « Permettre à des tiers d’investir sans restriction dans le capital des officines aux côtés de pharmaciens, à la seule condition qu’un pharmacien tienne toujours la pharmacie » (le rapport Attali est téléchargeable ici).


La santé passe avant !

Mais dans cette affaire, l’argent n’est pas l’essentiel. La santé est justement plus précieuse que l’argent. Et ce serait très grave de vouloir réduire l’apport des pharmaciens dans le marché des médicaments sans ordonnance.

D’ailleurs, il y a quelques comparaisons qui peuvent faire mal. Certes, le prix de ces médicaments pourraient baisser de 5 à 15% selon une étude de l’OCDE portant sur le Danemark, mais parallèlement, les plus faibles pourraient en être gravement victimes.

Prenons justement le cas de l’aspirine. Délivré en France uniquement en pharmacie, le paracétamol n’a provoqué en une année que six morts par surdosage tandis qu’en Grande-Bretagne, alors que le paracétamol est en libre accès (ce que demande cette publicité Leclerc), il y a eu deux à trois cents morts par surdosage.

Probablement que cette course aux prix bas va engendrer des cycles industriels complètement loufoques, au moins aussi loufoques que celui des lasagnes de bœuf qui sont fabriquées au Luxembourg par de la viande fournie à Castelnaudary achetée par deux traders, un à Chypre et un aux Pays-Bas, à un éleveur roumain.


Parmi les prérogatives des pouvoirs publics, la protection de la santé

La conclusion du spot serait donc plutôt à retourner : si l’on considérait l’aspirine ou d’autres médicaments encore plus actifs (comme des anti-inflammatoires) comme un bien de consommation comme un autre, on marcherait sur la tête !

Gardons au moins dans certains domaines (comme la santé, le nucléaire etc.) la souveraineté des pouvoirs publics qui, au contraire des puissances économiques, n’aspirent pas à l’enrichissement financier.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 février 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Rapport Attali du 23 janvier 2008.
Rapport de la Cour des Comptes du 2 juillet 2012.

yartiPubLeclerc05

 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/l-aspirine-meme-destin-que-les-131039

 

 

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 07:53

Une équipe de scientifiques a démontré que la grippe A avait eu des conséquences près de quatre fois plus graves que la grippe saisonnière. Retour sur une épidémie.


yartiGrippeA201201Le virus de la grippe A(H1N1) refait surface dans l’actualité avec une publication le 26 juin 2012 dans "The Lancet Infectious Deseases", une revue scientifique très renommée spécialisée en médecine. On pourra télécharger l’article intégral de neuf pages à ce lien.

C’est une étude qui donne finalement raison à la décision raisonnable de Roselyne Bachelot, alors Ministre de la Santé, de suivre les préconisations de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) en prévenant la grippe A par la vaccination de toute la population en automne 2009 et hiver 2010. J’avais déjà évoqué le rôle majeur et absolument indispensable de la vaccination comme base de la santé publique et exemple de l’exercice de la responsabilité politique.

Toute décision politique dans ce domaine était de toute façon vouée à être contestée, soit parce qu’elle aurait négligé l’importance de l’épidémie et on aurait alors critiqué l’incompétence des pouvoirs publics à la juguler, soit au contraire, pour avoir surestimé les effets en proposant une solution surdimensionnée et coûteuse qui aurait été peut-être inutile.

Avant la parution de cette étude, Roselyne Bachelot, qui se répand actuellement dans tous les médias pour vendre son livre de confidences sur la campagne présidentielle, avait confirmé que si c’était à refaire, elle aurait refait la même chose concernant la grippe A(H1N1) et elle a raison de le dire : quand on est aux responsabilités, responsable de la santé des soixante-cinq millions de Français, il vaut toujours mieux en faire trop que pas assez (Laurent Fabius en sait quelque chose, injustement impliqué dans l’affaire du sang contaminé à la fin des années 1980).

Car cette grippe A n’était pas une grippe anodine. Au contraire de la grippe saisonnière, elle ne touchait pas seulement les personnes fragiles. Au contraire, parce qu’elles avaient été au contact avec un cousin du virus H1N1 dans leur jeunesse, les personnes âgées de plus de 65 ans en 2009 risquaient bien moins d’être touchées que les plus jeunes (moins de 65 ans).

Par ailleurs, la vaccination contre la grippe A a permis de tester en grandeur réelle les dispositifs de veille sanitaire qui avaient été mis en place quelques années auparavant pour la grippe aviaire et son éventuelle répercussion sur la population. Les éventuels paramètres pour la grippe A (disponibilité des centres de vaccination, interdiction aux médecins généralistes de vacciner etc.) ont ainsi pu être évalués pour une amélioration du dispositif.

Jusqu’à cette étude internationale, les données officielles de l’OMS indiquaient qu’il y a eu dans le monde 18 449 décès causés par le virus H1N1 entre avril 2009 et août 2010. Cependant, ces statistiques ne se basaient que par des analyses confirmées en laboratoire qui ont été remontées au niveau international. Or, il y a eu beaucoup de décès, notamment dans les pays pauvres, qui n’ont jamais été suivis de prélèvements pour confirmer l’origine du décès et même en cas de prélèvements, la présence du virus pouvait ne plus être décelable pour certaines raisons techniques.

yartiGrippeA201202

Une large équipe internationale de scientifiques, menée par Fatimah S. Dawood, des Centers for Disease Control and Prevention, Influenza Division, à Atlanta (USA), a donc cherché à estimer le nombre exact de décès par la grippe A en cherchant à modéliser les statistiques disponibles dans le monde, ce qui était assez ambitieux car toutes les données ne sont pas répertoriées globalement et parfois, pas avec les mêmes normes.

Ce travail gigantesque aura une importance très élevée pour la prévention mondiale des épidémies. De plus, il a été réalisé de manière totalement indépendante d’intérêts privés.

La méthode adoptée a été la suivante : les chercheurs ont distingué trois sortes de pays, des pays à hauts revenus, des pays pauvres et des pays entre les deux, et ils ont cherché à estimer le taux de contamination du virus (symptomatic attack rate), puis le taux de mortalité pour les personnes contaminées (symptomatic case fatality ratio) à partir des analyses de laboratoires. Ils ont également classé la population en trois groupes : moins de 18 ans, entre 18 et 64 ans et plus de 64 ans. Ils ont renoncé à créer un groupe pour les moins de 5 ans (enfants en bas âge) en raison de l’absence trop grande de données. Enfin, ils ont corrélé avec l’espérance de vie dans chaque pays.

Le modèle a été dressé à partir des données statistiques de douze pays référents qui ont un système de surveillance épidémiologique fiable : Bangladesh, Danemark, Allemagne, Inde, Kenya, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Pérou, Grande-Bretagne, États-Unis et Vietnam (à l’origine, il y avait un treizième pays, le Cambodge, mais les données ont été collectées seulement pendant cinq mois au lieu des douze mois du protocole).

La conclusion de l’étude a apporté une estimation qui est de l’ordre de 15 fois plus grand que les données officielles basées uniquement sur des analyses de prélèvement en cas de décès : « We estimated that 151 700-575 400 respiratory and cardiovascular deaths associated with 2009 pandemic influenza A H1N1 occurred during the first year of virus circulation in every country in the world. ».

yartiGrippeA201203

Autrement dit, le nombre de décès causés par la grippe A pendant la première année de la circulation du virus est compris entre 151 700 et 575 400, soit une valeur médiane de 284 500, répartis ainsi : 201 200 décès (fenêtre de 195 700 à 395 600) provenant d’une insuffisance respiratoire due à la grippe A et 83 300 décès (fenêtre de 46 000 à 179 900) provenant d’une insuffisance cardiovasculaire due à la grippe A, ce qui correspond à quinze fois plus de morts que ceux répertoriés après analyses en laboratoire.

Ce modèle de calcul a pu être comparé avec certaines études spécifiques indépendantes qui ont été réalisées pour connaître l’estimation du nombre de victimes dans certains pays (en particulier : Mexique, Bangladesh, États-Unis, Japon).

Au niveau mondial, 59% des décès estimés par la grippe A seraient survenus en Afrique et en Asie du Sud-Est, avec un très fort taux de mortalité en Afrique, ce qui encouragerait à renforcer les dispositifs sanitaires dans ces régions du monde (ce qui n’est pas très nouveau).

Globalement, le nombre de victimes de la grippe A serait donc analogue à celui de la grippe saisonnière (et bien moindre que la grippe espagnole de 1918). Cependant, il y a une très grande différence qui a justifié toute l’attention portée par les pouvoirs publics à ce virus. En effet, la grippe A a touché essentiellement une population bien plus jeune que pour la grippe saisonnière. 80% des décès correspondraient à des personnes de moins de 65 ans.

Un paramètre intéressant pour démontrer la gravité de la grippe A bien plus élevée que celle de la grippe saisonnière, c’est d’estimer le nombre d’années de vie perdues (YLL : number of years of life lost) en raison de la grippe A qui se calcule en tenant compte de l’espérance de vie dans chaque pays.

yartiGrippeA201206

Et le résultat est sans appel puisque, mondialement, il y aurait eu environ 3,5 fois plus d’années de vie perdues à cause de la grippe A par rapport à la grippe saisonnière : près de dix millions d’années de vie perdues au lieu de moins de trois millions pour la grippe saisonnière.

Les mesures prises pour contenir au maximum l’épidémie du virus de la grippe A(H1N1) ont été déterminantes dans les conséquences de l’épidémie sur les vies humaines. Dans les pays qui n’ont pas eu le dispositif approprié (en particulier en Afrique), les pertes en vies humaines par la grippe A ont été lourdes.

Critiquer des mesures de précaution extrême, refuser le principe essentiel de la vaccination, croire à de simples blagues de potaches, et pourquoi pas, puisque c'es à la mode, dénoncer les groupes pharmaceutiques qui profitent évidemment (puisque c'est leur objet) de la vente de médicaments (pourquoi donc ne dénonce-t-on pas tout autant les groupes alimentaires qui vendent de la nourriture, ou les groupes pétroliers qui vendent de l’essence, ou encore toute autre industrie qui fournit des produits indispensables à la vie quotidienne et au bien être ?), c’est avoir une bien déplorable idée de la valeur d’une vie humaine…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (2 juillet 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Se vacciner pour la grippe A.
Comment des blagues deviennent paroles d’Évangile pour la grippe A ?
"Estimated global mortality associated with the first 12 months of 2009 pandemic influenza A H1N1 virus circulation : a modelling stydy ("The Lancet", 26 juin 2012).


(Les deux tableaux et la figure sont tirés de l’article scientifique dont il est question).
(Cliquer sur les images pour les agrandir).

 

yartiGrippeA201205



http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/le-virus-de-la-grippe-a-h1n1-119361

 

 

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 23:51

Né le 21 avril 1961 à Neuilly-su-Seine, Davide Servan-Schreiber fut le fils aîné de Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS). Après des études de médecine et de psychiatrie, il fonda et dirigea le laboratoire de Neuroscience cognitive clinique de 1988 à 1997 à Pittsburgh où il devint enseignant chercheur et a soutenu une thèse sur les mécanismes neurobiologiques de la pensée et des émotions dirigée par le Prix Nobel Herbert Simon.

De retour en France dans les années 2000, atteint d'un cancer, il collabora avec la revue "Psychologies Magazine" et publia en 2004 "Guérir" et en 2007 "Anticancer", des livres best-sellers très polémiques sur les médecines douces qui furent contestés par de nombreux chercheurs à propos des traitements contre la dépression et contre le cancer.

Il est mort du cancer le 24 juillet 2011 à Fécamp.

SR

 

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 07:38

Invitée de LCP ce 16 juin 2011, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot a affirmé que les arbitrages sur la réforme de la dépendance seraient décidés avant le 14 juillet 2011 afin de préparer la loi de financement de la sécurité sociale pour fin 2011. Elle a expliqué qu'il fallait financer entre 1 (en 2012) et 3 milliards d'euros (dans une dizaine d'années).

Aujourd'hui, trois financements sont envisagés :

1. Harmonisation de la CSG (des pensions 6,6% sur les salaires 7,5%), soit : 1,7 milliard d'euros.
En revanche, aucune augmentation généralisée de la CSG ne sera à prévoir, selon François Fillon dans son discours du 14 juin 2011 à Marseille.
2. Seconde journée de solidarité après le lundi de Pentecôte depuis 2004, soit : 2,4 milliards d'euros.
3. Taxation sur les successions (1%), soit : 1,5 milliard d'euros.

Selon Roselyne Bachelot, le gouvernement s'appuyera sur trois principes :

1. Rester dans le cadre de la solidarité nationale (pas d'assurance privée).
2. Ne pas plomber les entreprises dans une conjoncture économique encore difficile.
3. Ne pas faire payer la dépendance d'aujourd'hui aux générations futures.

Le site officiel sur cette réforme :
http://www.dependance.gouv.fr/



SR

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:44

Voici la liste des médicaments qu'il vaudrait mieux arrêter de consommer le cas échéant soit parce qu'ils n'ont aucun effet soit parce qu'ils sont même dangereux, établie par le magazine "UFC-Que Choisir" d'avril 2011.

 

Cette liste est à télécharger en cliquant sur ce lien (fichier .pdf) :

http://www.quechoisir.org/content/download/106352/939610/file/liste-medicaments-inutiles-ou-dangereux.pdf

 
7 médicaments dangereux : Actos (diabète), Arcoxia (arthrose, rumathologie), Equanil (sevrage alcoolique), Hexaquine (crampes), Nexen (douleur), Valdoxan (dépression), Vastarel (angine de poitrine, vertige, acouphène) et Zyban (sevrage tabagique).

23 médicaments à éviter : Ferrisat, Procoralan, Intrinsa, Buflomédil, Cymbaltan, Protopic, Victoza, Eucréas, Galvas, Multaq, Praxinor, Mépronizine, Rohypnol, Noctran, Celance, Alli, Protelos, Arixtra, Xarelto, Zypadhera, Tysabri, Champix et Ketum.

SR (30 mars 2011)




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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 15:26

Rapport annuel 2010 du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à télécharger

Le rapport annuel publié lundi 8 mars 2010 par l’organisation internationale de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme annonce que les programmes financés ont sauvé près de cinq millions de personnes dans le monde fin 2009.

Rapport intégral en anglais :

http://rakotoarison.over-blog.com/ext/http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2010/3/8/rapportsida-anglais.pdf


Résumé en français :

http://rakotoarison.over-blog.com/ext/http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2010/3/8/resume-francais.pdf

(Source des documents : La Croix)

SR




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