Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:41

 

Vous vous souvenez de l’intervention du Président Chirac lors de sa réélection, le 14 juillet 2002 ? Il voulait insister sur quatre types de "fléaux" qui devaient rassembler l’ensemble des Français : l’insécurité routière, le cancer, la maladie d’Alzheimer et l’accession à une vie sociale normale des personnes ayant un handicap.

C’est sans doute cette quatrième mission qui a été la moins remplie par les pouvoirs publics dix ans après. L’élection présidentielle de 2012 est l’occasion ainsi de rendre plus visibles certaines énormes carences de la société.

Plus visibles, ce n’est hélas pas un jeu de mot puisque je souhaite évoquer justement la grande difficulté des aveugles ou des très malvoyants à vivre dans la société d’aujourd’hui. Pourtant, il ne faudrait pas grand chose pour permettre à tous de profiter d’une vie sociale et culturelle.

Par exemple, le cinéma. Le chanteur Gilbert Montagné, qui a toujours cherché à vivre de manière autonome, adore aller au cinéma parce que l’ambiance est particulière. C’est assez facile : il suffit de prendre un casque avec une audiodescription du film diffusé. Hélas, à peine 10% des films sont enregistrés avec cette version (alors que tous ont sans doute une version sous-titrée) et moins de 1% des salles de cinéma sont équipées du dispositif adéquat. Les salles pourraient s’équiper comme les musées avec leurs audioguides, ce ne serait pas très coûteux.

À la télévision, seul Arte, à ma connaissance, diffuse des films avec audiodescription (ce qui fait bizarre quand on ne s’y attend pas, d’ailleurs). Avec le numérique, cela devrait être assez simple de choisir la version la plus adaptée à chacun.

Il y a pourtant déjà 1,3 millions d’aveugles dans le pays et la proportion ne cesse de croître, on estime même que dans vingt ans, il y en aura une personne sur 30.



Inutile de dire le calvaire des personnes aveugles pour aller prendre les transports en commun. J’ai même eu l’expérience très récente d’une dame aveugle, pas vraiment agréable d’ailleurs car supposant a priori le manque d’empathie des gens, me demandant de la conduire de la place de Valois à la station de métro Louvre-Rivoli. Elle devait sans arrêt happer un passant en fonction de son chemin pour arriver à destination.

Très peu de transports en commun (métros, trains, bus, tramways) sont accessibles aux aveugles.

Quant à l’accès à la culture, c’est effarant : 3% des sites Internet sont accessibles (aucun des candidats à l’élection présidentielle), et même pas 5% des livres sont accessibles.

Pourtant, il y a eu des progrès. Par exemple, il me semble avoir vu des ordinateurs en libre service pour les aveugles avec des claviers en braille au Musée d’Arts contemporains du Val-de-Marne (MacVal) à Vitry-sur-Seine.

L’Association Valentin Haüy a donc lancé le 21 février 2012 une pétition pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle et leur demander de prendre en compte les aveugles dans leur programme.



Son but est de sensibiliser tant les futurs responsables du gouvernement que les personnes qui, n’y pensant pas, se croient à l’abri, pour elles ou leurs proches, de ce genre de handicap.

Son président Gérard Colliot est très clair : « Je lance un véritable appel à la mobilisation de nos concitoyens. ».

D’ailleurs, plus généralement, la société a encore de gros efforts à fournir pour respecter, car il s’agit bien de respecter, les personnes qui ont un handicap. Ne serait-ce que pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer sans fauteuil roulant (mais c’est aussi valable pour les poussettes de bébés), il suffit d’observer le nombre d’habitations ou de commerces à Paris qui sont à quelques marches du trottoirs : une très large majorité, hélas.

Penser à l’accessibilité de tous, c’est aussi ainsi qu’on réduit la fracture sociale.

 

 


OUI à une société plus accessible aux aveugles... par optimusmobilisation



Cet article a été sponsorisé.
Pour plus d’infos sur l’Association Valentin Haüy :
petition.avh.asso.fr

Article sponsorisé

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 18:52

(verbatim)

 


N° 145

 

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2011-2012

Enregistré à la Présidence du Sénat le 30 novembre 2011
 

PROPOSITION DE LOI

visant à étendre l'obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité,

TEXTE DE LA COMMISSION

DES LOIS CONSTITUTIONNELLES, DE LÉGISLATION, DU SUFFRAGE UNIVERSEL,
DU RÈGLEMENT ET D'ADMINISTRATION GÉNÉRALE (1)

(1) Cette commission est composée de : M. Jean-Pierre Sueur, président ; M. Nicolas Alfonsi, Mme Éliane Assassi, Esther Benbassa, MM. Yves Détraigne, Patrice Gélard, Mme Sophie Joissains, MM. Jean-Pierre Michel, François Pillet, M. Bernard Saugey, Mme Catherine Tasca, vice-présidents ; Nicole Bonnefoy, Christian Cointat, Christophe-André Frassa, Virginie Klès, secrétaires ; Jean-Paul Amoudry, Alain Anziani, Philippe Bas, Christophe Béchu, Nicole Borvo Cohen-Seat, Corinne Bouchoux, François-Noël Buffet, Gérard Collomb, Pierre-Yves Collombat, Jean-Patrick Courtois, Michel Delebarre, Félix Desplan, Christian Favier, Louis-Constant Fleming, René Garrec, Gaëtan Gorce, Jacqueline Gourault, Jean-Jacques Hyest, Jean-René Lecerf, Jean-Yves Leconte, Antoine Lefèvre, Roger Madec, Jean Louis Masson, Jacques Mézard, Thani Mohamed Soilihi, Hugues Portelli, André Reichardt, Alain Richard, Simon Sutour, Catherine Troendle, André Vallini, René Vandierendonck, Jean-Pierre Vial, François Zocchetto.
 

Voir le(s) numéro(s) :

56 rect. et 144 (2011-2012)

 

PROPOSITION DE LOI VISANT À ÉTENDRE L'OBLIGATION DE NEUTRALITÉ À CERTAINES PERSONNES OU STRUCTURES PRIVÉES ACCUEILLANT DES MINEURS ET À ASSURER LE RESPECT DU PRINCIPE DE LAÏCITÉ

Article 1er

L'article L. 2324-1 du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Après le troisième alinéa, il est inséré un II ainsi rédigé :

« II. - Lorsqu'ils bénéficient d'une aide financière publique, les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans sont soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse.

« Les établissements et services ne bénéficiant pas d'une aide financière publique peuvent apporter certaines restrictions à la liberté d'expression religieuse de leurs salariés au contact d'enfants. Ces restrictions, régies par l'article L. 1121-1 du code du travail, figurent dans le règlement intérieur ou, à défaut, dans une note de service.

« Les deux alinéas précédents ne sont pas applicables aux personnes morales de droit privé se prévalant d'un caractère propre porté à la connaissance du public intéressé. Toutefois, lorsqu'elles bénéficient d'une aide financière publique, ces personnes accueillent tous les enfants, sans distinction d'origine, d'opinion ou de croyances de leurs représentants légaux. Leurs activités assurent le respect de la liberté de conscience des enfants. » ;

2° En conséquence, le premier alinéa est précédé de la mention : « I. -  »  et le quatrième alinéa de la mention : « III. -  ».

Article 2

Après l'article L. 227-1 du code de l'action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227-1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 227-1-1. - Lorsqu'elles bénéficient d'une aide financière publique, les personnes morales de droit privé qui accueillent des mineurs protégés au titre du présent chapitre sont soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse.

« Les personnes morales ne bénéficiant pas d'une aide financière publique peuvent apporter certaines restrictions à la liberté d'expression religieuse de leurs salariés au contact des mineurs. Ces restrictions, régies par l'article L. 1121-1 du code du travail, figurent dans le règlement intérieur ou, à défaut, dans une note de service.

« Les deux alinéas précédents ne sont pas applicables aux personnes morales de droit privé se prévalant d'un caractère propre porté à la connaissance du public intéressé. Toutefois, lorsqu'elles bénéficient d'une aide financière publique, ces personnes morales accueillent tous les mineurs, sans distinction d'origine, d'opinion ou de croyances. Leurs activités assurent le respect de la liberté de conscience des mineurs. »

Article 3 (nouveau)

Avant l'article L. 423-23 du code de l'action sociale et des familles, il est inséré un article L. 423-23 A ainsi rédigé :

« Art. L. 423-23 A. - À défaut de stipulation contraire inscrite dans le contrat qui le lie au particulier employeur, l'assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d'accueil d'enfants. »

(Source : Sénat)

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:59

Proposition de loi visant à étendre l'obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité.

Rapport n° 144 (2011-2012) de M. Alain RICHARD, fait au nom de la commission des lois, déposé le 30 novembre 2011.

Cliquer sur le lien pour le télécharger (fichier .pdf) :
http://www.senat.fr/rap/l11-144/l11-1441.pdf

 


SR

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 11:14

(verbatim)

LOI
Loi n° 94-89 du 1 février 1994 instituant une peine incompressible et relative au nouveau code pénal et à certaines dispositions de procédure pénale

NOR: JUSX9300152L
Version consolidée au 01 mars 1994

TITRE Ier : De la police judiciaire.
Article 1
A modifié les dispositions suivantes :
Crée CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 15-1 (M)

Article 2
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 16 (M)

Article 3
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 18 (M)

Article 4 En savoir plus sur cet article...
I. Les services de police judiciaire existant avant l'entrée en vigueur de la présente loi conservent leurs attributions et leurs limites territoriales jusqu'à l'entrée en vigueur du décret pris en application de l'article 15-1 du code de procédure pénale.


II. Dès l'entrée en vigueur de la présente loi et jusqu'à celle du décret prévu au I, les officiers de police judiciaire des circonscriptions de sécurité publique ont compétence dans toute l'étendue de la circonscription où ils exercent leurs fonctions habituelles et des autres circonscriptions de sécurité publique sises dans l'ensemble du ressort du tribunal de grande instance.


TITRE II : De la poursuite, de l'instruction et du jugement des infractions en matière économique et financière.
Article 5
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 704 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 705 (M)
Abroge CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 706 (Ab)
Abroge CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 706-1 (Ab)
Abroge CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 706-2 (Ab)

TITRE III : Dispositions relatives aux crimes commis contre les mineurs de quinze ans.
Article 6
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 720-4 (M)
Modifie Code pénal - art. 221-3 (V)
Modifie Code pénal - art. 221-4 (M)

Article 7
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 718 (M)

Article 8
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 722 (M)

TITRE IV : Dispositions nécessitées par l'entrée en vigueur du nouveau code pénal.
Article 9
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie Code pénal - art. 413-9 (V)

Article 10
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 375-2 (V)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 480-1 (V)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 546 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 63-4 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 63-4 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 632 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 677 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 706-30 (M)

Article 11
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie Code de la santé publique - art. L209-19 (Ab)

Article 12
A modifié les dispositions suivantes :
Crée Code électoral - art. L117 (V)

Article 13
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie Loi n°1836-05-21 du 21 mai 1836 - art. 3 (M)
Crée Loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 - art. 335-1 (V)
Modifie Loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 - art. 336 (V)
Modifie Loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 - art. 370 (V)

Article 14 En savoir plus sur cet article...
Sont abrogés :

l'article 111 du code de procédure pénale ;

les articles 5, 6 et 7 du code des instruments monétaires et des médailles ;

le dernier alinéa de l'article L. 13 du code de la route ;

les articles L. 116-1 et L. 201 du code électoral ;

les articles 50, 72, 162 et 293 de la loi n° 92-1336 du 16 décembre 1992 précitée.


Article 15
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie Code pénal - art. 227-26 (M)

TITRE V : Dispositions diverses de procédure pénale.
Article 16
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 2-13 (V)

Article 17
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 142-1 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 202 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 212 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 397-3 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 533 (M)
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 83 (M)

Article 18
A modifié les dispositions suivantes :
Article 19
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 154 (M)

Article 20
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie Ordonnance n°45-174 du 2 février 1945 - art. 4 (M)

Article 21
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 281 (M)

Article 22
A modifié les dispositions suivantes :
Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. 282 (V)

Article 23 En savoir plus sur cet article...
L'article 800 du code de procédure pénale, dans sa rédaction en vigueur en métropole à la date de la présente loi, est applicable dans le territoire de la Polynésie française.



TITRE VI : Disposition finale.
Article 24
A l'exception des dispositions de ses titres Ier et V, la présente loi entrera en vigueur le 1er mars 1994.


Par le Président de la République :
FRANçOIS MITTERRAND

Le Premier ministre,
ÉDOUARD BALLADUR

Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur
et de l'aménagement du territoire,
CHARLES PASQUA

Le ministre d'Etat, garde des sceaux,
ministre de la justice,
PIERRE MÉHAIGNERIE

Le ministre d'Etat, ministre de la défense,
FRANçOIS LÉOTARD

Le ministre de l'économie,
EDMOND ALPHANDÉRY

Le ministre du budget,
porte-parole du Gouvernement,
NICOLAS SARKOZY


Loi n° 94-89 :

Travaux préparatoires :

Sénat :
Projet de loi n° 77 (1993-1994) ;
Rapport de M. Charles Jolibois, au nom de la commission des lois, n° 86 (1993-1994) ;
Discussion les 17, 18, 19 novembre 1993 ;
Adoption le 20 novembre 1993.

Assemblée nationale :
Projet de loi, adopté par le Sénat, n° 753, et propositions de loi n°s 41 et 69 ;
Rapport de M. Pierre Pasquini, au nom de la commission des lois, n° 786 ;
Discussion et adoption le 9 décembre 1993.

Sénat :
Projet de loi, modifié par l'Assemblée nationale, n° 171 (1993-1994) ;
Rapport de M. Charles Jolibois, au nom de la commission des lois, n° 184 (1993-1994) ;
Discussion et adoption le 18 décembre 1993.

Assemblée nationale :
Projet de loi, adopté avec modifications par le Sénat en deuxième lecture, n° 870 ;
Rapport de M. Pierre Pasquini, au nom de la commission des lois, n° 875 ;
Discussion et adoption le 21 décembre 1993.

Sénat :
Projet de loi, modifié par l'Assemblée nationale en deuxième lecture ;
Rapport de M. Charles Jolibois, au nom de la commission mixte paritaire, n° 213 (1993-1994) ;
Discussion et adoption le 22 décembre 1993.

Assemblée nationale :
Rapport de M. Pierre Pasquini, au nom de la commission mixte paritaire, n° 911 ;
Discussion et adoption le 23 décembre 1993.

Conseil constitutionnel :
Décision n° 93-334 DC du 20 janvier 1994 publiée au Journal officiel du 26 janvier 1994.



Partager cet article
Repost0
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:43

(Vidéo)

 

Martin Hirsch, favorable à une protection sociale universelle, a été l'invité de France Inter le 5 octobre 2011.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 06:54

Hasard de la sémantique ou humour franchement douteux, comment une marque de compotes peut être involontairement assimilée à l’un dictateur les plus sanguinaires du XXe siècle ?


yartiPomPotes01Lors d’une de mes excursions dans un hypermarché de banlieue, pour faire les réserves habituelles de nourriture et d’autres produits nécessaires à la quotidienneté de ma condition matérielle, j’avais découvert un produit particulièrement adapté aux bébés (enfin, aux très jeunes enfants) mais également consommables par les plus grands (leurs parents ou leur fratrie par exemple).

C’est de la compote de pomme. Classique mais qui est toujours appréciée par les enfants. Compote de quatre pommes. Compote avec de la framboise. Compote avec même des légumes comme la carotte.

Le produit se présente conditionné sous forme de petit sac métallisé avec une sorte de goulot à prendre directement dans la bouche. Un intermédiaire entre un biberon et une gourde. Il peut aussi être conditionné autrement, notamment pour les plus gros volumes.


Un produit à grand succès

Vu le succès de cette compote, j’imagine que c’est une réussite non seulement commerciale mais également gustative.

Les ventes de la compote commercialisée par Materne (au CA de 190 millions d’euros en 2010) s’accroissent en effet de 20% chaque année depuis 2005 selon le patron du groupe Michel Larroche : « Nous rajoutons une ligne de production par an. ».

La mode de consommer des fruits, le procédé plus économique de fabriquer en même temps la gourde et la compote ont favorisé le produit qui commence à s’exporter aux États-Unis, au Canada et en Israël : « Nous y vendons l’image d’un produit de snacking sain à base de fruits. » se réjouit Charles Diehl, associé chez Activa Capital.

Activa Capital, c’est le fonds d’investissement qui fut le fondateur et le propriétaire de l’entité rassemblant Materne, les crèmes Mont Blanc et le lait concentré Gloria (Nestlé avant 2003), pendant les sept dernières années et qui a revendu l’ensemble à un autre fonds en décembre 2010, ce qui lui a valu, le 28 mars 2011, le prix de la "Meilleure sortie LBO" small cap à la 6e édition des Prix Capital Finance.


Un étrange nom de marque

Mais alors, comment expliquer le nom de marque de ce produit très performant ? Les responsables marketing de Materne étaient-ils des yartiPomPotes02provocateurs ?

Ils ont appelé leur compote : "Pom’ Potes".

Ce qui, dans l’absolu, est assez causant. Signifie bien ce que cela veut dire. Ce nom évoque la pomme et la convivialité, certes.

Ce qui m’indispose, c’est qu’en lisant "Pom’ Potes", il m’est difficile de ne pas penser à… "Pol Pot". Et là, je trouve que l’humour de ces markéteurs devient de très mauvais goût mais sans doute était-il involontaire. On trouvera un autre humour aussi noir dans les prochaines lignes. Pol Pot.


Petits rappels

J’ai eu l’occasion, hélas, de rencontrer en 1978 des réfugiés du Cambodge qui m’ont raconté ce qui sévissait depuis le 17 avril 1975 dans leur pays. Une dictature sans nom, des massacres horribles. Un véritable désastre humain : près de deux millions de personnes furent tuées sur les quelques sept millions que devaient compter le pays à l’époque, soit un quart de la population totale.

La désencyclopédie en ligne résume froidement (et cyniquement) l’itinéraire : « Ce Cambodgien, ancien professeur de français et amateur de Verlaine et d’Hugo, il se convertit à une profession assez en vogue au XXe siècle : génocideur. (…) Génocideur est un métier au principe simple : il s’agit de tuer le plus de monde en moins de temps possible. Pol aurait lancé ce pari avec ses pot. ».

Pol Pot, le chef des Khmers rouges, a terrorisé tout un peuple. Né le 19 mai 1928, après des études en France, il a conquis militairement le gouvernement (il est devenu Premier Ministre officiellement le 14 avril 1976) et il a dû quitter le pouvoir le 11 janvier 1979 après l’arrivée des troupes vietnamiennes.

Version désencyclopédique : « Son originalité, pour changer des ringardes fausses douches ou du banal bricolage en Sibérie, a été de transformer au kärcher le Cambodge en immense rizière, afin d’épurer les villes de la racaille urbaine. (…) Mais en chiffre absolu, le pari du nombre de morts était perdu, vu que Hitler avait fait au moins six millions de morts, tandis que Staline et Mao ne savaient même plus à combien de dizaines de millions ils en étaient. ».

Pendant près de vingt ans, Pol Pot a réussi à se faire très discret, vivant apparemment dans la forêt en clandestin. C’est en juillet 1997 qu’on a retrouvé sa trace, trahie par ses propres troupes, qui le jugèrent et le condamnèrent à la réclusion à perpétuité.

Version désencyclopédique : « Après vingt ans de méditation, Pot rentre en ville, affamé, et se fait interpeller par les gendarmes après avoir violé un sac de riz. La bête capturée, on prépare son procès pendant trois ans, et Pot engage une quinzaine d’avocats pour se défendre, ses nombreuses victimes exigeaient qu’on le traîne au tribunal de La Haye. Finalement, le verdict tombe : il devra reposer son sac de riz là où il l’a trouvé. ».

Il est mort le 15 avril 1998. Son corps a été incinéré avec des ordures et le lieu d’incinération continue à être une étape touristique (ce qui est assez minable, il faut l’avouer). Pourtant, Pol Pot avait finalement réussi à vivre correctement après ses massacres. Cette ultime étape de sa vie ne doit pas faire oublier la longue impunité dont il a réussi à bénéficier.

Version désencyclopédique : « Indigné par tant de sévérité, Pot meurt d’une crise cardiaque avant qu’il ait pu faire appel. Il fut incinéré et devint ainsi un "Pol-Pot-au-feu". ».

Pour moi, Pol Pot est synonyme de Hitler, synonyme de Staline, synonyme de Mao, synonyme de Bokassa, synonyme d’Amin Dada, synonyme de Pinochet. En fait, la liste serait certainement plus longue, mais c’étaient les noms qui revenaient régulièrement dans les années 1970.


Involontaire ?

Comment peut-on avoir eu l’audace de faire d’une marque bon enfant, d’une marque plaisante de compote pour bébé un jeu de mot (que j’espère volontaire) avec l’un des pires dictateurs du monde contemporain ?

Je crains, hélas, que ce soit une coïncidence et que les personnes qui ont trouvé ce nom de marque ne sussent même pas qu’un Pol Pot existait. C’est cela qui, en fait, me ferait le plus peur. Que l’horreur soit oubliée…

Je ne suis pas le seul à avoir fait le rapprochement puisqu’un inconnu a fait une page Facebook avec ce nom de marque… en y mettant la photo du dictateur sanguinaire.

Entre la compote appétissante du bébé bouffi aux grosses joues et ce pâle et froid massacreur de peuple, une lettre les sépare. C’est un peu dommage quand on sait que cette compote (au prix élevé) est devenue la pépite des parents pour faire manger des fruits aux tout-petits.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 mai 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
 Publicité télévisée du 10 février 2004.
 Deux fois plus d'apport en énergie que dans un fruit ?
Décencyclopédie.
Page Facebook.

Le meurtrier qui se cache (vidéo).

La mort du dictateur (vidéo).


yartiPomPotes03

 

 

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/pom-pot-le-fabuleux-festin-de-bebe-92692

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 22:45

Née le 27 février 1898 à Donges (44), Mathilde Gaudet épousa René Aussant en 1946 après la mort de son premier mari en 1936. De nouveau veuve en 1961, elle perdit sa fille unique en 2007 (elle-même âgée) et a reçu en 2008 une médaille par le futur ministre centriste Maurice Leroy.

Après la mort d'Eugénie Blanchard, le 4 novembre 2010, elle devint la doyenne des Français. Elle s'éteignit à 113 ans et 145 jours le 22 juillet 2011 à Vendôme (41). Depuis ce jour, la nouvelle doyenne des Français s'appelle Marcelle Narbonne, née le 25 mars 1898, qui est âgée d'un mois de moins que Mathilde Aussant.

SR

 

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:05

Né en 1934, Philippe Lemaire fut l'héritier d'une longue tradition familiale d'avocats. Il fut le fils du bâtonnier Jean Lemaire (1904-1986) qui fut l'avocat de Philippe Pétain aux côtés de Jacques Isorni et du bâtonnier Fernand Payen et fut le demi-frère de l'avocat (ami proche de François Mitterrand) Jean-Denis Bredin (lui-même père de l'ancienne ministre socialiste Frédérique Bredin). Il défendit Roger Bontems pour complicité des assassinats commis par Claude Buffet, finalement tous les deux condamnés à mort le 29 juin 1972 et guillotinés le 28 novembre 1972 à la prison de Clairvaux en sa présence et en présence de Robert Badinter qui avait défendu également Rogert Bontemps. 

Philippe Lemaire défendit également l'assassin de deux policiers Philippe Maurice, condamné lui aussi à la peine de mort le 28 octobre 1980 mais ce dernier fut gracié le 25 mai 1981 par François Mitterrand et est devenu un médiéviste reconnu (historien du Moyen-Âge) : le 18 octobre 1989, il soutint son mémoire de maitrise d’histoire du Moyen-Âge à Yzeures-sur-Creuse et en décembre 1995, il défendit sa thèse de doctorat en histoire médiévale à l'Université de Tours portant sur La famille au Gévaudan à la fin du Moyen-Âge. Philippe Lemaire fut également l'avocat de l'étudiant japonais cannibale Issei Safawa qui a tué et dévoré une étudiante néerlandaire de 24 ans, Renée Hartevelt en juin 1981 à Paris, du juge Renaud Van Ruymbeke devant le Conseil supérieur de la magistrature (présidé par le Président de la République) ainsi que de la famille du préfet Claude Érignac assassiné le 6 février 1998. Il est mort le 8 juillet 2011 à Paris. Philippe Lemaire n'a aucun lien de parenté avec le Ministre de l'Agriculture actuel Bruno Le Maire dont le patronyme s'orthographie différemment.

SR

 

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 08:02

Les sujets du baccalauréat de philosophie pour les séries L sont :


1. Peut-on prouver une hypothèse scientifique ?
2. L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?
3. Commentaire sur "le Gai savoir" de Nietzsche.


Les sujets du baccalauréat de philosophie pour les séries ES sont :


1. La liberté est-elle menacée par l'égalité ?
2. L'art est-il moins nécessaire que la science ?
3. Expliquer un extrait des "Bienfaits" de Sénèque.


Les sujets du baccalauréat de philosophie pour les séries S sont :

1. La culture dénature-t-elle l’homme ?
2. Peut-on avoir raison contre les faits ?
3. Commentaire sur un texte de Blaise Pascal.


SR

Partager cet article
Repost0
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:08

Un événement à la fois banal et exceptionnel dans la cause du mariage des homosexuels : la non reconnaissance d’un changement de sexe à l’état-civil a permis la célébration légale de ce qu’on pourrait appeller le premier mariage homosexuel de France. Pourtant, le vrai progrès social serait plutôt dans de plus grandes possibilités d’adoption.



yartilesb03Dans le flot parfois extrêmement inintéressant des informations qui passent à toute allure sous le nez du petit consommateur de nouvelles, il y en a une qui m’a paru originale car avant tout joyeuse. Cela s’est passé samedi 4 juin 2011 dans la matinée, en plein pont de l’Ascension, sous 30°C, une atmosphère torride sous un grand soleil lorrain et sur la belle place Stanislas de Nancy.

Que peut-il se passer de joyeux sur la place de l’hôtel de ville un samedi préestival ? Oui, vous avez deviné, bien sûr, un mariage !

Mais celui-ci est un peu particulier puisqu’il est dit le premier mariage homosexuel qui a été célébré légalement en France. C’est fou, hein ?


Vous avez dit mariage homosexuel ?

Le mariage homosexuel est pourtant formellement interdit, comme l’avait reconnu le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 28 janvier 2011 à la suite d’une saisine pour une question prioritaire de constitutionnalité. Les gardiens de la Constitution ont sagement estimé que l’autorisation de célébrer des mariages entre personnes de même sexe revenait uniquement au législateur, refusant de prendre partie sur un sujet très sensible.

La polémique avait éclaté entre autres le 5 juin 2004 (il y a sept ans) lorsque le député-maire de Bègles, Noël Mamère (Verts), avait célébré un mariage entre deux hommes, mariage qui avait été annulé par le tribunal de grande instance de Bordeaux le 27 juillet 2004, annulation confirmée par la cour d’appel de Bordeaux le 19 avril 2005 et par la Cour de cassation le 13 mars 2007, en raison des articles 75 et 144 du Code civil qui évoquent une différence de sexe entre les deux époux (même si la définition du mariage n’apporte aucune indication sur le sexe des époux).

Olivier Husson, l’adjoint au maire qui officiait ce 4 juin 2011, a d’ailleurs pris une sage précaution : pour ne pas risquer l’annulation par la suite, il a tout simplement demandé au procureur de la République de lui dire si tout était en ordre dans ce mariage ou pas, et la réponse étant positive, il l’a célébré à la grande joie des nouveaux mariés.


Petite caractéristique particulière

Il y a cependant une petite originalité dans ce mariage homosexuel. Il s’agit de deux femmes. Oui mais non. Il y a l’épouse, Élise, une très jolie jeune femme de 27 ans qui paraît bien sympathique, et il y a l’autre épouse, Stéphanie, beaucoup plus âgée, 59 ans, qui ne s’est pas fait appeler Stéphanie par l’adjoint au maire mais …Stéphane.

Effectivement, Stéphanie ne s’appelle pas vraiment Stéphanie dans l’état-civil. Elle s’appelle, enfin, il s’appelle Stéphane et il est de sexe masculin. Pour l’État, le couple reste une femme et un homme. Donc, pour la République, tout va bien.

Née homme, Stéphanie a subi une opération pour se transformer en femme. Elle a donc changé de sexe. C’est difficile à comprendre, surtout physiquement, car cela doit être une rude épreuve personnelle, pour soi, son corps, pour ses proches, pour la société, les gens autour de soi. Cela devait sans doute être nécessaire dans sa tête, car il faut une sacrée motivation pour faire aboutir ce souhait.

Or, si le corps de Stéphane est devenu physiquement une femme, grâce aux subtilités de la chimie et de la médecine, Stéphanie n’est toujours pas reconnue comme femme pour l’état-civil. J’imagine qu’il faut une vraie dose de courage administratif pour essayer de faire changer le sexe. Il semblerait cependant que Stéphanie ait refusé de fournir à la justice des documents attestant son intervention chirurgicale, ce qui est pourtant indispensable depuis un arrêt de la Cour de cassation de 1992.

Par conséquent, pour Stéphanie et sa jeune compagne, en couple depuis quatre années, il y a eu une fenêtre des possibles. Puisqu’on ne reconnaît pas le changement sexe, on va pouvoir reconnaître le mariage. Ce qui est d’une logique implacable.

Visiblement, ce mariage n’était pas une provocation mais plutôt, comme les deux épouses l’ont expliqué, « un moment d’amour et de tendresse avec nos proches ».


Le mariage homosexuel est-il une solution ?

Quand on voit la joie de ces deux mariées, nul doute qu’il serait normal d’autoriser les mariages entre personnes de même sexe. Pourtant je reste convaincu que le mariage devrait rester pour deux personnes de sexe différent. Pour une question de cadre et de référence sociale.

Le mariage en effet n’est pas seulement la reconnaissance sociale d’un couple. Depuis plusieurs décennies, cette reconnaissance sociale ne nécessite plus le mariage car un simple certificat de concubinage ou mieux encore depuis la loi n°99-944 du 15 novembre 1999, le pacte civil de solidarité (PACS) sont autant de possibilités de reconnaissance sociale d’un couple, hétérosexuel ou homosexuel.

Notons d’ailleurs pour l’anecdote que le premier parlementaire à avoir déposé une proposition de loi pour « créer un contrat de partenariat civil » a été Jean-Luc Mélenchon le 25 juin 1990 (il y a bientôt vingt et un an), à l’époque sénateur socialiste et devenu ce 5 juin 2011 le candidat officiel du Parti communiste français à l’élection présidentielle du 22 avril 2012.

La loi n°2006-728 du 23 juin 2006 et celle n°2007-1223 du 21 août 2007 ont modifié la forme du PACS pour approcher le régime fiscal à celui des personnes mariées.


Besoin d’un consensus social sur une institution

Le mariage n’est pas seulement un contrat entre deux personnes, il est aussi une véritable institution, celle essentielle dans une société, le concept traditionnel de la famille. Il existe certes aujourd’hui beaucoup de familles "recomposées" (parfois "décomposées") qui sont la conséquence logique du divorce et surtout (heureusement) de l’autonomie financière des femmes (un élément majeur dans l’évolution de la société).

Dans ce cadre traditionnel, il est question d’une femme, d’un homme, et de leurs enfants, et donc, d’une mère et d’un père. Ce cadre ne convient pas à tout le monde, et même s’il est parfois souhaité, il n’est parfois plus possible pour de multiples raisons personnelles. Permettre à un couple homosexuel de se marier, c’est casser cet outil social très ancien et surtout, c’est casser le consensus national sur une notion essentielle : la famille.

Au même titre que la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité est désormais largement approuvée pour sa capacité à gérer le libre exercice du culte (ou non culte) au sein de la même nation ; au même titre que la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 dite loi Leonetti relative aux droits des malades en fin de vie a réussi à trouver un équilibre qui fait désormais consensus pour traiter l’euthanasie passive sans encourager les abus ; la loi du 15 novembre 1999 créant le PACS, qui fit beaucoup couler d’encre par les passions qu’elle a suscitées, est devenue elle aussi consensuelle et approuvée par une large majorité des citoyens.


L’adoption par les couples homosexuels, voici la vraie voie de progrès social

La seule différence actuelle qu’il y a entre couples reconnus d’homosexuels par rapport aux hétérosexuels, c’est la possibilité d’adoption d’enfants pour les couples homosexuels. C’est sans doute la voie de progression sociale pour rendre moins discriminatoire l’homosexualité.

Je ne trouve en effet aucun argument pour refuser l’adoption aux couples homosexuels. On explique que l’éducation de l’enfant adopté serait déséquilibrée parce qu’il n’aurait aucun père ou aucune mère et deux mères ou deux pères selon les cas. Mais de qui se moque-t-on ? Combien y a-t-il de familles monoparentales (essentiellement une mère seule avec son ou ses enfants) ? Les enfants avec l’absence d’un seul parent ont moins de chance que ceux qui en ont deux, et dans une société plus tolérante aujourd’hui qu’hier, les enfants sont plus capables d’assumer socialement la situation d’avoir des parents homosexuels.

D’ailleurs, concrètement, l’adoption existe déjà. À partir du moment où une personne célibataire peut adopter, pourquoi le refuserait-on à un couple homosexuel ? L’adoption commune aurait des avantages juridiques très importants en cas de décès d’un des deux parents adoptifs. C’est surtout là l’enjeu. Car pour parler d’éducation équilibrée, ce n’est plus une question de sexe, c’est une question d’individu ; même la cellule familiale traditionnelle peut être plus désastreuse dans l’éducation des enfants que d’autres modèles ; c'est ce que suggère la lecture de quelques faits divers assez glauques…


François Bayrou dans une logique de réalité

Bref, je m’aperçois que dans mes réflexions, je rejoins pleinement la position rationnelle de François Bayrou exprimée le 2 septembre 2006 qui refuse le principe sémantique du mariage homosexuel tout en prônant l’évolution du PACS en lui donnant les mêmes droits juridiques que le mariage et qui approuve l’adoption simple pour les couples homosexuels et la reconnaissance du second parent en cas d’adoption par un couple homosexuel.

Les partisans du mariage homosexuel polarisent, à mon sens, trop leur combat sur un aspect très symbolique qui va à l’encontre de la réalité vécue par les couples homosexuels qui élèvent déjà trois cent mille enfants et dont l’éducation devrait être garantie par les deux personnes du couple.


En attendant…

Dans tous les cas, félicitations à Élise et Stéphanie, et longue vie à elles et à leur union.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (6 juin 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Textes sur le PACS depuis le 15 novembre 1999.
L’homoparentalité selon François Bayrou (2 septembre 2006).

L’homophobie en Afrique.

Coming out de Tintin.

Les mariages posthumes.

Les mariages gris.

Annulation de mariages.


yartilesb02



 

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/mariage-lesbien-a-nancy-quand-la-95472

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).